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lundi 22 juin 2020

Biographie : Louise CHUAT

Louise CHUAT
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Henri dit Eugène DEBANNE
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Ma grand-mère

1. Est-ce que j'ai toutes les informations sur sa naissance ? Son baptême ? Qui étaient ses parrains/marraines ? 


(source : Archives départementales de l'Indre - 3 E 088/280 - vue 76/141)
Louise CHUAT est née le 6 août 1843 à 3h du matin au Village de Saint-Denis au nord d'Issoudun (Indre). Sa naissance est déclarée le lendemain à François Frédéric MARTINET, adjoint au maire d'Issoudun, par Marie Anne SARAZIN, sage-femme. Je ne sais pas qui sont ses parrain et marraine mais les deux témoins de sa naissance sont : 
  • Philippe HERVIER, vigneron à Issoudun (Indre)
  • Sylvain BERNARD, tisserand à Issoudun (Indre)


2. Est-ce que j'ai toutes les informations sur son mariage ? Qui était présent ? Liens de parenté ?

Elle se marie le 6 janvier 1862 à 12h à Issoudun (Indre) avec Henri Clément DEBANNE, vigneron, fils de Jean Étienne DEBANNE, vigneron et de Catherine LAMOUREUX. 


Signatures de l'acte de mariage
(source : Archives départementales de l'Indre - 3 E 088/339 - vue 3/134)
Les témoins du mariage sont : 
  • Pierre CHAMPEAUX, parcheminier à Issoudun (Indre), beau-frère de l'époux
  • Yvan MARGUERITAT, vigneron à Issoudun (Indre), beau-frère de l'époux
  • Pierre CHUAT, vigneron à Issoudun (Indre) frère de l'épouse
  • Claude CHUAT, vigneron à Issoudun (Indre), frère de l'épouse
3. Comment s'est déroulé le mariage ?

Le mariage se déroule en présence des parents des deux époux. 


4. Est-ce que j'ai toutes les informations sur son décès ? Qui était présent ? Où a eu lieu l'enterrement / l'inhumation ? 


(source : Archives municipales d'Issoudun)
Elle meurt le 21 avril 1904 à 18h30 au Faubourg de Saint-Denis à Issoudun (Indre) âgée de 60 ans. Le décès est déclaré le lendemain par ses deux gendres :

  • Gabriel Auguste BARRAULT, mégissier à Issoudun (Indre)
  • François dit Étienne BOITREAU, jardinier à Issoudun (Indre)
Elle a probablement été inhumée à Issoudun (Indre) mais je n'ai pas de photographie de sa tombe.

5. Est-ce que j'ai toutes les informations sur son passé militaire ? Fiche matricule ? Invalide ? Légion d'honneur ? 

Les femmes de cette époque ne participaient pas à l'armée.

6. Est-ce que je peux trouver des informations sur elle dans la presse ? 

Il n'y a pas d'informations dans la presse la concernant.

7. Quels événements historiques a-t-elle connus ? 

Elle naît l'année de l'inauguration des lignes de chemin de fer Paris-Orléans et Paris-Rouen sous la monarchie de Juillet. Elle traverse la Deuxième République et le Second Empire. Elle meurt l'année de la parution du premier numéro de L'Humanité sous la direction de Jean JAURÈS. 

8. Quelle était son instruction ? 

Elle ne sait pas écrire et est probablement illettrée.

9. Dans quel environnement géographie évoluait-elle ? 

Elle a grandi dans le village ou faubourg de Saint-Denis au nord d'Issoudun (Indre). Voici ce qui est écrit sur ces faubourgs dans Armand PÉRÉMÉ, Recherches historiques et archéologiques sur la ville d'Issoudun, Paris, Chez B. Duprat, 1847, pp. 238-239 : 

Si vous voulez y trouver encore quelque mouvement il faut aller dans ses faubourgs, car la vie y semble s'être retirée du coeur vers les extrémités. Là est la vraie ville, là est la population actuelle ; population moitié urbaine, moitié rustique, composée d'agriculteurs journaliers, de jardiniers et surtout e vignerons ; classe qui tient du citadin par la morgue, du paysan par la rudesse, race fière et narquoise, toujours aigrie et toujours mécontente, constamment irritée contre les colidons [sobriquet par lequel les vignerons d'Issoudun désignent les bourgeois, les citadins, les gens portant un frac], et toujours disposée à les rendre responsables de la cherté du pain, et du bas prix des vins, mais au demeurant plus criarde que méchante, excepté quand il s'agit de l'exercice des contributions indirectes, opération financière qu'elle n'a jamais pu ni comprendre ni admettre. 

10. S'est-elle beaucoup déplacée dans sa vie ? 

Elle a suivi son mari qui était roulier et camionneur après avoir été vigneron et on la retrouve en 1875 à Argenton-sur-Creuse (Indre), en 1878 à Eyzerac (Dordogne), en 1880 à Saint-Marcel (Indre), en 1883 à Tendu (Indre), en 1884 à Velles (Indre) puis elle revient à Saint-Denis d'Issoudun (Indre) en 1885 après la mort de son mari. 

11. Comment se déplaçait-elle ? 

Elle se déplaçait probablement en charrette vu le métier de son mari. 


