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samedi 20 juin 2020

Biographie : Victorine Ernestine dite Victoire Ernestine BOURSIER

Victorine Ernestine dite Victoire Ernestine BOURSIER
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Berthe Louise Stéphanie GRELOT
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Mon grand-père

1. Est-ce que j'ai toutes les informations sur sa naissance ? Son baptême ? Qui étaient ses parrains/marraines ? 

(source : Archives départementales de la Sarthe - 5Mi 201_21 - vue 116/176)
Victorine Ernestine BOURSIER est née le 16 janvier 1859 à La Grande Métairie à Mayet (Sarthe), fille naturelle de Marie Madeleine BOURCIER. C'est Rose EMERY, sage-femme, qui déclare la naissance le lendemain. Je ne sais pas qui sont ses parrain et marraine, mais les deux témoins de la naissance sont : 
  • Louis Basile LEROY, aubergiste à Mayet (Sarthe)
  • Louis ROUILLARD, aubergiste à Mayet (Sarthe)
Ses filles ont toujours transmis l'histoire que son père était médecin. En 2014, j'ai découvert (dans cet article) que si son père était bien médecin, il ne pouvait s'agir que de Joseph CHOTARD. 

2. Est-ce que j'ai toutes les informations sur son mariage ? Qui était présent ? Liens de parenté ? 

Elle se marie le 14 octobre 1880 à 9h à la mairie de Mayet (Sarthe) avec Étienne dit Henri GRELOT, employé au chemin de fer d'Orléans, fils de Louis Noël GRÉLOT, employé au chemin de fer, et de Cécile Joséphine MÉTRAU. Le mariage est célébré par Jacques GASSE, adjoint au maire de la commune.

Signatures de l'acte de mariage
(source : Archives départementales de la Sarthe - 5Mi 201_25-26 - vue 399/453)

Les témoins du mariage sont : 
  • Narcisse GUILLEMET, tailleurs d'habits à Saint-Mars-d'Outillé (Sarthe), fils du beau-père de l'épouse
  • Charles Hippolyte GUILMET, tailleurs d'habits à Mayet (Sarthe), beau-père de l'épouse
  • Almire Louis François COSSOMEAU, marchand de nouveautés à Mayet (Sarthe), ami des époux
  • Julien SOUCHU, serrurier à Vaas (Sarthe) ami des époux
3. Comment s'est déroulé le mariage ? 

Le mariage s'est déroulé en présence de la mère de l'épouse. Les parents de l'époux habitent alors à Clisson (Loire-Atlantique) et ne sont pas présents. 

4. Est-ce que j'ai toutes les informations sur son décès ? Qui était présent ? Où a eu lieu l'enterrement / l'inhumation ? 

(source : Archives municipales de Versailles)
Elle est décédée le 30 avril 1933 à 4h du matin au 29 rue Albert Joly à Versailles (Yvelines) âgée de 74 ans. Le décès est déclaré par André Marcel AUMONT, employé de commerce à Versailles (Yvelines). 

(source : photo personnelle)
Elle est inhumée au cimetière Notre-Dame à Versailles (Yvelines) avec sa fille Reine et son gendre Albert MARÉCHAL.

5. Est-ce que j'ai toutes les informations sur son passé militaire ? Fiche matricule ? Invalide ? Légion d'honneur ? 

Les femmes ne rejoignaient pas l'armée à cette époque. 

6. Est-ce que je peux trouver des informations sur elle dans la presse ? 

Il n'y a pas d'informations dans la presse la concernant. 

7. Quels événements historiques a-t-elle connus ? 

Elle a connu la Guerre de 1870 et la Première Guerre mondiale. 

8. Quelle était son instruction ? 

(source : Archives départementales de la Sarthe - 5Mi 201_25-26 - vue 399/453)
Elle a probablement reçue une instruction primaire car elle savait écrire. 

9. Dans quel environnement géographie évoluait-elle ? 

(source : Archives départementales de la Sarthe - 2Fi01466)
Elle a passé les 21 premières années de sa vie à Mayet (Sarthe). 

10. S'est-elle beaucoup déplacée dans sa vie ? 

Après son mariage, elle suit son mari qui travaille aux chemins de fer et voyage donc beaucoup. Voici les différentes localités où on la retrouve : 
  • 1866 : Aubigné-Racan, Sarthe
  • 1884 : Neuillé-Pont-Pierre, Indre-et-Loire
  • 1886 : Couesmes, Indre-et-Loire
  • 1896 : Tours, Indre-et-Loire
  • 1905 : Mayet, Sarthe
  • 1911 : Versailles, Yvelines
  • 1931 : Châteauneuf-sur-Cher, Cher
11. Comment se déplaçait-elle ? 

