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samedi 4 juillet 2020

Biographie : Marie GIRY

Marie GIRY
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Louise BESSE
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Baptiste DESVEAUX
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Mon grand-père

1. Est-ce que j'ai toutes les informations sur sa naissance ? Son baptême ? Qui étaient ses parrains/marraines ? 

(source : Archives départementales de la Haute-Vienne - 3 E 136/3 - vue 2/83)
Marie GIRY est née le 22 février 1826 à 23h au lieu de Forgeas à Saint-Bazile (Haute-Vienne). Sa naissance est déclarée le lendemain par son père François GIRY, cultivateur au même lieu. Je ne sais pas qui sont ses parrain et marraine, mais les deux témoins de sa naissance sont : 
  • Jean GIRAUD (écrit à tort GERALD), cultivateur, grand-père de l'enfant
  • Jean VOISIN, cultivateur
Ils vivent tous deux également à Forgeas à Saint-Bazile (Haute-Vienne). 


2. Est-ce que j'ai toutes les informations sur son mariage ? Qui était présent ? Liens de parenté ? 

Elle se marie le 6 décembre 1842 à 10h à Chéronnac (Haute-Vienne) avec Léonard BESSE, propriétaire, fils de Jean BESSE, propriétaire, et de Marguerite VIAUD. 

Signatures de l'acte de mariage
(source : Archives départementales de la Haute-Vienne - 3 E 44/10 - vue 16/120)
Les témoins du mariage sont : 
  • Guillaume VIAUD, propriétaire au Village de la Martinie à Chéronnac (Haute-Vienne), oncle par alliance de l'époux
  • Jacques BESSE, propriétaire au Village des Champs à Videix (Haute-Vienne), cousin au troisième degré de l'époux
  • Jean GIRY, propriétaire au Village de Forgeas à Saint-Bazile (Haute-Vienne), oncle paternel de l'épouse
  • François GIRY, propriétaire au Village du Moulin Neuf à Saint-Bazile (Haute-Vienne), oncle paternel de l'épouse
3. Comment s'est déroulé le mariage ? 

Les parents de l'époux et le père de l'épouse sont présents au mariage. D'après Wikipedia, "Le jour de son mariage, lorsqu'un paysan de la Haute-Vienne va à l'église au XIXe siècle, il a soin de mettre du sel dans sa poche et un anneau béni à un de ses doigts, à cause de sa peur des sorciers. Lors de la célébration, il doit se mettre à genoux sur la robe de sa prétendue, autrement il ne serait jamais la maître dans sa maison. Au retour, la mariée trouve un balai à la porte de sa nouvelle demeure, elle doit le prendre et en faire usage immédiatement, pour montrer qu'elle sera laborieuse." (source : Article Limousins de Wikipedia en français, licence CC-BY-SA 3.0)

4. Est-ce que j'ai toutes les informations sur son décès ? Qui était présent ? Où a eu lieu l'enterrement / l'inhumation ?

(source : Archives départementales de la Haute-Vienne - 3 E 44/14 - vue 37/60)
Elle meurt le 15 octobre 1859 à 22h à La Buzatière à Chéronnac (Haute-Vienne) âgée de 33 ans. Le décès est déclaré le lendemain à Adolphe BARRET-BOISBERTRAND, le maire de la commune par : 
  • Léonard LÉONARD, propriétaire cultivateur au Hameau de Bachellerie à Chéronnac (Haute-Vienne), beau-frère de la défunte
  • Jean RIVET, colon au Village de la Buzatière à Chéronnac (Haute-Vienne)
Je ne sais pas où elle a été inhumée. 

5. Est-ce que j'ai toutes les informations sur son passé militaire ? Fiche matricule ? Invalide ? Légion d'honneur ?

Les femmes ne participaient pas à l'armée à cette époque.  

6. Est-ce que je peux trouver des informations sur elle dans la presse ? 

Il n'y a pas d'informations dans la presse la concernant. 

7. Quels événements historiques a-t-elle connus ? 

Elle naît sous la Restauration, sous le règne de Charles X, se marie sous le règne de Louis-Philippe Ier et meurt l'année où le baron HAUSSMANN propose à Napoléon III l'organisation actuelle des arrondissements de Paris. 

8. Quelle était son instruction ? 

Elle était illettrée. 

9. Dans quel environnement géographie évoluait-elle ? 

Elle grandit au Village de Forgeas à Saint-Bazile (Haute-Vienne). Voici ce qu'en dit André LECLER : "Forgeas [...] où sont les restes d'un ancien prieuré qui était sous l'invocation de sainte Quitterie, martyre d'Espagne, dont la fête est le 22 mai. Sa chapelle tombait en ruine en 1751, elle existait cependant en 1783." (André LECLER, Dictionnaire historique et géographie de la Haute-Vienne, Limoges, 2014, p. 499)

Forgeas (1), entre Saint-Bazile (4) et Chéronnac (5)
(source : Heredis 2018)
10. S'est-elle beaucoup déplacée dans sa vie ? 

Non, après son mariage, elle va vivre à La Buzatière à Chéronnac (Haute-Vienne) avec son mari et y restera jusqu'à sa mort.

11. Comment se déplaçait-elle ? 

Probablement à pieds.

12. Quel était son premier métier ? Comment en vivait-elle ? 

En 1854, elle est mentionnée comme cultivatrice. Elle travaillait probablement aux champs avec son mari.

13. Quels étaient ses autres métiers recensés ? Comment en vivait-elle ? 

Elle est également mentionnée à deux reprises comme propriétaire. Elle et son mari étaient propriétaires terriens à La Buzatière à Chéronnac (Haute-Vienne).

