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vendredi 26 février 2016

L'émancipation de Marie Madeleine BOURCIER

Marie Madeleine BOURCIER
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Modeste Anne Madeleine BOURCIER
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Victorine Ernestine BOURSIER
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Berthe Louise Stéphanie GRELOT
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Mon grand-père
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Ma mère
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Moi

Lors de la vente des biens de son défunt père en 1827, j'ai découvert la mention de l'émancipation de Marie Madeleine BOURCIER devant le juge de paix d'Écommoy. L'occasion pour moi de découvrir ces archives de justice de paix (qu'on doit moins demander aux archives que les archives notariales vu leur parfait état de conservation). 


(source : Archives départementales de la Sarthe - 4 U 9/92)
Aujourd’hui
cinq juin, mil huit cent vingt sept, 
par-devant nous pierre Lavayssière, 
juge de paix du canton d’Ecommoy, département
de la Sarthe, assisté du sieur jean Brice Avranche, 
notre Greffier, soussignés, 
Sont volontairement comparus les parens
ci-après dénommés, composant le conseil de 
famille de Marie Magdelaine Lebourcier, agée
de vingt ans, issue du légitime Mariage de feu
julien Lebourcier décédé à Marigné il y a six
semaines, en son vivant cultivateur, avec Marie
Gasnier décédée il y a cinq ans : savoir au côté
paternel, 1° Louis Lebourcier, cultivateur au dit
Marigné, oncle de la mineure ; 
2° françois Lebourcier, journalier demeurant même
commune, aussi oncle de la Mineure ; 
3° pierre fouineau, cultivateur demeurant même
commune de Marigné, oncle allié de la Mineure ; 
4° au côté Maternel, julien Lebourcier, jour-
nalier au dit Marigné frère consanguin ; 
5° Toussaint hirbet, scieur au long, demeurant
a Marigné Beau frère de la Mineure.
6° Et jean Bellanger, journalier à Marigné, 
ami pris a défaut de parens sur les lieux.
Les quels parens constitués En conseil de famille
sous notre présidence aux termes de l’article quatre
cent seize
du code civil, nous ont dit après une 
mûre déliberation, que la Mineure Marie
Magdeleine Lebourcier avoit toutes les qualités
necessaires pour jouir des avantages de l’émanci-
parion, qu’en consequence ils nous réqueroient
de la déclarer Émancipée aux termes de l’arti-
cle quatre cent Soixante dix huit du dit code, 
En conséquence et conformément au sus-
dit article, nous juge de paix, obtempérant au 
desir du dit conseil de famille, avons declaré
et déclarons que la Mineure Marie Magdeleine
Lebourcier, agée de vingt ans, est Emancipée, 
la quelle a accepté avec reconnoissance, l’Eman-
cipation qui vient de lui être accordée.
procédant Ensuite au choix et nomination
du curateur pour la dite Mineure, conformément
à l’article quatre cent quatre vingt du code précité, 
Ce choix est tombé à l’unanimité Sur la personne
de Louis Lebourcier, oncle paternel de la dite
Mineure, qui a accepté cette charge, et a En mê-
me temps prêté Serment de la remplir fidè-
lement.
De tout ce que dessus nous avons
Dressé le présent procès verbal dont a été don-
né lecture aux comparants qui ont déclaré
ne savoir signer de ce enquis.
fait et arrèté en notre demeure au
dit Ecommoy, assisté comme dit est, les jour, 
mois et an que dessus./.
Enrégistré à Ecommoy les Treize juin 1827 J. 183
N° 69 reçu Cinq francs, Cinquante Centimes nr
Compris.

(source : Heredis 2014)
Si je reconnais bien tous les membres du conseil de famille, oncles, frère et beau-frère, je suis moins familier avec les articles de loi invoqués. Il est d'abord dit qu'ils sont constitués en conseil de famille au titre de l'article 416 du code civil. 

s.a., Code civil des Français, 1805, Parme, Imprimerie impériale, p. 87
(source : Gallica/BnF)
Il est ensuite dit que Marie Madeleine BOURCIER est émancipée au titre de l'article 478 du code civil.

s.a., Code civil des Français, 1805, Parme, Imprimerie impériale, p. 100
(source : Gallica/BnF)

Il est ensuite procédé à la nomination d'un curateur (son oncle Louis LE BOURCIER) en vertu de l'article 480 du code civil. 