Elle se déplace probablement en chemin de fer avec son mari qui travaillait pour la Compagnie Paris-Orléans. 

12. Quel était son premier métier ? Comment en vivait-elle ? 

Au moment de son mariage, puis à plusieurs reprises dans sa vie, elle est couturière.  Elle devait gagner quelques sous en reprisant les vêtements pour les gens. 

13. Quels étaient ses autres métiers recensés ? Comment en vivait-elle ? 

Lorsqu'elle vit à Tours (Indre-et-Loire), elle est dite giletière dans les recensements (c'est-à-dire qu'elle fabrique des gilets). 

(source : Google Maps)
À partir des années 1910, elle est concierge de la Villa des Roses au 12 rue Albert Joly à Versailles (Yvelines). 

14. Comment apparaît-elle dans les recensements ? 

Je n'ai pas de trace de son enfance dans les recensements car ces archives concernant Mayet (Sarthe) ont disparu pour ce qui précède le 20e siècle. 

(source : Archives départementales de la Sarthe - 2 Mi 198_48 - vue 17/370)
En 1906, elle retourne vivre à Mayet (Sarthe) où elle vit avec sa mère, âgée de 71 ans, son mari et sa fille Reine. 

(source : Archives départementales du Cher - 6M 0292 - vue 19/34)
En 1931, alors elle-même âgée de 71 ans, elle vit momentanément à Châteauneuf-sur-Cher (Cher) sans son mari pourtant toujours vivant. Elle vit avec sa fille Berthe, son gendre Joseph FRÉMEAU, ses petits-fils Pierre (mon grand-père) et Georges FRÉMEAU. 

15. Quel était le parler de sa région ? 

Dans sa région d'origine on parlait le sarthois. 

16. Comment s'habillait-elle ? 

D'après les photos que je possède d'elle, elle portait toujours des robes. 

17. Combien a-t-elle eu d'enfants ? 

Elle a eu cinq enfants : 
  • Berthe Louise Stéphanie, née le 7 avril 1882 à Aubigné-Racan (Sarthe), mon arrière-grand-mère
  • Marguerite Léa Joséphine, née le 3 janvier 1884 à Neuillé-Pont-Pierre (Indre-et-Loire)
  • Jeanne Victorine Henriette, née le 29 mai 1887 à Couesmes (Indre-et-Loire) et décédée à 2 ans
  • Reine Madeleine, née le 29 août 1890 à Couesmes (Indre-et-Loire)
  • Georges Henri Victor, né le 14 avril 1899 à Tours (Indre-et-Loire)

18. A-t-elle assisté au mariage de ses enfants ? 

Elle est présente aux mariages de tous ses enfants. 

Le 27 avril 1905, elle est présente au mariage de sa fille Berthe Louise Stéphanie avec Pierre Marie Joseph FRÉMEAU à Paris (17e arrondissement). 

Le 4 janvier 1912, elle est présente au mariage de sa fille Marguerite Léa Joséphine avec Laurent Eugène ABRIL à Versailles (Yvelines). 

Le 26 mars 1913, elle est présente au mariage de sa fille Reine Marguerite avec Albert Jules MARÉCHAL à Versailles (Yvelines). 

Le 23 septembre 1919, elle est présente au mariage de son fils Georges Henri Victor avec Lucie Gabrielle LETISSIER à Versailles (Yvelines). 

19. Que signifie son nom de famille ? 

Selon Geneanet, BOURSIER est un nom originaire du Centre (18), qui désigne un fabricant ou un marchand de bourses.

20. Qui était son père ? 

D'après ce que nous ont transmis ses filles, il s'agissait d'un médecin. Le seul médecin ayant vécu à Mayet (Sarthe) et étant arrivé au bourg deux ans avant sa naissance est Joseph CHOTARD qui est probablement son père. 

21. Qui était sa mère ? 

Sa mère était Modeste Anne Madeleine BOURCIER, gagiste et couturière. 