14. Comment apparaît-elle dans les recensements ? 

Les recensements de la Haute-Vienne n'étant pas très complets, elle n'apparaît que dans deux recensements datant d'avant son mariage.

(source : Archives départementales de la Haute-Vienne - 6 M 190 - vue 13/19)
En 1836, elle vit à Forgeas à Saint-Bazile (Haute-Vienne) avec son père, alors veuf, et leur servante, Marie DOUTRE.

(source : Archives départementales de la Haute-Vienne - 6 M 190 - vue 8/21)
En 1841, elle vit au même lieu avec son père, Marie VOISIN, leur servante, et Jean RIBIERRE, leur domestique.

15. Quel était le parler de sa région ? 

On y parlait le limousin ou langue d'or, qui est un dialecte de l'occitan. 

16. Comment s'habillait-elle ?

D'après Wikipedia, "les femmes portent de longues brassières qui leur prennent la taille et un jupon qui leur descend jusqu'au-dessous du mollet ; elles ont une coiffe à ailes reployées sur leur front ; leurs cheveux, retroussés par derrière, forment un chignon peu saillant. Pendant l'hiver et les jours de pluie, elles se couvrent la tête d'un morceau de toile de coton ou de laine." (source : Article Limousins de Wikipedia en français, licence CC-BY-SA 3.0)

17. Combien a-t-elle eu d'enfants ?

Elle a eu cinq enfants avec son mari Léonard BESSE, dont trois ont survécu : 
  • François, propriétaire et cultivateur, né le 29 novembre 1845 au Village de la Buzatière à Chéronnac (Haute-Vienne). Il abandonnera sa femme et ses quatre enfants en 1880 et disparaît sans laisser de traces. 
  • Jean, né le 17 février 1849 au Village de la Buzatière à Chéronnac (Haute-Vienne) mort à 9 ans
  • Marie, née le 3 avril 1851 au Village de la Buzatière à Chéronnac (Haute-Vienne) et morte à 6 ans
  • Louise (mon ancêtre), cultivatrice et propriétaire, née le 12 juin 1854 au Village de Forgeas à Saint-Bazile (Haute-Vienne)
  • Marie, propriétaire cultivatrice, née le 28 janvier 1857 au Village de la Buzatière à Chéronnac (Haute-Vienne)
18. A-t-elle assisté au mariage de ses enfants ? 

Non, tous ses enfants se sont mariés après sa mort. 

19. Que signifie son nom de famille ? 

D'après Marie-Odile MERGNAC, GIRY "correspond à l'une des déformations du nom de baptême Gilles, largement popularisé par saint Gilles de Provence, un ermite qui vivait au XIème siècle." (Marie-Odile MERGNAC, Les noms de famille en Dordogne, Paris, Archives & Culture, 2005, p. 138)

20. Qui était son père ? 

Son père était François GIRY, cultivateur, laboureur et propriétaire. 

21. Qui était sa mère ? 

Sa mère était Marguerite GIRAUD. 

22. Quelle était sa fratrie ? 

Elle a été élevée comme une fille unique, n'ayant eu qu'un frère aîné, Jean, mort à 28 jours, et qu'elle n'a pas connu. 

23. Avait-elle des relations avec les autres membres de sa famille ? 

Son père vient d'une nombreuse fratrie, et deux de ses oncles, Jean et François GIRY sont témoins à son mariage. Son père est témoin de la naissance de sa fille Louise (mon ancêtre) en 1854. 

24. Pouvez-vous retracer sa généalogie sur quatre générations ? 

(source : Heredis 2018)
Les archives de la Haute-Vienne étant les dernières de France à avoir été mises sur internet, et n'étant pas encore complètes avant 1737 dans beaucoup de communes, mes recherches sur cette branche sont encore incomplètes. Tous ses ancêtres sur quatre générations sont illettrés. Ils viennent tous de la Haute-Vienne sauf peut-être Jeanne RESTOIN qui, d'après certaines personnes sur Geneanet, viendrait de Dordogne, ce qui expliquerait pourquoi les curés de l'époque ont du mal à écrire son nom qu'ils ne comprennent pas (RESTOUYS, RESTOIX, RESTOINGS) car on ne parlait pas la même langue dans chaque province à l'époque. Tous sont cultivateurs. 

25. Quelle était sa religion ? 

Elle était probablement catholique. 

26. Votre ancêtre chez le notaire. 

Je ne dispose pas d'acte notarié la concernant. 

27. Avez-vous des photos de votre ancêtre ? Pouvez-vous faire un trombinoscope ? 

Je n'ai pas de photographies de cette ancêtre. 

28. Quels étaient ses repas ? 

Elle mangeait probablement, entre-autres, des châtaignes qui poussent dans sa région. 

29. Y a-t-il une histoire qui se transmet sur cette ancêtre ? Est-elle vraie ? 

Je n'ai pas d'histoire concernant cet ancêtre. 

30. Comment a-t-il participé à la vie de la communauté (membre du conseil municipal, cahier de doléances, sage-femme ...) ? 

