lundi 27 mai 2013

Mère à 54 ans ?

(source : Archives départementales du Loir-et-Cher - 5MI194/R27 - p. 504)
Dans mon dernier billet, je parlais d'une mère âgée de 51 ans à la naissance de son enfant Jean Michel. Cette mère, c'est mon ancêtre Marie Jeanne MEIGNAN. Alors de deux choses l'une : soit cette femme est en train de battre le record de la grossesse la plus tardive possible, soit il y a anguille sous roche. Je sais qu'il y a quelques généablogueurs médecins, peut-être pourront-ils m'éclairer.

Le 21 nivôse an VII (10 janvier 1799), Jean PINON se rend à la mairie accompagné de son fils Georges Modeste PINON et de sa belle-fille Madeleine SALMON pour déclarer la naissance de son onzième enfant : Michel Benjamin.

Seulement, il y a un hic : Marie Jeanne MEIGNAN, la mère de l'enfant, a alors 54 ans ! Est-il seulement possible d'être enceinte à cette âge ?

Faubourg d'Orléans à Romorantin où vécurent les Pinon à la fin du XVIIIème siècle
(source : Archives départementales du Loir-et-Cher - 6 Fi 194/242)
Une autre hypothèse vient de germer dans mon esprit : Jean et Marie Jeanne déclareraient cet enfant (et peut-être le précédent) comme le leur, comptant sur la difficulté pour l'officier d'état-civil de comprendre les dates du calendrier républicain, pour cacher la grossesse illégitime d'une de leur fille. Examinons les filles de cette famille :


  • Jeanne Magdeleine est morte à l'âge de 3 ans en 1782.
  • Jeanne Madeleine, sa soeur, née en 1783, ne semble toujours pas mariée à cette époque. Il pourrait s'agir de la mère de cet enfant.
  • Marie Solange se marie en 1809 et donne naissance en 1819 à Adélaïde DEBOUT, qui épousera son cousin germain (et mon ancêtre) en deuxièmes noces Jean Pierre PINON (on reste en famille dans le Loir-et-Cher)
Conclusion, soit Michel Benjamin est le fils illégitime de Jeanne Madeleine PINON, déclaré au nom de ses grands-parents. Soit Marie Jeanne MEIGNAN a vraiment vécu une ultime (?) grossesse à l'âge de 54 ans ...

dimanche 26 mai 2013

Jean Michel PINON, l'enfant de la dernière chance


En ce jour de Fête des Mères, j'ai trouvé une mère bien tardive. Tout est parti de cet acte :

(source : Archives départementales du Loir-et-Cher - 5MI194/R27 - p. 17)
"aujourd'huy quatre pluviose de l'an quatre de la république française une et indivisible à quatre heures du soir par devant moi nicolas Gabriel Anselin membre de l'administration municipale de la commune de romorantin département de loir et cher est comparu jean pinon vigneron assisté de paul philippe Galicher agé de cinquante cinq ans et jean champenois agé de cinquante ans tous deux proprietaires et domiciliés de cette commune, lequel m'a declaré que jeanne meignan son épouse en legitime mariage est accouchée d'hier à neuf heures du soir d'un fils au quel il a donné les prénoms de jean michel, d'après cette declaration et la representation qui m'a été faite de l'enfant denommé j'ai redigé le présent acte, que les comparant et témoins ont signés avec moi. fait en la maison commune les jour et an susdits"
Jusque-là, un acte de naissance tout ce qu'il y a de plus banal. Pour ceux qui ne sont pas familiers du calendrier révolutionnaire, le 4 pluviôse an IV correspond au 24 janvier 1796. Quand j'ai rentré cet acte dans mon logiciel Heredis, il a immédiatement déclenché une alerte dont je m'étais douté en voyant que le premier enfant de ce couple est né en 1769, soit 27 ans plus tôt !

Marie Jeanne MEIGNAN est à nouveau mère à l'âge de 51 ans après avoir donné naissance (d'après mes recherches qui ne sont pas encore complètes pour cette famille) à neuf enfants : Jean, Sébastien, Georges Modeste, Jeanne Magdeleine, Claude, Jeanne Madeleine, Marie Solange, Jean Pierre et Etienne.