22. Quelle était sa fratrie ? 

Si on considère qu'elle est la fille de Joseph CHOTARD, elle aurait eu trois demi-frères de l'union légitime de ce dernier avec Émilia BOUTTEVIN :
  • Joseph Alphonse CHOTARD, né le 29 septembre 1857 à Mayet (Sarthe) et mort à 6 ans
  • Victor Émile CHOTARD, né le 12 novembre 1859 à Mayet (Sarthe) et mort à 18 ans
  • Georges Marie CHOTARD, né le 12 décembre 1864 à Mayet (Sarthe), propriétaire au Mans (Sarthe) dont j'ignore la destinée
Par ailleurs, sa mère s'est mariée en 1867 avec Charles Hippolyte GUILMET dont elle eut une fille qui était donc sa demi-soeur de 16 ans sa cadette : 
  • Léa Ernestine GUILLEMET, cuisinière et femme de ménage à Paris (17e arrondissement) qui vécut en concubinage mais ne s'est pas mariée. 
Léa Ernestine GUILLEMET
(source : Archives familiales)
23. Avait-elle des relations avec les autres membres de sa famille ? 

Elle avait des relations avec sa soeur Léa, cette dernière étant témoin des mariages de sa nièce Berthe Louise Stéphanie GRELOT avec Pierre Marie Joseph FRÉMEAU, et de sa nièce Reine Madeleine GRELOT avec Albert Jules MARÉCHAL. 

24. Pouvez-vous retracer sa généalogie sur quatre générations ? 

(source : Heredis 2018)
Son ascendance comporte un grand-nombre de trous. J'ai pu déduire l'identité de son père ce qui permet de combler certains manques, mais j'ignore le nom de son grand-père. C'est une famille totalement sarthoise. Du côté paternel, il s'agit de marchands et tailleurs de pierre, du côté maternel, de tailleurs d'habits et de domestiques pour les femmes. 

25. Quelle était sa religion ? 

Elle était catholique, elle est inhumée dans une tombe portant une croix. 

26. Votre ancêtre chez le notaire.

Elle est d'origine modeste et je ne possède pas d'acte notarié la concernant. 

27. Avez-vous des photos de votre ancêtre ? Pouvez-vous faire un trombinoscope ?

(source : Pierre FRÉMEAU, Enfance et jeunesse : "Souvenirs de 1914 à 1940")
J'ai une photo d'elle dans sa jeunesse contenue dans les mémoires de mon grand-père. C'était une jolie jeune femme bien habillée sur la photographie (son beau-père était tailleur d'habits). 

(source : Archives familiales)
J'ai également une photo d'elle âgée que j'ai colorisée. Elle ne semble pas très grande et un peu ronde. 

28. Quels étaient ses repas ? 

Dans son enfance, elle a probablement mangé des rillettes ou de la potée sarthoise. 

29. Y a-t-il une histoire qui se transmet sur cet ancêtre ? Est-elle vraie ? 

Ses filles Berthe et Marguerite ont transmis le fait que son père était médecin. Nous n'aurons jamais moyen de le vérifier, mais tous ses descendants racontaient la même histoire, je considère donc son ascendance paternelle comme hautement probable. 

30. Comment a-t-elle participé à la vie de la communauté (membre du conseil municipal, cahier de doléances, sage-femme ...) ? 

Elle était concierge de son immeuble pendant près de 20 ans à Versailles (Yvelines). 

jeudi 18 juin 2020

Biographie : Étienne dit Henri GRELOT

Étienne dit Henri GRELOT
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Berthe Louise Stéphanie GRELOT
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Mon grand-père

1. Est-ce que j'ai toutes les informations sur sa naissance ? Son baptême ? Qui étaient ses parrains/marraines ? 

(source : Archives départementales du Loir-et-Cher - 5MI161/R8 vue 176/655)
Étienne GRELOT est né le 3 août 1855 à Nouan-le-Fuzelier (Loir-et-Cher). C'est son grand-père, Louis METREAU, charron, qui déclare la naissance le lendemain. Je ne sais pas qui sont ses parrain et marraine, mais les deux témoins de la naissance sont : 
  • François PELOUARD, maçon
  • Auguste SERGENT, charron
Ils habitent tous deux à Nouan-le-Fuzelier (Loir-et-Cher). 

2. Est-ce que j'ai toutes les informations sur son mariage ? Qui était présent ? Liens de parenté ? 

Il se marie le 14 octobre 1880 à 9h à la mairie de Mayet (Sarthe) avec Victorine Ernestine dite Victoire Ernestine BOURSIER, couturière, fille naturelle de Modeste Anne Madeleine BOURSIER, également couturière. Le mariage est célébré par Jacques GASSE, adjoint au maire de la commune.

Signatures de l'acte de mariage
(source : Archives départementales de la Sarthe - 5Mi 201_25-26 - vue 399/453)
Les témoins du mariage sont : 
  • Narcisse GUILLEMET, tailleurs d'habits à Saint-Mars-d'Outillé (Sarthe), fils du beau-père de l'épouse
  • Charles Hippolyte GUILMET, tailleurs d'habits à Mayet (Sarthe), beau-père de l'épouse
  • Almire Louis François COSSOMEAU, marchand de nouveautés à Mayet (Sarthe), ami des époux
  • Julien SOUCHU, serrurier à Vaas (Sarthe) ami des époux
3. Comment s'est déroulé le mariage ? 

