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samedi 7 janvier 2017

Biographie : Élie dit Édouard SUIVRE

Élie dit Édouard SUIVRE
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Yvonne Marguerite Marie SUIVRE
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Mon grand-père
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Mon père
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Moi

Élie SUIVRE naît le 21 février 1864 à Jumilhac-le-Grand (Dordogne), dans le faubourg de la Croix-Bancaux, probablement dans cette maison ancienne qui appartenait encore à la famille dans les années 1950 et où il a vécu toute sa vie. 

(source : Archives personnelles)
Il est le sixième enfant de Jean SUIVRE, maître cordonnier et marchand et d'Isabeau dite Élisabeth REBEYROL, marchande. Ses frères et soeurs aînés sont : 
  • Marie, décédée à 3 ans
  • Élie, âgée de 12 ans (prénommé comme lui, ce qui explique que notre Élie, arrivé deuxième, ait été appelé Édouard toute sa vie)
  • Marie, âgée de 9 ans
  • Marguerite, âgée de 6 ans
  • André, âgé de 3 ans et sourd muet de naissance
Son père a un ouvrier cordonnier âgé de 15 ans vivant à leur domicile, Joseph SAUZAT. Cinq ans après la naissance d'Élie naîtra un dernier enfant dans le foyer, une autre Marguerite, que l'on surnommera Suzanne. La tradition du surnom est tenace chez mes ancêtres de Dordogne. Dans ce cas précis, on voit bien que dans une famille qui a compté deux Marie, deux Élie et deux Marguerite, elle est indispensable pour séparer les enfants. Reste à savoir pourquoi on donnait le même prénom à plusieurs enfants à l'époque. Jusqu'à ses 4 ans, sa grand-mère paternelle, Marie POULINAS, veuve et infirme, vivra chez eux avant de décéder. Quels souvenirs a pu garder Élie de cette femme née en 1800 ?

(source : Heredis 2017)
En 1875, alors qu'il est âgé de 11 ans, son frère aîné Élie, cordonnier comme leur père, épouse Marie CHARCHOULIS, la fille d'un cercleur originaire de Vaunac (Dordogne). Le jeune couple vivra un temps avec eux avant de prendre leur indépendance. L'année précédente, sa soeur Marie alors âgée de 18 ans et servante chez la veuve CHABANNEAU accouche d'une petite fille qu'elle nomme Marie Élisabeth. L'enfant sera placé en nourrice à Sarrazac (Dordogne) chez Pierre LAGORCE et meurt à seulement 22 mois. 

En 1884, comme tous les jeunes gens de son époque, il est convoqué pour le service militaire. Les habitants de Jumilhac-le-Grand (Dordogne) partent faire leur recrutement militaire à Brive-la-Gaillarde (Corrèze). Le livret de matricule permet d'avoir une description physique de nos ancêtres masculins.

(source : Archives départementales de la Corrèze - R 1136 - p. 312)
Il est immédiatement dispensé de service militaire comme "soutien de famille". Il n'effectuera que deux périodes d'exercices en 1891 et 1895 dans la 12e section d'infirmier de Limoges (Haute-Vienne). 

Dix ans plus tard, le 5 mars 1894, il se rend au domicile de M. et Mme SAINT-YRIEIX pour dresser le contrat de mariage avec leur fille Françoise SAINT-YRIEIX qu'il a demandé en mariage. Les parents de sa future épouse tiennent un hôtel à Jumilhac-le-Grand (Dordogne). 

Signatures du contrat de mariage
(source : Archives départementales de la Dordogne)
Élie SUIVRE apporte en dot : 
  • la maison des Croix-Bancaux (en photo plus haut) composée d'une cuisine et d'une chambre au rez-de-chaussée et de deux chambres au premier étage, ainsi que d'un jardin de l'autre côté de la rue pour une valeur totale de 2 000 F. 
  • "un fonds mobiliers comprenant les meubles, meubles-meublans, ustensiles de literie" d'une valeur de 1 000 F
  • "un fonds de boutique de cordonnier, ensemble le matériel & les ustensiles de profession" d'une valeur de 2 000 F
  • "une somme de deux mille francs qu'il a en espèces devers lui [...] lui provenant de ses gains & economies"
Françoise SAINT-YRIEIX apporte une dot modeste : 
  • "les draps de lit neuf" pour 60 F
  • "deux douzaines de serviettes" pour 26 F
  • "une couverture en laine" pour 20 F
  • "une somme de mille francs"
(source : Archives départementales de la Dordogne - 5MI12714_012 - p. 10)
Il est amusant de voir que le prénom de substitution d'Élie est même inscrit dans son acte de mariage : "appelé Edouard en famille". J'ai quelques photos de ce couple, dont une prise vers 1929 et très abimée, mais que je trouve néanmoins très belle. 

