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mardi 26 mai 2020

Biographie : Virginie MONORY

Virginie MONORY
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Pierre Marie Joseph FRÉMEAU
|
Mon grand-père



1. Est-ce que j'ai toutes les informations sur sa naissance ? Son baptême ? Qui étaient ses parrains/marraines ? 


(source : Archives départementales du Cher - 3E 3432 - vue 56/175)
Virginie MONORY est née le 4 juin 1850 à 9h du matin à Rousson à l'Ouest de Saint-Loup-des-Chaumes (Cher). C'est son père qui déclare la naissance. Je ne sais pas qui sont ses parrain et marraine, mais les deux témoins de la naissance sont :

  • Jean NOYER, cabaretier à Saint-Loup-des-Chaumes (Cher)
  • François CHAVECON, cultivateur à Saint-Loup-des-Chaumes (Cher)
Le prénom de Virginie est récurrent dans la famille MONORY, puisqu'elle a deux tantes nommées Marie Virginie. 

2. Est-ce que j'ai toutes les informations sur son mariage ? Qui était présent ? Liens de parenté ? 

Elle se marie le 16 septembre 1872 à 11h à la mairie de Châteauneuf-sur-Cher (Cher) avec Pierre FRÉMEAU. Le mariage est célébré par Charles Alexandre RIPART, le maire de la commune. 


Signatures de l'acte de mariage
(source : Archives départementales du Cher - 3E 3955 - vue 143/175)
Les témoins du mariage sont :
  • Jean FRÉMEAU, propriétaire, frère de l'époux
  • Henri FRÉMEAU, propriétaire, frère de l'époux
  • Joseph GARDIEN, vétérinaire, oncle de l'épouse
  • Frédéric MONORY, meunier, frère de l'épouse
Les témoins de l'époux habitent à Venesmes (Cher) et les témoins de l'épouse à Châteauneuf-sur-Cher (Cher).

3. Comment s'est déroulé le mariage ? 

Le mariage se déroule en présence des deux familles et des parents des deux époux.


4. Est-ce que j'ai toutes les informations sur son décès ? Qui était présent ? Qui a déclaré ? Où a eu lieu l'enterrement / l'inhumation ? 


(source : Archives départementales du Cher - 3E 5954 - vue 338/419)
Virginie MONORY meurt le 27 décembre 1917 à 8h Rue Fulton à Bourges (Cher). Je ne sais pas pourquoi elle est morte dans cette ville, ni s'il se trouvait un quelconque hôpital ou hospice à cette adresse. Le décès est déclaré par Pierre GUENEAU et Jean ROBERT, tous deux journaliers et rédigé par Théodore GROUSSOT, adjoint au maire de Bourges. 

(source : photo personnelle)
Elle est inhumée au cimetière de Châteauneuf-sur-Cher (Cher) aux côtés de son époux et de leur fille Blanche. 

5. Est-ce que j'ai toutes les informations sur son passé militaire ? Fiche matricule ? Invalide ? Légion d'honneur ? 

Les femmes de cette époque ne participaient pas à l'armée. 

6. Est-ce que je peux trouver des informations sur elle dans la presse ? 

(source : La Dépêche du Berry, n°5636. (29 décembre 1917). p. 2)
La seule mention que je trouve de Virginie MONORY dans la presse est l'annonce de son décès dans la rubrique consacrée de La Dépêche du Berry. Le décès est publié dans les journaux du 29 décembre 1917 et du 30 décembre 1917. 

7. Quels évènements historiques a-t-elle connus ? 

Virginie MONORY grandit sous le Second Empire de Napoléon III. Elle se marie peu de temps après la guerre Franco-Prussienne de 1870 et décède durant la Première Guerre mondiale.

8. Quelle était son instruction ? 

(source : Archives départementales du Cher)
Elle sait signer, mais pas d'une écriture très assurée. Elle a dû avoir une instruction primaire basique de l'époque. Elle est néanmoins issue d'une famille lettrée et ses parents ainsi que tous ses frères et soeurs savent lire et écrire.

9. Dans quel environnement géographique évoluait-elle ? 

(source : Archives départementales du Cher - 6 Fi Saint-Loup-des-Chaumes 20)
Elle est née à Rousson, village de Saint-Loup-des-Chaumes, mais a principalement grandi chez ses grands-parents maternels, Rue de la Halle et Rue de Tivoli à Châteauneuf-sur-Cher (Cher). Elle a continué de vivre dans cette commune après son mariage et est décédée à Bourges (Cher). Je ne lui connais pas d'autres déplacements.

10. S'est-elle beaucoup déplacée dans sa vie ? 

Pas à ma connaissance.

11. Comment se déplaçait-elle ? 

À cheval ou à pieds.

