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mardi 5 mai 2020

Biographie : Pierre FRÉMEAU

Pierre FRÉMEAU
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Pierre Marie Joseph FRÉMEAU
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Mon grand-père

1. Est-ce que j'ai toutes les informations sur sa naissance ? Son baptême ? Qui étaient ses parrains/marraines ?


(source : Archives départementales du Cher - 3E 3494 - vue 289/326)
Pierre FRÉMEAU est né le 29 mai 1846 au bourg de Venesmes (Cher). Je ne sais pas qui sont ses parrain et marraine, mais les deux témoins de la naissance sont : 
  • Pierre PEQUIOT, journalier à La Bouloie à Venesmes (Cher), oncle maternel de l'enfant
  • Pierre BONDONNEAU, vigneron à Venesmes (Cher), grand-oncle maternel de l'enfant
Peut-être que l'un de ces deux Pierre a été son parrain et aurait influencé le choix du prénom de l'enfant. 

2. Est-ce que j'ai toutes les informations sur son mariage ? Qui était présent ? Liens de parenté ? 

Il se marie le 16 septembre 1872 à 11h à la mairie de Châteauneuf-sur-Cher (Cher) avec Virginie MONORY. Le mariage est célébré par Charles Alexandre RIPART, le maire de la commune. 

Signatures de l'acte de mariage
(source : Archives départementales du Cher - 3E 3955 - vue 143/175)
Les témoins du mariage sont : 
  • Jean FRÉMEAU, propriétaire, frère de l'époux
  • Henri FRÉMEAU, propriétaire, frère de l'époux
  • Joseph GARDIEN, vétérinaire, oncle de l'épouse
  • Frédéric MONORY, meunier, frère de l'épouse
Les témoins de l'époux habitent à Venesmes (Cher) et les témoins de l'épouse à Châteauneuf-sur-Cher (Cher). 

3. Comment s'est déroulé le mariage ? 

Le mariage se déroule en présence des deux familles et des parents des deux époux. 

4. Est-ce que j'ai toutes les informations sur son décès ? Qui était présent ? Qui a déclaré ? Où a eu lieu l'enterrement / l'inhumation ? 


(source : Archives municipales de Châteauneuf-sur-Cher - Décès 1923-1932)

Pierre FRÉMEAU meurt le 19 mai 1932 à 13h à Châteauneuf-sur-Cher à l'âge de 85 ans. C'est son fils, Pierre Marie Joseph FRÉMEAU, boulanger, qui déclare le décès au maire (son cousin) Gaston VANNIER.

(source : photo personnelle)
Il est inhumé au cimetière de Châteauneuf-sur-Cher (Cher) aux côtés de son épouse.

5. Est-ce que j'ai toutes les informations sur son passé militaire ? Fiche matricule ? Invalide ? Légion d'honneur ? 


(source : Archives départementales du Cher - 3E 3955 - vue 143/175)
Pierre a satisfait à la loi sur le recrutement de l'armée, mais a été exempté du service militaire par une large cicatrice à la jambe gauche comme il est indiqué dans son acte de mariage. En effet, il ne figure pas sur la liste des conscrits de l'an 1866.

6. Est-ce que je peux trouver des informations sur lui dans la presse ? 

(source : La Dépêche du Berry, n°84. (24 juin 1909), p. 3)
Le 24 juin 1909, il est foudroyé lors d'un orage durant lequel il se met à l'abri avec sa famille. Cette histoire avait été transmise dans la famille jusqu'à ce jour. Il apparaît également dans d'autres articles de presse de 1891 relatés dans ce billet de blog au sujet de deux incendies dans des granges où il entreposait des bourrées (sûrement pour alimenter le four de la boulangerie).

7. Quels évènements historiques a-t-il connus ? 

Il naît sous la Monarchie de Juillet. Lorsqu'il est âgé de 2 ans, Louis-Philippe Ier abdique du trône. Il traversera la guerre de 1870 et la Première Guerre mondiale bien qu'il ne participe à aucun de ces deux conflits. Difficile de savoir l'importance qu'on pu avoir ces événements si loins du Berry. Son fils Pierre Louis sera néanmoins gravement mutilé lors de la Grande Guerre où il perdra ses deux jambes.

8. Quelle était son instruction ? 

Pierre appartient à la première génération de la famille FRÉMEAU à savoir écrire (avec ses frères). Le seul de ses ancêtres proches qui savait lire et écrire était son grand-père maternel André PEQUIOT qu'il n'a pas connu (il n'a pu connaître que ses deux grands-mères). Il n'a pas fait d'études supérieures. Quelques mois avant son mariage, il est ouvrier boulanger chez Henri BOUZIQUE à Châteauneuf-sur-Cher chez qui il faisait peut-être son apprentissage.