Roland BONAPARTE, Rouliers devant l'auberge de la Foce de Vizzavona, 1887


12. Quel était son premier métier ? Comment en vivait-elle ? 

Son premier métier est lingère. Voici ce qui en est dit sur le site Parole et Patrimoine : 

Au début du XIXe siècle, les lingères entretiennent le linge, surtout le blanc. Elles lavent, repassent, amidonnent jupons, bonnets, chemises, les mettent en forme. Mais ce métier va exploser au cours du siècle avec le développement des coiffes. Les lingères qui jusque là travaillaient dans les maisons nobles et bourgeoises vont se voir solliciter par les paysannes qui ont désormais accès aux dentelles et à la soie, matérieux qu'elles ne savent pas entretenir. 

En effet on ne s'improvise pas lingère. On accède à ce statut après un apprentissage de trois ans. Une condition pour devenir apprentie, c'est d'avoir les ongles longs pour réaliser le fameux plissé à l'ongle.

13. Quels étaient ses autres métiers recensés ? Comment en vivait-elle ?

À partir de 1881, elle est également mentionnée comme journalière et ménagère. Elle vit probablement de petits travaux agricoles après le décès de son mari, peut-être dans les vignes de ses frères.

14. Comment apparaît-elle dans les recensements ? 


(source : Archives départementales de l'Indre - M 4887 vue 337/353)
Elle est toujours nommée Louise CHUAT sauf dans le recensement de 1891 où elle est nommée par erreur Marie. Après la mort de son mari, c'est elle la chef de famille, comme dans ce recensement de 1901 à Issoudun (Indre).

15. Quel était le parler de sa région ? 

On parlait le berrichon dans l'Indre.

16. Comment s'habillait-elle ?

Elle portait probablement des tissus colorés, un jupon et une coiffe blanche traditionnelle du Berry comme sur cette photo de costumes berrichons du 19e siècle.

(source : "Le deuxième volet de l'exposition sur le costume en Berry au château du Plaix" in Le Berry Républicain, 23 août 2012, photo : Valérie Mazerolle)

17. Combien a-t-elle eu d'enfants ? 


Elle a eu douze enfants avec son mari Henri Clément DEBANNE : 
  • Jeanne Clémence dite Clémentine DEBANNE, couturière, domestique et jardinière, née le 24 décembre 1862 à Issoudun (Indre)
  • Catherine Claire dite Octavie DEBANNE, couturière, domestique et festonneuse, née le 18 avril 1864 à Issoudun (Indre)
  • Marie DEBANNE, née le 29 octobre 1866 à Issoudun (Indre) et morte à un an
  • Clément DEBANNE, né le 20 mars 1869 à Issoudun (Indre) et mort à 16 mois
  • Charles DEBANNE, né le 19 juin 1870 à Issoudun (Indre) et mort à 3 mois
  • Clément DEBANNE, boulanger, né le 6 septembre 1871 à Issoudun (Indre)
  • Charles dit Louis DEBANNE, adjudant, Mort pour la France, Médaille militaire, Croix de guerre 1914-1918, Chevalier de l'Ordre du Dragon d'Annam, né le 10 novembre 1875 à Argenton-sur-Creuse (Indre)
  • Clémence DEBANNE, festonneuse, née le 22 août 1878 à Eyzerac (Dordogne)
  • Henri dit Joseph DEBANNE, mégissier et débitant de tabac, né le 21 octobre 1880 à Saint-Marcel (Indre)
  • Marie dite Marie Louise DEBANNE, née le 19 mars 1882 à Saint-Marcel (Indre)
  • Henri dit Eugène DEBANNE (mon ancêtre), mégissier, négociant, né le 26 juin 1883 à Tendu (Indre)
  • Jules Yvan DEBANNE, né le 4 décembre 1884 à Velles (Indre) et mort à 8 mois
18. A-t-elle assisté au mariage de ses enfants ? 

Elle n'assiste qu'aux mariages de deux de ses filles, ses autres enfants s'étant mariés trop loin de son domicile ou après son décès. 

En 1886 à Issoudun (Indre), elle assiste au mariage de sa fille Catherine Claire DEBANNE avec Léon FOURNIER, cocher.

En 1899 à Issoudun (Indre), elle assiste au mariage de sa fille Clémence DEBANNE avec Gabriel Auguste BARRAULT, mégissier.

19. Que signifie son nom de famille ? 

Voici l'explication qu'en donne Geneanet : Nom porté dans l'Indre et les départements voisins. Sens obscur. Peut-être un terme régional désignant la chouette, le chat-huant.

20. Qui était son père ? 

Son père était François CHUAT, vigneron, puis charcutier. 

21. Qui était sa mère ? 

Sa mère était Jeanne COURTAULT. 

22. Quelle était sa fratrie ? 

Elle est issue d'une famille assez resserrée, n'ayant que deux frères aînés : 

  • Pierre, vigneron à Issoudun (Indre)
  • Claude dit Louis, vigneron à Issoudun (Indre)

23. Avait-elle des relations avec les autres membres de sa famille ? 

Elle semble assez proche de ses deux frères qui sont tous les deux témoins à son mariage ainsi qu'aux naissances, mariages ou décès de ses enfants. 

