vendredi 13 novembre 2020

Biographie : Victor Auguste BRANCHU

 Victor Auguste BRANCHU

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Louis Victor BRANCHU

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Madeleine Marie Victorine BRANCHU

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Ma grand-mère


1. Est-ce que j'ai toutes les informations sur sa naissance ? Son baptême ? Qui étaient ses parrain et marraine ? 


(source : Archives départementales de la Sarthe - 5Mi 101_16 vues 63-64/255)

Victor Auguste BRANCHU naît le 10 janvier 1838 à 4h du matin à Coulans-sur-Gée (Sarthe). C'est son père, Simon BRANCHU, conducteur de voiture à la Devésière à Coulans-sur-Gée (Sarthe) qui déclare la naissance quelques heures plus tard à Julien LE BESLE, maire de la commune. Je ne sais pas qui sont ses parrain et marraine, mais les deux témoins de sa naissance sont : 

  • Simon POIRIER "Père", propriétaire
  • Louis COMPAIN, sacriste
Ils habitent tous deux à Coulans-sur-Gée (Sarthe). 

2. Est-ce que j'ai toutes les informations sur son mariage ? Qui était présent ? Liens de parenté ? 

Il se marie le 11 septembre 1862 à 15h au Mans (Sarthe) avec Adèle CHOPLAIN, lingère, fille de Louis CHOPLIN, charcutier, et d'Éléonore Renée BIGNON. Le mariage est célébré par Ambroise François FISSON, adjoint au maire du Mans. Il est âgé de 24 ans et la mariée de 25 ans. 

Les témoins du mariage sont : 
  • Félix CHAUVIN, marchand revendeur
  • René YVON, aubergiste
  • Alexis RIVIÈRE, épicier
  • Louis Laurent PELLIER, serrurier
Tous habitent au Mans (Sarthe) et tous sont amis des époux. 

3. Comment s'est déroulé le mariage ? 

Le mariage se déroule en présence des parents des deux époux. 

4. Est-ce que j'ai toutes les informations sur son décès ? Qui était présent ? Où a eu lieu l'enterrement / l'inhumation ?

(source : Archives municipales du Mans)

Il meurt le 28 juin 1898 à 4h au 8 rue Saint-Charles au Mans (Sarthe) âgé de 60 ans. Le décès est déclaré quelques heures plus tard par Georges Victor Marie BRANCHU, serrurier, fils du défunt, et Edmond CHARTIER, marchand de fers, à Paul Arsène COURBOULAY, adjoint au maire du Mans. 

(source : Archives familiales)

Un document établi chez l'un de ses fils, Émile Albert BRANCHU, liquidateur, entre ses trois enfants, indique qu'il s'est fait bâtir de son vivant avec sa femme une chapelle au cimetière de l'Ouest. J'avais pris une photo de cette chapelle qui existe toujours, malheureusement elle a disparu dans mon ancien téléphone. J'en reprendrai une à l'occasion. 

5. Est-ce que j'ai toutes les informations sur son passé militaire ? Fiche matricule ? Invalide ? Légion d'honneur ?

Les matricules militaires d'avant 1860 ne sont pas numérisés, aussi je ne sais pas s'il a été tiré au sort pour effectuer son service militaire. 

6. Est-ce que je peux trouver des informations sur lui dans la presse ? 

Il n'y a pas d'informations dans la presse le concernant. 

7. Quels évènements historiques a-t-il connus ? 

Il naît sous la Monarchie de Juillet, sous le règne de Louis-Philippe Ier et meurt sous la présidence de Félix FAURE. De son vivant, il connaîtra la Guerre de 1870 bien que j'ignore s'il y a participé. 

8. Quelle était son instruction ? 

(source : Archives familiales)

Il a reçu une bonne éducation primaire et probablement un peu plus poussée, comme en témoigne cette lettre écrite à un sénateur au moment où son fils Louis Victor fait ses études de pharmacie à la Sorbonne à Paris. 

9. Dans quel environnement évoluait-il ? 

(source : Heredis 2021)

Il passe son enfance à La Devésière à Coulans-sur-Gée (Sarthe) à l'ouest du Mans. 

(source : Archives familiales)

Il vit ensuite au 8 rue Saint-Charles au Mans (ainsi qu'au 9, 10 et 11 de la même rue qu'il possède pour son entreprise de serrurerie). 

10. S'est-il beaucoup déplacé dans sa vie ? 

Je sais qu'en 1887, il accompagne son fils Louis Victor à Angers (Maine-et-Loire) pour passer ses examens. Il est peut-être allé à Paris lui rendre également visite. 

11. Comment se déplaçait-il ? 

Il se déplaçait en voiture à cheval (son père était conducteur de voitures) et en chemin de fer. 