9. Dans quel environnement géographique évoluait-il ? 

(source : remonterletemps.ign.fr)
À ma connaissance il a évolué dans un milieu géographique très restreint allant de Venesmes (Cher) à Châteauneuf-sur-Cher (Cher). Néanmoins, à la fin de sa vie, il va vivre à Lignières (Cher) chez sa fille.

10. S'est-il beaucoup déplacé dans sa vie ? 

Il semble s'être peu déplacé dans sa vie. Il ne vient pas à Paris pour le mariage de son fils en 1905. À partir de 1921 il vit à Lignières chez sa fille Blanche, institutrice privée. Il se rendra également à Issoudun (Indre) pour le mariage de son frère Henri.

11. Comment se déplaçait-il ? 

À cheval, comme le montre l'article de presse ci-dessus, ou à pieds. J'ignore s'il avait une sorte de charrette ou bien s'il montait à cheval directement.

12. Quel était son premier métier ? Comment en vivait-il ? 

En 1868, lors du mariage de son frère Gilbert, il est présenté comme journalier. Il travaillait probablement aux vignes de son père à Venesmes (Cher).

13. Quels étaient ses autres métiers recensés ? Comment en vivait-il ? 

Il est ensuite désigné comme "ouvrier boulanger" dans le recensement de 1872 où il vit chez Henri BOUZIQUE, puis comme "boulanger" tout au long de sa vie.

14. Comment apparaît-il dans les recensements ? 

(source : Archives départementales du Cher - 6M 0109 - vue 28/48)
Il est toujours désigné comme boulanger dans les recensements et il y a toujours un mitron (ou ouvrier boulanger) dans le recensement qui vit au sein de la famille.

(source : Archives départementales du Cher - 6M 0238 - vue 12/78)
À partir de 1921, il vit chez sa fille Blanche, institutrice privée, à Lignières (Cher) où vit également cette année là mon grand-père (son petit-fils) Pierre alors âgé de 6 ans ! D'ailleurs, mon grand-père l'écrit dans ses mémoires : "Pendant mes séjours à Lignières, dans les premières années "vingt", voici quelques souvenirs inscrits dans ma mémoire. Mon grand-père Pierre Frémeau y vivait avec sa fille. Il me paraissait très vieux à cette époque." (source : Pierre FRÉMEAU, Enfance et jeunesse : "Souvenirs de 1914 à 1940", p. 17).

15. Quel était le parler de sa région ? 

On y parlait le berrichon et probablement qu'il le parlait également, étant très ancré dans la région. Mon grand-père dit de lui : "Si l'on riait en famille en sa présence, il nous traitait facilement de "maugins", expression berrichonne pouvant se traduire par "imbéciles"." (source : Pierre FRÉMEAU, Enfance et jeunesse : "Souvenirs de 1914 à 1940").

16. Comment s'habillait-il ? 

Sur les deux photographies que nous avons de lui, il porte un chapeau melon ou un béret. Sinon, en costume, assez soigné il semblerait. C'était un commerçant dans un petit bourg.

17. Combien a-t-il eu d'enfants ? 

Il a eu trois enfants avec sa femme, Virginie MONORY :
  • Blanche Marie Louise, née le 3 août 1873 à Châteauneuf-sur-Cher
  • Pierre Marie Joseph, né le 18 juillet 1875 à Châteauneuf-sur-Cher
  • Pierre Louis né le 21 septembre 1883 à Châteauneuf-sur-Cher
18. A-t-il assisté au mariage de ses enfants ? 

Blanche Marie Louise est religieuse et ne s'est pas mariée. Il n'assiste pas au mariage de Pierre Marie Joseph à Paris en 1905 mais donne son consentement devant Maître MONTEREAU, notaire à Châteauneuf-sur-Cher (Cher). Il est présent au mariage de son fils Pierre Louis avec Marie Louise BRUNET à Châteauneuf-sur-Cher en 1910. 

Mariage de Pierre Louis FRÉMEAU et Marie Louise BRUNET
19. Que signifie son nom de famille ? 

Geneant indique que c'est un nom de personne d'origine germanique, sans doute Framaldus (fram = vaillant + waldan = gouverner).

L'orthographe a changé durant la période révolutionnaire où les officiers d'état-civil nouvellement nommés l'écrire Formeau ou Fromot, mais avant la Révolution et après, le nom s'orthographie comme actuellement (avec ou sens accent). Une branche de la famille ajoutera un "x" à la fin du nom au XIXe siècle. 

20. Qui était son père ? 

Son père était Jean FRÉMEAU, vigneron et propriétaire à Venesmes (Cher). 