Parenté de Marie Jeanne Meignan à mon arrière-grand-père
(source : Arbre familial, via Geneanet)

J'ai toujours (sûrement à tort) imaginé qu'avec ces grossesses répétées et la quasi absence de médecine à l'époque, que les femmes n'avaient pas de grossesses si tardives, sauf à risquer leur vie et celle de leur bébé. Je trouve quand même relativement exceptionnel d'avoir à nouveau un enfant à cet âge extrêmement avancé. L'enfant était-il viable ou avait-il un problème génétique (type trisomie) ? Dans ce dernier cas, l'officier d'état civil l'aurait-il indiqué sur l'acte ? J'imaginais surtout que la plupart des femmes étaient ménopausées à cet âge et j'avoue n'avoir jamais cherché d'enfants au delà d'environ 45 ans pour reconstituer mes fratries.

J'ai un autre exemple dans mes ancêtres d'enfant de la dernière chance. Nous descendons de Pierre François GRELOT dont les parents François GRELOT et Anne GAUDRY se sont mariés tous deux à 48 ans. Il fut leur seul enfant en 1760. Connaissant la mortalité infantile extrêmement élevée à l'époque, nous avons une chance incroyable d'être sur Terre aujourd'hui,

Cet enfant unique rattrapera son retard en deuxièmes noces (sa première épouse fut assassinée sous la Terreur) en ayant lui-même 13 enfants ! Et vous, avez-vous des enfants extrêmement tardifs parmi vos ancêtres ?

lundi 20 mai 2013

De garçon meunier à blanchisseur de toile


Continuant de rechercher les enfants du couple BOURDERIOU / DORÉ à Romorantin, je me suis retrouvé au début de l'an II de la République française et je suis tombé sur un acte de mariage entre Etienne SABART et Marie Madeleine MAUCHIEN.

Je ne sais pas pourquoi, mais ce nom d'Etienne SABART me disait quelque chose. Peut-être parce que j'avais encore en tête la seconde épouse de Pierre Firmin DELAHAYE, de mes mystérieux ancêtres d'Orléans.

(source : Arbre familial, via Geneanet)
Toujours est-il que je regarde de plus près qui sont les parents du marié.

(source : Archives départementales du Loir-et-Cher - 5MI194/R26 - p. 231)
"... sont comparus en la Salle publique delamaison Commune dudit Romorantin Etienne Sabart voiturier parterre agè de cinquante deux ans fils de défunt Etienne Sabart et de Margueritte Audouin et Marie Madelaine Mauchien agée de quarante un ans ..."
Audouin, voilà un nom qui me dit également quelque chose, surtout associé à Sabart. Je descends bien d'une Anne AUDOUIN, femme au XVème siècle d'un François JOURDAIN, chevalier, seigneur d'Ambleville et de Virsay, dans la Charente, mais il ne peut pas s'agir de cette famille...  Je tape le nom sur ma base généanet et soudain tout s'éclaire.

(source : Arbre familial, via Geneanet)
François AUDOUIN, journalier à Romorantin (mon sosa 1378) a eu au moins deux filles d'après mes recherches actuelles.

  • Hélène, mon ancêtre, mariée à Jean SOUCHAY, blanchisseur de toile. 
  • Marguerite, sa soeur, mariée à Etienne SABART, journalier.
Ce second couple est bien celui des parents de notre Etienne SABART époux de Marie Madeleine MAUCHIEN. Comme je souhaite à terme réaliser toute la généalogie descendante de notre famille, je rentre cet acte de mariage trouvé absolument par hasard. Comme il s'agit d'un acte post-révolutionnaire, les dates de naissance des mariés sont indiquées. Et comme je trouve important de toujours tout vérifier, je vais rajouter ces deux actes aux fiches de ce couple. 

(source : Archives départementales du Loir-et-Cher - 4 E 194/9 - p. 74)
"L'an Etjour que dessus a Este par moy vicaire soussigné baptise un fils né hier du Legitime mariage d'Estienne Sabar journallier et de margueritte audoin de cette paroisse il a Este nomme Estienne il a Eu pour parrain jean Souchay garcon meusnier et pour maraine helaine audoin Sa tante qui ont declare ne scavoir signe de ce Enquis Le perre absent. Robin vicaire de Romtin"
Comme souvent après le premier enfant où les grands-parents sont parrain et marraine, ce sont les oncles et tantes qui se retrouvent dans ce rôle. Et ces oncle et tante ne sont autres que le couple SOUCHAY-AUDOUIN de mes ancêtres que nous avons vu plus haut et qui sont fraîchement mariés depuis quelques mois.

Avoir été curieux concernant une branche cousine de ma famille m'a apporté beaucoup. En effet, les registres de Romorantin ne sont pas très généreux en terme de métiers et ils sont rarement précisés. Je ne connais les métiers de certains ancêtres que parce que sur un seul des actes de baptême ou de sépulture d'un de leur dix enfants est donné un métier pour les parents. J'avais donc établi que Jean SOUCHAY était blanchisseur de toile. Pour ceux qui seraient curieux de connaître ce métier, voici la définition donnée dans l'Encyclopédie de Diderot et d'Alembert.

