samedi 28 novembre 2020

Biographie : Victorine ROBERT

 Victorine dite Victoire ROBERT

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Virginie MONORY

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Pierre Marie Joseph FRÉMEAU

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Mon grand-père


1. Est-ce que j'ai toutes les informations sur sa naissance ? Son baptême ? Qui étaient ses parrain et marraine ? 

(source : Archives départementales du Cher - 3E 3053 - vue 98/282)

Victorine ROBERT naît le 21 septembre 1829 à 22h à Châteauneuf-sur-Cher (Cher). Sa naissance est déclarée six jours plus tard à Gilbert DUBOIS, maire de la commune, par son père Pierre Claude ROBERT, boulanger. Je ne sais pas qui sont ses parrain et marraine, mais les deux témoins de sa naissance sont : 

  • Pierre DOUARD, couvreur à Châteauneuf-sur-Cher, son oncle
  • François MARTIN, vigneron à Châteauneuf-sur-Cher
2. Est-ce que j'ai toutes les informations sur son mariage ? Qui était présent ? Liens de parenté ?

Elle se marie le 12 février 1849 à 10h à Châteauneuf-sur-Cher (Cher) avec François MONORY, meunier, veuf de Jeanne Rose JOLIVET, fils d'André MONORY, menuisier, et d'Élisabeth BAUDAT. Elle est âgée de 19 ans et son futur époux de 36 ans. Le mariage est célébré par Jean François Hazaël HERVET, le maire de la commune. 

Signatures de l'acte de mariage
(source : Archives départementales du Cher - 3E 3061 - vue 184/236)

Les témoins du mariage sont : 
  • Pierre BAUDAT, propriétaire à Vallenay (Cher), oncle de l'époux (indiqué à tort grand-père sur l'acte)
  • Joseph WENTZEIS, brigadier de gendarmerie à Lignières (Cher), beau-frère de l'époux
  • Louis DOUARD, charpentier à Châteauneuf-sur-Cher (Cher), oncle de l'épouse
  • Pierre DOUARD, couvreur à Châteauneuf-sur-Cher (Cher), oncle de l'épouse
3. Comment s'est déroulé le mariage ? 

Le mariage se déroule en présence des parents de Victorine ROBERT, les parents de son époux sont déjà décédés lors du mariage. 

4. Est-ce que j'ai toutes les informations sur son décès ? Qui était présent ? Où a eu lieu l'enterrement / l'inhumation ?

(source : Archives départementales du Cher - 3E 5670 - vue 25/141)

Elle meurt le 12 février 1890 à 16h à Rousson à Saint-Loup-des-Chaumes (Cher) âgée de 60 ans. Le décès est déclaré une heure après à François LAMOUROUX, maire de la commune par : 
  • Louis MONORY, meunier à Rousson à Saint-Loup-des-Chaumes, fils de la défunte
  • Mathieu Eugène ROBERT, boulanger à Châteauneuf-sur-Cher, frère de la défunte
Elle a probablement été enterrée à Saint-Loup-des-Chaumes (Cher). 

5. Est-ce que j'ai toutes les informations sur son passé militaire ? Fiche matricule ? Invalide ? Légion d'honneur ?


Les femmes ne participaient pas à l'armée.

6. Est-ce que je peux trouver des informations sur elle dans la presse ? 

Je ne trouve pas d'article de presse la concernant, mais un bref article racontant un incendie chez son frère Louis ROBERT à Corquoy (Cher). 

Apparemment, le duc de MAILLÉ est accouru de Châteauneuf-sur-Cher à la nouvelle de l'incendie et a cru bon de donner des conseils aux pompiers qui l'ont insulté en retour. 

7. Quels évènements historiques a-t-elle connus ? 

Elle naît pendant la Monarchie de Juillet au début du règne de Louis-Philippe Ier, roi des Français, elle se marie sous la présidence de Louis Napoléon BONAPARTE, président de la République (avant de devenir empereur) et elle meurt sous la présidence de Sadi CARNOT, l'année de la construction de la Tour Eiffel. 

8. Quelle était son instruction ?

Signature de Victorine ROBERT

Elle savait écrire et signait toujours "Victoire", prénom sous lequel elle est dénommée dans les recensements également, et dans son acte de décès. 

9. Dans quel environnement évoluait-elle ? 

(source : Archives départementales du Cher - 6 Fi Châteauneuf-sur-Cher 13)

Elle passe son enfance rue de la Halle à Châteauneuf-sur-Cher où ses parents sont boulangers. Après son mariage, elle vit au Village de Rousson à Saint-Loup-des-Chaumes avec son mari et ses enfants. 

10. S'est-elle beaucoup déplacée dans sa vie ? 

Elle ne semble pas avoir quitté le département du Cher. Son mari est témoin du mariage de ses frères à Châteauneuf-sur-Cher et à Saint-Florent-sur-Cher (Cher) et il est probable qu'elle l'ait accompagné.

11. Comment se déplaçait-elle ? 

Elle se déplaçait probablement en voiture à cheval. 

12. Quel était son premier métier ? Comment en vivait-elle ? 

Son premier métier, après son mariage, est celui de meunière. "La meunière aide le meunier dans son travail ; souvent, surtout au XIXe siècle, elle le remplace, l'aide ou l'assiste. Il ne lui est pas toujours facile de faire le recueil du grain ou la livraison de la farine, car le sac est lourd et le transport pénible. Pourtant, certaines le faisaient ! [...] Le travail nécessite une condition physique que toutes n'avaient pas. Lorsque le meunier est là, la tradition veut qu'elle détourne l'attention du client en lui proposant un verre au moment crucial, ou, si cela ne suffit pas, à laisser espérer une bonne fortune au client trop soupçonneux !" (source : Le Moulin de Gô)

13. Quels étaient ses autres métiers ? Comment en vivait-elle ? 

Au cours de sa vie, elle est ensuite successivement qualifiée de ménagère (c'est-à-dire femme au foyer) ou de propriétaire. 

14. Comment apparaît-elle dans les recensements ? 

(source : Archives départementales du Cher - 27J 0004 - vue 18/82)

Dès le premier recensement où elle apparaît en 1836 à Châteauneuf-sur-Cher, elle est prénommée Victoire au lieu de Victorine. Ses parents, à partir de 1841, ont toujours un ou deux domestiques à la maison. 