Françoise SAINT-YRIEIX et Élie dit Édouard SUIVRE vers 1929
(source : Archives personnelles)
Élie exerce donc la profession de maître bottier, à la suite de son père, de son arrière-grand-père, et de son arrière-arrière-grand-père. Les SUIVRE semblent avoir travaillé le cuir de toute éternité. Leur patronyme vient d'ailleurs de "suire", dérivé de "suor" qui veut dire : "travailleur du cuir". 

Ils auront trois filles : 
  • Marie Jeanne en 1895
  • Suzanne Alice en 1897
  • Yvonne Marguerite Marie (mon ancêtre) en 1900
La famille Suivre vers 1914
(source : Archives personnelles)
Élie semblait être un homme très sévère sur les photos. Mon grand-père m'a confirmé ce caractère très dur qu'il avait avec ses trois filles. Les trois filles SUIVRE ont un type très espagnol, très mates de peau avec des yeux noirs qui leur vient de leur père semble-t-il. 

Marie Jeanne SUIVRE vers 1915
(source : Archives personnelles)
L'aînée, Marie Jeanne, était institutrice. Je la trouve magnifique sur cette photo. Elle meurt très jeune, en 1918, âgée de seulement 23 ans, victime de la grippe espagnole qui aura fait tant de ravages en France au sortir de la Première Guerre mondiale. 

Marguerite dite Suzanne SUIVRE, l'âne Mimi, et Suzanne Alice SUIVRE (nièce de la première)
(source : Archives personnelles)
La deuxième fille, Suzanne Alice, a vécu bien plus longtemps, mais ne s'est jamais mariée. Elle est ici en photo avec sa tante Marguerite que l'on nommait Suzanne et je me demande si elle ne serait pas sa marraine ou si cela n'expliquerait pas ce prénom peu répandu dans la famille.

Yvonne Marguerite Marie SUIVRE vers 1918
(source : Archives personnelles)
Enfin, mon arrière-grand-mère, Yvonne Marguerite Marie, qui ressemble vraiment à une espagnole sur cette photo. Élie gardera des liens étroits avec sa seule descendance issue de sa dernière fille. C'est en effet lui qui déclarera la naissance de son petit-fils (mon grand-père), né à Étaules en Charente-Maritime.

Acte de naissance de mon grand-père
(source : Archives municipales d'Étaules)
Il sera également présent en 1950, un an avant son décès, au mariage de mes grands-parents au Mans (Sarthe) comme en atteste cette photo où il se tient à côté de sa fille Yvonne. 

Élie dit Édouard SUIVRE et Yvonne Marguerite Marie SUIVRE en 1950
(source : Archives personnelles)
Sa femme l'avait quitté 21 ans avant lui, en 1930. Le mois d'après, il recevait la mention honorable de la Médaille d'honneur de la Mutualité (Journal officiel de la République française, n°209, 5 septembre 1930, p. 10 249) en qualité d'ancien secrétaire de la société de secours mutuels Saint-Aubin. Élie s'éteint le 13 septembre 1951 à Jumilhac-le-Grand (Dordogne), à l'âge honorable de 87 ans. 

vendredi 17 juin 2016

Léonard REBEYROL part vivre en Espagne

Guillaume REBEYROL + Marguerite MONTASTIER
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Pierre RIBEYROL                      Isabeau REBEYROL
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Léonard REBEYROL                       Élie SUIVRE
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                                                     Yvonne Marguerite Marie SUIVRE
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                                                 Mon grand-père

Le registres de matricule militaire sont de précieuses sources d'informations. Tout d'abord, ils nous permettent de savoir quelle profession exerçait une personne à ses 20 ans. Ensuite, parce qu'on a une description physique (couleur de cheveux, d'yeux, morphologie du visage, taille, particularités physionomiques) et intellectuelle (degré d'instruction) de cette personne. Enfin, parce qu'ils contiennent les localités successives d'habitation. Et quand comme moi on aime faire de la généalogie descendance (c'est-à-dire retrouver tous les descendants de chaque ancêtre pour savoir ce que sont devenues les différentes branches), cela facilite grandement les choses, notamment pour cette fin de XIXe siècle où les gens avaient une bien plus grande mobilité du fait du chemin de fer. Ainsi, Léonard REBEYROL, un de mes cousins, dont le matricule militaire m'a permis de comprendre pourquoi je ne lui trouvais plus d'enfants à Chaleix (Dordogne) passé la naissance de son premier fils Guillaume en 1888. 

