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mardi 3 juin 2014

Les propriétaires charentais

François FOURGEAUD + Anne PAILLOT
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Quentin FOURGEAUD                Anne FOURGEAUD
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Anne FOURGEAUD                  Pierre DESVEAUX
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Anne dite Anna                      Baptiste dit Jean-Baptiste
PETIT                                     DESVEAUX
                                                       |
                                                   Mon grand-père
                                                       |
                                                      Mon père
                                                      |
                                                       Moi 

Redescendre les branches collatérales est toujours utile pour comprendre l'évolution d'une famille socialement et géographiquement. La famille FOURGEAUD, justement se trouve à Lésignac-Durand (Charente) au moment où François FOURGEAUD et Anne PAILLOT (en haut de l'arbre) se marient. Ils vivent ensemble au village de Valette (entouré en bleu).

(source : Archives départementales de la Charente - Tableau d'assemblage de la section C dite des Châtres)
Puis, je les trouve déménager à Mouzon (Charente) où ils vivent au village de Chez Mourgou (entouré en bleu) où vivent également les DESVEAUX au même moment.

(source : Archives départementales de la Charente - Tableau d'assemblage de la section C dite de Chablanc)
Enfin, ils déménagent à Massignac (Charente) où ils vivent au village de La Goirandie (entouré en bleu). Ce sont des propriétaires cultivateurs, rien d'étonnant à ce qu'ils vivent dans des villages en périphérie des bourgs, où se trouvent les champs.

(source : Archives départementales de la Charente - Tableau d'assemblage de la section G dite de la Grassias)
Je croyais naïvement qu'ils vendaient leurs terres précédentes à chaque déménagement. En vérité, ils devaient la laisser à des métayers qui cultivaient pour eux, car dans le contrat de mariage de ma cousine Anne dite Anna PETIT avec François Octave DELANDE, instituteur, en 1885, les renseignements sur la dot de la mariée nous apprennent ceci : 


(source : Archives départementales de la Charente - 2 E 10607)
"Quant aux immeubles ils sont situés aux lieux 
de Bonain, Lagoirandie, Chez Mourgoux & la Valette &
aux environs sur les Communes de Massignac, Mouzon
& Lesignat Durand, consistant en maison de maître
& de colons, bâtiments d'exploitation & de servitude
cour aireaux, jardins, terres, prés, clauds Chataigneraies
landes & bruyères & dont indivis & par moitié avec
mr quentin alphonse Petit, son frère."
 Cette dot signifie que les FOURGEAUD n'ont pas seulement déménagé, mais qu'ils ont agrandi leurs terres génération après génération, et qu'ils possédaient encore la totalité des fermes où ils ont vécu durant le XIXe siècle en 1885. Je comprends mieux pourquoi ils sont tous qualifiés de propriétaires. Ils possédaient en effet un grand nombre de terres. Elles sont évaluées à 30 000 F à l'époque, ce qui est une somme relativement importante quand dans un autre contrat de la même époque et de la même région, une somme de 100 F suffit à être nourri et logé durant un an.

vendredi 30 mai 2014

La Goirandie

Je ne suis pas encore très familier avec mes ancêtres de Charente ni avec les lieux où ils ont vécu. Je sais que les DESVEAUX viennent de Vitrac (les registres seront en ligne dans quelques semaines, il faut patienter encore un peu ...), et que les FOURGEAUD, avec lesquels ils ont alliés ont vécu à Mouzon et à Massignac. 

En étudiant un peu les alliances de la famille DESVEAUX, j'ai constaté qu'elle avait des stratégies matrimoniales très précises, épousant des cousines et cousins afin de conserver les terres. Ainsi, le lieu de la Goirandie, à Massignac, qui est resté dans la famille pendant plus d'un siècle grâce aux jeu des alliances.