Elle est morte jeune et, à ma connaissance, elle n'a pas participé de manière particulière à la vie de la communauté. 

jeudi 2 juillet 2020

Biographie : Léonard BESSE

Léonard BESSE
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Louise BESSE
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Baptiste DESVEAUX
|
Mon grand-père

1. Est-ce que j'ai toutes les informations sur sa naissance ? Son baptême ? Qui étaient ses parrains/marraines ? 

(source : Archives départementales de la Haute-Vienne - 3 E 44/6 - vue 54/69)
Léonard BESSE est né le 19 août 1821 au Village de la Buzatière à Chéronnac (Haute-Vienne). Sa naissance est déclarée le jour même par son père Jean BESSE, propriétaire au même lieu. J ene sais pas qui sont ses parrian et marraine, mais les deux témoins de sa naissance sont : 
  • Jean TIPHONNET, laboureur
  • Pierre COLOMBIER, laboureur
Ils habitent tous deux au village de la Buzatière à Chéronnac (Haute-Vienne). 

2. Est-ce que j'ai toutes les informations sur son mariage ? Qui était présent ? Liens de parenté ? 

Il se marie le 6 décembre 1842 à 10h à Chéronnac (Haute-Vienne) avec Marie GIRY, fille de François GIRY, propriétaire et Marguerite GIRAUD (nommée par erreur GERAL dans l'acte de mariage). 

Signatures de l'acte de mariage
(source : Archives départementales de la Haute-Vienne - 3 E 44/10 - vue 16/120)
Les témoins du mariage sont : 
  • Guillaume VIAUD, propriétaire au Village de la Martinie à Chéronnac (Haute-Vienne), oncle par alliance de l'époux
  • Jacques BESSE, propriétaire au Village des Champs à Videix (Haute-Vienne), cousin au troisième degré de l'époux
  • Jean GIRY, propriétaire au Village de Forgeas à Saint-Bazile (Haute-Vienne), oncle paternel de l'épouse
  • François GIRY, propriétaire au Village du Moulin Neuf à Saint-Bazile (Haute-Vienne), oncle paternel de l'épouse
3. Comment s'est déroulé le mariage ? 

Les parents de l'époux et le père de l'épouse sont présents au mariage. 

4. Est-ce que j'ai toutes les informations sur son décès ? Qui était présent ? Où a eu lieu l'enterrement / l'inhumation ?

(souce : Archives départementales de la Haute-Vienne - 3 E 44/14 - vue 27/60)
Il meurt le 30 novembre 1858 à 3h à La Buzatière à Chéronnac (Haute-Vienne) âgé de 37 ans. Le décès est déclaré le lendemain à Adolphe BARRET-BOISBERTRAND, maire de la commune, par :
  • Léonard LÉONARD, propriétaire au Village de Bachellerie à Chéronnac (Haute-Vienne), beau-frère du défunt, 
  • François COURAUD, propriétaire au Village de la Buzatière à Chéronac (Haute-Vienne), cousin au deuxième degré du défunt. 
Je ne sais pas où il a été inhumé. 


5. Est-ce que j'ai toutes les informations sur son passé militaire ? Fiche matricule ? Invalide ? Légion d'honneur ?

Les matricules militaires de son époque ne sont pas disponibles en ligne. 

6. Est-ce que je peux trouver des informations sur lui dans la presse ? 

Il n'y a pas d'informations dans la presse le concernant. 

7. Quels événements historiques a-t-il connus ? 

Il naît sous la Restauration, sous le règne de Louis XVIII, l'année de la mort de Napoléon Ier. Il se marie sous le règne de Louis-Philippe Ier et meurt sous le Second Empire de Napoléon III. 

8. Quelle était son instruction ? 

(source : Archives départementales de la Haute-Vienne - 3 E 44/9 - vue 48/150)
Il a probablement reçu une instruction primaire, car il savait écrire et probablement lire. Ses enfants (garçons comme filles) apprendront tous à écrire. 

9. Dans quel environnement géographique évoluait-il ? 

(source : Archives départementales de la Haute-Vienne - 3 P 54)
Il passe la majeure partie de sa vie au village de La Buzatière à l'Ouest de Chéronnac (Haute-Vienne). 

10. S'est-il beaucoup déplacé dans sa vie ? 

Il passe le plus clair de sa vie à La Buzatière à l'exception de l'année 1854 où on le retrouve au Village de Forgeas à Saint-Bazile (Haute-Vienne) d'où est originaire sa femme. Il a globalement très peu voyagé dans sa vie. 

11. Comment se déplaçait-il ? 

Probablement à pieds. 

12. Quel était son premier métier ? Comment en vivait-il ? 

En 1836, alors âgé de 14 ans, il est indiqué exercer la profession de cultivateur. Il aidait probablement son père, lui-même cultivateur, aux champs. 

13. Quels étaient ses autres métiers recensés ? Comment en vivait-il ? 

Il est majoritairement désigné comme propriétaire tout au long de sa vie. Si j'en crois le contrat de mariage de sa fille Louise, il possède une propriété au Village du Breuil à Rochechouart (Haute-Vienne) d'une valeur de 17 937 F. Il devait posséder d'autres propriétés et fermes qu'il aura légué à ses autres enfants. Il s'agit donc d'un propriétaire terrien. 

14. Comment apparaît-il dans les recensements ? 

Les recensements de la Haute-Vienne étant très largement incomplets, je ne possède que deux recensements le concernant qui datent de l'époque où il vit encore avec ses parents.

(source : Archives départementales de la Haute-Vienne - 6 M 60 - vue 14/39)
En 1836, où il vit à La Buzatière avec ses parents et son petit frère Léonard. 

(source : Archives départementales de la Haute-Vienne - 6 M 60 - vue 28/37)
Et en 1841, au même lieu, avec ses parents, sa soeur Marie et leur servante Léonarde SOURY. 

15. Quel était le parler de sa région ? 

On y parlait le limousin ou langue d'or, qui est un dialecte de l'occitan. 