(source : Archives départementales du Cher - 6M 0010 - vue 7/12)

Lorsqu'elle vit avec son mari à la tête d'une grande famille avec ses quatre enfants et des deux beaux-enfants (issus du premier mariage de son mari), ils ont en moyenne deux domestiques comme ici dans le recensement de 1861 à Saint-Loup-des-Chaumes (Cher). 

15. Quel était le parler de sa région ? 

Dans le Cher, on parlait le berrichon. 

16. Comment s'habillait-elle ? 

Les femmes de son époque portaient des robes assez larges en bas, un corset et le haut de la robe était boutonné jusqu'au cou et les manches allaient jusqu'aux poignets. 

17. Combien a-t-elle eu d'enfants ? 

Elle a eu quatre enfants avec son mari François MONORY : 
  • Virginie (mon ancêtre), boulangère, née le 4 juin 1850 à Rousson à Saint-Loup-Rousson (Cher)
  • Clémence Louise, ménagère, née le 23 avril 1853 à Rousson à Saint-Loup-des-Chaumes (Cher)
  • Honorine Eugénie Éléontine, ménagère, née le 7 décembre 1855 à Rousson à Saint-Loup-des-Chaumes (Cher)
  • Louis, meunier, né le 13 septembre 1857 à Rousson à Saint-Loup-des-Chaumes (Cher)
Virginie MONORY
(source : Archives familiales)

18. A-t-elle assisté au mariage de ses enfants ? 

Elle assiste aux mariages de tous ses enfants : 

Le 10 janvier 1870, elle assiste à Saint-Loup-des-Chaumes (Cher) au mariage de sa fille Clémence Louise avec Henri Baptiste dit Victor BÉGASSAT, boulanger. 

Le 16 septembre 1872, elle assiste à Châteauneuf-sur-Cher (Cher) au mariage de sa fille Virginie avec Pierre FRÉMEAU, boulanger. 

Le 21 novembre 1876, elle assiste à Saint-Loup-des-Chaumes (Cher) au mariage de sa fille Eugénie Honorine Éléontine avec François SAUGET, cultivateur. 

Le 7 juin 1886, elle assiste à Crézançay-sur-Cher (Cher) au mariage de son fils Louis avec Marie Amélie PITAULT, couturière. 

19. Que signifie son nom de famille ? 

D'après Geneanet, c'est un nom de personne d'origine germanique, Hrodberht (hrod = gloire + berht = brillant) qui est le cinquième nom le plus fréquent présent en France. 

20. Qui était son père ? 

Son père était Pierre Claude ROBERT-DOUARD, boulanger, propriétaire et rentier. 

21. Qui était sa mère ? 

Sa mère était Jeanne Virginie ROBERT-DOUARD, couturière, boulangère et rentière. 

22. Quelle était sa fratrie ? 

Elle est la deuxième d'une famille de cinq enfants (dont le premier est mort en bas âge) : 
  • Claude, décédé à 11 jours
  • Louis, boulanger et propriétaire à Châteauneuf-sur-Cher (Cher) et à Corquoy (Cher)
  • Mathieu Eugène, boulanger à Châteauneuf-sur-Cher (Cher)
  • Marie Victoire dite Louise, femme d'un vétérinaire à Châteauneuf-sur-Cher (Cher)
23. Avait-elle des relations avec les autres membres de sa famille ?

Elle semble proche de ses oncles DOUARD qui sont témoins à son mariage, ses parents vont élever sa fille aînée Virginie pendant plusieurs années, son mari est témoin du mariage de tous ses frères et soeurs (et on peut donc penser qu'elle était présente à ses côtés). Le fait que toute la famille travaille dans la boulangerie et qu'elle soit la femme d'un meunier crée des relations évidentes entre les familles. 

24. Pouvez-vous retracer sa généalogie sur quatre générations ? 

(source : Heredis 2021)

La plupart de ses ancêtres proviennent du Cher sauf les DOUARD qui sont originaires de la Creuse. Tous sont illettrés à l'exception de trois de ses arrière-grand-parents. Les métiers sont variés, travailleurs du bâtiment (charpentier, maçon), travailleurs de la terre (laboureurs), mais aussi métiers de justice avec Jean PRIGAT qui était huissier royal et Hélène BURET dont le père était procureur de la justice de Châteauneuf-sur-Cher. 

25. Quelle était sa religion ? 

Elle était probablement catholique. 

26. Votre ancêtre chez le notaire. 

Je ne possède pas d'actes notariés la concernant.

27. Avez-vous des photos de votre ancêtre ? Pouvez-vous faire un trombinoscope ? 

Je ne possède pas de photographie de cette ancêtre. 

28. Y a-t-il une histoire qui se transmet sur cette ancêtre ? Est-elle vraie ? 

Nous n'avons pas d'anecdote à son sujet. 

29. Comment a-t-elle participé à la vie de la communauté (membre du Conseil municipal, cahier de doléances, sage-femme, ...) ? 

Son mari était meunier, ce qui était une profession importante à l'époque et puisqu'elle est qualifiée de meunière, on peut penser qu'elle l'assistait dans son travail. Elle a donc dû rencontrer un grand nombre de personnes venant faire faire de la farine à leur moulin et provenant des communes avoisinantes. 

vendredi 27 novembre 2020

Biographie : François MONORY

 François MONORY

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Virginie MONORY

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Pierre Marie Joseph FRÉMEAU

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Mon grand-père


1. Est-ce que j'ai toutes les informations sur sa naissance ? Son baptême ? Qui étaient ses parrain et marraine ? 

(source : Archives départementales du Cher - 3E 1892 - vue 87/152)

François MONORY naît le 20 août 1812 à 12h15 à Saint-Loup-des-Chaumes (Cher). Sa naissance est déclarée à François Alexandre GUERINET, maire de la commune, par son père André MONNORY, menuisier. Je ne sais pas qui sont ses parrain et marraine, mais les deux témoins de sa naissance sont : 

  • François BARBIER, charpentier à Bigny à Vallenay (Cher), oncle de l'enfant
  • Jean Baptiste MONNORY, propriétaire à Rousson à Saint-Loup-des-Chaumes (Cher), grand-père de l'enfant
2. Est-ce que j'ai toutes les informations sur son mariage ? Qui était présent ? Liens de parenté ?