(source : Archives départementales de la Corrèze - R 1128 - p. 383)
Il est sûrement parti exercer ses talents de maréchal-ferrant (la famille travaille le métal depuis des générations, avec pour origines les maîtres de forges CHAPELLE de JUMILHAC dont les REBEYROL héritent les prénoms Guillaume et Marguerite qui font hommage à ces prestigieux ancêtres) en Espagne puisqu'il est indiqué qu'il vit en 1891 à Bilbao en Espagne. 

(source : Heredis 2014)
Même si l'Espagne n'est pas très loin de sa Dordogne natale, c'est amusant de se dire qu'il y a peut-être une branche de cousins qui a fait souche dans ce pays où la légende familiale dit que nous aurions des origines (ce qui n'est pas faux en soit puisque nous avons des ancêtres espagnols au XVIe siècle). 

lundi 26 octobre 2015

Raymond CHAPELLE dit Monsieur de Masvaleix

Raymond CHAPELLE
"Monsieur de Masvaleix"
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Guillaume CHAPELLE
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Marguerite CHAPELLE
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Anne MICHELEIN
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Guillaume REBEYROL
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Isabeau REBEYROL
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Élie SUIVRE
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Yvonne Marguerite Marie SUIVRE
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Mon grand-père
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Mon père
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Moi

Nous descendons deux fois des CHAPELLE de JUMILHAC, par la branche principale jusqu'à ce que Madeleine CHAPELLE de JUMILHAC épouse Jacques ARLOT, Seigneur de Frugie, et par cette branche "de Masvaleix". Raymond CHAPELLE est souvent appelé dans les actes "Monsieur de Masvaleix" dont il est aussi parfois dit lieutenant. Gallica vient de m'offrir cette merveilleuse trouvaille sur la forge et le château de Masvaleix (les CHAPELLE sont maîtres de forges à leurs origines). 

Ministère de l'instruction publique, des cultes et des beaux arts, Revue des sociétés savantes, t. IV, Paris, Imprimerie Nationale, 1877, pp. 500-551
Raymond CHAPELLE vit au début du XVIIIe siècle et apparemment, le château de Masvaleix appartenait à sa famille dès le XVIe siècle. Par le jeu des alliances, il est possible dont qu'il y ait vécu pour une raison ou pour une autre. Je n'ai pas encore réussi à le relié à mon autre branche. La femme de Guillaume CHAPELLE, Marie SEGUY, se faisait nommer "Demoiselle de Chapelle". Malheureusement, il a dérogé à sa noblesse en exerçant la profession infamante (pour les nobles) de greffier et c'est ainsi que cette branche des CHAPELLE devint roturière. La marraine de mon ancêtre Marguerite CHAPELLE est néanmoins Marguerite PASSARIEUX, Demoiselle du Montet et Guillaume et Aubin MONTET, Seigneurs de Latrade sont parrains de ses frères et soeurs cadets. 


Léonard REBEYROL et la Légion de la Dordogne

Lien entre Léonard REBEYROL et mon grand-père
(source : Heredis 2014)
Léonard REBEYROL est le fils aîné de mes ancêtres Pierre RIBEYROL et Anne MICHELEIN, le frère de mon ancêtre Guillaume REBEYROL et dont la grand-mère était de la famille CHAPELLE de JUMILHAC.

(source : Heredis 2014)
En reconstituant la famille REBEYROL à Saint-Paul-la-Roche (Dordogne), je suis tombé sur cette courte transcription d'un acte de décès expédié depuis la ville de Nanthes [sic] en Loire-Inférieure.

(source : Archives départementales de la Dordogne - 5MI13003_010 - p. 13)
Le nom des parents et le lieu de naissance sont indiqués, probablement grâce à son matricule militaire, ce qui a permis l'expédition de l'acte. Il était en 1821 fusilier à la Légion de la Dordogne (22e régiment). Cette mention m'a intrigué car je n'avais jamais entendu parler de la Légion de la Dordogne. Un petit tour sur Wikipedia m'a appris qu'il s'agit des Légions Départementales créées sous Louis XVIII au moment de la Restauration. 