21. Qui était sa mère ? 

Sa mère était Marie PÉQUIOT, domestique avant son mariage. Elle est la soeur du maire de Venesmes (Cher). 

22. Quelle était sa fratrie ? 

Pierre est issu d'une famille de 5 enfants : 
  • Solange, qu'il n'a jamais connue car morte à un mois
  • Gilbert, vigneron à Venesmes (Cher)
  • Jean, caporal au 2e de ligne décédé à Limoges (Haute-Vienne) en 1873
  • Henri, marchand d'articles de chasse et armurier à Issoudun (Indre)
23. Avait-il des relations avec les autres membres de sa famille ? 

Il est témoin du mariage de son frère Gilbert à Venesmes (Cher) en 1868 et de son frère Henri à Issoudun (Indre) en 1881, ce qui montre qu'ils étaient en bons termes les uns avec les autres. Mon grand-père écrit à son sujet : "Je me plaisais beaucoup en compagnie de mon Grand-père bien qu'il fut d'un tempérament ni expressif ni chaleureux. Mais je ne me souviens pas qu'il ait fait preuve d'une grande sévérité à mon égard. C'était un homme toujours sérieux n'aimant pas beaucoup la plaisanterie."  (source : Pierre FRÉMEAU, Enfance et jeunesse : "Souvenirs de 1914 à 1940").

24. Pouvez-vous retracer sa généalogie sur quatre générations ? 

(source : Heredis 2019)
Très implanté dans le Berry, tous ses ancêtres maternels viennent de Venesmes, ses ancêtres paternels viennent de Montlouis (Cher) pour le FRÉMEAU et de Corquoy (Cher) pour les LECLERC. Son grand-père André PEQUIOT est son seul ancêtre sur quatre génération qui sait écrire. 

25. Quelle était sa religion ? 

Il était catholique comme en atteste sa tombe. Sa fille était religieuse. 

26. Votre ancêtre chez le notaire. 

Il a passé un contrat de mariage le 16 septembre 1872 rue de Tivoli à Châteauneuf-sur-Cher (Cher) chez les sieurs et dame ROBERT-DOUARD, grand-parents de Virginie MONORY. 

Signatures de son contrat de mariage
(source : Archives départementales du Cher)
Il déclare être propriétaire de son fond de commerce (la Boulangerie Frémeau) d'une valeur de 2 000 F (500 F de ses économies, 1 500 F avancés par ses père et mère). 

Il apporte en dot : les 1 500 F avancés par ses parents et donnés à titre de dot. 

Sa future épouse apporte : un lit de plumes, six draps, six serviettes d'une valeur de 200 F. Sa mère lui fait don d'une somme de 1 000 F. 

Les parents et grand-parents de Virginie MONORY sont présents, ainsi que Théophile LIONNET, greffier, et Auguste DUBOIS, cordonnier, qui sont témoins de l'acte. 

27. Avez-vous des photos de votre ancêtre ? Pouvez-vous faire un trombinoscope ?

(source : Archives familiales)
Je ne possède que deux photographies de Pierre FRÉMEAU, sur la première, il est devant la Boulangerie Frémeau à Châteauneuf-sur-Cher probablement au moins âgé de 50 ans. 

(source : Archives familiales)

Sur la seconde photo, c'est un vieil homme, probablement déjà à Lignières chez sa fille car elle est en photo devant ce même décor qui devait être celui de sa maison. 

28. Quels étaient ses repas ? 

Je peux en deviner quelques éléments à nouveau grâce aux mémoires de mon propre grand-père où il parle de son propre grand-père : "Grand-père était très bon jardinier. Il m'emmenait souvent à son jardin qu'il cultivait avec soin et où il récoltait fruits et légumes en abondance : poiriers "Duchesse", pommiers, pêchers, donnaient de beaux fruits. Il produisait aussi de grandes quantités de fraises que je revois "énormes" et parfumées. En pleine saison nous en ramenions à Châteauneuf dans de grandes corbeilles d'osier. Maman faisait de la confiture et il lui arrivait même d'en donner et parfois même d'en vendre." (source : Pierre FRÉMEAU, Enfance et jeunesse : "Souvenirs de 1914 à 1940", p. 17). 

29. Y a-t-il une histoire qui se transmet sur cet ancêtre ? Est-elle vraie ? 

La Boulangerie Frémeau en 1910 avec la belle-fille de Pierre FRÉMEAU, Berthe Louise Stéphanie GRELOT, dans l'encadrement de la porte
(source : Archives familiales)
C'est lui qui a fondé la Boulangerie Frémeau, probablement en 1872, au moment de son mariage. Cette anecdote est vraie puisque la boulangerie est restée dans la famille pendant très longtemps et que nous y passions toujours lorsque nous nous rendions à Châteauneuf y acheter un feuilleté aux pommes de terre. 