Il se marie le 1er juin 1835 à 7h à Primelles (Cher) avec Jeanne Rose JOLIVET, fille de Guillaume JOLIVET et d'Anne GOURICHON, laboureurs. Il est âgé de 22 ans et sa future femme de 20 ans. Le mariage est célébré par Nicolas JOLIVET, maire de la commune. 

Signatures de l'acte de mariage
(source : Archives départementales du Cher - 3E 2759 - vue 54/217)

Les témoins du mariage sont : 
  • Pierre BAUDAT, propriétaire charpentier à Vallenay (Cher), oncle de l'époux
  • François BARBIER, charpentier à Vallenay (Cher), oncle de l'époux
  • Guillaume JOLIVET, propriétaire à Primelles (Cher), oncle de l'épouse
  • Étienne JOLIVET, propriétaire à Primelles (Cher), oncle de l'épouse
Après la mort de sa première épouse, il se marie le 12 février 1849 à 10h à Châteauneuf-sur-Cher (Cher) avec Victorine dite Victoire ROBERT (mon ancêtre), fille de Pierre Claude ROBERT et de Jeanne Virginie DOUARD, boulangers. Il est âgé de 36 ans et sa future femme de 19 ans. Le mariage est célébré par Jean François Hazaël HERVET, maire de la commune. 

Signatures de l'acte de mariage
(source : Archives départementales du Cher - 3E 3061 - vue 184/236)

Les témoins du mariage sont : 
  • Pierre BAUDAT, propriétaire à Vallenay (Cher), oncle de l'époux (indiqué à tort grand-père sur l'acte)
  • Joseph WENTZEIS, brigadier de gendarmerie à Lignières (Cher), beau-frère de l'époux
  • Louis DOUARD, charpentier à Châteauneuf-sur-Cher (Cher), oncle de l'épouse
  • Pierre DOUARD, couvreur à Châteauneuf-sur-Cher (Cher), oncle de l'épouse
3. Comment s'est déroulé le mariage ? 

Le premier mariage se déroule en présence de la mère de François MONORY et des deux parents de l'épouse. Le second mariage se déroule uniquement en présence des parents de l'épouse, les deux parents de François MONORY étant alors décédés. 

4. Est-ce que j'ai toutes les informations sur son décès ? Qui était présent ? Où a eu lieu l'enterrement / l'inhumation ?

(source : Archives départementales du Cher - 3E 5235 - vue 81/159)

Il meurt le 19 avril 1883 à 7h à Rousson à Saint-Loup-des-Chaumes (Cher) âgé de 70 ans. Le décès est déclaré à Charles GRESSY, maire de la commune par : 
  • Joseph Pierre Marie GARDIEN, vétérinaire à Châteauneuf-sur-Cher (Cher), son beau-frère
  • Henri Baptiste dit Victor BÉGASSAT, boulanger à Bigny à Vallenay (Cher), son gendre
Il a probablement été enterré à Saint-Loup-des-Chaumes (Cher).

5. Est-ce que j'ai toutes les informations sur son passé militaire ? Fiche matricule ? Invalide ? Légion d'honneur ?


Les matricules de son époque ne sont pas numérisés. 

6. Est-ce que je peux trouver des informations sur lui dans la presse ? 

Ayant été élu de sa commune, je trouve quelques articles ou mentions le concernant dans la presse.

(source : "Préfecture du Cher. Actes administratifs" in Journal du Cher, n°88, 26 juillet 1855, p. 1)

En 1855, il est mentionné dans le Journal du Cher en tant qu'adjoint au maire de Saint-Loup-des-Chaumes (Cher), mandat qu'il occupait déjà en 1841. 

(source : "Préfecture du Cher. Actes administratifs" in Journal du Cher, n°113, 21 septembre 1865, p. 2)

Lors des élections de 1865, il est toujours adjoint, cette fois-ci d'Edmond MATHIEU, et il est indiqué qu'il est négociant en grains. 

(source : "Saint-Loup" in Courrier du Berry, n°113, 24 septembre 1877, p. 3)

Enfin, un article de l'ordre du fait divers, où la nuit du 18 au 19 septembre 1877, un voleur escalade son moulin pour y voler les effets d'un de ses fariniers et les répandre dans un champ voisin. 

7. Quels évènements historiques a-t-il connus ? 

Il naît sous le Premier Empire de Napoléon Ier comme le montre le tampon "Empire Français" sur son acte de naissance, se marie une première fois sous le règne de Louis-Philippe Ier pendant la Monarchie de Juillet, se remarie durant la présidence de Louis-Napoléon BONAPARTE (futur Napoléon III, alors président de la République), et meurt sous la présidence de Jules GRÉVY. Il traverse donc, comme beaucoup de personnes au XIXe siècle, un grand nombre de régimes différents. 

8. Quelle était son instruction ? 

Signature de François MONORY

Il savait lire et écrire et signait toujours en entourant son nom avec le même petit geste. C'est lui qui rédige une grande partie des actes d'état-civil de Saint-Loup-des-Chaumes pendant plusieurs années. 

9. Dans quel environnement évoluait-il ? 

(source : Archives départementales du Cher - 6 Fi Saint-Loup-des-Chaumes 21)

Il habitait au hameau de Rousson à Saint-Loup-des-Chaumes (Cher), plus précisément au moulin à eau de Rousson. 

(source : Archives départementales du Cher - 3P 2660/01)

Il est né à cet endroit et y a passé le plus clair de sa vie. Évidemment, étant élu de sa commune, il passera également un certain nombre de temps dans la mairie. 

(source : Archives départementales du Cher - 6 Fi Saint-Loup-des-Chaumes 14)

10. S'est-il beaucoup déplacé dans sa vie ? 

Mis à part pour ses mariages à Primelles et à Châteauneuf-sur-Cher, il se rend à Uzay-le-Venon (Cher), pour le mariage de sa soeur, à Charenton-du-Cher (Cher) pour le mariage de son fils, à Bourges (Cher) pour le contrat de mariage d'un autre de ses fils. Il se déplace donc, mais a priori surtout dans le département du Cher. 