Le mariage s'est déroulé en présence de la mère de l'épouse. Les parents de l'époux habitent alors à Clisson (Loire-Atlantique) et ne sont pas présents. 

4. Est-ce que j'ai toutes les informations sur son décès ? Qui était présent ? Où a eu lieu l'enterrement / l'inhumation ? 

(source : Archives municipales de Châteauneuf-sur-Cher)
Étienne GRELOT meurt le 9 septembre 1942 à 17h08 Châteauneuf-sur-Cher (Cher) âgé de 87 ans. Le décès est déclaré le lendemain par mon grand-père (le petit-fils d'Étienne GRELOT) : Pierre FRÉMEAU, comptable à Châteauneuf-sur-Cher (Cher). 

(source : photo personnelle)
Il est inhumé sous le prénom d'Henri qu'il a toujours porté, dans le même caveau que son petit-fils Georges FRÉMEAU, au cimetière de Châteauneuf-sur-Cher (Cher). 

5. Est-ce que j'ai toutes les informations sur son passé militaire ? Fiche matricule ? Invalide ? Légion d'honneur ? 

(source : Archives départementales de la Sarthe - 1 R 893 - vue 287/347)
Étienne GRELOT fait son service militaire au Mans (Sarthe) en 1875. Il habite alors à La Flèche (Sarthe) avec ses parents, mesure 1 m. 63, a les cheveux châtain clair et les yeux bruns et possède une instruction primaire (niveau 3). Il est indiqué qu'il a du strabisme à l'oeil droit. 

De 1889 à 1889, il est classé dans l'affectation spéciale à la 9e section technique comme employé de la Compagnie de Fort-Boulet à Château-Renault (Indre-et-Loire). 

6. Est-ce que je peux trouver des informations sur lui dans la presse ? 

Il n'y a pas d'informations dans la presse le concernant. 

7. Quels événements historiques a-t-il connus ? 

Étienne GRELOT naît sous le Second Empire. Il traversa la Guerre de 1870, la Première Guerre mondiale et une partie de la Deuxième guerre mondiale. Il ne participera néanmoins à aucun de ces conflits. Il meurt pendant l'Occupation, Châteauneuf-sur-Cher étant coupé en deux par la ligne de démarcation. 

8. Quelle était son instruction ? 

Signature d'Étienne GRELOT
Il a reçu une instruction primaire d'après son livret de matricule militaire. Il savait lire et écrire. 

9. Dans quel environnement géographique évoluait-il ? 

(source : Heredis 2018)
Il a beaucoup voyagé, ayant travaillé aux chemins de fer, principalement dans l'Ouest de la France autour des départements de la Sarthe et de l'Indre-et-Loire. Il a également vécu dans l'Essonne lorsqu'il était enfant, et en Loire-Atlantique. 

10. S'est-il beaucoup déplacé dans sa vie ? 

Il a beaucoup voyagé dans sa vie, son père et lui-même étant employés aux chemins de fer. Voici les différentes localités où on le retrouve : 
  • 1856 : Étréchy, Essonne
  • 1866 : Aubigné-Racan, Sarthe
  • 1875 : La Flèche, Sarthe
  • 1877 : Clisson, Loire-Atlantique
  • 1880 : Écommoy, Sarthe
  • 1884 : Neuillé-Pont-Pierre, Indre-et-Loire
  • 1886 : Couesmes, Indre-et-Loire
  • 1896 : Tours, Indre-et-Loire
  • 1905 : Mayet, Sarthe
  • 1911 : Versailles, Yvelines
  • 1942 : Châteauneuf-sur-Cher, Cher
11. Comment se déplaçait-il ? 

Il se déplace probablement en chemin de fer pour faire tous ces voyages. 

Locomotive PO n° 1487 (ex Grand-Central) après transformation.
(source : Neantvide, licence CC BY-SA 4.0, via Wikimedia Commons)
12. Quel était son premier métier ? Comment en vivait-il ? 

Son premier métier en 1875 est "employé aux chemins de fer". Je ne sais pas quel poste il occupait alors. 