s.a., Code civil des Français, 1805, Parme, Imprimerie impériale, p. 100
(source : Gallica/BnF)

dimanche 27 avril 2014

Les quatre enfants GRELOT enfin retrouvés

Étienne dit Henri GRELOT + Victorine Ernestine BOURSIER
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Berthe Louise Stéphanie GRELOT
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Mon grand-père
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Ma mère
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Moi

Je pensais que ce jour n'arriverait jamais, mais j'ai enfin réussi à retrouver les quatre enfants d'Étienne GRELOT et Victorine BOURSIER. Et ce ne fut pas affaire facile car mon ancêtre travaillait dans les chemins de fer d'Orléans et voyageait de ville en ville au fur et à mesure de la construction de la ligne. Voici comment j'ai procédé.



Étienne GRELOT est né à Nouan-le-Fuzelier (Loir-et-Cher) en 1855, fils de Louis Noël GRÉLOT, lui aussi employé au chemin de fer, et de Cécile Joséphine MÉTRAU.

En 1877, son frère Émile se marie avec les filles de cafetiers de la gare de Mayet (Sarthe). Étienne est alors journalier à Clisson (Loire-Atlantique) mais se déplace pour le mariage.

En 1880, c'est au tour d'Étienne de se marier à Mayet avec Victorine Ernestine BOURSIER. Il habite alors à Écommoy (Sarthe) et travaille aux chemins de fer d'Orléans.

En 1882, à Aubigné-Racan (Sarthe), naît Berthe Louise Stéphanie, leur fille aînée. Je connaissais l'acte car il s'agit de mon arrière-grand-mère.

(source : Archives départementales de la Sarthe - 5Mi 14_17 - p. 136)
Pour trouver la naissance de sa deuxième fille, j'ai du demander à sa descendante, ma cousine Françoise qui m'a appris que Marguerite Léa Joséphine était née en 1884 à Neuillé-Pont-Pierre (Indre-et-Loire).

(source : Archives départementales d'Indre-et-Loire - 6NUM8/167/011 - p. 237)
C'est ma mère qui m'a appris le lieu de naissance de leur troisième fille, Reine Madeleine à Couesmes (Indre-et-Loire) en 1890.

(source : Archives départementales d'Indre-et-Loire - 6NUM8/084/033 - p. 311)
Restait le petit dernier : Georges. Ma cousine Françoise se demandait s'il n'était pas né à Versailles (Yvelines). Je savais qu'au début du siècle, Victorine BOURSIER était concierge à Versailles. Je n'avais pas vraiment envie de parcourir les recensements d'une ville aussi grande, mais puisqu'il s'agit d'un garçon et que je savais qu'il était né en 1899, je suis allé voir le registre des matricules militaires des Yvelines pour la classe 1919. Et j'ai trouvé ceci : 

(source : Archives départementales des Yvelines - 1R/RM 591 - p. 34)
Je suis donc allé consulter son livret militaire et j'y ai découvert son lieu de naissance : 

(source : Archives départementales des Yvelines - 1R/RM 603 - p. 772)
J'y ai appris en outre que Georges était comptable avant la guerre, sergent pendant celle-ci, puis chef du service des compteurs de la Société Versaillaise des Tramways électriques. Pas étonnant, puisque cette dernière dépendait des Chemins de fer de l'Ouest où travaillait son père. Après avoir combattu à tout juste 18 ans pendant la Grande Guerre, il est décoré de la médaille commémorative de la guerre 1914-1918.

(source : domaine public, via Gallica/BnF)
Georges Henri Victor est donc né au 4 rue Chalmel à Tours (Indre-et-Loire) en 1899.

(source : Archives départementales d'Indre-et-Loire - 6NUM8/261/336 - p. 199)
Son père est alors plâtrier, profession que je ne lui avais pas encore trouvée. Étienne GRELOT décède à Châteauneuf-sur-Cher (Cher) pendant l'occupation allemande. Le fait de retracer leur parcours et d'avoir retrouvé leurs actes de naissance (grâce aux aides de la mémoire familiale) m'a permis de retrouver les quatre enfants GRELOT et surtout de visualiser qu'ils ont passé la plupart de leur enfance en Touraine, chose que je n'avais pas réalisée auparavant. Voilà en tout cas un mystère de moins à notre arbre.