12. Quel était son premier métier ? Comment en vivait-il ? 

En 1862, lors de son mariage, il est dit "ouvrier serrurier". Il était probablement en apprentissage chez un maître serrurier pour en apprendre le métier. 

13. Quels sont ses autres métiers ? Comment en vivait-il ? 

Il est ensuite "maître serrurier" et "entrepreneur de serrurerie" en fondant la "Serrurerie Branchu" ou "Atelier de serrurerie Victore Branchu" qui deviendront sous son fils Georges les "Établissements Branchu-Houdayer". Il fait fortune avec cette entreprise et possède un grand nombre de bâtiments dans la ville du Mans (Sarthe). À la fin de sa vie, il est également dit "propriétaire". 

14. Comment apparaît-il dans les recensements ? 

(source : Archives départementales de la Sarthe - 1 Mi 147_1 vue 132/450)

En 1851, il est le dernier des enfants à vivre avec ses parents à La Devésière à Coulans-sur-Gée. 

(source : Archives départementales de la Sarthe - 1 Mi 1180_51891 vue 105/708)

En 1891, il vit avec ses fils Georges et Émile (Victor est alors étudiant à Paris), sa femme, et une bonne de Sillé-le-Guillaume (Sarthe), Marie LOTIN. 

15. Quel était le parler de sa région ? 

On parlait le sarthois dans sa région. 

16. Comment s'habillait-il ? 

Il s'habillait en costume, avec une vaste veste sombre et un chapeau. 

17. Combien a-t-il eu d'enfants ? 

Il a eu quatre enfants avec sa femme Adèle CHOPLAIN : 
  • Victor Auguste, décédé à un mois
  • Georges Victor Marie, entrepreneur de serrurerie, juge au tribunal de commerce, vice-président de la Chambre des Métiers de la Sarthe, Président de la Banque Populaire Sarthoire, né le 15 août 1866 Rue Saint-Charles au Mans (Sarthe)
  • Louis Victor (mon ancêtre), photographe et pharmacien, né le 8 novembre 1870 Rue Saint-Charles au Mans (Sarthe)
  • Émile Albert, clerc de notaire et liquidateur, né le 15 mars 1873 au 9 rue Saint-Charles au Mans (Sarthe)
Georges Victor Marie BRANCHU
(source : Archives familiales)


Louis Victor BRANCHU
(source : Archives familiales)


Émile Albert BRANCHU
(source : Archives familiales)

18. A-t-il assisté au mariage de ses enfants ? 

Il assiste uniquement au mariage de son fils aîné Georges Victor Marie avec Anne Marie PICHER, fille d'un marchand tanneur de Sainte-Suzanne (Mayenne) célébré au Mans (Sarthe) le 23 avril 1895. 

Il est encore vivant pour le mariage d'Émile Albert avec Flore MOUTENET, fille d'un sous-officier, célébré au Havre (Seine-Maritime) le 13 août 1897, mais ne fait pas le déplacement et donne son consentement devant Maître BLANCHARD, notaire au Mans (Sarthe). 

19. Que signifie son nom de famille ? 

D'après Geneanet, surtout porté dans la Sarthe et les Deux-Sèvres, le nom signifie "abondant en branches". Il est possible qu'il ait été utilisé pour désigner un mari trompé.

20. Qui était son père ? 

Son père était Simon BRANCHU, conducteur de voiture et cultivateur. 

21. Qui était sa mère ? 

Sa mère était Marie ROUSSEAU, cultivatrice. 

22. Quelle était sa fratrie ? 

Il est le dernier d'une famille de quatre enfants : 
  • Marie Françoise, ouvrière en robes à Coulans-sur-Gée (Sarthe)
  • Simon Pierre Louis, décédé à 14 ans
  • Rosalie, lingère à Degré (Sarthe)
23. Avait-il des relations avec les autres membres de sa famille ? 

C'est difficile à dire. J'imagine qu'il a pu être initié au travail du fer par son beau-frère René Amand TÉTU qui était maréchal, mais je n'en sais rien. Il semble proche de ses oncles maternels Louis ROUSSEAU, menuisier au Mans (Sarthe) et Auguste ROUSSEAU, restaurateur à Paris qui sont témoins de divers actes de la famille. 

24. Pouvez-vous retracer sa généalogie sur quatre générations ? 

(source : Heredis 2021)

Tous ses ancêtres sont originaires de la Sarthe et travailleurs de la terre (journaliers, cultivateurs, vignerons, fermiers, bordagers, laboureurs) à l'exception de son arrière-grand-père Urbain MULOCHEAU qui est marchand. Tous sont illettrés sauf son père qui signe parfois maladroitement et ses arrière-grand-pères Louis ROUSSEAU et Jacques Pierre NOUVELIERE qui savent signer. 