30. Comment a-t-il participé à la vie de la communauté (membre du Conseil municipal, cahier de doléances, sage-femme, ...) ? 

Je n'ai pas beaucoup d'informations à ce sujet, mais étant un commerçant en plein centre-ville et à deux pas de la basilique, la boulangerie était bien connue dans le bourg. 



samedi 4 novembre 2017

La maison d'Henri FRÉMEAU sur Gallica

Jean FRÉMEAU + Marie PÉQUIOT
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Henri FRÉMEAU         Pierre FRÉMEAU
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                                                    Pierre Marie Joseph FRÉMEAU
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                                                 Mon grand-père

Je m'amusais ce soir à chercher des images d'Issoudun sur Gallica où j'ai trouvé notamment cette belle vue dessinée depuis la Tour Blanche en 1846. 

 Issoudun. La prison et le beffroi, vus de la Tour [dessin]. (1846). Repéré à http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b7741732c
(source : Gallica/BnF)
C'est alors que je suis tombé sur la maison d'Henri FRÉMEAU ! En effet, originaire de Châteauneuf-sur-Cher (Cher), ce dernier épouse en 1881 Mathilde JUGAND à Issoudun (Indre), fille de Sylvain JUGAND, armurier, et d'Anne Victoire GIMON. Henri, qui était jusqu'alors boulanger comme son frère, reprendra le métier de son beau-père en étant marchand d'articles de chasse ou armurier (selon les recensements). À partir de son mariage, je le retrouve dans les recensements comme vivant Place du Marché aux Légumes.

(source : Archives départementales de l'Indre - M 4887 - vue 181/353)

J'ai d'abord trouvé ce dessin de Louis MORIN aux alentours de 1890 représentant la Place du Marché aux Légumes d'Issoudun sur Gallica. 

Morin, L. (1890-1910). Issoudun. - Place du Marché-aux-Légumes [estampe]. Repéré à http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b53133415m
(source : Gallica/BnF)
En zoomant sur les boutiques (et on peut remercier l'extrême qualité de numérisation de Gallica), je peux voir au fond de la place une maison et une échoppe au nom de JUGAND. Il s'agit de la boutique d'armurerie du beau-père d'Henri FRÉMEAU où ce dernier travaillait. 

Morin, L. (1890-1910). Issoudun. - Place du Marché-aux-Légumes [estampe] (détail). Repéré à http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b53133415m
(source : Gallica/BnF)
Par un hasard total, je peux donc observer la maison de mon arrière-arrière-grand-oncle à Issoudun telle quelle était à l'époque précise où il y a vécu. Ils semblaient être voisins d'une chapellerie, qui est celle de Louis GROGNOT, le beau-père de notre cousine Marie BERTHIER !

(source : Geneanet)


lundi 30 octobre 2017

Charles DEBANNE est mort chez sa nourrice

Henri Clément DEBANNE + Louise DEBANNE-CHUAT
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Charles DEBANNE                Henri DEBANNE-LECAS
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                                               Ma grand-mère
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                                                 Ma mère
                                                    |
                                                     Moi

Mes arrières-arrières-grand-parents DEBANNE ont eu une descendance prolifique de douze enfants. Malheureusement, une partie de ces enfants n'a pas survécu à l'âge adulte. C'était le cas de mon arrière-grand-oncle Charles DEBANNE. Je savais qu'il était né en 1870 au village de Saint-Denis à Issoudun (Indre), et j'étais sûr qu'il était mort jeune car je ne le retrouvais sur aucun recensement. Malheureusement, impossible de retrouver son acte de décès. 

Voici la situation de la famille au moment de sa naissance. Henri Clément DEBANNE est alors vigneron et sa femme Louise CHUAT est lingère. Ils vivent au village de Saint-Denis à Issoudun (Indre) et ont déjà eu deux filles : Jeanne Clémence dite Clémentine et Catherine Claire. Ils ont ensuite eu deux autres enfants, Marie et Clément, morts tous deux âgé d'à peine plus d'un an. 

(source : Heredis 2018)
Le 19 juin 1870, naît encore un enfant, Charles DEBANNE. Les deux enfants précédents sont-ils morts de maladie ? Les deux parents n'avaient-ils pas le temps de s'occuper deux à cause du travail ? Le couple vit à l'époque parmi la famille CHUAT comme prévu dans leur contrat de mariage. En tout cas, il semble que ses parents aient décidé de placer leur fils en nourrice à la campagne, comme cela se faisait beaucoup au XIXe siècle. Mais voyons d'abord comment j'ai pu retrouver cette information.