(source : Archives départementales de la Charente - 3 P)
Il ne faut jamais négliger les cadastres. C'est en allant consulter le plan de la commune en 1839 que j'ai compris que la "Gouarandie" (en haut à gauche sur le plan, bien excentrée du centre ville de Massignac, en bas à droite sur le plan) était frontalière de la commune de Mouzon, ce qui explique que je trouve mes FOURGEAUD dans l'une et l'autre commune au fil des années. Les premiers propriétaire connus dans la famille de la Goirandie sont François FOURGEAUD et Anne PAILLOT.

François FOURGEAUD + Anne PAILLOT
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Anne FOURGEAUD
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Pierre DESVEAUX
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Baptiste DESVEAUX
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Mon grand-père
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Mon père
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Moi

dimanche 1 décembre 2013

Un contrat de mariage plein de surprises

Il y a peu de temps, ayant appris que mes ancêtres Pierre DESVEAUX et Louise BESSE avaient fait un contrat de mariage devant un notaire de Vayres, en Haute-Vienne, j'ai demandé à l'association Le Fil d'Ariane s'ils pouvaient le retrouver. J'ai rapidement obtenu une réponse et avec ce contrat, se trouvaient également deux autres actes notariés très intéressants.

Jean DESVEAUX + Anne FOURGEAUD
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                                Pierre DESVEAUX + Louise BESSE
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Baptiste DESVEAUX
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Mon grand-père
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Mon père
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Moi

Tout d'abord, il y avait une retranscription du conseil de famille de Louise BESSE. Plaçons le décor : Pierre DESVEAUX est un riche propriétaire de Charente. Depuis trois générations, les DESVEAUX font des mariages intéressants. 
  • Pierre DESVEAUX a épousé Elisabeth BOULESTEIX, issue de la petite noblesse charentaise. 
  • Leur fils, Jean DESVEAUX a épousé Anne FOURGEAUD, d'une famille de riches propriétaires terriens.
  • Leur fils, Pierre DESVEAUX épouse Louise BESSE, une orpheline de la Haute-Vienne, qui a hérité de grands biens de ses parents.
Louise BESSE est née le 12 juin 1854 dans le village de Forgeas, à Saint-Bazile, en Haute-Vienne.

Cadastre napoléonien de Saint-Bazile
(source : Archives départementales de la Haute-Vienne - SAINT-BAZILE - dite du Bourg - B4 (1839))
Malheureusement, son père, Léonard BESSE, meurt en 1858 et sa mère, Marie GIRY, en 1859, laissant la petite Louise orpheline. Son premier tuteur sera un dénommé Léonard LÉONARD (ça ne s'invente pas !), puis en 1867, le Sieur Jean TIPHONNET, son oncle, prendra le relai. 

Pour une raison que j'ignore (car ils ne viennent pas de la même région bien que de village relativement proches), la jeune Louise BESSE, âgée de 17 ans, souhaite épouser Pierre DESVEAUX, propriétaire cultivateur ou propriétaire sans profession selon les actes, âgé de 21 ans. Elle est mineure et n'a plus de parents, il faut donc réunir un conseil de famille.

Le conseil de famille

Les membres de sa famille paternelle et maternelle se réunissent donc le 18 avril 1872 chez le juge de paix de Rochechouart (dans la Haute-Vienne), pour décider si oui ou non ce mariage est avantageux.

(source : Archives départementales de la Haute-Vienne)
Sont réunis pour décider du sort de notre orpheline mineure : 
  • Jean CALLANDRAUD, propriétaire et cultivateur, son oncle par alliance à la mode de Bretagne.
  • Jean VIAUD, propriétaire et cultivateur, le cousin issu de germain de son père.
  • Jean TIPHONNET, propriétaire, son tuteur.
  • François BARRAUD, propriétaire et cultivateur, cousin germain par alliance de sa mère.
  • Jean GIRY, propriétaire et cultivateur, son grand-oncle.
  • François BESSE, propriétaire et cultivateur, son frère.
Le mariage est ici appelé "association conjugale" et on peut exclure toute notion de romantisme. Le conseil de famille est réuni pour décider si ce mariage est avantageux ou non.