11. Comment se déplaçait-il ? 

Il se déplaçait probablement en voiture à cheval. 

12. Quel était son premier métier ? Comment en vivait-il ? 

Son premier métier était celui de meunier. "Son activité consistait à transformer le grain qu'on lui apportait en farine et parfois même à la livrer. Mais en aucun cas, il ne pouvait vendre directement sa mouture. [...] La technique du meunier nécessitait un savoir-faire particulier. La réalisation de la mouture était placée sous le contrôle permanent du meunier, du choix du grain au type de mouture. Le meunier opérait les mélanges de différentes variétés de blé. Il n'existait pas de farine issue d'un seul blé et le meunier se devait donc de sélectionner rigoureusement le blé auprès des meilleurs producteurs." (source : Le Moulin de Gô)

"Le meunier faisait partie, il y a environ un siècle, des notables d'une commune. Il avait un rôle central dans la vie de la communauté car sans lui pas de farine et donc pas de pain, aliment de base voilà encore quelques dizaines d'années. Ils avaient une place primordiale dans la société mais ils étaient pour un grand nombre d'importants propriétaires terriens." (source : Terre de Mémoire)

13. Quels étaient ses autres métiers ? Comment en vivait-il ? 

Il sera successivement adjoint au maire et maire de Saint-Loup-des-Chaumes (parfois également appelé Saint-Loup-et-Rousson à cette époque), propriétaire et négociant en grains. Ces professions et le grand nombre de domestiques qu'il emploie laissent penser qu'il avait un train de vie assez élevé. 

14. Comment apparaît-il dans les recensements ? 


(source : Archives départementales du Cher - 27J 0033 - vue 17/20)

Dans le premier recensement dans lequel il apparait en 1841 à Saint-Loup-des-Chaumes (Cher), il vit avec sa première femme, ses trois enfants, sa mère et sept domestiques. Il est indiqué qu'il est "adjoint". 

(source : Archives départementales du Cher - 6M 0065 - vue 5/13)

Dans le dernier recensement le concernant en 1872, toujours au même endroit, il vit avec sa deuxième femme, deux de leurs enfants et un domestique. 

15. Quel était le parler de sa région ? 

Dans le Cher, on parlait le berrichon. 

16. Comment s'habillait-il ? 

Les meuniers portaient souvent des vêtements blancs pour ne pas avoir de traces de farine lorsqu'ils étaient au moulin. Lorsqu'il occupait ses fonctions d'adjoint ou de maire, j'imagine qu'il portait un costume. 

17. Combien a-t-il eu d'enfants ? 

Il a eu huit enfants, quatre de chacun de ses mariages. De son mariage avec Jeanne Rose JOLIVET, il est le père de : 
  • Pierre Frédéric, meunier et cafetier, né le 23 juillet 1836 à Rousson à Saint-Loup-et-Rousson (Cher)
  • Hippolyte dit Hippolyte André, né le 7 juillet 1838 à Rousson à Saint-Loup-et-Rousson (Cher)
  • Clément Édouard, forgeron et maréchal, né le 5 octobre 1840 à Rousson à Saint-Loup-Rousson (Cher)
  • François Alexandre Philibert Louis, né le 11 février 1843 au Moulin de Rousson à Saint-Loup-et-Rousson (Cher) et mort à 5 mois
De son mariage avec Victorine dite Victoire ROBERT, il est le père de : 
  • Virginie (mon ancêtre), boulangère, née le 4 juin 1850 à Rousson à Saint-Loup-Rousson (Cher)
  • Clémence Louise, ménagère, née le 23 avril 1853 à Rousson à Saint-Loup-des-Chaumes (Cher)
  • Honorine Eugénie Éléontine, ménagère, née le 7 décembre 1855 à Rousson à Saint-Loup-des-Chaumes (Cher)
  • Louis, meunier, né le 13 septembre 1857 à Rousson à Saint-Loup-des-Chaumes (Cher)
Virginie MONORY
(source : Archives familiales)

De tous ses enfants, je ne possède qu'une photo de sa fille Virginie. 

18. A-t-il assisté au mariage de ses enfants ? 

Le 2 juillet 1864, il assiste à Charenton-du-Cher (Cher) au mariage de son fils Clément Édouard avec Marie Claudine ROBIN. 

Le 5 décembre 1864, il assiste à Saint-Loup-des-Chaumes (Cher) au mariage de son fils Pierre Frédéric avec Solange dite Solange Louise PROUTEAU, veuve de Jean AUCHÈRE, boulanger.

Le 10 janvier 1870, il assiste à Saint-Loup-des-Chaumes (Cher) au mariage de sa fille Clémence Louise avec Henri Baptiste dit Victor BÉGASSAT, boulanger. 

Le 16 septembre 1872, il assiste à Châteauneuf-sur-Cher (Cher) au mariage de sa fille Virginie avec Pierre FRÉMEAU, boulanger. 

Le 21 novembre 1876, il assiste à Saint-Loup-des-Chaumes (Cher) au mariage de sa fille Eugénie Honorine Éléontine avec François SAUGET, cultivateur. 

Il assiste donc au mariage de tous ses enfants, sauf de son fils cadet Louis qui se marie après son décès. 

19. Que signifie son nom de famille ? 

Le nom de famille MONORY vient de MAUNOURY dont Geneanet donne la définition suivante : peut désigner celui qui est mal nourri, mais c'est plus vraisemblablement un surnom s'appliquant au prénom Noury, que l'on rencontre dans les mêmes régions. Donc, le mauvais Noury, le méchant Noury. 

NOURY, pour sa part, a cette étymologie : surtout présent dans l'Ouest, c'est un nom de personne d'origine germanique, Nodric (nod = besoin + ric = puissant). 

20. Qui était son père ? 

Son père était André MONORY, menuisier, meunier, fermier des moulins de Rousson. 

21. Qui était sa mère ? 

Sa mère était Élisabeth BAUDAT, meunière et propriétaire. 