(source : Heredis 2018)
C'est grâce au matricule militaire du frère cadet de Charles DEBANNE, un autre Clément DEBANNE, que j'ai eu l'idée de modifier mes critères de recherches sur Filae. En effet, son nom de famille avait été réécrit au-dessus de son nom, ce qui me faisait penser que parfois, dans les actes, on pouvait lire ou écrire DELANNE au lieu de DEBANNE.

(source : Archives départementales de l'Indre - R 2326 - vue 128/570)
Et en effet, en tapant Charles DELANNE sur Filae, j'ai trouvé immédiatement l'acte de décès de Charles DEBANNE (dont le nom avait été mal orthographié). 

(source : Archives départementales de l'Indre - 3 E 128/010 vue 288/319)
"Charles Delanne, 
âgé de trois mois, sans profession, né à Saint Denis, 
Commune d'Issoudun (Indre) le dix neuf Juin Mil
huit cent soixante dix, fils de Clément Delanne, 
âgé de trente ans, vigneron, et de Louise Chuat, âgée
de Vingt sept ans, lingère"

Il n'est pas permis de douter qu'il s'agit bien de mon Charles DEBANNE puisque sa date et son lieu de naissance sont bons et que ses parents sont nommés avec le bon âge, la bonne profession et le bon domicile. Tout est correct à une lettre près dans le nom de famille. Et voici comment j'apprends que ses parents l'avaient mis en nourrice : 

(source : Archives départementales de l'Indre - 3 E 128/010 vue 288/319)
"est décédé en la maison
d'habitation de Marie Philippe, âgée de trente huit
ans, sans profession, demeurant aux Loges de Crevant, 
en cette dite Commune de Montierchaume, chez la 
quelle l'enfant était placé en nourrice"

Montierchaume n'est pas tout près d'Issoudun puisque la commune se situe plutôt près de Châteauroux. Le pauvre bébé est mort à trois mois, loin de ses parents, mais au moins il n'est pas oublié puisque maintenant, le lieu et la date de son décès sont retrouvés, 137 ans plus tard. 

1 : Village de Saint-Denis à Issoudun / 2 : Les Loges à Montierchaume
(source : Heredis 2018)
Cinq ans après le décès de Charles DEBANNE, ses parents auront un autre enfant également nommé Charles (en souvenir du premier enfant ?) mais qu'on surnommera Louis qui fut un valeureux combattant de la Grande guerre et qui vécut une grande partie de sa vie au Tonkin. 

mardi 7 février 2017

Le contrat de mariage de mes arrière-grands-parents

Henri dit Eugène DEBANNE + Juliette Berthe LECAS
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Ma grand-mère
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Ma mère
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Moi

Aujourd'hui, j'ai transcrit le contrat de mariage de mes arrière-grands-parents datant de 1908. C'est typiquement le genre de document un peu trop récent que je n'aurais jamais pu consulter aux archives (car bien que le dépôt soit de 75 ans pour les notaires, peu s'y prêtent en effet et déposent avec assiduité leurs minutes). 

Dans ce contrat de mariage, mon arrière-grand-mère est avantagée. En effet, son père est entrepreneur de maçonnerie bien installé à Châteauneuf-sur-Cher (Cher) quand Henri DEBANNE est orphelin originaire d'Issoudun (Indre) et est à l'époque employé de mégisserie. 

(source : Archives personnelles)
Juliette Berthe LECAS apporte donc en dot la moitié des droits de sa défunte mère partagés avec sa soeur Hélène  Marie LECAS épouse GIRAULT d'une somme de 1 000 F. 

(source : Archives personnelles)
Son père lui apporte une dot de 1 200 F, ainsi qu'une commode, une table ronde, un lit de plumes et six draps le tout estimé à 200 F. Le tout est suivi de clauses sur les fonds de commerce futurs à la faveur de la future épouse, ce qui laisse supposer que l'argent de Jacques François LECAS-LAUBIER, le père de l'épouse, a servi à acheter leur premier magasin de tissus.

(source : Heredis 2017)

À ce contrat passé devant Maître Armand MONTEREAU, notaire à Châteauneuf-sur-Cher, sont présents Françoise PICOT, la grand-mère de la future épouse, alors âgée de 75 ans, ainsi qu'Abel Marie Emmanuel GIRAULT et Hélène Marie LECAS, son beau-frère et sa soeur. Personne du côté du futur époux qui n'est pas originaire de Châteauneuf-sur-Cher (son frère également prénommé Henri DEBANNE, dit Joseph, et son beau-frère Gabriel Auguste BARRAULT et sa soeur Clémence DEBANNE viendront bientôt le rejoindre dans cette commune, ainsi que Charles dit Louis DEBANNE, son autre frère mort à la guerre en 1915). 

mardi 6 décembre 2016

Les actes introuvables enfin trouvés !