(source : Archives départementales de la Haute-Vienne)
"... ledit conseil ainsi constitué, après en avoir mûrement délibéré, avec nous et chacun de ses membres nous ayant donné son avis à part, a déclaré à l'unanimité des suffrages, moins-celui de Jean Callandraud, qui a voté contre ledit projet de mariage, la mineure Louise Besse étant âgée de moins de dix-huit ans ..."
L'oncle de notre future mariée, Jean CALLANDRAUD, la trouve trop jeune pour se marier et vote contre. Les cinq autres membres du conseil de famille trouvent que "le mariage projeté entre ladite Louise Besse et le Sieur Pierre Dévaud sus-nommé [...] présentant à tous égards les conditions et avantages qu'on peut désirer pour ladite mineure" décident de voter en faveur de cette union.

Quelle drôle d'époque où le destin d'une jeune fille dépend de l'avis de sa famille ! En tout cas, la première étape est passée et Louise va pouvoir se marier. Que se passe-t-il pendant ce temps en Charente ?

La procuration

Dans le village de Chez Mourgoux, à Mouzon (où vivent les DESVEAUX à l'époque), Madame Anne FOURGEAUD a fait venir le notaire de Massignac, le 23 avril 1872, pour donner procuration à son mari et à son fils de parler en son nom. Drôle de situation où d'un côté une femme mineure ne peut agir pour son propre mariage et de l'autre, une femme majeure et mariée qui donne une autorisation à son mari.

Comme je le présumais, les FOURGEAUD sont une famille de propriétaires assez riches et puisqu'il va être affaire d'argent dans le contrat de mariage et que l'argent appartient en partie à la mère du marié, il faut qu'elle donne procuration à son mari pour parler en son nom. Ce que j'ai beaucoup aimé, c'est le détail des conditions requises pour pouvoir être témoin à cet acte et qui sont détaillées par le notaire.

(source : Archives départementales de la Haute-Vienne)
"En présence de MM. Jean Fort propriétaire cultivateur Et Léonard Gay aussi cultivateur demeurant tous deux séparément au dit village de chez mourgou. Nos deux Témoins instrumentaires connus et requis par les parties, réunissant les qualités voulues par la Loi ainsi qu'il le déclarent et que les parties le déclarent elles-mêmes sur l'interpellation du notaire; savoir : majeurs, citoyens Français, jouissant de leurs droits civils & politiques non parents ni allié, soit entr'eux soit avec les parties et domiciliés dans la commune de Mouzon au dit village de chez mourgoux."
De telles conditions devaient être difficiles à réunir dans de petits village où presque tout le monde est relié d'une manière ou d'une autre. 

Le contrat de mariage

Nous sommes maintenant le 26 avril 1872, à Rochechouart, dans la demeure de Monsieur Vayssade, maître d'hôtel. Nos deux futurs mariés sont réunis pour négocier les conditions de ce mariage et avant de vous apprendre les dots de nos époux, comparons avec les autres contrats de mariage de mes aïeux de la fin du XIXe siècle pour avoir une idée de la valeur des sommes engagées.
  • Louis Victor BRANCHU & Joséphine Marie BENOIST : il est fils d'industriel, elle est fille d'ouvrier. Il apporte 400 F d'obligations au porteur de la ville de Paris, 1/4 d'obligation de 400 F au porteur de la ville de Paris, 700 F d'apports en deniers comptants, 2 000 F d'apports de la succession de son père et 30 000 F d'héritage de son défunt père à venir après l'usufruit de sa mère. Elle apporte 400 F en deniers comptants.
  • Joseph PERLY et Eugénie Camille PÉROLAT : il est boulanger et elle est fille de boulangers. Il apporte un livret de caisse d'épargne de 415 F 25 et une reconnaissance de dette de 151 F 90. Elle apporte 1 000 F de meubles.
  • Élie SUIVRE et Françoise SAINT-YRIEIX : il est maître bottier, fils de cordonnier, elle est fille d'aubergiste. Il apporte une maison et un terrain d'une valeur de 2 000 F, des meubles pour 1 000 F et une boutique pour 1 000 F ainsi que 1 000 F en espèces. Elle apporte 60 F de draps, 26 F de serviettes et 20 francs de couverture en laine.
Voilà de quoi se faire une idée du prix des choses à cette époque entre le fils d'un industriel, des boulangers de classe moyenne, et des cordonniers plus modestes. Voici donc les conditions du contrat de mariage DESVEAUX-BESSE.