22. Quelle était sa fratrie ? 

Il est le deuxième d'une famille de onze enfants donc beaucoup sont morts en bas âge : 
  • Marie, propriétaire et rentière à Uzay-le-Venon (Cher) et Saint-Amand-Montrond (Cher)
  • Marie Catherine, décédée à 2 jours
  • Catherine dite Héloïse, femme d'un charbonnier à Saint-Loup-des-Chaumes (Cher)
  • Alexandrine, décédée à 9 mois
  • Marie Virginie, propriétaire à Saint-Loup-des-Chaumes (Cher)
  • Hélène Marie, maréchal à Charenton-du-Cher (Cher)
  • Victorine Marie, décédée à 6 mois
  • Rosalie Marie, décédée à 6 ans
  • Charles Denis, décédé à 9 jours
  • Marie Virginie dite Rose, femme d'un fermier à Bourges (Cher)
23. Avait-il des relations avec les autres membres de sa famille ? 

Il assiste aux mariages de ses enfants et de ses soeurs et sa famille semble avoir eu des liens entretenus avec ses oncles BAUDAT de Vallenay (Cher). 

24. Pouvez-vous retracer sa généalogie sur quatre générations ? 

(source : Heredis 2021)

Ses deux grands-pères et sa mère savent signer, tout comme lui. Tous ses ancêtres sont originaires du Cher. Beaucoup de travailleurs du bois (charpentier, menuisier), de domestiques (dont son arrière-grand-mère Élisabeth BIONNET qui était domestique à l'abbaye de Noirlac) et une sage-femme, son arrière-grand-mère Jeanne CORMIER qui déclarera encore la naissance de nombreuses de ses soeurs au début du XIXe siècle. 

25. Quelle était sa religion ? 

Il était catholique. En 1879, sa soeur Marie Virginie donne même son nom à une des cloches de l'église de la commune dont elle est la marraine. 


Je ne possède pas d'actes notariés le concernant, bien qu'il ait dû très probablement en passer vue sa situation. 

27. Avez-vous des photos de votre ancêtre ? Pouvez-vous faire un trombinoscope ?

Je ne possède pas de photographie de cet ancêtre. 

28. Y a-t-il une histoire qui se transmet sur cet ancêtre ? Est-elle vraie ? 

Nous savons dans la famille que les MONORY avaient de l'argent et nous possédons encore à ce jour des meubles et des bijoux leur ayant appartenu. 

29. Comment a-t-il participé à la vie de la communauté (membre du Conseil municipal, cahier de doléances, sage-femme, ...) ? 

De 1841 à 1865 (au moins) il est adjoint au maire de Saint-Loup-des-Chaumes et il est maire de la commune entre 1843 et 1846. Il a, à ce titre, rédigé les actes d'état-civil et célébré les mariages de nombreux habitants pendant plus de 25 ans. 

lundi 23 novembre 2020

Biographie : Marie PÉQUIOT

 Marie PÉQUIOT

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Pierre FRÉMEAU

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Pierre Marie Joseph FRÉMEAU

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Mon grand-père


1. Est-ce que j'ai toutes les informations sur sa naissance ? Son baptême ? Qui étaient ses parrain et marraine ? 

(source : Archives départementales du Cher - 3E 1924 - vue 223/268)

Marie PÉQUIOT naît le 31 décembre 1818 à Venesmes (Cher). Sa naissance est déclarée le lendemain à Antoine TERRASSE, maire de la commune, par son père André PEQUIOT, marchand. Je ne sais pas qui sont ses parrain et marraine, mais les deux témoins de sa naissance sont Jean BONDONNEAU et François VANNIER tous deux vignerons à Venesmes (Cher). 

(source : ibid.)

Sa naissance n'est pas la seule de la journée, puisqu'elle est suivie par sa soeur jumelle Solange ! Marie PÉQUIOT est donc, dans l'ordre de ma généalogie, la première jumelle à faire son apparition. 

2. Est-ce que j'ai toutes les informations sur son mariage ? Qui était présent ? Liens de parenté ?

Elle se marie le 7 février 1842 à 10h à Châteauneuf-sur-Cher (Cher) avec Jean FRÉMEAU, domestique, fils de Marc FROMEAU et de Marguerite LECLERC. Elle est âgée de 23 ans et son futur mari de 25 ans. Le mariage est célébré par Charles Dominique Magloire NEIRET, maire de la commune. 

Signatures de l'acte de mariage
(source : Archives départementales du Cher - 3E 3059 - vue 156/278)

Les témoins du mariage sont : 
  • Jean PEQUIOT, marchand à Venesmes (Cher), frère de l'épouse
  • Pierre PEQUIOT, journalier à Venesmes (Cher), frère de l'épouse
  • François LABALLERY, journalier à Corquoy (Cher), beau-frère de l'époux
  • Jacques Antoine MINCÉ, pêcheur à Châteauneuf-sur-Cher (Cher), ami des époux
3. Comment s'est déroulé le mariage ? 

Le mariage se déroule en présence de Marie LECLERC, la mère de Jean FRÉMEAU, les pères des époux étant décédés. La mère de Marie PEQUIOT est encore vivante mais n'est pas mentionnée comme présente au mariage. 

4. Est-ce que j'ai toutes les informations sur son décès ? Qui était présent ? Où a eu lieu l'enterrement / l'inhumation ?

(source : Archives départementales du Cher - 3E 5281 - vue 80/215)

Elle meurt le 25 juillet 1887 à minuit à Venesmes (Cher) âgée de 68 ans. Le décès est déclaré le lendemain par ses fils : 

  • Gilbert FRÉMEAU, vigneron à Venesmes (Cher)
  • Pierre FRÉMEAU, boulanger à Châteauneuf-sur-Cher (Cher)
Elle a probablement été enterrée à Venesmes (Cher). 

5. Est-ce que j'ai toutes les informations sur son passé militaire ? Fiche matricule ? Invalide ? Légion d'honneur ?

Les femmes ne participaient pas à l'armée. 

6. Est-ce que je peux trouver des informations sur elle dans la presse ? 

(source : "Nominations de maires" in Courrier du Berry, 25 février 1874, p. 2)

Je ne trouve pas d'informations la concernant dans la presse, mais je trouve une mention de l'élection de son frère Gilbert comme maire de Venesmes. 