Louis Noël GRÉLOT + Cécile Joséphine MÉTRAU
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Étienne dit Henri GRELOT
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Berthe Louise Stéphanie GRELOT
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Mon grand-père
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Ma mère
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Moi

Il y a parfois en généalogie ce que l'on nomme des "épines généalogiques" : des endroits sur lesquels on butte et où on se dit que jamais on ne trouvera la solution. C'était le cas pour moi le cas de la famille Grelot. Je dis bien c'était. Le site internet Genealogie.com s'est récemment transformé en Filae.com. Et l'une des grandes nouveautés est l'indexation de la totalité de l'État-Civil du XIXe siècle. J'ai donc tenté le tout pour le tout. Louis Noël GRÉLOT, né en 1824 à Nouan-le-Fuzelier (Loir-et-Cher) a quitté son bourg natal pour l'aventure du chemin-de-fer en passant par l'Essonne, la Sarthe, l'Indre-et-Loire, la Creuse, et quantité d'autres régions où sa famille a essaimé. La dernière trace que j'avais de lui et de sa femme Cécile Joséphine MÉTRAU était à Clisson (Loire-Atlantique) dans les années 1880 et plus rien ensuite. Aucune idée de leur domicile. 

(source : Filae.com)
J'ai donc naïvement tapé son nom et son année de naissance dans le moteur de recherche et j'ai immédiatement eu comme résultats son acte de naissance et ... son acte de décès que je désespérais de trouver ! On peut directement cliquer sur l'acte et on est emmené à la bonne page du registre d'état-civil avec l'acte surligné pour bien voir où il se trouve. 

(source : Filae.com)
C'est donc avec une grande émotion que j'ai pu consulter l'acte de décès de mon ancêtre direct, pas si éloigné, mais que je ne trouvais pas, et que je n'aurais jamais trouvé à Chambon-sur-Voueize (Creuse). 

(source : Archives départementales de la Creuse - 4E52/21 - p. 191-
Louis Noël GRÉLOT, rentier de 78 ans, est donc mort dans cette commune alors qu'il habitait Montluçon (Allier). Je viens également de trouver le décès de sa femme, mon ancêtre Cécile Joséphine MÉTRAU à Château-la-Vallière (Indre-et-Loire) en 1901 à l'âge de 76 ans ! 

(source : Archives départementales d'Indre-et-Loire - 6NUM8/062/040 - p. 105)

Mais grâce à ce nouveau site, je trouve également les émigrés comme Pierre DEBANNE, huissier à Romorantin (Loir-et-Cher), né à Issoudun (Indre) et marié à Montmorency (Val-d'Oise), ou encore deux mariages GRELOT à Paris en 1882 et 1883. Ce site va être vraiment utile pour les frères ou cousins ayant émigré dans les grandes villes et dont on a perdu la trace. Ainsi que pour pouvoir retrouver facilement les actes dans les grandes villes comme Paris. En tout cas, c'est émouvant de découvrir de nouveaux actes 5 ans après avoir démarré sa généalogie sur des ancêtre si proches ! 

vendredi 10 juin 2016

François CHUAT était aussi charcutier

François CHUAT
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Louise CHUAT
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Henri dit Eugène DEBANNE
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Ma grand-mère
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Ma mère
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Moi

Encore une nouvelle découverte liée aux recensements sur un ancêtre pourtant pas si lointain de moi que ça. François CHUAT est vigneron lors de son mariage, comme son père Jean, son grand-père Silvain et son arrière-grand-père François. Cela fait donc quatre générations que les CHUAT sont dans la vigne. Il épouse Jeanne COURTAULT, dont le père Charles, le grand-père Pierre et l'arrière-grand-père François sont également vignerons. Toute cette branche de ma famille a longtemps travaillé la vigne aux alentours d'Issoudun. Il vit donc avec sa femme, sa belle-mère (qui décède deux ans plus tard) et ses trois enfants Pierre, Claude dit Louis et mon ancêtre Louise, au village de Saint-Denis, à côté d'Issoudun. 