Hippolyte BELLANGÉ, Légions Départementales, Compagnies du Centre, de 1816 à 1820


Uniformes des légions départementales
(source : lecimier.fr)
Sur Gallica, on trouve l'ordonnance du roi de 1815 instituant ces légions départementales.

*, Ordonnance du roi sur l'organisation de l'armée, Brest, Michel, 1815, p. 1

*, Ordonnance du roi sur l'organisation de l'armée, Brest, Michel, 1815, p. 2
Il est intéressant de noter que le pouvoir monarchique, voulant reformer l'armée à sa manière, prend acte de l'existence des départements créés en 1792 et leur crée des légions correspondantes 23 ans plus tard. Une sorte de fusion entre la République et la Monarchie dans cette décision probablement très politique. 

jeudi 12 septembre 2013

Descendance de Léonard SUIVRE et de Marie POULINAS

Le nom des SUIVRE était originellement SUIRE, comme le prouve une branche de cousins établis à Lisle en Dordogne et qui a conservé ce nom sans le "V". Le nom était particulièrement bien choisi puisqu'il vient de "sueur" qui signifie "cordonnier", profession largement exercée dans la famille jusqu'à mon arrière-arrière-grand-père Elie dit Edouard SUIVRE qui était maître bottier.

(source : Archives départementales de la Dordogne - 2 FI 984)
I. Léonard SUIVRE, cultivateur, marchand épicier, mercier. Né le 25 janvier 1793 à Thenon (Dordogne), décédé le 16 janvier 1845 à La Croix-Bancaux, Jumilhac-le-Grand (Dordogne).

Marié le 5 février 1822 à Jumilhac-le-Grand (Dordogne) avec Marie POULINAS, cultivatrice, mercière, née le 8 brumaire an IX à Vialette, Jumilhac-le-Grand (Dordogne), décédée le 11 décembre 1867 à La Croix-Bancaux, Jumilhac-le-Grand (Dordogne), fille de Pierre POULINAT, cultivateur et d'Antoinette COUSTY.
  • Jean SUIVRE, qui suit.
  • Aubin SUIVRE, né le 14 mai 1829 à Jumilhac-le-Grand (Dordogne), décédé le 9 juin 1829 à La Croix-Bancaux, Jumilhac-le-Grand (Dordogne).
  • Justin SUIVRE, né le 14 mai 1829 à Jumilhac-le-Grand (Dordogne), décédé le 3 juin 1829 à La Croix-Bancaux, Jumilhac-le-Grand (Dordogne).
  • Marie SUIVRE, qui suit (branche PALLAS-SUIVRE).
  • Marguerite SUIVRE, qui suit (branche VILOTTE-SUIVRE).
  • Guillaume SUIVRE, né le 10 octobre 1838 à La Croix-Bancaux, Jumilhac-le-Grand (Dordogne), décédé le 9 mars 1841 à La Croix-Bancaux, Jumilhac-le-Grand (Dordogne).

II. Jean SUIVRE, marchand, maître cordonnier. Né le 23 mars 1825 à Jumilhac-le-Grand (Dordogne), décédé le 16 janvier 1905 à Jumilhac-le-Grand (Dordogne).