16. Comment s'habillait-il ?

Probablement avec des sabots et un chapeau, probablement assortis d'une blouse bleue.

17. Combien a-t-il eu d'enfants ? 

Il a eu cinq enfants avec sa femme Marie GIRY, dont trois ont survécu : 
  • François, propriétaire et cultivateur, né le 29 novembre 1845 au Village de la Buzatière à Chéronnac (Haute-Vienne). Il abandonnera sa femme et ses quatre enfants en 1880 et disparaît sans laisser de traces. 
  • Jean, né le 17 février 1849 au Village de la Buzatière à Chéronnac (Haute-Vienne) mort à 9 ans
  • Marie, née le 3 avril 1851 au Village de la Buzatière à Chéronnac (Haute-Vienne) et morte à 6 ans
  • Louise (mon ancêtre), cultivatrice et propriétaire, née le 12 juin 1854 au Village de Forgeas à Saint-Bazile (Haute-Vienne)
  • Marie, propriétaire cultivatrice, née le 28 janvier 1857 au Village de la Buzatière à Chéronnac (Haute-Vienne)
J'ai une photo de sa fille Louise en 1935, alors âgée de 80 ans. 

(source : Archives familiales)
18. A-t-il assisté au mariage de ses enfants ? 

Non, tous ses enfants se sont mariés après sa mort. 

19. Que signifie son nom de famille ? 

"Besse est un patronyme traduisant la localité d'origine des premiers porteurs du nom. Issu du latin vulgaire bettiu désignant le bouleau, Besse a été attribué aux personnes qui habitaient près d'un bois de bouleau ou bien qui étaient originaires d'un village de ce nom." (Marie-Odile MERGNAC, Les noms de famille en Charente, Paris, Archives & Culture, 2009).

20. Qui était son père ? 

Son père est Jean BESSE, cultivateur et propriétaire. 

21. Qui était sa mère ? 

Sa mère est Marguerite VIAUD, propriétaire. 

22. Quelle était sa fratrie ? 

Il est issu d'une famille de trois enfants dont il est l'aîné : 
  • Marie, cultivatrice à Chéronnac (Haute-Vienne) et Saint-Quentin-sur-Charente (Charente).
  • Marie, probablement décédée jeune sans qu'on déclare son décès dans les registres car elle n'apparaît pas dans les recensements
23. Avait-il des relations avec les autres membres de sa famille ? 

Cette famille semble avoir des liens familiaux connus et solides et on voit des témoins à divers actes mentionner leur liens de cousin au troisième ou au sixième degré. Léonard BESSE est pour sa part témoin du mariage de sa soeur Marie BESSE avec Léonard LÉONARD en 1847. 

24. Pouvez-vous retracer sa généalogie sur quatre générations ? 

(source : Heredis 2018)
Le département de la Haute-Vienne étant le dernier de France a avoir mis ses archives en ligne et les registres numérisés n'étant pas complets avant 1737 pour la plupart des communes, je dispose encore de peu d'informations concernant cette branche, bien que je connaisse le nom de ses ancêtres sur quatre générations. Son père, ses deux grands-pères et son arrière-grand-père François COURAUD sont lettrés. Je n'ai pas beaucoup d'informations concernant leurs professions à part pour son grand-père Léonard VIAUD qui était cloutier. Tous sont originaire de la Haute-Vienne autour de Rochechouart. 

25. Quelle était sa religion ? 

Il était probablement catholique. 

26. Votre ancêtre chez le notaire. 

Je ne dispose pas d'acte notarié le concernant. 

27. Avez-vous des photos de votre ancêtre ? Pouvez-vous faire un trombinoscope ? 

Je n'ai pas de photographies de cet ancêtre. 

28. Quels étaient ses repas ? 

Il mangeait probablement, entre-autres, des châtaignes qui poussent dans sa région. 

29. Y a-t-il une histoire qui se transmet sur cet ancêtre ? Est-elle vraie ? 

Je n'ai pas d'histoire concernant cet ancêtre. 

30. Comment a-t-il participé à la vie de la communauté (membre du conseil municipal, cahier de doléances, sage-femme ...) ? 

Il n'a pas, à ma connaissance, participé à la vie de la communauté. Sa soeur, Marie, épouse Jean LEGER, qui est adjoint au maire de Saint-Quentin-sur-Charente (Charente). 

jeudi 5 janvier 2017

Biographie : Louise BESSE

Louise BESSE
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Baptiste DESVEAUX
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Mon grand-père
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Mon père
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Moi

Louise BESSE voit le jour le 12 juin 1854 dans le village de Forgeas sur la commune de Saint-Bazile (Haute-Vienne). Elle est le quatrième enfant de Léonard BESSE, propriétaire et cultivateur, et de Marie GIRY, également propriétaire et cultivatrice.

Le village de Forgeas, à l'ouest du bourg de Saint-Bazile
(source : Archives départementales de la Haute-Vienne - 3 P 146)
Son frère aîné, François, a 9 ans au moment de sa naissance, et ses autres aînés, Jean et Marie mourront quelques années après sa naissance, alors qu'elle avait trois et cinq ans. Peut-être avait-elle quelques souvenirs de ces enfants qu'elle avait connu dans sa première enfance.

Louise est la seule de sa fratrie à être née à Saint-Bazile, dans le village de Forgeas où vivait la famille GIRY (sa famille maternelle). Il y a fort à parier que Marie GIRY, enceinte, s'était rendue chez ses parents au moment où elle y a accouché. Avant et après cet événement, la famille BESSE vivait au village de la Buzatière à Chéronnac (Haute-Vienne).