12. Quel était son premier métier ? Comment en vivait-elle ? 

Peut après son mariage, elle est dite "ménagère" dans les actes, ce qui veut dire qu'elle s'occupe de son ménage. On dirait aujourd'hui "femme au foyer". Elle n'avait donc pas de métier particulier.

13. Quels étaient ses autres métiers recensés ? Comment en vivait-elle ? 

(source : Archives départementales du Cher - 6 Fi Châteauneuf-sur-Cher 13)
Dans le recensement de 1911, elle est dite boulangère Rue de la Halle à Châteauneuf-sur-Cher. Elle devait probablement vendre le pain que fabriquait son mari à la Boulangerie Frémeau (à droite sur la photo).

14. Comment apparaît-elle dans les recensements ? 

Dès l'âge de 5 ans, elle apparaît vivre chez ses grands-parents maternels à Châteauneuf-sur-Cher (Cher). En 1861, elle est déclarée vivre chez eux :

(source : Archives départementales du Cher - 6M 0010 - vue 14/55)
Mais elle apparaît également chez ses parents la même année :

(source : Archives départementales du Cher - 6M 0010 - vue 7/12)
Elle vivait probablement entre les deux foyers. J'ai vu au travers de mes recherches qu'il était traditionnel dans le Berry que l'aîné.e d'une fratrie vive chez ses grands-parents (peut-être pour les assister dans leur vieillesse). Virginie est le premier enfant des secondes noces de son père et vit donc chez ses grands-parents maternels.

15. Quel était le parler de sa région ? 

On parlait le berrichon dans sa région, bien que je ne suis pas sûr qu'elle l'ait parlée elle-même, venant d'une famille de petits bourgeois.

16. Comment s'habillait-elle ? 

Probablement toujours en robes longues comme la plupart des femmes de son époque qui vivaient en ville. Elle avait des bijoux en or datant du Second Empire que nous possédons toujours.

17. Combien a-t-elle eu d'enfants ? 

Elle a eu trois enfants :

  • Blanche Marie Louise, née le 3 août 1873 à Châteauneuf-sur-Cher
  • Pierre Marie Joseph, né le 18 juillet 1875 à Châteauneuf-sur-Cher
  • Pierre Louis né le 21 septembre 1883 à Châteauneuf-sur-Cher
18. A-t-elle assisté au mariage de ses enfants ? 

Sa fille aînée est religieuse et ne se marie pas. Elle n'est pas présente au mariage de son fils Pierre Marie Joseph à Paris en 1905, ni à celui de son fils Pierre Louis à Châteauneuf-sur-Cher en 1910 (contrairement à son mari qui assiste à ce même mariage). 

19. Que signifie son nom de famille ? 

Le nom de famille MONORY vient de MAUNOURY dont Geneanet donne la définition suivante : peut désigner celui qui est mal nourri, mais c'est plus vraisemblablement un surnom s'appliquant au prénom Noury, que l'on rencontre dans les mêmes régions. Donc, le mauvais Noury, le méchant Noury. 

NOURY, pour sa part, a cette étymologie : Surtout présent dans l'Ouest, c'est un nom de personne d'origine germanique, Nodric (nod = besoin + ric = puissant). 

20. Qui était son père ? 

Son père était François MONORY, meunier et négociant en grains, il était adjoint au maire de Saint-Loup-des-Chaumes (Cher). 

21. Qui était sa mère ? 

Sa mère était Victorine dite Victoire ROBERT, meunière et propriétaire. 

22. Quelle était sa fratrie ? 

Virginie est issue d'une famille de huit enfants (quatre de chaque mariage de son père). Elle est la première fille de ces secondes noces.

  • Pierre Frédéric, meunier à Châteauneuf-sur-Cher (Cher) et Saint-Amand-Montrond (Cher)
  • Hippolyte dit Hippolyte André, dont j'ignore la destinée
  • Clément Édouard, forgeron et maréchal-ferrant à Charenton-du-Cher (Cher) qui décède lorsqu'elle a 15 ans
  • François Alexandre Philibert Louis, qu'elle ne connaitra pas car mort en bas-âge
  • Clémence Louise, femme d'un boulanger à Vallenay (Cher)
  • Honorine Eugénie Eléontine, femme d'un garde particulier à Plaimpied-Givaudins (Cher)
  • Louis, meunier à Saint-Loup-des-Chaumes (Cher)
23. Avait-elle des relations avec les autres membres de sa famille ? 