24. Pouvez-vous retracer sa généalogie sur quatre générations ? 


(source : Heredis 2018)
Tous ses ancêtres sont originaires d'Issoudun à l'exception de son arrière-grand-mère Marie DESCOLAS qui est originaire de Ségry (Indre). Tous les hommes sans exception sont vignerons et les femmes n'ont pas de travail renseigné. Cinq de ses ancêtres savent écrire. 

25. Quelle était sa religion ? 

Elle était probablement catholique, mais je n'en ai pas de preuve. 

26. Votre ancêtre chez le notaire.

Il passe son contrat de mariage le 6 janvier 1862 à Saint-Denis à Issoudun (Indre), chez ses parents, devant Maître SANGLIER. 


Signatures de son contrat de mariage
(source : Archives départementales de l'Indre - 2 E 5138)
Le futur époux apporte en dot : 

  • la terre de La Greletterie (valeur de 800 F)
  • la vigne des Batailles (valeur de 300 F)
  • la vigne de Pied Plat (valeur de 400 F)
De ces vignes on estime pouvoir tirer un profit de 45 F par an. 

La future épouse apporte en dot : 
  • 6 draps de lit estimés 24 F
  • une terre aux Batailles  (valeur de 700 F)
  • une vigne au Clos des Barmondes (Sainte-Lizaigne, Indre) (valeur de 200 F)
  • une moitié de vigne au Clos de Volget (Sainte-Lizaigne, Indre) (valeur de 100 F)
  • une vigne à Bascon (Sainte-Lizaigne, Indre) (valeur de 200 F)
  • le tiers d'une vigne aux Clos des Fontenelles (Migny, Indre) (valeur de 300 F)
  • le tiers d'une terre aux mêmes lieux (valeur de 300 F)
De ces vignes on estime pouvoir tirer un profit de 45 F par an. 

Aussitôt après le mariage, les futurs époux s'obligent à aller vivre chez les père et mère CHUAT qui devront les "loger, nourrir, chauffer, éclairer, blanchir, raccommoder, vêtir, soigner et médicamenter en cas de maladie" en échange de quoi les époux s'emploieront à la culture et l'exploitation des terres. Le vin récolté leur appartiendra et sera enfuté à leur frais mais logé chez les père et mère CHUAT. 

27. Avez-vous des photos de votre ancêtre ? Pouvez-vous faire un trombinoscope ?

Je ne possède pas de photographie de Louise CHUAT. 

28. Quels étaient ses repas ? 

Elle devait consommer du vin puisqu'elle était issue d'une famille de vigneron et que son mari et ses deux frères étaient également vignerons. 

29. Y a-t-il une histoire qui se transmet sur cet ancêtre ? Est-elle vraie ? 

Il n'y a pas d'histoire particulière au sujet de cette ancêtre qui s'est transmise dans la famille, mais ma grand-mère connaissait son nom bien qu'elle ne l'ait jamais connue. 

30. Comment a-t-elle participé à la vie de la communauté (membre du conseil municipal, cahier de doléances, sage-femme ...) ? 

Elle n'a pas, à ma connaissance, participé de manière particulière à la vie de la communauté. 

dimanche 21 juin 2020

Biographie : Henri Clément DEBANNE

Henri Clément DEBANNE
|
Henri dit Eugène DEBANNE
|
Ma grand-mère

1. Est-ce que j'ai toutes les informations sur sa naissance ? Son baptême ? Qui étaient ses parrains/marraines ? 

(source : Archives départementales de l'Indre - 3 E 088/264 vue 95/107)
Henri Clément DEBANNE est né le 21 décembre 1839 à 22h au lieu-dit de La Greletterie au sud d'Issoudun (Indre). 

(source : Remonter Le Temps)
Sa naissance a été déclarée le surlendemain à Étienne LEBON, adjoint au maire d'Issoudun par Marie Anne SARAZIN, sage-femme. Je ne sais pas qui sont ses parrain et marraine, mais les deux témoins sont : 
  • Étienne NIVET
  • Jean DEBANNE, oncle de l'enfant
Ils sont tous deux vignerons à Issoudun (Indre). 

2. Est-ce que j'ai toutes les informations sur son mariage ? Qui était présent ? Liens de parenté ? 

Il se marie le 6 janvier 1862 à Issoudun (Indre) avec Louise CHUAT, lingère, fille de François CHUAT, vigneron, et de Jeanne COURTAULT. Le mariage est célébré par Étienne MAYET, adjoint au maire d'Issoudun. 

Signatures de l'acte de mariage
(source : Archives départementales de l'Indre - 3 E 088/339 - vue 3/134)
Les témoins du mariage sont : 
  • Pierre CHAMPEAUX, parcheminier à Issoudun (Indre), beau-frère de l'époux
  • Yvan MARGUERITAT, vigneron à Issoudun (Indre), beau-frère de l'époux
  • Pierre CHUAT, vigneron à Issoudun (Indre) frère de l'épouse
  • Claude CHUAT, vigneron à Issoudun (Indre), frère de l'épouse
3. Comment s'est déroulé le mariage ? 