7. Quels évènements historiques a-t-elle connus ? 

Elle naît sous la Restauration sous le règne de Louis XVIII, se marie pendant la Monarchie de Juillet sous le règne de Louis-Philippe Ier et meurt sous la présidence de Jules GRÉVY. Elle traverse donc une partie du XIXe siècle et tous ses changements de régime : monarchie, empire et république.

8. Quelle était son instruction ? 

Elle était illettrée. 

9. Dans quel environnement évoluait-elle ? 

(source : Archives départementales du Cher - 3P 2712/01)

Elle grandit au bourg de Venesmes (Cher) et vit momentanément à Châteauneuf-sur-Cher (commune limitrophe) et à La Bouloie, au-dessus des vignes de Venesmes. 

10. S'est-elle beaucoup déplacée dans sa vie ? 

Je ne lui connais pas beaucoup de déplacements. Elle se rendra néanmoins jusqu'à Issoudun (Indre) pour le mariage de son fils Henri. 

11. Comment se déplaçait-elle ? 

Elle se déplaçait probablement à pieds en marchant avec des sabots de bois. 

12. Quel était son premier métier ? Comment en vivait-elle ? 

Au moment de son mariage, elle est domestique à Châteauneuf-sur-Cher (Cher), probablement dans une maison du bourg. 

13. Quels étaient ses autres métiers ? Comment en vivait-elle ? 

En 1850, à 31 ans, elle est dite journalière, c'est-à-dire qu'elle travaille à la journée pour un maigre salaire aux travaux des champs. Elle est ensuite dite ménagère, c'est-à-dire femme au foyer. 

14. Comment apparaît-elle dans les recensements ? 

(source : Archives départementales du Cher - 27J 0073 - vue 8/41)

En 1851, sa mère vient la rejoindre dans son foyer avec son mari et ses quatre fils : Gilbert, Pierre, Jean et Henri. 

(source : Archives départementales du Cher - 6M 0065 - vue 2/21)

En 1872, lors du dernier recensement où elle apparaît, son fils Henri est le dernier à vivre avec elle et son mari. 

15. Quel était le parler de sa région ? 

Dans le Cher, on parlait le berrichon. 

16. Comment s'habillait-elle ? 

"L'habillement des femmes est en gros drap pour l'hiver, et en toile de ménage pour l'été ; elles ont la tête recouverte d'une calotte piquée ou une cayenne piquée [...], leurs chaussures sont des sabots [...]. Pour se protéger des intempéries, la femme porte la capiche (capuchon en étoffe de laine blanche qui couvre les épaules et le bonnet). [...] La jupe est longue (elle ne montait jamais plus haut que le mi-mollet)." (source : Guide des régions)

(source : Guide des régions)
17. Combien a-t-elle eu d'enfants ? 

Elle a eu cinq enfants de son mariage avec Jean FRÉMEAU :

  • Solange, née le 11 janvier 1843 à La Bouloie à Venesmes (Cher) et morte à un mois
  • Gilbert, vigneron et cultivateur, né le 5 avril 1844 à La Bouloie à Venesmes (Cher)
  • Pierre (mon ancêtre), boulanger, né le 29 mai 1846 à Venesmes (Cher)
  • Jean, caporal au 2e régiment d'infanterie de ligne, né le 30 juin 1848 à Venesmes (Cher)
  • Henri, marchand d'articles de chasse et armurier, né le 17 octobre 1850 à Venesmes (Cher)
Je possède seulement une photographie de son troisième enfant, Pierre : 

Pierre FRÉMEAU
(source : Archives familiales)

18. A-t-elle assisté au mariage de ses enfants ? 

Le 9 mars 1868, elle assiste à Venesmes (Cher) au mariage de son fils Gilbert avec Marguerite Rosalie PERRIOT, ménagère. 

Le 16 septembre 1872, elle assiste à Châteauneuf-sur-Cher (Cher) au mariage de son fils Pierre avec Virginie MONORY. 

Le 26 septembre 1881, elle assiste à Issoudun (Indre) au mariage de son fils Henri avec Mathilde JUGAND. 

Elle se déplacera donc au mariage de ses trois fils qui se marient, son fils Jean étant mort à 24 ans, célibataire, à Limoges (Haute-Vienne). 

19. Que signifie son nom de famille ? 

Son nom, PÉQUIOT, originellement PETIOT, est, d'après Geneanet, un diminutif de l'adjectif "petit". 

20. Qui était son père ? 

Son père était André PEQUIOT, vigneron, marchand, revendeur et épicier. 

21. Qui était sa mère ? 

Sa mère était Marie BONDONNEAU, propriétaire et ménagère. 

22. Quelle était sa fratrie ? 

Elle est la sixième d'une famille d'onze enfants (parmi lesquels sa soeur jumelle) : 

  • Jeanne, décédée à 19 ans
  • Jean, sergent fourrier de la garde nationale, marchand et cabaretier à Châteauneuf-sur-Cher (Cher)
  • Gilbert, marchand et maire de Venesmes (Cher)
  • Françoise, femme d'un journalier à Venesmes (Cher)
  • Pierre, journalier à La Bouloie à Venesmes (Cher)
  • Solange, domestique à Mehun-sur-Yèvre (Cher)
  • un enfant masculin mort-né
  • Gilbert, domestique à Bourges (Cher)
  • Marie Anne, domestique à Venesmes (Cher)
  • Claude, décédé à 3 jours
La plupart de ses frères et soeurs sont domestiques. Un grand nombre de maires de Châteauneuf-sur-Cher et de Venesmes au XIXe et XXe siècles descendent de ses frères et soeurs. 

23. Avait-elle des relations avec les autres membres de sa famille ? 

Ses frères sont témoins de son mariage et elle héberge sa mère chez elle vers les années 1851. 

24. Pouvez-vous retracer sa généalogie sur quatre générations ? 

(source : Heredis 2021)

Tous ses ancêtres (à l'exception de son père) sont illettrés. La plupart sont vignerons, son père et ses grands-parents paternels sont marchands et son arrière-grand-père Simon BILLON est tisserand. Tous sont originaires de Venesmes (Cher). 