(source : Archives départementales de la Haute-Vienne - 46 Fi 7277)
Lorsque Louise est âgée de deux ans, lui naît une autre soeur nommée à nouveau Marie. L'autre Marie, aînée, mourra quelques mois plus tard.

(source : Heredis 2017)
Les décès vont s'enchaîner dans cette famille. Sont-ils dus à la maladie ? À la dureté de la vie dans les campagnes ? Alors qu'elle n'a que quatre ans, Louise BESSE perd son père Léonard qui meurt au jeune âge de 37 ans. Puis c'est au tour de son frère Jean, âgé de 10 ans. Puis, sa mère, Marie GIRY, âgée de 33 ans !

Alors qu'elle a seulement 5 ans, Louise BESSE se retrouve orpheline avec un frère aîné de 13 ans et une petite soeur d'un an. Je sais par un conseil de famille ultérieur qu'elle a été d'abord placée sous la tutelle de Léonard LÉONARD, probablement son oncle (il avait épousé sa tante Marie BESSE).

(source : Geneanet)
Il lui est ensuite désigné comme tuteur Jean TIPHONNET, propriétaire cultivateur, pour lequel je ne trouve pas pour l'instant de lien de parenté avec elle. Le 10 janvier 1867, il est nommé son tuteur. Et le 18 avril 1872, il convoque un conseil de famille à Rochechouart (Haute-Vienne) pour le futur mariage de Louise BESSE, sa pupille, avec le sieur Pierre DESVEAUX.

(source : Archives départementales de la Haute-Vienne)
"A comparu
Le Sieur Jean
Tiphonnet, propriétaire et culti-
vateur, demeurant et domici-
lié au village de chez Danier
commune de Chéronnac, et
agissant en qualité de tuteur
de la mineure ci-après nom=
mée, qualité qui lui a été
conférée par délibération de
Conseil de famille prise de=
=vant Monsieur le Juge de Paix
du canton de Rochechouart"

Il semble que les famille BESSE en Haute-Vienne et les famille FOURGEAUD et DESVEAUX en Charente, vivant chacun d'un côté de la "frontière" de ces départements aient fréquemment noués des alliances entre eux, ce qui peut expliquer le choix de ce mariage. Le conseil de famille, convoqué pour décider ou non d'autoriser la mineure de 17 ans à se marier, est donc réuni le 18 avril 1872 devant Jean Baptiste Hippolyte DERVAUD, juge de paix du canton de Rochechouart (Haute-Vienne). Il est constitué de la manière suivante.

Ligne paternelle : 
  • Jean CALLANDRAUD, propriétaire et cultivateur, époux de sa cousine au 3e degré
  • Jean VIAUD, propriétaire et cultivateur, son cousin au 3e degré
  • Jean TIPHONNET, son tuteur (qui aurait donc un lien avec sa famille paternelle ?)
Ligne maternelle : 
  • François BARRAUD, propriétaire et cultivateur, qui est dit "cousin-germain par alliance de la mère de la mineure" 
  • Jean GIRY, propriétaire et cultivateur, son grand-oncle
  • François BESSE, propriétaire et cultivateur, son frère
L'unanimité de cette assemblée se prononce pour son mariage, à l'exception de Jean CALLANDRAUD qui vote contre, "Louise Besse étant âgée de moins de dix-huis ans". Se mariage, de l'avis du conseil de famille "présentant à tous égards les conditions et avantages qu'on peut désirer pour ladite mineure". Ce même conseil statue sur le type de régime à adopter dans le futur contrat de mariage. Dans quelle mesure Louise BESSE a-t-elle pu être maîtresse de son destin et du choix de son époux ?

Huit jours plus tard, à Vayres (Haute-Vienne), est passé le contrat de mariage entre les futurs époux dont le détail est exposé dans la biographie de Pierre DESVEAUX. Orpheline et héritière d'un tiers des biens de ses parents, Louise BESSE apportera une dot assez importante comportant notamment un corps de ferme et ses dépendances à Rochechouart (Haute-Vienne). Les naissances, alors, se succèdent. À 18 ans, elle donne le jour à Marie Joséphine, à 20 ans à Jacques, à 23 ans à Jean, à 26 ans à Pierre, à 30 ans à Anne, à 33 ans à Anne et à 38 ans à Baptiste. Elle assistera aux mariages de tous ses enfants.

Pierre DESVEAUX, Louise BESSE et Jacques DESVEAUX en 1935
(source : Archives personnelles)
Je n'ai pas encore son acte de décès, mais d'après les notes de mon grand-père, elle est décédée le 16 janvier 1937 à Suris (Charente) où elle vivait avec son époux, à l'âge de 82 ans. La photo ci-dessus a été prise deux ans avant son décès.

dimanche 11 octobre 2015

Reconstituer la vie de Léonard VIAUD

Léonard VIAUD
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Marguerite VIAUD
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Léonard BESSE
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Louise BESSE
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Baptiste DESVEAUX
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Mon grand-père
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Mon père
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Moi

Il n'est pas aisé de remonter mes branches de Haute-Vienne car je découvre chaque information au fur et à mesure, les archives venant d'être mises récemment en ligne. C'est encore plus difficile autour de cette période révolutionnaire que je déteste avec un calendrier particulier et des registres mal tenus. 

Il m'a fallu de la patience pour retrouver son mariage avec Anne SOURY à Rochechouart (Haute-Vienne) le 10 pluviôse an VII. Il faut savoir que tous les mariages de France en l'an VII ont lieu au chef-lieu du canton. 