Le mariage se déroule en présence des parents des deux époux. 

4. Est-ce que j'ai toutes les informations sur son décès ? Qui était présent ? Où a eu lieu l'enterrement / l'inhumation ? 


(source : Archives départementales de l'Indre - 3 E 231/15 - vue 262/330)
Il meurt le 24 avril 1885 à 4h au lieu-dit de La Madrolle à Velles (Indre) âgé de 45 ans. Le décès est déclaré le soir même par François dit Étienne BOITREAU, vigneron à Issoudun (Indre), son gendre et par Sylvain MERLOUD, journalier à La Madrolle à Velles (Indre). Je ne sais pas où il a été inhumé. 

5. Est-ce que j'ai toutes les informations sur son passé militaire ? Fiche matricule ? Invalide ? Légion d'honneur ?

Les archives militaires de son époque ne sont pas disponibles en ligne. 

6. Est-ce que je peux trouver des informations sur lui dans la presse ? 

Il n'y a pas d'informations dans la presse le concernant. 

7. Quels événements historiques a-t-il connus ? 

Il naît sous la monarchie de Juillet. Lorsqu'il est âgé de 9 ans, c'est le début de la Deuxième République. Il a 30 ans pendant la Guerre de 1870 à laquelle il ne participe pas à ma connaissance. 

8. Quelle était son instruction ? 

(source : Archives départementales de l'Indre)
Il savait lire et écrire, il avait probablement reçu une instruction primaire. Il appartient à la première génération lettrée de sa famille. 

9. Dans quel environnement géographie évoluait-il ? 

Dans son enfance et le début de la vie adulte, il vit à La Greletterie à Issoudun (Indre), puis Rue du Moulin Saint-Paterne dans la même ville, près de la rivière la Théols. 

10. S'est-il beaucoup déplacé dans sa vie ? 

À partir de son mariage, il vit à Saint-Denis au nord d'Issoudun (Indre) d'où était originaire sa femme.  En 1875, il vit à Argenton-sur-Creuse (Indre), en 1878 il vit à Eyzerac (Dordogne), en 1880 à Saint-Marcel (Indre), en 1883 à Tendu (Indre) et en 1884 à Velles (Indre). Il est donc globalement beaucoup resté dans l'Indre, même s'il a voyagé avec sa famille jusqu'en Dordogne. 

11. Comment se déplaçait-il ? 

Il était camionneur et roulier, ce qui signifie qu'il se déplaçait en charrette (probablement tirée par des chevaux) pour y transporter des marchandises qu'il vendait. 

12. Quel était son premier métier ? Comment en vivait-il ?

Le premier que je lui connais, au moment de son mariage, est celui de vigneron. Il vient d'une dynastie de vignerons (qui cultivaient les vignes et faisaient du vin), tous ses ancêtres étaient vignerons. 

13. Quels étaient ses autres métiers recensés ? Comment en vivait-elle ? 

En 1875, alors qu'il quitte Issoudun (Indre) pour Argenton-sur-Creuse (Indre), il est camionneur (il ne conduit évidemment pas un camion à l'époque mais plutôt une charrette). Ensuite, pendant plus de 10 ans, il est journalier ce qui laisse supposer qu'il vivait très modestement. En 1878, il est roulier et en 1882, peu de temps avant sa mort, il est domestique à Saint-Marcel (Indre). 

14. Comment apparaît-il dans les recensements ? 

(source : Archives départementales de l'Indre - M 4750 - vue 116/276)
Il est toujours nommé Clément dans les recensements ce qui laisse penser que c'était son prénom usuel et qu'il n'utilisait pas celui d'Henri. Ce prénom de Clément (Clémence ou Clémentine pour les filles) reste très présent ensuite dans sa famille. 

15. Quel était le parler de sa région ? 

On parlait le berrichon dans l'Indre et étant tout à fait originaire de la région, il est probable qu'il parlait lui-même berrichon. 

16. Comment s'habillait-il ?

Voici un extrait intéressant issu de Les Français peints par eux-mêmes, encyclopédie morale du dix-neuvième siècle, t. II, Paris, L. Curmer, 1841, p. 329 : 

Le vigneron du Berry serait incomplet si je passais sous silence le vigneron, villageois civilisé,  citadin de faubourg, métis du paysan et du bourgeois, qui ne porte ni grand chapeau comme les gens de la campagne, ni chapeau rond comme les gens de la ville, mais le chapeau à cornes ; qui ne porte ni l'habit à la française comme les uns, ni le frac comme les autres, mais une veste à la carmagnole ; qui sait lire et écrire au besoin, qui comprend même la politique, au moins en ce qui touche spécialement ses intérêts. Concernant les vignerons d'Issoudun, ils se sont insurgés après 1830, à cause de l'impôt des droits réunis. Ils ont battu les employés et brûlé les registres de l'administration.