Son frère Pierre Frédéric MONORY est témoin de son mariage et son oncle Joseph GARDIEN également. Sa famille avait probablement des relations avec sa fratrie issue de sa mère car en 1930, le décès de sa nièce Marie BÉGASSAT (fille de sa soeur Clémence Louise MONORY) est déclaré par son fils Pierre Marie Joseph FRÉMEAU. Par son époux, elle avait probablement des liens avec la famille SAUGET (issue de sa soeur Honorine Eugénie Eléontine MONORY) car des membres de cette famille se sont également mariés dans la famille FRÉMEAU. 

24. Pouvez-vous retracer sa généalogie sur quatre générations ? 

(source : Heredis 2019)
Les ancêtres de Virginie sont assez divers en termes d'origines géographiques, bien que tous soient du Centre de la France. Deux viennent de Châteauneuf-sur-Cher (Cher), puis Venesmes (Cher), Saint-Amand-Montrond (Cher), Farges-Allichamps (Cher), Vallenay (Cher), Faverdines (Cher) et Lourdoueix-Saint-Pierre (Creuse). Plusieurs d'entre-eux savent écrire, dont ses deux parents et sa grand-mère paternelle Élisabeth BAUDAT. 

25. Quelle était sa religion ? 

Virginie était catholique comme en atteste la croix sur sa tombe et le fait que sa fille soit devenue religieuse. 

26. Votre ancêtre chez le notaire. 

Elle passe son contrat de mariage le 16 septembre 1872 chez ses grands-parents maternels ROBERT-DOUARD, qui l'ont élevée, Rue de Tivoli à Châteauneuf-sur-Cher (Cher).

Signatures de son contrat de mariage
(source : Archives départementales du Cher)
Elle apporte en dot : un lit de plumes, six draps, six serviettes d'une valeur de 200 F. Sa mère lui fait don d'une somme de 1 000 F. Ses parents et ses grands-parents sont présents. 

27. Avez-vous des photos de votre ancêtre ? Pouvez-vous faire un trombinoscope ? 


(source : Archives familiales)
Nous ne possédons qu'une seule photographie de Virginie MONORY, elle semble encore assez jeune et porte une robe sombre et une sorte de camée autour du cou. 

28. Quels étaient ses repas ? 

Fille de meunier, femme et petite-fille de boulanger, elle devait probablement manger beaucoup de pain ou d'aliments à base de farine. 

29. Y a-t-il une histoire qui se transmet sur cet ancêtre ? Est-elle vraie ? 

On raconte qu'elle était folle, qu'elle déplaçait les meubles sans arrêt. Je ne sais pas si cette histoire est vraie, mais ce qui est sûr c'est que la soeur de Virginie, Clémence Louise, est morte à l'asile d'aliénés de Beauregard à Bourges (Cher). Elle avait perdu ses onze enfants et son mari et avait donc de bonnes raisons d'avoir perdu la tête. Virginie est morte à Bourges (Cher) également mais pas à l'asile de Beauregard, je n'ai donc pas de confirmation de cette prétendue "folie". 

30. Comment a-t-elle participé à la vie de la communauté (membre du Conseil municipal, cahier de doléances, sage-femme ...) ? 

Je n'ai pas d'informations à ce sujet. 

mardi 24 janvier 2017

Papiers militaires de François LAUBIER

François LAUBIER
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Hélène Louise LAUBIER
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Juliette Berthe LECAS
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Ma grand-mère
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Ma mère
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Moi

Vieux papiers de famille
Hier, mon oncle m'a prêté de vieux documents familiaux qui nous viennent de notre maison de Châteauneuf-sur-Cher (Cher) pour que je les numérise et que je les utilise pour notre généalogie. C'est une véritable mine d'or, allant de vieux documents napoléoniens au livret militaire de mon grand-père durant la Seconde Guerre mondiale. Des dizaines d'actes notariés expliquant les ventes de maisons et les contrats de mariage. Tous ces documents vont me donner l'occasion de nombreux articles sur ce blog. J'ai décidé de commencer avec les documents les plus anciens, des documents militaires de François LAUBIER, l'arrière-grand-père de ma grand-mère. 

Le premier document est une lettre rédigée par Étienne CHANGEUX, médecin vétérinaire, Pierre BARRE, perruquier et Jean Baptiste ROBERT, postillon, qui demandent l'exemption de François LAUBIER comme seul fils subsistant de sa mère veuve, Solange LAGELINE