(source : Encyclopédie ou Dictionnaire raisonné des sciences, des arts et des métiers, tome second, p. 275 par
Denis Diderot et Jean Le Rond d'Alembert, via Gallica/BnF)
Grâce à cet acte de baptême, j'apprends que Jean SOUCHAY, alors âgé de vingt-cinq ans, s'était lancé dans un apprentissage pour devenir meunier avant de devenir blanchisseur de toile. Ce qu'il serait intéressant d'apprendre maintenant, c'est à quel moment de sa vie Jean SOUCHAY a décidé de changer totalement de métier...

jeudi 16 mai 2013

Marie Madeleine VALLET, morte à l'hôpital

En ce début de république française, l'an 1793, j'ai trouvé l'acte de décès d'une ancêtre, Marie Madeleine VALLET, qui est à mi-chemin entre la précision en détails de certains actes paroissiaux et le côté administratifs des actes d'état-civil naissants.

Liens de parenté entre Marie Madeleine VALLET et mon arrière-grand-père
(source : Arbre familial, via Geneanet)
Marie Madeleine VALLET, femme de Claude BOURDERIOU, est la mère de cet autre Claude BOURDERIOU dont je cherche l'acte de mariage mystère avec Anne Marguerite DORÉ.

(source : Archives départementales de Loir-et-Cher - 5MI194/R26 - p. 142)
"aujourd'huy dix neuf may mil sept cent quatre vingt treize l'an deux dela république française à onze heures et demie du matin nous jean françois prudhomme officier public de la commune de romorant... canton et district du même lieu departement de loir et cher en la maison commune avons reçu l'avis de Gabriel Anselin aumonier de l'hopital établie en la ditte commune demeurant au dit lieu, qu'il étoit décédée aujourd'huy au dit hopital a onze heures du matin une femme et pour nous assurer du décés nous nous sommes transporté au dit hopital où était arrivé l'aumonier susnommé et joseph huard secretaire dela Municipalité du dit romorantin y demeurant nous ont declaré quelle s'appeloit Marie Vallet agé de soixante dix huit ans de cette paroisse veuve de claude Berdouzou et aprés nous être assuré du décés avons dressé le present acte que les susnommés ont signés avec nous sur le registre double les dits jour et an que dessus."
D'après le site internet du ministère de la culture, l'hôtel-dieu de Romorantin date du XVème siècle et a été remanié plusieurs fois, notamment au XIXème siècle. J'en ai trouvé deux photos intéressantes sur internet.

(source : Cercle de recherches généalogiques du Perche-Gouët)
(source : Archives départementales du Loir-et-Cher - 6 Fi 194/127)
Certes, le bâtiment dans lequel est décédée Marie Madeleine VALLET était plus ancien que celui qui demeure à présent. Mais c'est néanmoins au même emplacement que s'est toujours situé un hôpital à Romorantin. L'aumônier fait une erreur sur son âge, puisque Marie Madeleine était âgée de 72 ans environ au moment de son décès. Bel âge néanmoins pour l'époque. Était-elle tombée malade dans sa vieillesse pour qu'elle soit placée à l'hôpital ?

Après Jean TARDY décédé à l'hôpital San Bernabé de Palencia en Espagne en 1810 et Louis François GASNIER décédé à l'hôpital du Mans en 1826, c'est le troisième membre de ma famille dont je trouve le décès dans un hôpital, à une époque où l'on mourrait d'ordinaire plutôt chez soi.

mardi 14 mai 2013

Jean Michel Villardery : "Citoyens, la patrie est en danger"


Les découvertes semblent arriver chaque matin en ce moment. Ouvrant les registres de 1792 à Romorantin, je suis tombé sur une page noircie de notes diverses.

(source : Archives départementales du Loir-et-Cher - 4 E 194/53 - p. 1)
Je commence à regarder de plus prêt, car on trouve parfois des actes oubliés ou des indications amusantes sur ces pages de registres, et je tombe sur une note écrite par Jean Michel VILLARDERY. Les Villardery sont une famille lettrée de tissiers en draps (voir le magnifique article sur les drapiers écrit par Odile Halbert). Je descends d'une fille de la famille, Madeleine Catherine, et il s'agit ici de son frère, Jean Michel. Voici nos liens de parenté dans le cas où ce ne serait pas clair (jusqu'à mon arrière-grand-père, comme à l'accoutumée).