17. Combien a-t-il eu d'enfants ? 

Il a eu douze enfants avec sa femme Louise CHUAT : 
  • Jeanne Clémence dite Clémentine DEBANNE, couturière, domestique et jardinière, née le 24 décembre 1862 à Issoudun (Indre)
  • Catherine Claire dite Octavie DEBANNE, couturière, domestique et festonneuse, née le 18 avril 1864 à Issoudun (Indre)
  • Marie DEBANNE, née le 29 octobre 1866 à Issoudun (Indre) et morte à un an
  • Clément DEBANNE, né le 20 mars 1869 à Issoudun (Indre) et mort à 16 mois
  • Charles DEBANNE, né le 19 juin 1870 à Issoudun (Indre) et mort à 3 mois
  • Clément DEBANNE, boulanger, né le 6 septembre 1871 à Issoudun (Indre)
  • Charles dit Louis DEBANNE, adjudant, Mort pour la France, Médaille militaire, Croix de guerre 1914-1918, Chevalier de l'Ordre du Dragon d'Annam, né le 10 novembre 1875 à Argenton-sur-Creuse (Indre)
  • Clémence DEBANNE, festonneuse, née le 22 août 1878 à Eyzerac (Dordogne)
  • Henri dit Joseph DEBANNE, mégissier et débitant de tabac, né le 21 octobre 1880 à Saint-Marcel (Indre)
  • Marie dite Marie Louise DEBANNE, née le 19 mars 1882 à Saint-Marcel (Indre)
  • Henri dit Eugène DEBANNE (mon ancêtre), mégissier, négociant, né le 26 juin 1883 à Tendu (Indre)
  • Jules Yvan DEBANNE, né le 4 décembre 1884 à Velles (Indre) et mort à 8 mois
Beaucoup de ses enfants ont des surnoms, j'ai des photos uniquement de Charles dit Louis DEBANNE qui était militaire de carrière et qui a vécu près de 10 ans au Tonkin. 

Charles dit Louis DEBANNE à gauche sur la photo (il aura deux enfants au Tonkin dont nous ignorons le nom)
(source : Archives familiales)
Et évidemment mon ancêtre Henri dit Eugène DEBANNE qui était marchand de tissus. 

(source : Archives familiales)
18. A-t-il assisté au mariage de ses enfants ? 

Il n'assiste pas au mariage de sa fille Jeanne Clémence avec François BOITREAU, vigneron en 1882 à Issoudun (Indre) car il habite alors Saint-Marcel (Indre) mais il donne son consentement devant notaire. Il est mort avant de pouvoir assister au mariage de ses autres enfants. 

19. Que signifie son nom de famille ? 

Selon Filae, DEBANNE est un nom de famille désignant l'originaire de "banne", nom de localité. Cela expliquerait pourquoi au début du XVIIIe siècle il était parfois orthographié "de BANNE". 

20. Qui était son père ? 

Son père était Jean Étienne DEBANNE, vigneron. 

21. Qui était sa mère ? 

Sa mère était Catherine LAMOUREUX. 

22. Quelle était sa fratrie ? 

Il avait sept frères et soeurs mais il ne les a pas tous connus, certains étant morts avant lui (il est l'avant-dernier de sa famille) : 
  • Étienne, décédé à 10 jours
  • Marie Julitte, décédée à 16 mois
  • Henriette, femme d'un parcheminier d'Issoudun (Indre)
  • Gilbert, décédé à 12 jours
  • Catherine dite Clémentine, femme d'un vigneron d'Issoudun (Indre)
  • Étienne Clément, décédé à 2 ans
  • Eugénie, femme d'un vigneron d'Issoudun (Indre)
23. Avait-elle des relations avec les autres membres de sa famille ? 

Il avait des liens avec ses beau-frères (tous ses frères étant décédés). Pierre CHAMPEAUX, son beau-frère, est témoin à son mariage. Evan dit Yvan MARGUERITAT, son autre beau-frère est également témoin à son mariage et inspire probablement le prénom de son dernier fils. Il n'est lui même pas témoin des actes de sa famille proche car il voyageait beaucoup. 

24. Pouvez-vous retracer sa généalogie sur quatre générations ?

(source : Heredis 2018)
Tous ses ancêtres sur quatre générations sont illettrés et sont vignerons dans l'Indre. Ils sont tous originaires d'Issoudun (Indre) à trois exceptions près : 
  • son arrière-grand-mère Marie CADOUX vient d'Ardentes (Indre)
  • son arrière-grand-père Jean ROUET vient de Châteauroux (Indre)
  • son arrière-grand-mère Marie FERRÉ vient de Déols (Indre)
25. Quelle était sa religion ?

Il était probablement catholique comme ses ancêtres, mais je n'en ai pas de preuve. 

26. Votre ancêtre chez le notaire. 

Il passe son contrat de mariage le 6 janvier 1862 à Saint-Denis à Issoudun (Indre), chez ses beaux-parents CHUAT-COURTAULT devant Maître SANGLIER. 

Signatures de son contrat de mariage
(source : Archives départementales de l'Indre - 2 E 5138)
Le futur époux apporte en dot : 
  • la terre de La Greletterie (valeur de 800 F)
  • la vigne des Batailles (valeur de 300 F)
  • la vigne de Pied Plat (valeur de 400 F)
De ces vignes on estime pouvoir tirer un profit de 45 F par an. 