(source : Archives personnelles)
"Département du Cher.
Certificat à produire pour un jeune
homme qui réclame l’exemption comme
fils aîné d’une femme actuellement veuve
Nous soussignés, Changeux Etienne Mcin Véterinaire, Barre, pierre
perruquier et Robert jean Baptiste postillon tous trois pères de famille, domiciliés
dans le Canton, ayant des fils inscrits sur les régistres matricules de l’armée
de terre ou de mer, ou désignés par le sort pour Concourir à la formation du 
contingent de la Classe actuellement appelée, 
Certifions, sous notre responsabilité personnelle que le nommé Laubier
françois, né le Cinq juin 1829 à Châteauneuf Canton de Châteauneuf
Dépt du Cher fils de feu Laubier, jean, inscrit sur la liste Cantonnale
et désigné pour concourir à la formation du Contingent comme ayant eu le 
n°31, est l’aîné de Solange, Lageline veuve de Laubier jean père
du réclamant et que la dite Lageline solange est actuellement veuve, et 
malade, dans l’impossibilité de se suffire à elle même, et qu’en conséquence
ledit Laubier françois, a droit à l’exemption, d’après l’art. 13, n°4
de la loi du 21 mars 1832. 
fait à Châteauneuf sur Cher le 15 juillet 1852."

Cette requête, pour une raison que j'ignore, semble ne pas avoir été acceptée par l'administration militaire de l'époque. Le second papier date du 15 mai 1856 à Libourne (Gironde). 

Châteauneuf-sur-Cher (Cher) en 1, Libourne (Gironde) en 4, Bourges (Cher) en 5
(source : Heredis 2017)
C'est bien loin de chez lui que François LAUBIER se retrouve hussard de 1e classe au 3e régiment des hussards. Voici l'uniforme des hussards au début du siècle : 
René LOUIS, "1809 - Trompette du 3me Hussards" in Uniformes des régiments de hussards français
(source : Gallica/BnF
Il obtient donc à Libourne (Gironde) un certificat de bonne conduite. J'y apprends des détails physiques le concernant. Il est brun aux yeux roux et mesure 1m71.

(source : Archives personnelles)
"3e Régiment de hussards. 
Certificat de Bonne Conduite. 
Nous, soussignés, membres composant le conseil d’administration du 
3e Régiment de hussards. Certifions que le sieur Laubier françois
hussard de 1re classe né le 5 Juin 1829 à Châteauneuf, canton du dit, 
Département du Cher, Cheveux et sourcils Bruns, yeux Roux, front
ordinaire, nez gros, Bouche moyenne, menton ordinaire, Visage ovale, 
marques particulières : _____ ; Taille de un mètre 710 millimètres, a tenu
une bonne Conduite pendant tout le temps qu’il est resté sous les
Drapeaux, et qu’il y a Constamment servi avec honneur et fidélité. 
La présente attestation est donnée sur la proposition du Capitaine de
L’Escadron et du Chef d’Escadrons auxquels appartient Le sieur
Laubier françois après examen du registre des punitions en ce qui le Concerne, 
Certifions en outre 1° qu’il n’a aucune infirmité apparente ou 
Cachée qui puisse L’empêcher de reprendre son service ; 2° qu’il n’est pas
marié.
Fait à Libourne le 15 Mai 1856. 
Les Membre du Conseil d’Administration"

Enfin, un magnifique diplôme à en-tête "Empire Français" et le blason de Napoléon (aigle d'or sur fond d'azur) lui signifie son congé de libération de l'armée. 

(source : Archives personnelles)
EMPIRE FRANÇAIS.
DÉPÔT DE RECRUTEMENT ET DE RÉSERVE
du département du Cher
CONGÉ DE LIBÉRATION.
NOUS, soussigné, Commandant du dépôt de recrutement et de réserve du département du Cher, DÉLIVRONS
le présent Congé de libération au Sr Laubier (François), hussard de 1re Classe au 3e Régiment, fils de Jean 
et de Solange Lageline, domiciliés à Chateauneuf, canton du dit, département du Cher, né le 5 Juin 1829
à Chateauneuf, canton dudit, département du Cher, cheveux et, sourcils Bruns, yeux Roux, front ordinaire
nez gros, bouche moyenne, menton ordinaire, visage ovale, taille d’un mètre 710.
miilimètres, profession de Vigneron, dernier domicile à Chateauneuf, canton du dit, département du Cher, marié
 , à De, domiciliée à , lequel est
inscrit comme Jeune soldat de la Classe de 1849 au registre matricule du corps sous le n°1126 (le 1er Janvier 1851), et a terminé
le temps de service exigé par la loi le Trente un décembre Mil huit Cent Cinquante six. 
Fait à Bourges le trente un décembre 1856. 

C'est très émouvant de posséder de tels documents si anciens (j'ai aussi une grande correspondance) que je n'aurais jamais pu trouver dans un centre d'archives. Cela va à nouveau permettre de donner corps à toute une partie de la famille à travers des dizaines d'anecdotes et d'histoires qui contiennent une partie de leurs vies. 

samedi 21 janvier 2017

Biographie : Pierre FRÉMEAU

Pierre FRÉMEAU
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Pierre Marie Joseph FRÉMEAU
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Mon grand-père
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Ma mère
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Moi

(source : Archives départementales du Cher - 6 Fi Venesmes 2)
Pierre FRÉMEAU naît à Venesmes le 26 mai 1846 sous le règne de Louis-Philippe Ier. Son père, Jean FRÉMEAU est journalier vigneron et sa mère, Marie PÉQUIOT la fille d'un marchand épicier. Au moment de sa naissance, il a déjà un frère aîné nommé Gilbert. La famille s'agrandit avec la naissance de Jean alors que Pierre a 2 ans puis d'Henri lorsqu'il a 4 ans. 