Il se trouve que Léonard VIAUD était veuf de Madeleine DELAGE et qu'Anne SOURY était veuve de Pierre PLANCOULAINE. 

(source : Heredis 2014)
J'ai rapidement retrouvé le premier mariage d'Anne SOURY, ce qui m'a permis d'obtenir le nom de ses parents. Je me suis dit que cela serait aussi facile pour Léonard VIAUD. Il semble qu'il habitait le village de La Buzatière à Chéronnac où est né sa fille unique mon ancêtre Marguerite VIAUD. 

Malheureusement, en ratissant les registres de Chéronnac, aucune mention du décès d'une Madeleine DELAGE avant l'an VII, ni d'un mariage entre Léonard VIAUD et Madeleine DELAGE. Comme il semble n'avoir eu qu'une fille unique avec sa seconde épouse Anne SOURY, peu de cousins existent apparemment, car aucun arbre sur Geneanet ne traite de ces couples. 

C'est alors que je me suis dit que j'allais traquer les VIAUD de Chéronnac à la recherche d'un indice. Je savais que Léonard VIAUD, par son acte de décès, était le fils de Martial VIAUD et de Laurence MOREAU. 

Et c'est alors que je suis tombé sur l'acte de mariage de la soeur de Léonard, Marie VIAUD, avec Jean MAFERAUX le 2 ventôse an V. Et dans la liste des témoins, un détail intéressant. 

(source : Archives départementales de la Haute-Vienne - 3 E 44 / 4 - p. 35)
"present jean Maferaux age de 
soixante ans Laboureur Leonard viaud Laboureur du village de vallette
Commune de pressignat pierre viaud agé de quarante trois ans & jea[n]
viaud age de trente six ans frere a La pro parlé du village de La 
buzatiere presente commune"

Léonard VIAUD aurait vécu à Pressignac (Charente) l'an V. Il est vrai que Chéronnac est à la frontière de la Haute-Vienne et de la Charente et que j'ai remarqué beaucoup de passage d'un département à l'autre. Par ailleurs, les signatures des trois frères VIAUD correspondent à celles que je connaissait, ainsi que leurs âges. 

(source : Archives départementales de la Haute-Vienne - 3 E 44 / 4 - p. 35)
Je vais donc jeter un oeil dans les archives de Pressignac à partir de l'an VI et je trouve quasi immédiatement l'acte de décès de Madeleine DELAGE.

(source : Archives départementales de la Charente - 3 E 292/3 - p. 58)
"de madelene delage en son vivante epouse de leonard viaud, age de vingt un 
ans demeurant au lieu de vallete avec son pere"

Le lieu et l'époux correspondent, et c'est même Pierre VIAUD, le beau-frère ayant la même signature que sur l'acte de mariage de l'an V qui déclare le décès et qui est dit habiter à La Buzatière à Chéronnac en Haute-Vienne.

Malheureusement, je n'ai pas pu retrouver leur acte de mariage car il y a une lacune entre 1792 et 1795 et les actes ne reprennent que l'an V. Ils ne semblent en tout cas pas avoir eu d'enfants entre l'an V et l'an VI. Reste maintenant à retrouver les actes de baptême de Léonard VIAUD et d'Anne SOURY et l'acte de décès d'Anne SOURY. L'enquête continue !

dimanche 16 août 2015

L'oncle de l'épouse est le mari de la cousine de l'époux

Pierre DESVEAUX + Louise BESSE
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Baptiste DESVEAUX
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Mon grand-père
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Mon père
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Moi

J'adore reconstituer les fratries et les cousins de nos ancêtres. Cela permet parfois de comprendre comment telle personne est qualifiée "cousin" ou "oncle" dans les actes de mariage. Ainsi, lors du mariage et du contrat de mariage de Pierre DESVEAUX et Louise BESSE, mes ancêtres, un certain Jean LÉGER, cultivateur au village de Lavaud à Saint-Quentin (Charente) est signalé comme "oncle par alliance du côté paternel" de l'épouse. 

(source : Archives départementales de la Charente - 3 E 256/9 - p. 221)
"Jean
Leger, cultivateur, âgé de quarante ans, demeurant à Lavaud
Commune de Saint Quentin, oncle par alliance du côté
paternel à la futur."

Voici l'ascendance de Louise BESSE que j'ai reconstituée à ce jour grâce aux toutes nouvelles archives en ligne de la Haute-Vienne.

(source : Heredis 2014)
Si Jean LÉGER est oncle par alliance du côté paternel, il aurait donc épousé une soeur de Léonard BESSE. Ou encore une fille VIAUD si la conception d'oncle (parfois utilisé pour grand-oncle) est élargie. J'ai donc ajouté le lien oncle/nièce entre Jean LÉGER et Louise BESSE en me disant que j'allais un jour retomber sur notre personnage. Ce fut chose faite hier, lorsqu'il épousa Anne MARCHAND, une cousine de Pierre DESVEAUX. 

Lien entre Anne MARCHAND et Pierre DESVEAUX
(source : Heredis 2014)
Jusque là, pas trop de surprise. Cette branche de ma famille est constituée de propriétaires terriens souvent maires de leurs communes et qui se marient en famille pour conserver leurs terres ou les agrandir. Nous avons donc Jean LÉGER (oncle de Louise BESSE) qui épouse Anne MARCHAND (cousine de Pierre DESVEAUX qui est l'époux de Louise BESSE). Comment Jean LÉGER peut-il alors être l'oncle par alliance de Louise BESSE ? Il n'est même pas l'oncle par alliance de Pierre DESVEAUX mais son cousin par alliance. Et il est peu probable que le maire et le notaire se soient successivement trompés sur ce lien de parenté. 