Alexis-Hubert JAILLOT, La Province de Berry. La Généralité de Bourges, ou sont les Eslections de Bourges d'Yssoudun de Chau-roux, du Blanc, de La Chastre, de St. Amand et de la Charité / Dédiée A Messire Nicolas Estienne Roujault, Chevalier Conseiller du Roy en ses Conseils, Maistre des Requestes ordinaire de Son hôtel Intendant de Justice Police et Finance en la Généralité de Bourges, Paris, Chez le Sieur Jaillot, 1707
(source : Gallica/BnF)
Nous sommes dans une famille lettrée de propriétaires qui ont su modérer le nombre d'enfants de leur foyer. 
(source : Heredis 2014)
Lors du recensement de 1866, les trois enfants sont mariés et vivent avec leur conjoint et enfants chacun de son côté. Restent nos deux cinquantenaires François CHUAT et Jeanne COURTAULT. C'est alors que j'ai aperçu une profession totalement nouvelle pour François CHUAT : charcutier. 

(source : Archives départementales de l'Indre- M 4750 - p. 116)
Il faut dire que comme à leur grand-âge ils n'étaient plus témoins de naissances ni de mariages, je n'avais pas pu voir ce changement de profession arrivé sur le tard. Qu'est-ce qui a poussé François à devenir charcutier ? Était-ce ponctuel autour des années 1866 ou a-t-il exercé longtemps cette profession ? Voici en tout cas une nouvelle trouvaille à l'aide des recensements et un nouveau métier pour l'un de mes ancêtres. 

Jacques CALLOT, Les mois, Décembre, Rome ?, 1607-1609
(source : Gallica/BnF)

mercredi 5 août 2015

Un road-trip généalogique

Je fais actuellement un road-trip généalogique dans le Berry avec ma mère afin de visiter les lieux de vie de nos ancêtres. Sur le chemin, nous sommes passés par Nouan-le-Fuzelier.

Une rue de Nouan-le-Fuzelier
(source : photo personnelle)
Contrairement aux autres villages de Sologne construit dans la traditionnelle pierre blanche, les villages autour de Nouan-le-Fuzelier, dans ce coin de la Sologne comptant de nombreux étangs, sont construits majoritairement en briques, ce qui leur donne une atmosphère particulière. C'est ici que nous avons décidé de consulter les premiers registres en mairie pour les actes du début du XXe siècle qui ne sont pas numérisés. 

Mairie de Nouan-le-Fuzelier
(source : photo personnelle)
Nous avons eu un accueil extrêmement sympathique de la part de l'employée de mairie qui nous a fourni tous les registres que nous souhaitions consulter. Pour rappel, les registres de naissance et mariage sont librement consultables jusqu'à 1940 (75 ans d'ancienneté) et les registres de décès et tables décennales sans limite de consultation. 

Maison Debanne-Frémeau à Châteauneuf-sur-Cher
(source : photo personnelle)
Nous avons continué à Châteauneuf-sur-Cher où nous avons trouvé de nombreux actes de cousins, mais aussi et surtout tous les actes de décès de mes grands-parents, arrières-grands-parents, arrières-arrières-grands-parents et jusqu'à mes quintaïeuls que je ne possédais pas car morts au XXe siècle, comme Françoise PICOT, née en 1832 et morte en 1918 âgée de 87 ans !

Acte de décès de Françoise PICOT
(source : Archives municipales de Châteauneuf-sur-Cher - 1918-1921)
Bien sûr, un tour dans les cimetières (celui de Châteauneuf et de Saint-Loup) où j'ai pu photographier de nombreuses tombes familiales comme cette étonnante tombe MONORY avec des fleurs de lys sur la croix. 

Tombe Virginie MONORY et Joseph WENTZEIS dans le cimetière de Saint-Loup-des-Chaumes
(source : photo personnelle)
En passant par l'État-Civil d'Issoudun, d'Uzay-le-Venon et de Saint-Amand-Montrond. À noter que pour Issoudun et Saint-Amand qui sont des grosses villes, l'État-Civil antérieur à 1912 ou 1915 est à la bibliothèque de ces villes (où nous l'avons consulté) et pas à la mairie. En tout cas, les officiers d'État-Civil ou secrétaires de mairie ont l'air habitués à cette demande et nous fournissent sans aucun problème les registres que nous demandons, quand il ne nous laissent pas l'armoire à disponibilité où nous pouvons nous servir nous même. Conclusion : profitez des vacances pour visiter les mairies de vos villes et villages d'origine pour faire le plein des actes qui ne sont pas encore sur internet !

lundi 18 mai 2015

Le consentement de mariage de Charles COURTAULT

Charles COURTAULT
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Jeanne COURTAULT
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Louise CHUAT
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Henri DEBANNE
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Ma grand-mère
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Ma mère
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Moi

(source : Archives départementales de l'Indre)
Il est des ancêtres dont on sait moins de choses que d'autres. C'est le cas de Charles COURTAULT, vigneron domicilié à Issoudun (Indre). Il n'a en effet eu que deux enfants avec mon ancêtre Catherine DURAND, dont seule mon ancêtre Jeanne COURTAULT, a survécu. 