La future épouse apporte en dot : 
  • 6 draps de lit estimés 24 F
  • une terre aux Batailles  (valeur de 700 F)
  • une vigne au Clos des Barmondes (Sainte-Lizaigne, Indre) (valeur de 200 F)
  • une moitié de vigne au Clos de Volget (Sainte-Lizaigne, Indre) (valeur de 100 F)
  • une vigne à Bascon (Sainte-Lizaigne, Indre) (valeur de 200 F)
  • le tiers d'une vigne aux Clos des Fontenelles (Migny, Indre) (valeur de 300 F)
  • le tiers d'une terre aux mêmes lieux (valeur de 300 F)
De ces vignes on estime pouvoir tirer un profit de 45 F par an. 

Aussitôt après le mariage, les futurs époux s'obligent à aller vivre chez les père et mère CHUAT qui devront les "loger, nourrir, chauffer, éclairer, blanchir, raccommoder, vêtir, soigner et médicamenter en cas de maladie" en échange de quoi les époux s'emploieront à la culture et l'exploitation des terres. Le vin récolté leur appartiendra et sera enfuté à leur frais mais logé chez les père et mère CHUAT. 

27. Avez-vous des photos de votre ancêtre ? Pouvez-vous faire un trombinoscope ? 

Je ne possède pas de photographie d'Henri Clément DEBANNE mais voici la tenue habituelle d'un vigneron berrichon au XIXe siècle. 

Les Français peints par eux-mêmes, encyclopédie morale du dix-neuvième siècle, t. II, Paris, L. Curmer, 1841, p. 330
28. Quels étaient ses repas ? 

Il devait manger assez modestement et probablement boire du vin puisqu'il en produisait. 

29. Y a-t-il une histoire qui se transmet sur cet ancêtre ? Est-elle vraie ? 

Il n'y a pas d'histoire particulière au sujet de cet ancêtre qui s'est transmise dans la famille. 

30. Comment a-t-il participé à la vie de la communauté (membre du conseil municipal, cahier de doléances, sage-femme ...) ? 

Il n'a pas, à ma connaissance, participé de manière particulière à la vie de la communauté. 

lundi 30 octobre 2017

Charles DEBANNE est mort chez sa nourrice

Henri Clément DEBANNE + Louise DEBANNE-CHUAT
|                                                   |
Charles DEBANNE                Henri DEBANNE-LECAS
                                                    |
                                               Ma grand-mère
                                                    |
                                                 Ma mère
                                                    |
                                                     Moi

Mes arrières-arrières-grand-parents DEBANNE ont eu une descendance prolifique de douze enfants. Malheureusement, une partie de ces enfants n'a pas survécu à l'âge adulte. C'était le cas de mon arrière-grand-oncle Charles DEBANNE. Je savais qu'il était né en 1870 au village de Saint-Denis à Issoudun (Indre), et j'étais sûr qu'il était mort jeune car je ne le retrouvais sur aucun recensement. Malheureusement, impossible de retrouver son acte de décès. 

Voici la situation de la famille au moment de sa naissance. Henri Clément DEBANNE est alors vigneron et sa femme Louise CHUAT est lingère. Ils vivent au village de Saint-Denis à Issoudun (Indre) et ont déjà eu deux filles : Jeanne Clémence dite Clémentine et Catherine Claire. Ils ont ensuite eu deux autres enfants, Marie et Clément, morts tous deux âgé d'à peine plus d'un an. 

(source : Heredis 2018)
Le 19 juin 1870, naît encore un enfant, Charles DEBANNE. Les deux enfants précédents sont-ils morts de maladie ? Les deux parents n'avaient-ils pas le temps de s'occuper deux à cause du travail ? Le couple vit à l'époque parmi la famille CHUAT comme prévu dans leur contrat de mariage. En tout cas, il semble que ses parents aient décidé de placer leur fils en nourrice à la campagne, comme cela se faisait beaucoup au XIXe siècle. Mais voyons d'abord comment j'ai pu retrouver cette information.

(source : Heredis 2018)
C'est grâce au matricule militaire du frère cadet de Charles DEBANNE, un autre Clément DEBANNE, que j'ai eu l'idée de modifier mes critères de recherches sur Filae. En effet, son nom de famille avait été réécrit au-dessus de son nom, ce qui me faisait penser que parfois, dans les actes, on pouvait lire ou écrire DELANNE au lieu de DEBANNE.

(source : Archives départementales de l'Indre - R 2326 - vue 128/570)
Et en effet, en tapant Charles DELANNE sur Filae, j'ai trouvé immédiatement l'acte de décès de Charles DEBANNE (dont le nom avait été mal orthographié). 