Marié le 7 février 1850 à Jumilhac-le-Grand (Dordogne) avec Isabeau dite Elisabeth REBEYROL, marchande, née le 22 août 1832 à Saint-Paul-la-Roche (Dordogne), décédée le 24 mai 1908 à Jumilhac-le-Grand (Dordogne), fille de Guillaume REBEYROL, forgeron et de Marguerite MONTASTIER, cultivatrice.
  • Marie SUIVRE, née le 17 août 1851 à La Croix-Bancaux, Jumilhac-le-Grand (Dordogne), décédée le 13 mai 1855 à La Croix-Bancaux, Jumilhac-le-Grand (Dordogne).
  • Elie SUIVRE, qui suit.
  • Marie SUIVRE, servante, cuisinière, née le 6 novembre 1855 à La Croix-Bancaux, Jumilhac-le-Grand (Dordogne), mariée le 23 août 1879 à Paris (4ème arrondissement) avec Charles VERGNAUD, maçon, né le 9 juin 1846 à Compreignac (Haute-Vienne), fils de Jean VERGNAUD et d'Anne DUMONT. Mère d'un enfant naturel avant son mariage : 
    • Marie Elisabeth SUIVRE, née le 24 août 1874 à la Maison de Madame veuve Chabaneau, Jumilhac-le-Grand (Dordogne).
  • Marguerite SUIVRE, née le 14 mai 1858 à La Croix-Bancaux, Jumilhac-le-Grand (Dordogne).
  • André SUIVRE, né le 9 avril 1861 à La Croix-Bancaux, Jumilhac-le-Grand (Dordogne).
  • Elie dit Edouard SUIVRE, qui suit (branche SUIVRE-SAINT-YRIEIX).
  • Marguerite SUIVRE, institutrice, née le 25 janvier 1870 à La Croix-Bancaux, Jumilhac-le-Grand (Dordogne), mariée le 25 janvier 1896 à Jumilhac-le-Grand (Dordogne) avec François Henri BRIZON, instituteur, né le 6 juillet 1862 à Saint-Médard-d'Excideuil (Dordogne), fils de Jean BRIZON, cultivateur et de Marie GRÉGOIRE.
III. Elie SUIVRE, cordonnier, facteur des postes. Né le 25 novembre 1852 à La Croix-Bancaux, Jumilhac-le-Grand (Dordogne).

Marié le 25 octobre 1875 à Vaunac (Dordogne) avec Marie CHARCHOULY, couturière, née le 27 août 1858 à Vaunac (Dordogne), fille de Martin CHARCHOULY, cercleur, et d'Antoinette MAURIAL, tailleuse.
  • Jean SUIVRE, né le 20 décembre 1876 à La Croix-Bancaux, Jumilhac-le-Grand (Dordogne).
  • Marie SUIVRE, née le 11 mars 1878, rue du Parc, Jumilhac-le-Grand (Dordogne).
  • Arthur SUIVRE, né le 1er avril 1879 rue du Parc, Jumilhac-le-Grand (Dordogne), marié le 11 décembre 1929 à Lille (Nord) avec Marie Pauline Elise DEMIOT.
  • Éloïse SUIVRE, née le 27 septembre 1880 Grande Rue, Jumilhac-le-Grand (Dordogne), décédée le 14 novembre 1881 à La Croix-Bancaux, Jumilhac-le-Grand (Dordogne).
  • Henriette SUIVRE, née le 10 mars 1883 Boulevard Darnet, Jumilhac-le-Grand (Dordogne).
  • Edouard Elie SUIVRE, née le 29 juin 1885 Place de l'Ancienne Tracle, Jumilhac-le-Grand (Dordogne).
  • Marguerite SUIVRE, née le 6 janvier 1888 à Jumilhac-le-Grand (Dordogne), décédée le 29 avril 1968 à Louveciennes (Yvelines), mariée le 20 août 1910 à Paris (11ème arrondissement) avec Paul Clément CURIEUX.
  • Jean Ludovic SUIVRE, né le 15 avril 1890 au 141 impasse Chanzy, Périgueux (Dordogne).
  • Marie Louise Gilbert SUIVRE, née le 12 janvier 1893 au 11 place de la Halle, Périgueux (Dordogne).
Branche PALLAS-SUIVRE

II. Marie SUIVRE, cultivatrice, couturière, tailleuse. Née le 7 août 1830 à La Croix-Bancaux, Jumilhac-le-Grand (Dordogne), décédée le 22 décembre 1890 à Jumilhac-le-Grand (Dordogne).