25. Quelle était sa religion ? 

Elle était probablement catholique. 

26. Votre ancêtre chez le notaire. 

Je ne lui connais pas d'acte notarié. 

27. Avez-vous des photos de votre ancêtre ? Pouvez-vous faire un trombinoscope ?

Je ne possède pas de photographie de cette ancêtre. 

28. Y a-t-il une histoire qui se transmet sur cette ancêtre ? Est-elle vraie ? 

Mon grand-père connaissait encore son nom, elle était son arrière-grand-mère. 

29. Comment a-t-il participé à la vie de la communauté (membre du Conseil municipal, cahier de doléances, sage-femme, ...) ? 

Elle n'a pas, à ma connaissance, particulièrement participé à la vie de la communauté, mais son frère Gilbert était maire de Venesmes (Cher). 


dimanche 22 novembre 2020

Biographie : Jean FRÉMEAU

 Jean FRÉMEAU

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Pierre FRÉMEAU

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Pierre Marie Joseph FRÉMEAU

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Mon grand-père


1. Est-ce que j'ai toutes les informations sur sa naissance ? Son baptême ? Qui étaient ses parrain et marraine ? 

(source : Archives départementales du Cher - 3E 1729 - vue 163/165)

Jean FRÉMEAU naît le 12 décembre 1816 à 7h à Corquoy (Cher). Sa naissance est déclarée le lendemain par Marc FROMEAU, son père, laboureur. Je ne sais pas qui sont ses parrain et marraine, mais les témoins de sa naissance sont : 

  • Anselme dit Jean LECLERC, son grand-père maternel
  • Nicolas BARACHET, son cousin au quatrième degré
Tous deux sont laboureux et habitent à Corquoy (Cher). 

2. Est-ce que j'ai toutes les informations sur son mariage ? Qui était présent ? Liens de parenté ? 

(source : Archives départementales du Cher - 3E 3099 - vue 112/250)

Les 3 et 9 janvier 1841, il publie des bans à Corquoy (Cher) pour épouser Marguerite LABALLERY, fille de Jean LABALLERY et de Marie DORÉ. C'est une de ses cousines éloignées. Finalement, le mariage n'a jamais lieu et les promesses de mariage ont dû être rompues. 

Finalement, il se marie un an plus tard, le 7 février 1842 à 10h à Châteauneuf-sur-Cher (Cher) avec Marie PÉQUIOT, domestique, fille d'André PEQUIOT et de Marie BONDONNEAU. Il est âgé de 25 ans et sa future épouse de 23 ans. Le mariage est célébré par Charles Dominique Magloire NEIRET, le maire de la commune. 

Signatures de l'acte de mariage
(source : Archives départementales du Cher - 3E 3059 - vue 156/278)

Les témoins du mariage sont : 
  • Jean PEQUIOT, marchand à Venesmes (Cher), frère de l'épouse
  • Pierre PEQUIOT, journalier à Venesmes (Cher), frère de l'épouse
  • François LABALLERY, journalier à Corquoy (Cher), beau-frère de l'époux
  • Jacques Antoine MINCÉ, pêcheur à Châteauneuf-sur-Cher (Cher), ami des époux
3. Comment s'est déroulé le mariage ? 

Le mariage se déroule en présence de Marie LECLERC, la mère de Jean FRÉMEAU, les autres parents des époux étant décédés. 

4. Est-ce que j'ai toutes les informations sur son décès ? Qui était présent ? Où a eu lieu l'enterrement / l'inhumation ?

(source : Archives départementales du Cher - 3E 5280 - vue 144/150)

Il meurt le 15 avril 1884 à 7h à Venesmes (Cher) âgé de 67 ans. Le décès est déclaré à Étienne BERNARDEAU, maire de la commune par : 
  • Gilbert FRÉMEAU, propriétaire à Venesmes (Cher), fils du défunt
  • Pierre BILLON, garde-champêtre à Venesmes (Cher)
Il est probablement enterré à Venesmes (Cher), bien que je n'ai pas trouvé sa tombe. 

5. Est-ce que j'ai toutes les informations sur son passé militaire ? Fiche matricule ? Invalide ? Légion d'honneur ?

Les matricules de sa génération ne sont pas numérisés. 

6. Est-ce que je peux trouver des informations sur lui dans la presse ? 

(source : "Association agricole de Saint-Amand" in L'Indépendant du Cher, 1er octobre 1893, p. 2)

Je ne trouve pas d'informations le concernant dans la presse, mais une mention de son fils Gilbert qui en 1893 reçoit le 4e prix, la médaille de bronze et 5 F pour ses vignes par l'association agricole de Saint-Amand. 

7. Quels évènements historiques a-t-il connus ? 

Il naît à la Restauration sous le règne de Louis XVIII, se marie pendant la Monarchie de Juillet sous le règne de Louis-Philippe Ier et meurt pendant la 3e République sous la présidence de Jules GRÉVY. Il vit donc sous deux monarchies, l'empire et la république. 

8. Quelle était son instruction ? 

Il était illettré. 

9. Dans quel environnement évoluait-il ? 

Vignes de Venesmes
(source : L'air du Terroir)
Bien qu'étant né à Corquoy (Cher), il passe la majeure partie de sa vie à Venesmes (Cher) où se trouvent les vignes qu'il cultive. Ces vignes, bien que moins importantes qu'à l'époque, donnent toujours du vin produit par ses descendants. 

10. S'est-il beaucoup déplacé dans sa vie ? 

(source : Heredis 2021)

Il se déplace très peu dans sa vie, uniquement entre les communes limitrophes de Corquoy, Châteauneuf-sur-Cher et Venesmes. Il fera néanmoins le déplacement à Issoudun (Indre) pour le mariage de son fils Henri. 

11. Comment se déplaçait-il ? 

Il se déplaçait probablement à pieds en marchant avec des sabots de bois. 

12. Quel était son premier métier ? Comment en vivait-il ? 

En 1841 et 1842, il est domestique à Châteauneuf-sur-Cher, qui est le plus gros bourg des environs, le plus à même d'avoir des maisons employant des domestiques. C'est un travail modeste et peu rémunéré. 