(source : Archives départementales de l'Indre - 3 E 128/010 vue 288/319)
"Charles Delanne, 
âgé de trois mois, sans profession, né à Saint Denis, 
Commune d'Issoudun (Indre) le dix neuf Juin Mil
huit cent soixante dix, fils de Clément Delanne, 
âgé de trente ans, vigneron, et de Louise Chuat, âgée
de Vingt sept ans, lingère"

Il n'est pas permis de douter qu'il s'agit bien de mon Charles DEBANNE puisque sa date et son lieu de naissance sont bons et que ses parents sont nommés avec le bon âge, la bonne profession et le bon domicile. Tout est correct à une lettre près dans le nom de famille. Et voici comment j'apprends que ses parents l'avaient mis en nourrice : 

(source : Archives départementales de l'Indre - 3 E 128/010 vue 288/319)
"est décédé en la maison
d'habitation de Marie Philippe, âgée de trente huit
ans, sans profession, demeurant aux Loges de Crevant, 
en cette dite Commune de Montierchaume, chez la 
quelle l'enfant était placé en nourrice"

Montierchaume n'est pas tout près d'Issoudun puisque la commune se situe plutôt près de Châteauroux. Le pauvre bébé est mort à trois mois, loin de ses parents, mais au moins il n'est pas oublié puisque maintenant, le lieu et la date de son décès sont retrouvés, 137 ans plus tard. 

1 : Village de Saint-Denis à Issoudun / 2 : Les Loges à Montierchaume
(source : Heredis 2018)
Cinq ans après le décès de Charles DEBANNE, ses parents auront un autre enfant également nommé Charles (en souvenir du premier enfant ?) mais qu'on surnommera Louis qui fut un valeureux combattant de la Grande guerre et qui vécut une grande partie de sa vie au Tonkin. 

lundi 18 mai 2015

Le consentement de mariage de Charles COURTAULT

Charles COURTAULT
|
Jeanne COURTAULT
|
Louise CHUAT
|
Henri DEBANNE
|
Ma grand-mère
|
Ma mère
|
Moi

(source : Archives départementales de l'Indre)
Il est des ancêtres dont on sait moins de choses que d'autres. C'est le cas de Charles COURTAULT, vigneron domicilié à Issoudun (Indre). Il n'a en effet eu que deux enfants avec mon ancêtre Catherine DURAND, dont seule mon ancêtre Jeanne COURTAULT, a survécu. 

(source : Heredis 2014)
À part ses actes de baptême, mariage, décès, ainsi que ceux de ses enfants, je n'avais donc que peu de renseignements à son sujet. Mais avant ce mariage avec Catherine DURAND, notre vigneron avait épousé Catherine PLOQUIN (probablement une cousine éloignée étant donné que les mères des deux époux ont pour nom de famille GUILLAUME et qu'un témoin est cousin des deux époux). Elle meurt un an après le mariage sans avoir eu d'enfants. 

Pourtant, au moment de ce mariage, Charles DURAND est "mineur" selon la loi de l'époque (il est âgé de 20 ans) et orphelin de père, mère et aïeuls paternels et maternels. 

(source : Archives départementales de l'Indre - 3 E 088/139-141 - p. 89)
"Charles Courtault, âgé de vingt ans, vigneron domicilié
en cette ville sur la section du couchant, fils mineur de deffunt
Pierre Courtault, vivant vigneron et de deffunte Catherine
Guillaume, n'aïant plus aussi ni aïeuls ni aïeules, et 
procédant sous l'autorité de son tuteur et d'un conseil de 
famille. conformément à la loi,"

J'ai donc la chance d'avoir cet acte de mariage extrêmement long pour l'époque (nous sommes en 1808) dans lequel sont indiqués les lieux et dates du décès des parents et des quatre grands-parents de Charles COURTAULT (une belle avancée généalogique en un seul acte) afin de prouver qu'il est vraiment orphelin. Mais également un acte de consentement de son conseil de famille qui a nommé un tuteur pour l'occasion en la personne de Pierre PASQUET, le frère de Charles COURTAULT (sa mère, Catherine GUILLAUME ayant au deux mariages au long de sa vie). 

(source : Heredis 2014)
Il y a donc un acte passé devant le juge de paix d'Issoudun, François JOUSLIN de NORAY, où les membres les plus lettrés d'une famille où peu de gens savent écrire sont présents pour former le conseil de famille.

Signatures du consentement de mariage
(source : Archives départementales de l'Indre)
C'est la première fois que je lis un acte notarié aussi ancien et il est amusant d'y lire un langage mi-officiel mi-courant. 

(source : Archives départementales de l'Indre)
"Pardevant nous francois
Jouslin De Noray, juge de paix du canton nord est Dissoudun
assisté de Notre Greffier, est comparu Paul Paquet, Vigneron, 
Demeurant au Village de Chinault, Commune D'issoudun, assisté
de charles Courtault son Pupil, lequel a Dit que le Dit Courtault
mineur etant au Soir de se marier avec Catherine Ploquin
fille de Pierre Ploquin, propriétaire, Vigneron, Demeurant
au dit Village de Chinault et de Cathrine Guillaume, son épouse, 
Il a Requis l'assemblée de famille des parents et amis Cy
après nommés a l'effet de Consentir au futur mariage"

Sont donc rassemblés pour représenter la famille de Charles COURTAULT : 
  • Paul PASQUET, vigneron, frère de l'époux
  • Louis COURTAULT, vigneron, cousin de l'époux
  • Louis CHARLOT, vigneron, cousin de l'époux
  • Jean FEUILLET, vigneron, beau-frère de l'époux
  • Jean Baptiste GUILLAUME, vigneron, cousin de l'époux
  • François BORDAT, vigneron, allié de l'époux
  • Pierre BAZIN, tonnelier, allié de l'époux
Il y a donc sept personnes, conformément à la loi, pour consentir à ce mariage. Et voici l'étonnant terme choisi par le juge de paix pour désigner la future épouse.