(source : Heredis 2017)
Les deux parents vivent donc à Venesmes (Cher) avec leurs quatre enfants et Marie BONDONNEAU, la mère de Marie PÉQUIOT et la grand-mère de Pierre FRÉMEAU. Je ne possède pas son matricule militaire, mais je sais qu'il a été dispensé du service à cause d'une large cicatrice à la jambe gauche. 

Le 9 mars 1868, il est le premier témoin du mariage de son frère Gilbert, vigneron, avec Marguerite Rosalie PERRIOT, également fille de vignerons de Venesmes (Cher). Il est alors nommé Pierre FROMEAU et exerce la profession de journalier. Il semble également ne pas encore savoir écrire à l'époque puisque personne ne signe l'acte de mariage. 

(source : Archives départementales du Cher - 3E 3829 - p. 79)
En 1872, il apparaît sur le recensement de Châteauneuf-sur-Cher (Cher), commune limitrophe de Venesmes. Il est ouvrier boulanger chez Henri Nicolas BOUZIQUE, boulanger, et sa femme Hermance BOUZIQUE au 69 rue de la Chaussée. Il est nommé par erreur Pierre FROMET dans cet acte. 

(source : Archives départementales du Cher - 6M 0065 - p. 18)
En 1872, il se marie avec Virginie MONORY, fille d'un riche meunier de Saint-Loup-des-Chaumes (Cher) qui vit chez ses grands-parents boulangers à Châteauneuf-sur-Cher (Cher). Le contrat de mariage est justement passé rue de Tivoli, chez les époux ROBERT-DOUARD (les grands-parents maternels de Virginie MONORY) le 16 septembre 1872, par-devant maître Paul Abel GIRARD, notaire. 

Virginie MONORY
(source : Archives personnelles)
Pierre FRÉMEAU a alors 26 ans et "déclare être propriétaire du fond de commerce de boulangerie qu'il exploite en y comprenant le matériel, les marchandises et les créances" d'une valeur de 2 000 F. Son père est alors propriétaire vigneron et lui apporte une dot de 1 500 F. 

Les parents de Virginie MONORY lui apportent en dot : 
  • "un lit de plumes"
  • "six draps et six serviettes" d'une valeur de 200 F
  • une somme de 1 000 F
Signatures du contrat de mariage
(source : Archives départementales du Cher)
Le mariage a lieu quelques heures plus tard le jour-même en présence des deux familles et avec pour témoin Jean et Henri FRÉMEAU, propriétaires, frères de l'époux, Joseph Pierre Marie GARDIEN, vétérinaire, oncle de l'épouse et Pierre Frédéric MONORY, meunier, frère de l'épouse. 

Pierre FRÉMEAU
(source : Archives personnelles)
Cet heureux événement est malheureusement rapidement du décès de Jean FRÉMEAU, le frère de Pierre, à l'hospice de Limoges (Haute-Vienne) où il était en garnison en tant que caporal. Le 3 août 1873 naît la première fille de Pierre FRÉMEAU et Virginie MONORY qui tiennent alors la Boulangerie Frémeau rue de la Halle : Blanche Marie Louise. Cette naissance est suivie deux ans plus tard par celle de Pierre Marie Joseph, mon arrière-grand-père. Leur dernier fils, Pierre Louis, naîtra quelques années plus tard en 1883. 