(source : Heredis 2014)
À part ses actes de baptême, mariage, décès, ainsi que ceux de ses enfants, je n'avais donc que peu de renseignements à son sujet. Mais avant ce mariage avec Catherine DURAND, notre vigneron avait épousé Catherine PLOQUIN (probablement une cousine éloignée étant donné que les mères des deux époux ont pour nom de famille GUILLAUME et qu'un témoin est cousin des deux époux). Elle meurt un an après le mariage sans avoir eu d'enfants. 

Pourtant, au moment de ce mariage, Charles DURAND est "mineur" selon la loi de l'époque (il est âgé de 20 ans) et orphelin de père, mère et aïeuls paternels et maternels. 

(source : Archives départementales de l'Indre - 3 E 088/139-141 - p. 89)
"Charles Courtault, âgé de vingt ans, vigneron domicilié
en cette ville sur la section du couchant, fils mineur de deffunt
Pierre Courtault, vivant vigneron et de deffunte Catherine
Guillaume, n'aïant plus aussi ni aïeuls ni aïeules, et 
procédant sous l'autorité de son tuteur et d'un conseil de 
famille. conformément à la loi,"

J'ai donc la chance d'avoir cet acte de mariage extrêmement long pour l'époque (nous sommes en 1808) dans lequel sont indiqués les lieux et dates du décès des parents et des quatre grands-parents de Charles COURTAULT (une belle avancée généalogique en un seul acte) afin de prouver qu'il est vraiment orphelin. Mais également un acte de consentement de son conseil de famille qui a nommé un tuteur pour l'occasion en la personne de Pierre PASQUET, le frère de Charles COURTAULT (sa mère, Catherine GUILLAUME ayant au deux mariages au long de sa vie). 

(source : Heredis 2014)
Il y a donc un acte passé devant le juge de paix d'Issoudun, François JOUSLIN de NORAY, où les membres les plus lettrés d'une famille où peu de gens savent écrire sont présents pour former le conseil de famille.

Signatures du consentement de mariage
(source : Archives départementales de l'Indre)
C'est la première fois que je lis un acte notarié aussi ancien et il est amusant d'y lire un langage mi-officiel mi-courant. 

(source : Archives départementales de l'Indre)
"Pardevant nous francois
Jouslin De Noray, juge de paix du canton nord est Dissoudun
assisté de Notre Greffier, est comparu Paul Paquet, Vigneron, 
Demeurant au Village de Chinault, Commune D'issoudun, assisté
de charles Courtault son Pupil, lequel a Dit que le Dit Courtault
mineur etant au Soir de se marier avec Catherine Ploquin
fille de Pierre Ploquin, propriétaire, Vigneron, Demeurant
au dit Village de Chinault et de Cathrine Guillaume, son épouse, 
Il a Requis l'assemblée de famille des parents et amis Cy
après nommés a l'effet de Consentir au futur mariage"

Sont donc rassemblés pour représenter la famille de Charles COURTAULT : 
  • Paul PASQUET, vigneron, frère de l'époux
  • Louis COURTAULT, vigneron, cousin de l'époux
  • Louis CHARLOT, vigneron, cousin de l'époux
  • Jean FEUILLET, vigneron, beau-frère de l'époux
  • Jean Baptiste GUILLAUME, vigneron, cousin de l'époux
  • François BORDAT, vigneron, allié de l'époux
  • Pierre BAZIN, tonnelier, allié de l'époux
Il y a donc sept personnes, conformément à la loi, pour consentir à ce mariage. Et voici l'étonnant terme choisi par le juge de paix pour désigner la future épouse.

(source : Archives départementales de l'Indre)
"Tous lesquels Parents et amis Réunis Sous notre
Présidence, après en avoir Confére avec nous, nous ont
Dit et declaré que Trouvant le Mariage Projetté ledit
Charles Courtault et la Ditte Catherine Ploquin, bru
sortable, ils font Desir et aprouvent unanimement le dit
mariage et autorise a cet éffet le Dit Paul paquet a y 
Consentir en Leur nom."


La pauvre Catherine PLOQUIN, à une époque où se marier est la même chose qu'acheter un terrain ou une vache, est qualifiée de "bru sortable" !!! Autres temps, autres moeurs ... En tout cas, cet acte me permet d'en savoir un peu plus sur la famille de Charles COURTAULT, d'apprendre qu'au décès de ses parents il a été élevé par son frère aîné, que certains membres de sa famille étaient quand même lettrés, et que les femmes n'étaient pas bien considérées au début du XIXe siècle, malgré la Révolution passée.