L'époux apporte : 
  • 200 F d'objets mobiliers.
  • 30 F de pension viagère annuelle.
  • 6 000 F donnés en héritage par son oncle Jacques DESVEAUX.
L'épouse apporte : 
  • 17 937 F 90 d'une propriété au village du Breuil et dans ses dépendances sur la commune de Rochechouart et de Pressignac.
  • 117 F 40 d'objets mobiliers
  • 1 263 F 75 d'une soulte
  • 1 500 F de sommes dues par ses tuteurs et évaluées ainsi par elle.
C'est donc une dot considérable qu'apporte Louise Besse. Sachant que la maison d'Élie SUIVRE à Jumilhac valait 1 000 F, je n'imagine pas la taille d'une maison de près de 18 000 F à l'époque ! Pour avoir des ancêtres vignerons à la même époque, une terre agricole valait environ 400 F, c'est donc probablement un ensemble de terres et de fermes qu'elle apporte en dot.

Mon grand-père m'a raconté que ses grands-parents avaient une grosse ferme à étages en Charente avec des ruches, de magnifiques bestiaux, etc., je vois en effet qu'ils étaient propriétaires de plusieurs fermes. Dans tous les cas, ce contrat de mariage s'est avéré instructif et permet de mieux cerner la sociologie de nos ancêtres tant "propriétaire cultivateur" peut avoir de sens différents. J'ai eu la chance en bonus d'avoir un conseil de famille et une procuration qui étaient contenus dedans. N'hésitez donc pas à parcourir les archives notariales, toujours pleines de surprises !

mardi 10 septembre 2013

Retrouver l'acte de mariage de ses arrière-arrière-grands-parents

Les Archives Départementales de la Charente sont en ligne depuis peu de temps, et les registres de la commune de Vitrac-Saint-Vincent où ont longtemps vécu mes ancêtres ne sont pas encore proposés. J'arrive néanmoins à reconstituer par bribes les familles. J'étais en train de faire la généalogie descendante de la famille FOURGEAUD, particulièrement la branche formée par Quentin FOURGEAUD et Catherine Henriette MOREAU dans le village de Mouzon. Je parcourais les registres lorsque soudain je suis tombé sur l'acte de mariage de mes arrière-arrière-grands-parents. Je savais que mon arrière-arrière-grand-père, Pierre DESVEAUX, venait de Vitrac-Saint-Vincent, et que mon arrière-arrière-grand-mère, Louise BESSE, de la Haute-Vienne (pas encore en ligne), donc aucune chance a priori de trouver leur acte de mariage. 

Lien entre Pierre DESVEAUX et moi.
(source : Arbre familial, via Geneanet)
Il se trouve néanmoins que Pierre DESVEAUX faisait partie des 515 habitants de Mouzon en 1872 et que c'est là que Louise BESSE et lui décidèrent de se marier. C'est ce qu'on appelle un heureux hasard, et ça prouve une nouvelle fois combien il est important de faire de la généalogie descendante et de compléter toutes nos familles.

Vue de Mouzon depuis le Sud
(source : Jack ma, licence CC BY-SA 3.0, via Wikimedia Commons)
Je ne résiste pas au plaisir de vous faire part de cet acte de mariage où j'apprends beaucoup de cette mystérieuse partie de la famille pour laquelle j'ai si peu de renseignements.