Pierre FRÉMEAU semble être un personnage central de la famille, très souvent sollicité pour être témoin de naissances, mariages et décès : 
  • en 1876 il déclare le décès du grand-père de sa femme, Pierre Claude ROBERT
  • en 1878 il est témoin du mariage de sa cousine Clémence BERNARD avec Charles ALLARD, marchand épicier
  • en 1881 il est témoin du mariage de son frère Henri FRÉMEAU avec Mathilde JUGAND, fille d'un armurier d'Issoudun (Indre)
  • en 1884 il déclare la mort de son père Jean FRÉMEAU 
  • en 1886 il est témoin du mariage d'une cousine de sa femme Marie Hortense Adrienne GARDIEN avec François Eugène MOREUX, percepteur
  • en 1888 il déclare la naissance de leur fille Marcelle Yvonne Alice Marie Joseph MOREUX
  • en 1891 il déclare le décès de Marie Célestine dite Maria MOREL épouse d'un cousin boulanger de sa femme
  • en 1901 il déclare le décès de Marie Victoire dite Louise ROBERT, la tante de sa femme
  • en 1915 il déclare la naissance de son petit-fils Pierre Louis FRÉMEAU
  • en 1921 il déclare le décès de son frère Gilbert FRÉMEAU
Boulangerie Frémeau pendant la Première guerre mondiale
(source : Archives personnelles)
La Boulangerie Frémeau était apparemment réputée pour ses brioches. D'après les recensements, il y a souvent eu un mitron employé par la famille. En 1891, c'est Jules MARÉCHAL et en 1906, Clément VERDIER. Sa fille, Blanche Marie Louise, que l'on appelle "la Tante Blanche" dans la famille, est devenue religieuse, puis institutrice libre à l'Asile Saint-Joseph de Lignières (Cher). 

Un mot de la main de Blanche FRÉMEAU
(source : Romain PERSONNAT)
Son fils aîné, Pierre Marie Joseph FRÉMEAU habite alors Versailles (Yvelines) et est comptable dans les Grands Magasins Dufayel à Paris qui sont à l'époque les plus grand magasins du monde. 

Les grands magasins Dufayel en 1904
(source : domaine public, via Wikimedia Commons)
Il rencontre Berthe Louise Stéphanie GRELOT qui est alors femme de chambre à Paris. Le mariage a lieu en 1905 dans cette ville et Pierre FRÉMEAU, alors âgé de 58 ans, ne s'y rend pas. 

Au premier rang : Marie Hortense Adrienne GARDIEN, Eugène Isidore GRELOT, Joséphine GRELOT, Pierre Marie Joseph FRÉMEAU, Berthe Louise Stéphanie GRELOT, Étienne dit Henri GRELOT, Victorine Ernestine BOURSIER et ?
Au deuxième rang : ?, Marcelle Yvonne Alice Marie Joseph MOREUX, Pierre Louis FRÉMEAU, Marguerite Léa Joséphine GRELOT, Léa Ernestine GUILLEMET, ? et Reine Madeleine GRELOT
(source : Archives de Françoise H.)

Pierre FRÉMEAU est néanmoins présent en 1910 (ainsi que son fils aîné parisien qui est témoin) au mariage de son fils cadet Pierre Louis FRÉMEAU, gendarme à cheval, avec Marie Louise BRUNET, fille de vignerons de Châteauneuf-sur-Cher (Cher). 

Pierre Louis FRÉMEAU et Marie Louise BRUNET
(source : Archives personnelles)
Son épouse Virginie MONORY décède à Bourges (Cher) alors qu'il est âgé de 71 ans. Durant la Première guerre mondiale, son fils aîné sera boulanger pour les troupes à Nevers, tandis que son fils cadet, militaire de carrière, sera grièvement blessé au front (il perd ses deux jambes) et décoré de la Légion d'honneur, de la Croix de guerre avec palme et de la Médaille militaire, ainsi que des deux médailles commémoratives. Pierre FRÉMEAU meurt à Châteauneuf-sur-Cher le 19 mai 1932 à l'âge avancé de 85 ans. Il est enterré dans le cimetière de cette commune où il repose aux côtés de sa femme et de sa fille Blanche

Tombe Frémeau-Monory au cimetière de Châteauneuf-sur-Cher
(source : Archives personnelles)

mardi 23 février 2016

Un mystère de plus pour Virginie MONORY

Virginie MONORY
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Pierre Marie Joseph FRÉMEAU
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Mon grand-père
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Ma mère
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Moi

Continuant d'explorer les recensements, je viens de découvrir un fait déjà pointé dans l'article précédent : le fils aîné (ou la fille aînée dans notre cas) vit avec ses grand-parents et non avec ses parents ? S'agirait-il d'une tradition oubliée du passé ? Toujours est-il qu'en cherchant Virginie MONORY dans le recensement de 1856 (elle est née en 1850) à Saint-Loup-des-Chaumes (Cher) où son père vivait et était adjoint au maire, j'ai été surpris de la voir absente du foyer.

(source : Archives départementales du Cher - 27J 0088 - p. 8)
On y voit François MONORY et sa femme Victoire ROBERT, leurs enfants Frédéric, Hippolyte et Clémence et leurs deux domestiques. Mais aucune trace de la petite Virginie âgée de 6 ans. C'est alors que je me suis souvenu de l'avoir vue en 1872 (l'année de son mariage avec Pierre FRÉMEAU) vivre à Châteauneuf-sur-Cher chez ses grands parents, Pierre Claude ROBERT et Jeanne Virginie DOUARD

(source : Heredis 2014)
Je suis donc retourné à Châteauneuf-sur-Cher en 1856 pour voir si elle ne vivait pas déjà chez ses grands-parents et je l'ai retrouvée. 