Mariée le 5 avril 1853 à Jumilhac-le-Grand (Dordogne) avec Antoine PALLAS, journalier, ouvrier de fourneau, forgeron, fondeur, ouvrier de forge, née le 15 juin 1826 au Village de Pouzol, Corgnac-sur-l'Isle (Dordogne-, décédé le 29 janvier 1895 à Jumilhac-le-Grand (Dordogne), fils de Pierre PALLAS, cultivateur et de Catherine DÉCHAMP, cultivatrice.
  • Marie PALLAS, tailleuse. Née l3 février 1854 à La Croix-Bancaux, Jumilhac-le-Grand (Dordogne), décédée le 22 mai 1881 à Jumilhac-le-Grand (Dordogne). Mariée le 6 décembre 1879 à Jumilhac-le-Grand avec Aubin RAYMOND, feuillardier, né le 11 mai 1854 au Village de Piaulet, Jumilhac-le-Grand (Dordogne), fils de Paul RAYMOND, propriétaire cultivateur et d'Antoinette ROBERT, propriétaire cultivatrice.
    • Marie RAYMOND, née le 1er février 1881 faubourg de la Croix-Bancaux, Jumilhac-le-Grand (Dordogne).
  • Jean PALLAS, né le 11 juin 1856 à La Croix-Bancaux, Jumilhac-le-Grand (Dordogne), décédé le 24 novembre 1857 au Bourg de Chalusset, Jumilhac-le-Grand (Dordogne).
  • Pétronille dite Anna PALLAS, qui suit.
  • Jean PALLAS, né le 14 janvier 1863 à Jumilhac-le-Grand (Dordogne), marié le 20 mars 1899 à Bussière-Galant (Haute-Vienne) avec Elisabeth LAVIGNE.
  • Gabrielle PALLAS, cuisinière. Née le 17 novembre 1872 à Jumilhac-le-Grand (Dordogne), mariée le 22 mai 1902 à Paris (18ème arrondissement) avec Adrien POLLIEN, chauffeur, né le 18 janvier 1874 à Les Avanchers-Valmorel (Savoie), fils d'André POLLIEN, cultivateur et d'Innocente Caroline REY-GOLLIET, cultivatrice, femme de ménage.
  • N. PALLAS, né le 17 novembre 1872 à Jumilhac-le-Grand (Dordogne), décédé le 17 novembre 1872 à Jumilhac-le-Grand (Dordogne).
III. Pétronille dite Anna PALLAS, couturière, cultivatrice. Née le 31 mai 1860 à Jumilhac-le-Grand (Dordogne).

Mariée le 3 avril 1886 à Jumilhac-le-Grand (Dordogne) avec Aubin dit Alfred FAYOLLAS, homme de confiance, piqueur, cultivateur, né le 27 février 1848 à La Chabaudie, Champs-Romain (Dordogne), fils de Thomas dit Théodore FAYOLLAS, propriétaire, garde particulier et de Françoise LAPOUYADE, propriétaire.
  • Marie Delphine FAYOLLAS, née le 1er juillet 1888 au Village de Maziéras, Saint-Saud-Lacoussière (Dordogne), mariée le 7 décembre 1912 à Bordeaux (Gironde) avec Ulysse Bernard DESCOMBES.
  • Marie FAYOLLAS, née le 27 novembre 1891 à La Garde, Saint-Saud-Lacoussière (Dordogne).
  • Firmin FAYOLLAS, né le 29 septembre 1894 à La Garde, Saint-Saud-Lacoussière (Dordogne), marié le 13 novembre 1920 à Pessac (Gironde) avec Marie BIROT.
Branche VILOTTE-SUIVRE

II. Marguerite SUIVRE, domestique à gages. Née le 18 novembre 1834 à La Croix-Bancaux, Jumilhac-le-Grand (Dordogne), décédée le 24 mars 1871 à La Croix-Bancaux, Jumilhac-le-Grand (Dordogne).

Mariée le 16 octobre 1853 à Jumilhac-le-Grand (Dordogne) avec Joseph VILOTTE, charpentier, scieur de long, né le 25 juin 1828 à Saint-Priest-les-Fougères (Dordogne), fils de François VILOTTE, cultivateur, tisserand et d'Anne JARRY, cultivatrice.
  • Jean VILLOTTE, qui suit.
  • Marie VILOTTE, née le 23 juillet 1865 à La Croix-Bancaux, Jumilhac-le-Grand (Dordogne), décédée le 6 novembre 1878 faubourg des Croix-Bancaux, Jumilhac-le-Grand (Dordogne).
III. Jean VILLOTTE, garçon de café, charpentier, facteur. Né le 21 juillet 1854 à La Croix-Bancaux, Jumilhac-le-Grand (Dordogne).

Marié le 22 juin 1880 à Jumilhac-le-Grand (Dordogne) avec Jeanne PAUILHAC, couturière, née le 23 juillet 1864 au Village de Montcigoux, Saint-Pierre-de-Frugie (Dordogne), fille de Jean PAUILLAC, cultivateur et de Marguerite ANDRIEUX, cultivatrice.
  • François VILLOTTE, né le 14 janvier 1882 au Faubourg de la Croix-Bancaux, Jumilhac-le-Grand (Dordogne).
  • Henriette Marguerite VILLOTTE, née le 26 avril 1900 à Jumilhac-le-Grand (Dordogne).
Branche SUIVRE-SAINT-YRIEIX

III. Elie dit Edouard SUIVRE, cordonnier, négociant, maître bottier. Né le 21 février 1864 à La Croix-Bancaux, Jumilhac-le-Grand (Dordogne), décédé le 13 septembre 1951 à Jumilhac-le-Grand (Dordogne).