(source : Arbre familial, via Geneanet)
Voici ce que dit cette étonnante, précieuse et touchante note écrite sur la première page du registre, comme un avertissement à ceux qui allaient le recevoir dans la généralité :

(source : Archives départementales du Loir-et-Cher - 4 E 194/53 - p. 1)
"dit citoian aLapatrie est endengé meté vous Sur vost jaré fait part mi j michel vilardery"
Ah, le doux langage texto de la Révolution ! Voici le sens de ce texte : "Dit, citoyen, la patrie est en danger. Mettez-vous sur vos gardes. Fait par Michel Villardery." Que voulait-il dire ? Mettait-il en garde contre la Révolution ou au contraire contre un complot royaliste (le Centre de la France étant traditionnellement plus républicain), l'année même où Marie Antoinette a été exécutée ? Je pense que le mot "citoyen" le place plutôt du côté des républicains.

En tout cas, c'est très émouvant de voir ce message écrit d'une main hésitante par ce membre de notre famille qui a prit la peine d'essayer de rassembler tout son orthographe pour le faire passer. Un message qui traverse les siècles et se retrouve sur internet, jusqu'à nous !

lundi 13 mai 2013

Jean Toussaint Souchay, soldat au régiment de Vexin

Ce matin, je suis tombé par hasard, en 1791, sur l'acte de mariage du frère d'un de mes ancêtres, Jean Toussaint SOUCHAY, avec Marie JOULIN.

Liens de parentés entre Jean Toussaint Souchay et mon arrière-grand-père
(source : Arbre familial, via Geneanet)
Jusque là, rien de très extraordinaire. A Paris, le roi est devenu "roi constitutionnel", mais la société n'a pas encore basculé complètement dans la République. Néanmoins, deux détails ont attiré mon attention sur cet acte.

(source : Archives départementales du Loir-et-Cher - 4 E 194/52 - p. 3)
"nous vicaire Soussigné avons pris le mutuel consentement de toussaints Souchai âgè de vingt huit ans Soldat au Regiment de Vexin compagnie de Bresse fils de feu Jean Souchay et d'helene haudouin d'une part et de Marie joulin..."

  • Un militaire :

Un militaire d'ancien régime ! Voilà qui est assez rare pour être relevé. De quel régiment s'agit-il exactement ? Le régiment de Vexin a été créé en 1674. Voici son drapeau en jusqu'en 1791 :

(source : Arnaud Bunel, via Vexillologie militaire européenne)
L'uniforme qu'a vraisemblablement dû porter Jean Toussaint pour son mariage est le suivant.

(source : Erwin Lindemann, domaine public, via Wikimedia Commons)
  • Un régiment pas encore réformé :
Plusieurs choses m'intriguent néanmoins dans cet acte que seuls de futurs actes concernant ce couple pourront confirmer ou infirmer. En 1791, le régiment de Vexin est réformé et se nomme désormais le 72ème régiment d'Infanterie de Ligne. Certes, notre mariage a lieu le 15 janvier et l'information n'a sûrement pas eu le temps de circuler à travers tout le royaume de France jusqu'à Romorantin. Le drapeau de ce nouveau régiment sera le suivant : 

(source : Arnaud Bunel, via Vexillologie militaire européenne)
Délicat assemblage du bleu-blanc-rouge républicain et de la fleur de lys monarchique dans cette période d'essai de monarchie constitutionnelle. 

  • Une permission de Monaco :
Jean Toussaint se marie dont en indiquant l'ancien nom de son régiment, et il reçoit l'autorisation de son commandant (comme pour tout militaire) pour se marier : 

(source : Archives départementales du Loir-et-Cher - 4 E 194/52 - p. 3)
"vuë la permission à luy accordée de Monacho par Son commandant signée lansche..."
Permission qui lui est accordée depuis ... Monaco ! Sachant que le Vexin se trouve dans le nord de la France, c'est plutôt étonnant. Enfin, ni Jean Maurice (mon ancêtre), ni Jean André, les frères du marié, ne sont présents à ce mariage, ce qui me fait élaborer la théorie suivante : Jean Toussaint est-il un combattant indépendant d'un régiment sécessionniste émigré dans le sud de la France au moment des troubles révolutionnaires ? Auquel cas, ses frères, n'approuvant pas, ne seraient pas venus à son mariage, mais seule sa mère. Ou alors, Jean Toussaint est simplement un soldat d'un régiment qui n'est pas encore au courant de son nouveau nom et le commandant se trouvait être à Monaco au moment d'envoyer l'autorisation de mariage. Mais il serait fâché avec ses frères ?