(source : Archives départementales du Cher - 27J 0080 - p. 12)
Pourquoi une petite fille de 6 ans ne vit pas avec ses frères et soeurs ni avec ses parents, mais dans une toute autre fratrie ? Pourquoi surtout continue-t-elle d'y vivre sur le long terme comme on le voit dans le recensement de 1861 ?

(source : Archives départementales du Cher - 6M 0010 - 14)
Il apparaît donc de ces recensements que Virginie MONORY n'a jamais vécue avec ses propres parents ni avec ses frères et soeurs et j'en ignore totalement la raison. Encore un mystère qui n'aura probablement jamais de réponse...

mercredi 3 juin 2015

#ChallengeAZ Chevron renversé pour la famille DAVRIL

Paul DAVRIL
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Jeanne DAVRIL
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Pierre BURET
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Hélène BURET
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Anne PRIGAT
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Jeanne Virginie DOUARD
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Victorine ROBERT
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Virginie MONORY
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Pierre Marie Joseph FRÉMEAU
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Mon grand-père
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Ma mère
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Moi

Le chevron est sûrement le meuble héraldique le plus commun qui existe, comme on peut le voir sur les armes de mon ancêtre Pierre TULLIER qui sont représentées sur un vitrail de la cathédrale de Bourges. 

(source : MOSSOT, licence CC BY-SA 3.0, via Wikimedia Commons)
Sur les armes de mes ancêtres DAVRIL figure un chevron renversé, ce qui est bien plus rare et original ! 

(source : Armorial Général de France - Tome 5 - Bourges - p. 53)

Si l'on remarque une proximité entre les deux armes, c'est peut-être parce que la quintaïeulle de Paul DAVRIL n'est autre que Jeanne TULLIER, petite fille de Pierre TULLIER dont vous voyez les armes en haut de cet article. 

vendredi 13 juin 2014

J comme jau

Une donnée à laquelle nous ne pensons pas souvent, c'est que nos ancêtres ne parlaient pas français. Jusqu'au début du XXe siècle, chaque province parlait son patois. La mémoire de cette langue est parfois restée jusqu'aux générations récentes. 

Hippolyte-François comte JAUBERT, Glossaire du centre de la France, t. I, Paris, Napoléon Chaix et Cie, 1856
(source : Gallica/BnF)
Ainsi, lorsque j'ai découvert la famille Jaupitre dans notre généalogie et qu'un coq figurait sur leur blason, ma mère et mon oncle savaient très bien qu'en berrichon, jau signifie coq. Il s'agit donc d'armes parlantes : jeu de mot ou rébus figurant dans le blason d'une personne.

Charles d'HOZIER, Armorial général de France, t. V, Bourges, 1701-1800, f° 317
(source : Gallica/BnF)
Jehan JAUPITRE, 
secrétaire de Monseigneur le Dauphin, lieutenant-général à Concorsault
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Jehan JAUPITRE, 
bachelier es lois
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Étienne JAUPITRE, 
marchand drapier, échevin de Bourges, Écuyer, Seigneur du Poiriou et de Vaugibault
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Pierre JAUPITRE, 
marchand tanneur, bourgeois, Seigneur du Poiriou
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Étienne JAUPITRE
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Pierre JAUPITRE, 
lieutenant de Salbris
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Pierre JAUPITRE, 
lieutenant du bailliage et de la châtellenie de Salbris
|
François JAUPITRE
|
Pierre JAUPITRE, 
marchand
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Catherine JAUPITRE, 
Damoiselle
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Hélène BURET, 
propriétaire
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Anne PRIGAT, 
couturière, rentière
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Jeanne Virginie DOUARD,
boulangère, couturière, rentière
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Victorinne dite Victoire ROBERT,
ménagère, meunière, propriétaire
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Virginie MONORY, 
ménagère
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Pierre Marie Joseph FRÉMEAU,
employé de commerce, boulanger
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Mon grand-père
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Ma mère
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Moi


vendredi 23 août 2013

Nos cousins GARDIEN

À travers les registres de la fin du XIXème siècle à Châteauneuf-sur-Cher, je trouvais souvent la mention d'une famille Gardien, et plus particulièrement de Joseph GARDIEN, vétérinaire, qui était souvent dit "cousin de la famille" dans les actes concernant les FRÉMEAU. Jusqu'à présent, je n'avais jamais compris le lien de parenté entre nous et les Gardien. Ce Joseph GARDIEN fut témoin à presque tous les mariages MONORY, dont celui de mes ancêtres Pierre FRÉMEAU et Virginie MONORY.