(source : Archives départementales de l'Indre)
"Tous lesquels Parents et amis Réunis Sous notre
Présidence, après en avoir Confére avec nous, nous ont
Dit et declaré que Trouvant le Mariage Projetté ledit
Charles Courtault et la Ditte Catherine Ploquin, bru
sortable, ils font Desir et aprouvent unanimement le dit
mariage et autorise a cet éffet le Dit Paul paquet a y 
Consentir en Leur nom."


La pauvre Catherine PLOQUIN, à une époque où se marier est la même chose qu'acheter un terrain ou une vache, est qualifiée de "bru sortable" !!! Autres temps, autres moeurs ... En tout cas, cet acte me permet d'en savoir un peu plus sur la famille de Charles COURTAULT, d'apprendre qu'au décès de ses parents il a été élevé par son frère aîné, que certains membres de sa famille étaient quand même lettrés, et que les femmes n'étaient pas bien considérées au début du XIXe siècle, malgré la Révolution passée. 

vendredi 17 avril 2015

De la mémoire familiale à la vérification des archives

Ma grand-mère avant une mémoire généalogique incroyable et était capable de nommer ses ancêtres jusqu'à la fin du XVIIIe siècle. Ma mère, qui a démarré notre généalogie a noté tout ce que savait ma grand-mère sur sa famille. Parmi ces renseignements, le cousin-germain de ma grand-mère nommé René DEBANNE qui aurait été tapissier à Orléans. 

Lien entre René DEBANNE et ma grand-mère
(source : Heredis 2014)
C'est étrange de penser que ma grand-mère, que j'ai connue, avait un cousin-germain né en 1894 ! En tout cas, lorsque j'ai commencé mes recherches sur cette branche, voici ce que nous savions de cette branche que nous avions perdue de vue.

(source : Heredis 2014)
La première chose que j'ai trouvée sur cette famille et qui me donna envie de chercher des renseignements les concernant fut aux Archives départementales du Loiret. Je fouillais le fond iconographie à la recherche d'éventuelles photos des DELAHAYE quand je suis tombé sur plusieurs photos au nom de René DEBANNE, tapissier à Orléans. Il y avait peu de chances pour que ce ne soit pas le mien, le nom DEBANNE étant relativement rare. 

Auguste JAQUES, Vue de décoration d'intérieur, une chambre, photographie réalisée à la demande de M. René Debanne, tapissier, 28 rue du Colombier à Orléans, v. 1950-1960
(source : Archives départementales du Loiret - 31 FI 1339)
Récemment, les archives d'Orléans ont mis en ligne les registres de mariage du début du XXe siècle. J'ai ainsi pu retrouver le mariage de René DEBANNE et par là son acte de naissance et le lieu de mariage de son père. Déroulons le fil dans l'ordre en revenant à Clément DEBANNE, le frère de mon arrière-grand-père. 

Clément DEBANNE est né au village de Saint-Denis sur la commune d'Issoudun (Indre). C'est le 6e enfant d'une famille de douze dont le père, Henri Clément DEBANNE est vigneron avant de voyager jusqu'en Dordogne pour exercer sa profession de "camionneur" ou de roulier. 

Alexis-Hubert JAILLOT, La Province de Berry, Paris, Chez l'Auteur le Sr. Iaillot, 1707 (détail)
(source : Gallica/BnF)
Clément a 14 ans lorsque son père meurt, laissant sa veuve, Louise CHUAT, élever tous leurs enfants survivants. En 1891, à l'âge de 20 ans, il vit encore avec sa mère avec 4 de ses frères et soeur à Issoudun où il exerce la profession de scieur de long. 

(source : Archives départementales de l'Indre - M 4843 - p. 136)
En 1892, il part vers le nord à Binas (Loir-et-Cher) où il s'installe comme boulanger. C'est là qu'il rencontre Rose Laurence Ernestine GAUDIER, lingère, fille de Vrain Eugène GAUDIER, charron et d'Aglaé Victoire TESSIER, couturière. 

(source : Heredis 2014)
Je ne leur trouve qu'un enfant à Binas, René Marius Joseph DEBANNE. Peut-être en eurent-ils d'autres à Orléans. Cet enfant est donc notre fameux tapissier, cousin-germain de ma grand-mère. Il se marie en 1919 à Orléans avec Renée Blanche Désirée BAUMIER un tapissière également, fille d'Alphonse Léon BAUMIER, cordonnier et marchand de chaussures et de Blanche Adélaïde Marie LUYT. 

De la mémoire de ma grand-mère, ils eurent deux enfants : Pierre et Gabrielle DEBANNE. Je ne les ai jamais rencontrés, mais peut-être que ce billet servira de bouteille à la mer, qui sait ? En tout cas, voici maintenant l'état de mes découvertes sur cette branche qui s'est bien remplie grâce à l'initiative des archives municipales d'Orléans de mettre en ligne des registres du début du XXe siècle qui, rappelons-le, appartiennent au domaine public maintenant. 

(source : Heredis 2014)