13. Quels étaient ses autres métiers ? Comment en vivait-il ? 

Il monte peu à peu l'échelle sociale, devenant d'abord journalier, puis vigneron et propriétaire. Il produisait donc du vin blanc sur les coteaux de Venesmes (Cher) et a pu s'acheter une maison du fruit de son travail. 

"Les vignerons avaient la réputation d'avoir une qualification supérieure à celle d'un paysan qui cultive les céréales. On peut citer, à cet égard, le grand historien Pierre Goubert, qui dit ceci à propos des vignerons : "Un paysan céréaliste, éleveur ou polyculteur, peut s'en tirer avec de la peine, de l'obstination, de la routine et un bon sens expérimenté. Au vigneron il faut quelque chose de plus, qu'on appellera l'intelligence. Et cette qualification supplémentaire fait que l'homme qui sait travailler la vigne et la travaille effectivement, prend le titre, car c'en est un, de "vigneron" et n'oublie jamais de s'en parer". [...] Les vignerons n'aimaient pas trop se mélanger avec les autres paysans. C'était vrai à Venesmes comme ailleurs. Ils avaient tendance à se marier entre eux." (Marcel Aubert, Venesmes et le canton de Châteauneuf-sur-Cher à la fin de l'Ancien Régime et sous la Révolution, Bourges, Éditions CGH-B, 2010, p. 16)

14. Comment apparaît-il dans les recensements ? 

(source : Archives départementales du Cher - 27J 0050 vue 7/40)

Le premier recensement que je lui connais date d'après son mariage, en 1846 à Venesmes (Cher). Il y vit, au bourg, avec sa femme et ses fils Gilbert et Pierre (âgé de 8 jours lors du recensement). 

(source : Archives départementales du Cher - 27J 0073 - vue 8/41)

En 1851, sa belle-mère, Marie BONDONNEAU, âgée et veuve vient vivre avec la famille. 

15. Quel était le parler de sa région ? 

Dans le Cher, on parlait le berrichon. 

16. Comment s'habillait-il ? 

Le vigneron berrichon porte une blouse, des sabots, et un grand chapeau noir à bords plats. Il est probable qu'il était vêtu ainsi. 

17. Combien a-t-il eu d'enfants ? 

Il a eu cinq enfants de son mariage avec Marie PÉQUIOT :

  • Solange, née le 11 janvier 1843 à La Bouloie à Venesmes (Cher) et morte à un mois
  • Gilbert, vigneron et cultivateur, né le 5 avril 1844 à La Bouloie à Venesmes (Cher)
  • Pierre (mon ancêtre), boulanger, né le 29 mai 1846 à Venesmes (Cher)
  • Jean, caporal au 2e régiment d'infanterie de ligne, né le 30 juin 1848 à Venesmes (Cher)
  • Henri, marchand d'articles de chasse et armurier, né le 17 octobre 1850 à Venesmes (Cher)
Je possède seulement une photographie de son troisième enfant, Pierre : 

Pierre FRÉMEAU
(source : Archives familiales)

18. A-t-il assisté au mariage de ses enfants ? 

Le 9 mars 1868, il assiste à Venesmes (Cher) au mariage de son fils Gilbert avec Marguerite Rosalie PERRIOT, ménagère. 

Le 16 septembre 1872, il assiste à Châteauneuf-sur-Cher (Cher) au mariage de son fils Pierre avec Virginie MONORY. 

Le 26 septembre 1881, il assiste à Issoudun (Indre) au mariage de son fils Henri avec Mathilde JUGAND. 

Il se déplacera donc au mariage de ses trois fils qui se marient, son fils Jean étant mort à 24 ans, célibataire, à Limoges (Haute-Vienne). 

19. Que signifie son nom de famille ? 

Geneanet indique que c'est un nom de personne d'origine germanique, sans doute Framaldus (fram = vaillant + waldan = gouverner).

20. Qui était son père ? 

Son père était Marc FROMEAU, domestique, journalier, vigneron et propriétaire.

21. Qui était sa mère ? 

Sa mère était Marguerite LECLERC, domestique, métayère et ménagère. 

22. Quelle était sa fratrie ? 

Il est l'aîné d'une famille de trois enfants : 

  • Marie, domestique et journalière à La Grande Roche à Corquoy (Cher)
  • Claude, laboureur, propriétaire et cultivateur à Hurtault à Venesmes (Cher)
23. Avait-il des relations avec les autres membres de sa famille ? 

En 1840 à Corquoy (Cher), il est témoin du mariage de sa soeur Marie avec François LABALLERY, laboureur. En 1850 à Venesmes (Cher), il est témoin du mariage de son frère Claude avec Catherine RICHARD. Il assiste également au mariage de sa nièce Marguerite FRÉMEAU, déclare la naissance de sa petite fille Marie Zoé FRÉMEAU. Il semble donc être resté proche de sa famille qui vit dans le même secteur géographique restreint. 

24. Pouvez-vous retracer sa généalogie sur quatre générations ? 

(source : Heredis 2021)

Tous ses ancêtres sur quatre générations sont illettrés et sont majoritairement travailleurs de la terre (manoeuvre, journalier, cultivateur, laboureur), beaucoup sont domestiques et parmi ses professions, son arrière-grand-père Sylvain LE CLERC sera charbonnier. Ils sont tous originaires du Cher. 

25. Quelle était sa religion ? 

Il était probablement catholique. 

26. Votre ancêtre chez le notaire. 

Je ne possède pas d'actes notariés le concernant. 

27. Avez-vous des photos de votre ancêtre ? Pouvez-vous faire un trombinoscope ?

Je ne possède pas de photographie de cet ancêtre. 

28. Y a-t-il une histoire qui se transmet sur cet ancêtre ? Est-elle vraie ? 

Je n'ai pas d'anecdote le concernant. 

29. Comment a-t-il participé à la vie de la communauté (membre du Conseil municipal, cahier de doléances, sage-femme, ...) ? 

Il produisait du vin (les grappes de raisin sont sur le blason de la ville de Venesmes, indiquant l'importance de ces vignes dans la région) qui a probablement servit aux fêtes et aux assemblées de la région.