13. Quels étaient ses autres métiers recensés ? Comment en vivait-il ? 

Sa situation professionnelle semble avoir été assez instable, il a fait beaucoup de métiers différents, principalement autour du chemin de fer. Voici la liste de ces emplois : 
  • 1877 : journalier
  • 1880 : employé au chemin de fer d'Orléans
  • 1882 : employé à la gare d'Aubigné-Racan
  • 1889 : chef de station
  • 1889 : chef de gare
  • 1896 : plâtrier
  • 1905 : employé de fabrique
  • 1911 : plombier
  • 1919 : employé de commerce
14. Comment apparaît-il dans les recensements ? 

(source : Archives départementales de l'Essonne - 6M_0130 vue 14/43)
Dès l'âge de 11 mois, dans le premier recensement dans lequel il apparaît, il est nommé Henri, preuve qu'il n'a jamais été nommé Étienne dans sa famille. À l'âge adulte, il porte indifféremment les deux prénoms dans les recensements. Il habite souvent dans les gares des communes où il se trouve. 

15. Quel était le parler de sa région ? 

Il n'a pas véritablement vécu dans une seule région, bien qu'il ait passé la majorité de sa vie en Touraine, région qui est réputée parler le Français ayant le moins d'accent. 

16. Comment s'habillait-il ? 

Sur les photos que nous avons de lui, il porte toujours un costume trois-pièces (avec un gilet). 

17. Combien a-t-il eu d'enfants ? 

Il a eu cinq enfants : 
  • Berthe Louise Stéphanie, née le 7 avril 1882 à Aubigné-Racan (Sarthe), mon arrière-grand-mère
  • Marguerite Léa Joséphine, née le 3 janvier 1884 à Neuillé-Pont-Pierre (Indre-et-Loire)
  • Jeanne Victorine Henriette, née le 29 mai 1887 à Couesmes (Indre-et-Loire) et décédée à 2 ans
  • Reine Madeleine, née le 29 août 1890 à Couesmes (Indre-et-Loire)
  • Georges Henri Victor, né le 14 avril 1899 à Tours (Indre-et-Loire)
18. A-t-il assisté au mariage de ses enfants ? 

Il est présent aux mariages de tous ses enfants. 

Mariage Frémeau-Grelot
(source : Archives familiales)
Le 27 avril 1905, il est présent au mariage de sa fille Berthe Louise Stéphanie avec Pierre Marie Joseph FRÉMEAU (il est 3e en partant de la droite sur la photo) à Paris (17e arrondissement). 

Le 4 janvier 1912, il est présent au mariage de sa fille Marguerite Léa Joséphine avec Laurent Eugène ABRIL à Versailles (Yvelines). 

Le 26 mars 1913, il est présent au mariage de sa fille Reine Marguerite avec Albert Jules MARÉCHAL à Versailles (Yvelines). 

Le 23 septembre 1919, il est présent au mariage de son fils Georges Henri Victor avec Lucie Gabrielle LETISSIER à Versailles (Yvelines). 

19. Que signifie son nom de famille ? 

Voici la définition qu'on en trouve sur Filae : GRELOT est un nom de famille, forme altérée de grillot, surnom d'un homme gai, de bonne humeur.  Peut aussi représenter un dérivé de grêle, en ancien français mince, gracile sobriquet d'un homme maigre. 

20. Qui était son père ? 

Son père était Louis Noël GRÉLOT, voiturier, aubergiste, puis employé aux chemins de fer. 

21. Qui était sa mère ? 

Sa mère était Cécile Joséphine MÉTRAU, domestique. 

22. Quelle était sa fratrie ? 


Étienne est le troisième d'une fratrie de six enfants. 
  • Louis Joseph Théodore, chef de gare dans la Sarthe, l'Indre-et-Loire et la Creuse
  • Émile dit Émile Aimable, employé au chemin de fer, cafetier et camionneur à Tours (Indre-et-Loire)
  • Joséphine, épouse son cousin Eugène Isidore GRELOT qui travaille également aux chemins de fer avec lequel elle vivra en Haute-Vienne, dans le Cher et la Vienne
  • Gustave, employé aux chemins de fer vivant à Paris (18e arrondissement), reste célibataire
  • Joseph dit Joseph Adrien, bourrelier et sellier au Kremlin-Bicêtre (Val-de-Marne)
23. Avait-il des relations avec les autres membres de sa famille ? 

Malgré le fait que la famille soit dispersée dans toute la France, ils semblent conserver des liens familiaux. Ainsi, il est témoin en 1877 du mariage de son frère Émile GRELOT avec Eugénie Florentine GENNETAY à Mayet (Sarthe), ainsi que de celui de son frère Joseph GRELOT avec Henriette Généreuse PRAX en 1889 à Château-la-Vallière (Indre-et-Loire). Son cousin et beau-frère Eugène Isidore GRELOT est témoin au mariage de deux de ses filles (Berthe et Reine). 