(source : Heredis 2014)
J'ai pour l'instant remonté un peu l'ascendance de Jean LÉGER, mais aucun nom de famille commun avec l'ascendance de Louise BESSE n'apparaît à ce jour. Sauf à croire que Pierre DESVEAUX et Louise BESSE avaient eux aussi un lien de parenté, je ne vois pas pour l'instant comment résoudre ce mystère. Il s'agit pourtant de la même personne (même âge, même domicile et même signature).  Comment peut-il donc être l'oncle de Louise BESSE ? Affaire à suivre ...

Et affaire suivie ! C'est en descendant la suite de la famille FOURGEAUD que j'ai retrouvé notre Jean LÉGER, veuf d'Anne MARCHAND qui épousait une Marie BESSE, originaire de La Buzatière à Chéronnac (Haute-Vienne). Le nom de famille associé au village me pousse à regarder l'acte de plus prêt, et je vois en effet que Marie BESSE est la fille de mes ancêtres Jean BESSE et Marguerite VIAUD.

(source : Heredis 2014)
Et oui, pour des raisons de terres, on ne se marie que dans les mêmes familles dans cette branche là et Marie BESSE, veuve de Léonard LÉONARD (ça ne s'invente pas) épouse à 40 ans Jean LÉGER. Or, Marie BESSE est la tante de mon ancêtre Louise BESSE.

(source : Heredis 2014)
Voici donc pourquoi son mari Jean LÉGER est considéré comme l'oncle (par alliance) de Louise. Mystère résolu !

dimanche 1 décembre 2013

Un contrat de mariage plein de surprises

Il y a peu de temps, ayant appris que mes ancêtres Pierre DESVEAUX et Louise BESSE avaient fait un contrat de mariage devant un notaire de Vayres, en Haute-Vienne, j'ai demandé à l'association Le Fil d'Ariane s'ils pouvaient le retrouver. J'ai rapidement obtenu une réponse et avec ce contrat, se trouvaient également deux autres actes notariés très intéressants.

Jean DESVEAUX + Anne FOURGEAUD
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                                Pierre DESVEAUX + Louise BESSE
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Baptiste DESVEAUX
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Mon grand-père
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Mon père
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Moi

Tout d'abord, il y avait une retranscription du conseil de famille de Louise BESSE. Plaçons le décor : Pierre DESVEAUX est un riche propriétaire de Charente. Depuis trois générations, les DESVEAUX font des mariages intéressants. 
  • Pierre DESVEAUX a épousé Elisabeth BOULESTEIX, issue de la petite noblesse charentaise. 
  • Leur fils, Jean DESVEAUX a épousé Anne FOURGEAUD, d'une famille de riches propriétaires terriens.
  • Leur fils, Pierre DESVEAUX épouse Louise BESSE, une orpheline de la Haute-Vienne, qui a hérité de grands biens de ses parents.
Louise BESSE est née le 12 juin 1854 dans le village de Forgeas, à Saint-Bazile, en Haute-Vienne.

Cadastre napoléonien de Saint-Bazile
(source : Archives départementales de la Haute-Vienne - SAINT-BAZILE - dite du Bourg - B4 (1839))
Malheureusement, son père, Léonard BESSE, meurt en 1858 et sa mère, Marie GIRY, en 1859, laissant la petite Louise orpheline. Son premier tuteur sera un dénommé Léonard LÉONARD (ça ne s'invente pas !), puis en 1867, le Sieur Jean TIPHONNET, son oncle, prendra le relai. 

Pour une raison que j'ignore (car ils ne viennent pas de la même région bien que de village relativement proches), la jeune Louise BESSE, âgée de 17 ans, souhaite épouser Pierre DESVEAUX, propriétaire cultivateur ou propriétaire sans profession selon les actes, âgé de 21 ans. Elle est mineure et n'a plus de parents, il faut donc réunir un conseil de famille.

Le conseil de famille

Les membres de sa famille paternelle et maternelle se réunissent donc le 18 avril 1872 chez le juge de paix de Rochechouart (dans la Haute-Vienne), pour décider si oui ou non ce mariage est avantageux.

(source : Archives départementales de la Haute-Vienne)
Sont réunis pour décider du sort de notre orpheline mineure : 
  • Jean CALLANDRAUD, propriétaire et cultivateur, son oncle par alliance à la mode de Bretagne.
  • Jean VIAUD, propriétaire et cultivateur, le cousin issu de germain de son père.
  • Jean TIPHONNET, propriétaire, son tuteur.
  • François BARRAUD, propriétaire et cultivateur, cousin germain par alliance de sa mère.
  • Jean GIRY, propriétaire et cultivateur, son grand-oncle.
  • François BESSE, propriétaire et cultivateur, son frère.
Le mariage est ici appelé "association conjugale" et on peut exclure toute notion de romantisme. Le conseil de famille est réuni pour décider si ce mariage est avantageux ou non.

(source : Archives départementales de la Haute-Vienne)
"... ledit conseil ainsi constitué, après en avoir mûrement délibéré, avec nous et chacun de ses membres nous ayant donné son avis à part, a déclaré à l'unanimité des suffrages, moins-celui de Jean Callandraud, qui a voté contre ledit projet de mariage, la mineure Louise Besse étant âgée de moins de dix-huit ans ..."
L'oncle de notre future mariée, Jean CALLANDRAUD, la trouve trop jeune pour se marier et vote contre. Les cinq autres membres du conseil de famille trouvent que "le mariage projeté entre ladite Louise Besse et le Sieur Pierre Dévaud sus-nommé [...] présentant à tous égards les conditions et avantages qu'on peut désirer pour ladite mineure" décident de voter en faveur de cette union.