(source : Archives départementales de la Charente - 3 E 256/9 - p. 220-221)
"L'An mil huit cent soixante-douze le sept du mois de Mai à deux heures du soir, devant nous Maire officier de l'Etat Civil de la Commune de Mouzon, Canton de Montemboeuf, département de la Charente, sont comparus publiquement en la maison commune, premierement : 
Pierre Desvaud propriétaire-cultivateur demeurant au village de chez Mourgon en cette commune, âgé de vingt-un ans révolus, né à Vitrac, le vingt-cinq novembre mil huit cent cinquante, ainsi qu'il résulte de son acte de naissance légalisé et ci-annexé, fils majeur et légitime de Jean Desvaud, propriétaire cultivateur, âgé de cinquante deux ans et de Anne Fourgeaud sans profession, âgée de 
demeurant ensemble au dit village de Chez Mourgon, d'une part.
Deuxièmement, Et demoiselle Louise Besse sans profession, âgée de dix-sept ans révolus, née à Saint Bazile (Haute Vienne) le douze Juin mil huit cent cinquante-quatre, ainsi qu'il résulte de son acte de naissance légalisé et ci-annexé, fille mineure et légitime de Léonard Besse décédé à Cheronnac le trente novembre mil huit cent cinquante-huit, et de Marie Giry, décédée au même lieu le quinze octobre mil huit cent cinquante neuf, ainsi qu'il résulte de leurs actes de décès légalisés et ci-annexés. Léonard Besse et Marie Giry représentés tous les deux par le sieur Tiffonnet Jean, âgé de cinquante-deux ans demeurant en la dite commune de Cheronnac, oncle par alliance du côté paternel et tuteur légalement nommé de la future, ici présent et consentant au mariage de sa pupille, d'autre part. Lesquels nous ont requis de procéder à la célébration du mariage projeté entre eux et dont les publications ont été faites dans notre commune et dans celles de Saint Quentin et de Rochechouard (domicile du tuteur) les dimanches vingt-un et vingt-huit avril dernier sans qu'aucune opposition nous ait été signifiée. Après que lecture a été donnée de leurs actes de naissances, des actes de décès des père et mère de la future, des certificats de non opposition, et du chapitre VI, titre V, livre Ier du Code Civil, les futurs époux et avec eux les père et mère du futur, et le tuteur de la future par nous interpellés conformément à la loi des dix et dix-huit juillet mil huit cent cinquante, nous ont représenté un certificat de maître Ribet notaire en la résidence de Vayres (Haute Vienne) Constatant que le contrat de mariage a été reçu par lui le vingt-six avril dernier. Nous avons ensuîte demandé au futur époux et à la future épouse s'ils veulent se prendre pour mari et pour femme ; chacun d'eux nous ayant répondu séparément et affirmativement, nous déclarons au nom de la loi que Pierre Desvaud et Louise Besse sont unis par le mariage. Dequoi nous, avons dressé acte en présence de Pierre Poursac propriétaire cultivateur âgé de soixante ans, demeurant à la Vallade commune de Vitrac, oncle par alliance du côté paternel au futur, Jacques Desvaud, propriétaire cultivateur âgé de quarante-sept ans demeurant au Petit Jaugnac, commune de Vitrac, oncle paternel au futur, Giry Jean, cultivateur, âgé de trente ans, demeurant à la grue commune de Chéronnac, cousin second du côté maternel à la future, Jean Léger, cultivateur, âgé de quarante ans, demeurant à Lavaud commune de Saint Quentin, oncle par alliance du côté paternel à la futur. Tous les témoins ont signé le présent acte à l'exception du sieur Giry. Les parties contractantes ont également signé ainsi que le père du futur, et le tuteur la mère du futur ayant déclarée ne le savoir de ce requise."