24. Pouvez-vous retracer sa généalogie sur quatre générations ? 

(source : Heredis 2018)
Ses ancêtres proviennent du Loir-et-Cher et du Loiret. Du côté paternel, il sont voiturier, postillon, journaliers ou jardiniers. Du côté maternel, ce sont plutôt des artisans, menuisiers ou charrons. Ses deux parents et ses deux grand-pères savent écrire. Un seul de ses arrière-grand-parents, André DELAHAYES, sait écrire. 

25. Quelle était sa religion ? 


Il était catholique. 

26. Votre ancêtre chez le notaire. 

Il était d'origine modeste et n'a pas passé de contrat de mariage. Je ne possède pas d'actes notariés le concernant. 

27. Avez-vous des photos de votre ancêtre ? Pouvez-vous faire un trombinoscope ? 

(source : Archives familiales)
Cette photo, que j'ai colorisée, est la plus nette représentant Étienne GRELOT. 

De gauche à droite : Berthe Louise Stéphanie GRELOT, Pierre Marie Joseph FRÉMEAU, Jeanne Marie NOVACK, Édith Jeanne Berthe FRÉMEAU, Étienne GRELOT
(source : Archives familiales)
28. Quels étaient ses repas ? 

Je ne sais pas ce qu'il mangeait, on raconte en famille qu'il avait peut-être été un peu porté sur la boisson. 

29. Y a-t-il une histoire qui se transmet sur cet ancêtre ? Est-elle vraie ? 

On raconte qu'il s'est momentanément séparé de sa femme et que, n'ayant plus d'argent, ils avaient placé leurs filles Berthe et Marguerite à l'orphelinat chez des religieuses. Ils les récupéreront quelques années après. Cette histoire est vraie et nous a été transmise par sa fille Berthe. 

Ma tante, alors âgée de 2 ans, a chanté "Ô Notre-Dame des Enfants" sur son lit de mort. 

30. Comment a-t-il participé à la vie de la communauté (membre du Conseil municipal, cahier de doléances, sage-femme ...) ? 

Il a beaucoup voyagé au cours de sa vie et n'a pas eu de responsabilités au sein de la communauté.  

lundi 11 février 2019

Le mystérieux compagnon de la tante Léa

Lien entre Léa Ernestine GUILLEMET et mon grand-père
(source : Heredis 2018)

Celle qu'on appelle en famille "La Tante Léa" a toujours été pour moi un personnage mystérieux dans notre généalogie. Sa mère, Modeste Anne Madeleine BOURCIER, a eu mon arrière-arrière-grand-mère, Victorine Ernestine BOURSIER avec un médecin (probablement Joseph CHOTARD), puis s'est mariée avec Charles Hippolyte GUILMET, un tailleur d'habits de Mayet (Sarthe) avec lequel elle a eu Léa Ernestine GUILLEMET seize ans après la naissance de sa première fille. 

La Tante Léa
(source : Archives familiales)
La tante Léa a toujours été décrite dans la famille comme une personne aux moeurs libres, qui vivait "à la colle" avec un homme sans jamais s'être mariée. Elle est témoin du mariage de mes arrières-grand-parents en 1905 à Paris et elle habite alors 29 rue Boissière à Paris. En 1913, lors du mariage de sa nièce Reine Madeleine GRELOT, elle habite au 11 cité Popincourt à Paris et est dite par erreur épouse PARREAU. Je connais donc le nom de son compagnon de l'époque. Lors de son décès, en 1953, elle réside au 35 avenue de Wagram, toujours à Paris. 

J'ai donc tenté de trouver les recensements de Léa à ces adresses car ils ont été récemment mis en ligne sur le site des Archives de Paris. Je l'ai finalement retrouvée à cette adresse du 35 avenue de Wagram en 1926, 1931 et 1936, toujours vivant avec un Lucien ou Augustin GILLY. 

(source : Archives de Paris - D2M8 434 vue 449/466)
Sur chacun des recensement, cet "ami" est déclaré être né en 1874 dans les Basses-Alpes (actuelles Alpes-de-Haute-Provence). Grâce à Filae, je trouve un seul Augustin Lucien GILLY né en 1874 à Méolans-Revel. C'est le seul portant ce prénom né dans cette décennie, et les deux prénoms mentionnés alternativement dans les recensements prouvent qu'il s'agit bien de lui. 