Quelle drôle d'époque où le destin d'une jeune fille dépend de l'avis de sa famille ! En tout cas, la première étape est passée et Louise va pouvoir se marier. Que se passe-t-il pendant ce temps en Charente ?

La procuration

Dans le village de Chez Mourgoux, à Mouzon (où vivent les DESVEAUX à l'époque), Madame Anne FOURGEAUD a fait venir le notaire de Massignac, le 23 avril 1872, pour donner procuration à son mari et à son fils de parler en son nom. Drôle de situation où d'un côté une femme mineure ne peut agir pour son propre mariage et de l'autre, une femme majeure et mariée qui donne une autorisation à son mari.

Comme je le présumais, les FOURGEAUD sont une famille de propriétaires assez riches et puisqu'il va être affaire d'argent dans le contrat de mariage et que l'argent appartient en partie à la mère du marié, il faut qu'elle donne procuration à son mari pour parler en son nom. Ce que j'ai beaucoup aimé, c'est le détail des conditions requises pour pouvoir être témoin à cet acte et qui sont détaillées par le notaire.

(source : Archives départementales de la Haute-Vienne)
"En présence de MM. Jean Fort propriétaire cultivateur Et Léonard Gay aussi cultivateur demeurant tous deux séparément au dit village de chez mourgou. Nos deux Témoins instrumentaires connus et requis par les parties, réunissant les qualités voulues par la Loi ainsi qu'il le déclarent et que les parties le déclarent elles-mêmes sur l'interpellation du notaire; savoir : majeurs, citoyens Français, jouissant de leurs droits civils & politiques non parents ni allié, soit entr'eux soit avec les parties et domiciliés dans la commune de Mouzon au dit village de chez mourgoux."
De telles conditions devaient être difficiles à réunir dans de petits village où presque tout le monde est relié d'une manière ou d'une autre. 

Le contrat de mariage

Nous sommes maintenant le 26 avril 1872, à Rochechouart, dans la demeure de Monsieur Vayssade, maître d'hôtel. Nos deux futurs mariés sont réunis pour négocier les conditions de ce mariage et avant de vous apprendre les dots de nos époux, comparons avec les autres contrats de mariage de mes aïeux de la fin du XIXe siècle pour avoir une idée de la valeur des sommes engagées.
  • Louis Victor BRANCHU & Joséphine Marie BENOIST : il est fils d'industriel, elle est fille d'ouvrier. Il apporte 400 F d'obligations au porteur de la ville de Paris, 1/4 d'obligation de 400 F au porteur de la ville de Paris, 700 F d'apports en deniers comptants, 2 000 F d'apports de la succession de son père et 30 000 F d'héritage de son défunt père à venir après l'usufruit de sa mère. Elle apporte 400 F en deniers comptants.
  • Joseph PERLY et Eugénie Camille PÉROLAT : il est boulanger et elle est fille de boulangers. Il apporte un livret de caisse d'épargne de 415 F 25 et une reconnaissance de dette de 151 F 90. Elle apporte 1 000 F de meubles.
  • Élie SUIVRE et Françoise SAINT-YRIEIX : il est maître bottier, fils de cordonnier, elle est fille d'aubergiste. Il apporte une maison et un terrain d'une valeur de 2 000 F, des meubles pour 1 000 F et une boutique pour 1 000 F ainsi que 1 000 F en espèces. Elle apporte 60 F de draps, 26 F de serviettes et 20 francs de couverture en laine.
Voilà de quoi se faire une idée du prix des choses à cette époque entre le fils d'un industriel, des boulangers de classe moyenne, et des cordonniers plus modestes. Voici donc les conditions du contrat de mariage DESVEAUX-BESSE.

L'époux apporte : 
  • 200 F d'objets mobiliers.
  • 30 F de pension viagère annuelle.
  • 6 000 F donnés en héritage par son oncle Jacques DESVEAUX.
L'épouse apporte : 
  • 17 937 F 90 d'une propriété au village du Breuil et dans ses dépendances sur la commune de Rochechouart et de Pressignac.
  • 117 F 40 d'objets mobiliers
  • 1 263 F 75 d'une soulte
  • 1 500 F de sommes dues par ses tuteurs et évaluées ainsi par elle.
C'est donc une dot considérable qu'apporte Louise Besse. Sachant que la maison d'Élie SUIVRE à Jumilhac valait 1 000 F, je n'imagine pas la taille d'une maison de près de 18 000 F à l'époque ! Pour avoir des ancêtres vignerons à la même époque, une terre agricole valait environ 400 F, c'est donc probablement un ensemble de terres et de fermes qu'elle apporte en dot.

Mon grand-père m'a raconté que ses grands-parents avaient une grosse ferme à étages en Charente avec des ruches, de magnifiques bestiaux, etc., je vois en effet qu'ils étaient propriétaires de plusieurs fermes. Dans tous les cas, ce contrat de mariage s'est avéré instructif et permet de mieux cerner la sociologie de nos ancêtres tant "propriétaire cultivateur" peut avoir de sens différents. J'ai eu la chance en bonus d'avoir un conseil de famille et une procuration qui étaient contenus dedans. N'hésitez donc pas à parcourir les archives notariales, toujours pleines de surprises !