Si ce couple reste à Romorantin et que je vois une modification dans la profession de Jean Toussaint, j'aurai une ébauche de réponse.

samedi 11 mai 2013

Fiche de recherches du mariage Claude BOURDERIOU et Anne Marguerite DORÉ

Je vais ici faire figurer l'état de mes recherches sur ce couple, mais d'abord, quelques explications. Mes recherches sur cette famille commencent avec cet acte de baptême :

(source : Archives départementales du Loir-et-Cher - 4 E 194/41 - p. 48)
C'est la première trace que j'ai de ce couple, par le baptême de mon ancêtre, Anne Louise BOURDERIOU en 1780. Par leurs actes de décès respectifs, j'ai pu retrouver leurs actes de baptême.


  • Claude BOURDERIOU (sosa 322) est né en 1759 à Romorantin, fils de Claude BOURDERIOU et de sa deuxième épouse Marie Madeleine VALLET
  • Anne Marguerite DORÉ (sosa 323) est née en 1757 à Romorantin, fille de Louis DORÉ et de sa deuxième épouse d'Anne BLONDEAU
Les deux mariés sont originaires de Romorantin, j'aurai donc dû trouver leur acte de mariage à Romorantin et je n'ai trouvé aucun enfant avant 1780. Problème, aucun acte de mariage en vue. Pourtant, Anne Louise, leur fille, est dite issue "du légitime mariage".

On se mariait souvent dans la paroisse de la mariée, or, Louis DORÉ, son père, était voiturier. Il aurait pu vivre ailleurs à un moment donné. Je vais d'abord commencer par chercher dans les anciennes paroisses rattachées à Romorantin de 1774 (Claude BOURDERIOU aurait 15 ans, on se mariait rarement avant) à 1780. Ces paroisses sont : 
  • Monthault
  • Lanthenay 
  • Hôtel-Dieu
Si je ne trouve rien, je commencerai à chercher dans les communes voisines dans l'ordre. Bigenet n'a pas trace de ce mariage, nulle part en France et personne sur Geneanet ne l'a trouvé. On ne pouvait pas se marier uniquement par contrat, surtout vu les professions de vignerons et journaliers qu'exerçaient ces familles. Il doit donc bien y avoir un acte de mariage quelque part. 

Cet article est une sorte de bouteille à la mer, si jamais quelqu'un avait vu pareil acte. En attendant, je vais faire la liste des registres dépouillés afin de ne pas faire la même recherche plusieurs fois.

  • LANTHENAY 1776 : rien
  • MONTHAULT 1776 : rien
  • ROMORANTIN 1776 : trouvé une Marthe DORÉ (pas de lien évident)
  • HOTEL-DIEU 1777 : rien
  • LANTHENAY 1777 : rien
  • MONTHAULT 1777 : rien
  • ROMORANTIN 1777 : rien
  • HOTEL-DIEU 1778 : rien
  • LANTHENAY 1778 : rien
  • MONTHAULT 1778 : rien
  • ROMORANTIN 1778 : rien
  • HOTEL-DIEU 1779 : rien
  • LANTHENAY 1779 : rien
  • MONTHAULT 1779 : rien
  • ROMORANTIN 1779 : rien
  • HOTEL-DIEU 1780 : rien
  • LANTHENAY 1780 : rien
  • MONTHAULT 1780 : rien
  • ROMORANTIN 1780 : acte de baptême d'Anne Louise BOURDERIOU
Voyant que sur toutes ces années, je ne trouve aucun Bourderiou ni Doré, soit c'est un trou sans enfants, décès et mariages dans cette famille, soit ils ont émigré quelque village plus loin. Je vais commencer ma recherche circulaire autour de Romorantin-Lanthenay pour voir si je trouve au moins mention d'un membre de la famille DORÉ ou BOURDERIOU...

VILLEHERVIERS
  • 1776 : rien
  • 1777 : rien
  • 1778 : rien
  • 1779 : rien
  • 1780 : rien
VILLEFRANCHE-SUR-CHER
  • LA COMMANDERIE-L'HOPITAL 1780 : rien
  • 1780 : rien
  • LA COMMANDERIE-L'HOPITAL 1779 : rien
  • 1779 : rien
  • LA COMMANDERIE-L'HOPITAL 1778 : rien
  • 1778 : rien
PRUNIERS-EN-SOLOGNE
  • 1780 : rien
  • 1779 : rien
  • 1778 : rien
  • 1777 : rien
  • 1776 : rien
LASSAY-SUR-CROISNE
  • 1780 : rien
  • 1779 : rien
  • 1778 : rien
  • 1777 : rien
  • 1776 : rien
MUR-DE-SOLOGNE
  • 1780 : rien
  • 1779 : rien