Je suis d'abord content d'avoir retrouvé le compagnon de vie (pendant au moins 10 ans) de mon arrière-arrière-grand-tante, mais le nombre important de mentions marginales autour de son acte de naissance pousse ma curiosité. Par ailleurs, je voulais connaître ses professions successives, car il est dit "boursier" dans le recensement de 1936 et dans les autres, aucune profession n'est mentionnée. 

(source : Heredis 2018)
Et je découvre un homme qui a eu une vie relativement libre. Fils d'un garde forestier et d'une cultivatrice, Augustin Lucien GILLY épouse d'abord une suissesse originaire de Genève à Lyon : Eugénie KURZ, fille d'un couple de fourreurs. Je ne sais pas s'il en divorce ou si elle décède car son acte de mariage en 1901 à Barcelonnette avec Louise Appolonie PONS n'est pas disponible en ligne. De cette deuxième femme, il divorce pour épouser en 1911 à Lyon, Joséphine Claire PHARISIEN, fille naturelle originaire de Saint-Étienne (Loire). Il exerce alors la profession de banquier, ce qui est cohérent avec celle de boursier indiquée dans les recensements. 

Il divorce à nouveau pour épouser en 1928 Irma Vilhelmine Elise SCHUBE ALIAS SCHUBIT, fille d'un couple de commerçant vivant à Riga (Lettonie) où elle réside elle-même. Dans l'acte de mariage, il est précisé qu'il habite au 22 rue de l'Arcade à Paris (8e arrondissement). Pourtant, dans le recensement de 1926 et celui de 1931, il habite au 35 avenue de Wagram à Paris (17e arrondissement) et je ne le trouve pas à l'adresse déclarée lors de son mariage. Il divorce de cette quatrième femme en 1937 et pendant tout le temps de son mariage, il vit avec Léa Ernestine GUILLEMET. 

Plusieurs questions et hypothèses émergent : 
  • a-t-il payé l'appartement de l'avenue de Wagram pour sa maîtresse avec laquelle il réside ?
  • pourquoi se marie-t-il avec une lettonne alors qu'il vit déjà (non-maritalement) avec une autre femme ?
  • mène-t-il une double vie avec deux femmes en même temps et sont-elles au courant ?
  • pourquoi épouser une femme de 30 ans et avoir une maîtresse de 50 ans ?
  • s'agit-il d'un mariage blanc ?
Si La Tante Léa était décrite comme une personne assez ouverte au niveau des moeurs, il semble que son compagnon de la deuxième partie de sa vie l'ait été également ! Et moi qui m'attendait à trouver ce monsieur PARREAU, j'ai finalement trouvé un second compagnon dont nous ignorions tout. 

vendredi 3 novembre 2017

Un voyage à Versailles et un nouveau mystère

Étienne GRELOT + Victorine Ernestine BOURSIER
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Berthe Louise Stéphanie GRELOT
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Mon grand-père
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Ma mère
|
Moi

À partir de 1911, la famille GRELOT (mes ancêtres à la 4e génération) se sont installés à Versailles (Yvelines) à la Villa des Roses au 12 rue Albert Joly.

(source : photo personnelle)
J'ai donc décidé de profiter des vacances pour faire un petit voyage à Versailles et découvrir certaines choses sur cette famille (dont quelques tombes au cimetière Notre-Dame indiquées par une cousine descendante de Marguerite Léa Joséphine GRELOT). 

Fratrie Grelot
(source : Heredis 2018)

Arrivé à la gare de Versailles-Rive Droite, j'ai trouvé la rue Albert Joly au bout de quelques dizaines de mètres. Ce n'est vraiment pas pareil de voir une image sur Google Maps et de sentir l'ambiance d'un quartier. En passant au milieu de ces immeubles en pierre blanche dans cette ville qui semble vraiment loin de la région parisienne par son ambiance, j'imaginais mon grand-père enfant qui y visitait ses tantes. Le cimetière Notre-Dame de Versailles, situé rue des Missionnaires, n'est pas très loin non plus. 

(source : photo personnelle)
J'y ai d'abord trouvé la tombe de Laurent Eugène ABRIL et Marguerite Léa Joséphine GRELOT, les grands-parents de ma cousine Françoise. 

(source : photo personnelle)
J'ai ensuite trouvé la tombe de mon arrière-arrière-grand-mère, décédée à Versailles en 1933, Victorine Ernestine BOURSIER, qui est enterrée avec sa fille et son gendre qui sont morts sans descendance : Reine Madeleine GRELOT et Albert Jules MARÉCHAL. 