Je cherchais la descendance des familles LECAS et LAUBIER quand je suis tombé sur cet acte en 1863 : 

(source : Archives départementales du Cher - 3E 3662 - p. 125)
"L'AN MIL HUIT CENT SOIXANTE-TROIS, le vingt neuf du mois de avril à Dix heures du matin par-devant NOUS, Paul abel Girard 1. adjoint au maire de Chateauneuf, faisant par délégation en L'absence de ce magistrat ; fonctions d'officier de l'État Civil de la commune de Chateauneuf canton de Chateauneuf département du Cher, SONT COMPARUS en la Maison Communs : 1° Gardien Joseph Pierre Marie âgé de vingt trois ans, né à honfleur (calvados) le 20 Septembre 1839 profession de vétérinaire demeurant à Chateauneuf fils majeur de Gardien Louis Justin adrien profession de commissaire de Police demeurant à Chateaumeillant présent et Consentant au mariage et de Gimer hortense Delphine profession d ____ demeurant à honfleur ou elle est décédée."
Il s'agit bien de mon Joseph GARDIEN, vétérinaire, et il est originaire de Honfleur ! C'est la première fois qu'un membre de la famille vient de ces régions du Nord de la France.

(source : Archives départementales du Calvados - 18Fi 330/102)
 L'épouse de ce Joseph GARDIEN, Marie Victoire ROBERT, est de notre famille. Voici comment nous sommes reliés à eux.

  • Virginie MONORY, épouse Frémeau, est la fille de François MONORY et de Victoire ROBERT.
  • Cette Victoire ROBERT est la soeur de Marie Victoire ROBERT qui a épousé Joseph GARDIEN.
Plus simplement, et en image, voici comment les GARDIEN peuvent se targuer d'être "cousins de la famille" des FRÉMEAU, bien que ce soit un lien par "alliance d'alliance".

(source : Arbre familial, via Geneanet)
Peut-être avait-on un sens de la famille plus élargi à l'époque. Toujours est-il que j'ai voulu chercher qui était ce Joseph GARDIEN et que j'ai retrouvé son acte de naissance :

(source : Archives départementales du Calvados - N.M.D. 1839-1841 - p. 159)
Puisqu'il m'a fallu payer 2 € pour pouvoir consulter cet acte (les archives du Calvados, comme celles de la Charente, étant payantes), j'en ai profité pour remonter deux générations de ce "cousin". Rechercher dans les registres de cette région où jamais personne de notre famille n'a vécu était pour moi assez exotique.

Joseph Pierre Marie GARDIEN est le fils de Louis Justin Adrien GARDIEN (qui fut successivement gendarme à cheval de la brigade de Honfleur, maréchal des logis de gendarmerie et commissaire de police) et d'Hortense Delphine GIMER, marchande de modes. Son grand-père, Jacques Joseph GARDIEN était marchand cordonnier dans la Manche. Quant à ses grands-parents maternels, Louis Charles GIMER et Marguerite Victoire JEANNE, ils étaient tous deux marchands à Honfleur (bien que Louis Charles vienne également de la Manche).

Comment un vétérinaire du Calvados et une fille de boulanger du Berry ont-ils pu se rencontrer ? Voici une hypothèse : 

  • Marie Victoire ROBERT est la belle soeur de François MONORY, meunier et maire de Saint-Loup-des-Chaumes. 
  • François MONORY est lui-même le beau-frère de Joseph WENTZEIS, brigadier de gendarmerie. 
  • Louis Justin Adrien GARDIEN semble avoir été muté dans le Berry, à Châteaumeillant et était gendarme. 
(source : Arbre familial, via Geneanet)

C'est peut-être par le lien entre Louis Justin Adrien GARDIEN et Joseph WENTZEIS que se sont rencontrés nos deux époux. 

J'ai pour l'instant retrouvé deux enfants au couple GARDIEN-ROBERT : Louis Joseph Victor Eugène et Marie Hortense Adrienne. Il est amusant de montrer que les prénoms sont choisis dans l'ascendance de notre vétérinaire. Cette dernière était témoin au mariage de mes arrières-grands-parents Pierre Marie Joseph FRÉMEAU et Berthe Louise Stéphanie GRELOT à Paris en 1905. Elle est dite cousine de l'époux et en effet, par les ROBERT, elle est sa cousine du 2ème au 3ème degré.

(source : Arbre familial, via Geneanet)
Voici comment avec un peu de patience et de curiosité, j'ai pu découvrir le lien qui nous unissait à deux personnes assez proche de notre famille pour être témoins de leurs mariages. Certains dans ma famille ont connus mon arrière-grand-mère Berthe. Et bien voici comment Hortense GARDIEN qui était témoin à son mariage était reliée à notre famille.