Marié le 29 mars 1894 à Jumilhac-le-Grand (Dordogne) avec Françoise SAINT-YRIEIX, née le 26 juin 1876 avenue de Saint-Yrieix, Jumilhac-le-Grand (Dordogne), décédée le 14 août 1930, fille de Louis SAINT-YRIEIX, Médaille commémorative de la guerre de 1870-1871, domestique à gages, soldat au 60ème de ligne, maître d'hôtel, cabaretier, aubergiste, et Catherine dite Marie MAZEAU, servante, cabaretière, aubergiste.
  • Marie Jeanne SUIVRE, née le 1er janvier 1895 à Jumilhac-le-Grand (Dordogne).
  • Suzanne Alice SUIVRE, née le 1er février 1897 à Jumilhac-le-Grand (Dordogne), décédée le 7 décembre 1975 à Périgueux (Dordogne).
  • Yvonne Marguerite Marie SUIVRE. Née le 3 août 1900 à Jumilhac-le-Grand (Dordogne), décédée le 26 juin 1982 à Le Mans (Sarthe). Mariée le 17 octobre 1925 à Jumilhac-le-Grand (Dordogne) avec Baptiste DESVEAUX, né le 23 février 1893, décédé à Le Mans (Sarthe) le 13 avril 1974, fils de Pierre DESVEAUX, propriétaire, cultivateur et de Louise BESSE.

vendredi 5 avril 2013

Explorer une nouvelle branche


Il y a encore peu de temps, Léonarde Leymarie n'était qu'une personne de plus sur mon arbre, dont je ne savais pas grand chose.
(Liens de parenté jusqu'à mon arrière-grand-mère, source : Arbre familial, via Geneanet)
Je la savais épouse de Bernard Rebeyrol, cultivateur, clerc et laboureur, j'avais même trouvé leurs sept enfants, mais pas de trace d'acte de mariage. J'étais passé à un autre ancêtre et j'avais continué mes pérégrinations dans les registres.

Seulement, la pauvre Léonarde se retrouvait avec pour seules informations ses sept enfants et son acte de décès le 5 septembre 1789. Comme mon projet Wikifremo veut que je trouve le plus de renseignements sur mes ancêtres, je me suis attelé à trouver le fin mot de l'histoire de Léonarde. 

Tous les enfants de Léonarde et Bernard étaient nés et avaient vécu à Saint-Paul-la-Roche, en Dordogne. N'ayant pas trouvé l'acte de mariage Rebeyrol/Leymarie et la tradition voulant qu'on se mariait dans la commune de naissance de la mariée, je pouvais en déduire que Léonarde ne venait pas de Saint-Paul-la-Roche. Grâce à Bigenet et 2 € plus tard (je n'aime pas payer pour une information, mais personne sur Geneanet ne s'intéresse à la famille Leymarie et Bigenet avait l'information) j'ai appris qu'ils s'étaient mariés à Lanouaille.

(A- Saint-Paul-la-Roche, B- Lanouaille, source : Google Maps)
Sur l'acte de mariage, j'apprends que Bernard Rebeyrol est veuf d'une "Léonarde" Bouyer (il s'agit en réalité d'une Marie, qui sera même appelée Marie "Lajarte" sur son acte de mariage) figurent le nom de ses parents que je connaissais déjà, et surtout, ceux des parents de Léonarde : Simon Leymarie et Germaine Dufour.

(source : Archives départementales de la Dordogne - 5MI11806_001- p. 614)
On le sait, en généalogie, l'acte de mariage est le sésame qui nous permet de pouvoir remonter à la génération précédente. En supposant que Simon Leymarie et Germaine Dufour aient bien vécu à Lanouaille, j'allais pouvoir découvrir toute une nouvelle branche dans un tout nouveau village. 

Mes ancêtres de Dordogne se trouvent généralement à Thenon, Saint-Paul-la-Roche, Jumilhac-le-Grand, La Coquille, Chaleix, toutes communes limitrophes. Il a donc fallu se familiariser avec de tous nouveaux noms de famille et l'écriture nouvelle d'un curé. Bigenet m'ayant indiqué (gratuitement) que Simon Leymarie et Germaine Dufour s'étaient mariés en 1733, je file à cette année à Lanouaille pour commencer par leur acte de mariage avant de trouver leurs enfants un par un. 