(source : photo personnelle)
C'est fou de se dire que mon ancêtre était enterrée si près de Paris et que je n'étais jamais venu visiter sa tombe jusqu'à présent. Ayant passé beaucoup de temps à la localiser et voulant aller aux archives communales de Versailles (dans la Grande Écurie en face du château), je suis parti sans trouver la tombe de mon oncle Georges Henri Victor GRELOT, mais je reviendrai dans ce cimetière à l'occasion. 

C'est justement en consultant l'acte de mariage de la tante Reine et d'Albert MARÉCHAL que je suis tombé sur une surprise de taille. Parmi les témoins, outre mon arrière-grand-père Pierre Marie Joseph FRÉMEAU qui est venu de Châteauneuf-sur-Cher pour l'occasion, se trouve la tante de Reine : Léa Ernestine GUILLEMET. La tante Léa est la demi-soeur de Victorine Ernestine BOURSIER. 

(source : Geneanet)
Dans la famille, il se disait toujours qu'elle avait vécu "à la colle" avec un homme qu'elle n'avait jamais épousé. Dans son acte de décès, elle est en effet indiquée comme célibataire. 

(source : Archives de Paris - 17D 292 - vue 18)
Quelle ne fut pas ma surprise quand je vis dans l'acte de mariage de Reine GRELOT et Albert MARÉCHAL que la tante Léa est dite "épouse Parreau" ! Il est probable que, l'officier d'état-civil la voyant au bras d'un homme au mariage, ait présumé qu'il était son mari. Ou qu'elle l'ait désigné comme tel pour aller plus vite. En tout cas, c'est le premier indice pour découvrir qui était cette personne que je ne pensais jamais retrouver dans les radars de l'état-civil. 

(source : Archives communales de Versailles - 4E124)
Il ne me reste plus qu'à tenter de consulter les recensements de Paris : celui de 1926 en espérant que 13 ans après le mariage de sa nièce, elle vive toujours au 11 cité Popincourt à Paris. Ou celui étant proche de son décès en espérant quelle vive toujours avenue de Wagram avec ce mystérieux monsieur PARREAU. Je peux également appeler la ville de Paris pour savoir où serait enterrée la tante Léa et voir s'ils ne partagent pas la même tombe. Toujours est-il que j'aimerais retrouver le prénom de cet homme ainsi que sa profession. Décidément, il est toujours utile de venir sur les lieux où ont vécu nos ancêtres. 

lundi 22 mai 2017

Les actes de décès de la tante Léa GUILLEMET et de l'oncle Georges FRÉMEAU

Modeste Anne Madeleine BOURCIER
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Léa Ernestine GUILLEMET             Victorine Ernestine BOURSIER
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                                                       Berthe Louise Stéphanie GRELOT
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                                                Mon grand-père
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                                                 Ma mère
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                                                 Moi

Les archives de Paris viennent récemment de mettre en libre accès les actes de décès jusqu'en 1986, ce qui est une formidable aide pour les recherches généalogiques (ma famille ayant beaucoup vécu à Paris à partir des années 1870). 

(source : Archives de Paris)
Les actes de mariage vont suivre, ce qui m'évitera d'en faire très fréquemment la commande pour nos nombreux mariages à Paris au début du XXe siècle dans la famille. En effet, il n'y a pas de délai de consultation pour les actes de décès (vous pouvez demander un acte de décès de 2017 de n'importe qui dans votre mairie) et le délai de 75 ans pour les actes de mariage nous emmène en effet dans les années 40. C'est ainsi que j'ai pu aujourd'hui retrouver l'acte de décès de notre tante Léa  Ernestine GUILLEMET qui est décédée à Paris en 1953 à l'Hôpital Marmottan dans le 17e arrondissement. 

(source : Archives de Paris - 17D 292 - p. 18)
J'ai également pu trouver l'acte de décès d'un membre plus proche de la famille, mon arrière-grand-oncle Georges Henri Louis FRÉMEAU qui était commissaire de police et qui est décédé à l'Hôpital Necker (cliquez pour agrandir les actes). 

Pierre Marie Joseph FRÉMEAU + Berthe Louise Stéphanie GRELOT
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Georges Henri Louis FRÉMEAU                 Mon grand-père
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                                                                Ma mère
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                                                                Moi

(source : Archives de Paris - 15D 486 - p. 29)
Il faut donc remercier les archives de Paris de cette formidable initiative (leur site s'agrandit de jour en jour et les matricules militaires vont bientôt suivre) et souhaiter que les autres sites d'archives départementales continuent de mettre en ligne des actes plus récents qui nous permettent de retrouver la généalogie de notre famille la plus proche.