Je n'y trouve pas d'acte de mariage, mais à la fin de l'année, je trouve l'acte de baptême de Léonard Leymarie, fils de Simon Leymarie maître maréchal (j'apprends déjà son métier) et Germaine Dufour. Sur cet acte, figurent deux informations importantes.

(source : Archives départementales de la Dordogne - 5MI11806_001- p. 204)
"... et marraine Jeanne dufour sa tente maternelle habitante au vilage de varelie paroisse de genis en limousin..."
Le fait que la tante et marraine habite à Génis peut me laisser penser que c'est le village d'origine des Dufour et que c'est l'endroit où se sont mariés Simon et Germaine. Génis se trouve toujours en Dordogne, un peu plus au sud de Lanouaille.

(source : Carte de Cassini)
Mais cet acte de baptême m'apporte un nouveau renseignement. Généralement, pour le baptême du premier (voire des deux premiers enfants), on choisissait comme parrain et marraine les grands-parents des enfants, puis les oncles et tantes ou amis pour les autres enfants. Ici, le grand-père n'a pas pu être parrain (peut-être était-il malade, trop vieux, alité, etc.), mais une petite note en marge nous apprend ceci :

(source : Archives départementales de la Dordogne - 5MI11806_001- p. 204)
"guilhaume leymarie grand pere a prié leonard boni de porter sur les fons baptismaux le dit baptisé"
Quand on sait que dans un grand nombre de cas, les actes de mariages de Dordogne ne mentionnent pas le nom des parents, c'est un renseignement précieux que de savoir que Simon Leymarie, le maître maréchal, est le fils d'un Guilhaume Leymarie.

L'astuce de la marraine/tante a ensuite fonctionné et j'ai trouvé comme promis l'acte de mariage à Génis, où j'apprends que Simon et son père Guilhaume savent signer d'une belle écriture.

(Signature de Simon Leymarie, source : Archives départementales de la Dordogne - 5MI09505_003 - p. 88)
J'ai donc continué, année après année, jusqu'à trouver l'acte de baptême de Léonarde en 1738. Ce qui est amusant lorsqu'on découvre une nouvelle branche, c'est qu'aucun des noms ne nous est connu. J'ai donc vu beaucoup de Leymarie dans ce village qui avaient des professions de bourgeois ou maître chirurgien et mariés à des femmes de petite noblesse. Sont-ils liés avec mes Leymarie ? Je ne le saurais qu'en remontant davantage de génération. Alors, le brouillard d'encre et de papier s'éclaircira et enfin je comprendrais les relations entre les habitants du village, peut-être seulement dans un an ou deux...

Enfin, en cherchant les différents enfants Leymarie, je suis tombé sur l'acte de décès de Léonard Dufour, le père de Germaine, qui était peut-être parti passer ses vieux jours chez son gendre.

(source : Archives départementales de la Dordogne - 5MI11806_001- p. 653)
"Le meme jour et an que cy dessus, à eté enterré dans le cimetiere dela nouaille apres avoir receu l'extre onction etant mort d'un someil letargique, du pst bourg. Leonard dufour veuf de füe marie vigneras, agé d'environ soixante et dix ans en presence de Simon leymarie son gendre du pst bourg qui at signé et de jean bugeaud qui nat signé."
Un grand-père qui décède donc à un âge honorable pour l'époque, mais surtout, d'une raison assez étonnante et que le prêtre prend la peine de noter : sommeil léthargique. Etait-il dans le coma depuis un certain temps ? En 1742, sans possibilité d'être alimenté, le coma devait signer un arrêt de mort à coup sûr...

En tout cas, je ne le dirais jamais assez, en généalogie, l'important, ce n'est pas ce qu'on trouve, c'est de chercher. Et j'ai maintenant une toute nouvelle branche à laquelle personne sur Geneanet ne s'est jamais intéressé à explorer. Bien plus amusant que ces milliers d'arbres sur l'ascendance de Louis XIV, je peux maintenant faire revivre la famille d'un maréchal ferrant d'un petit village de Dordogne qui n'aura certes pas marqué l'histoire, mais sans qui je ne serai pas là aujourd'hui.