25. Quelle était sa religion ? 

Il était catholique comme cela apparaît sur les recensements et comme le montre l'éducation de ses fils dans des établissements catholiques. 

26. Votre ancêtre chez le notaire. 

Signatures du contrat de mariage
(source : Archives départementales de la Sarthe)

Il passe son contrat de mariage le jour même de son mariage, le 11 septembre 1862, devant Maître BERTHAULT, notaire au Mans. 

La future épouse apporte en dot : 
  • différents objets mobiliers de mariage d'une somme de 1 000 F
  • 2 000 F en argent provenant de ses économies
Le futur époux apporte en dot : 
  • 200 F donnés par ses parents
27. Avez-vous des photos de votre ancêtre ? Pouvez-vous faire un trombinoscope ? 

Victor Auguste BRANCHU
(source : Archives familiales)

J'ai deux photos de Victor Auguste BRANCHU. Cette première photographie où il est assez âgé. 

De gauche à droite debout : ?, ?, Émile Albert BRANCHU, Victor Auguste BRANCHU, ?, Georges Victor Marie BRANCHU, ?, Adèle CHOPLAIN
Assis : ?, Éléonore Renée BIGNON, ?
(source : Archives familiales)

J'ai aussi cette photo de groupe avec sa belle famille et notamment sa belle-mère née en 1808 qui est l'ancêtre la plus ancienne dont je possède une photographie. Il est au fond avec ses fils (mais pas avec mon ancêtre qui est alors étudiant à Paris ou peut-être qui prend la photographie).

Détail de la photo précédente
(source : Archives familiales)

J'aime bien cette photographie car son visage est moins dissimulé sous son chapeau melon. 

28. Quels étaient ses repas ? 

Venant de la campagne sarthoise, il a probablement mangé des rillettes au cours de sa vie. 

29. Y a-t-il une histoire sur cet ancêtre ? Est-elle vraie ? 

On raconte qu'il possédait plusieurs bâtiments au Mans avec son entreprise (qui sont maintenant d'importants bâtiments publics). Je sais qu'il possédait les numéro 8, 9, 10 et 11 de la rue Saint-Charles au Mans et que son fils aîné qui a repris et développé l'entreprise a dû en acquérir encore d'autres. 

30. Comment a-t-elle participé à la vie de la communauté (membre du conseil municipal, cahier de doléances, sage-femme ...) ? 

Il a développé une entreprise qui est devenue très importante au Mans à la fin du XIXe siècle et qui a employé de nombreuses personnes dans la ville. 

dimanche 8 novembre 2020

Biographie : Alphonsine Florestine SOUCHAY

 Alphonsine Florestine SOUCHAY

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Eugénie Camille PÉROLAT

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Pierre Joseph Émile Ernest PERLY

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Ma grand-mère


1. Est-ce que j'ai toutes les informations sur sa naissance ? Son baptême ? Qui étaient ses parrain et marraine ? 

(source : Archives départementales du Loir-et-Cher - 5MI194/R41 vue 508/594)

Alphonsine Florestine SOUCHAY est née le 2 mars 1849 à 21h à Romorantin (Loir-et-Cher). C'est Marie Rosalie Eugénie VILLARDRY, sage-femme présente à l'accouchement, qui déclare la naissance pour le père, absent, le lendemain à Jacques Eustache PINTARD, adjoint au maire de la commune. Je ne sais pas qui sont ses parrain et marraine, mais les deux témoins de sa naissance sont : 
  • Achille Claude Marcou MOTEAU, agent de police
  • Jean CAMUS, concierge à la mairie de Romorantin 
Ils habitent tous deux à Romorantin (Loir-et-Cher). 

2. Est-ce que j'ai toutes les informations sur son mariage ? Qui était présent ? Liens de parenté ? 

Elle se marie le 27 février 1873 à 12h à Paris (2e arrondissement) avec François Eugène PÉROLAT, boulanger, fils de Jean François PÉROLAT et de Madeleine dite Eugénie Catherine COUSIN, journaliers. Le mariage est célébré par Marc FABRE, adjoint au maire du 2e arrondissement de Paris. Elle est âgée de 23 ans et son mari de 28 ans. 

Signatures de l'acte de mariage
(source : Archives de Paris - V4E 2604 vue 2/31)

Les témoins du mariage sont : 

  • Pierre Marie LAPOIRE, garde-républicain à Paris, ami 
  • Lucien PÉROLAT, cordonnier à Romorantin (Loir-et-Cher), frère de l'époux
  • Antoine CAZABAT, garde-républicain à Paris
  • Alfred Étienne MÉRY, sous-lieutenant au 115e de ligne à Marne-la-Coquette (Hauts-de-Seine), ami
3. Comment s'est déroulé le mariage ? 

Le mariage se déroule en présence des parents de l'époux qui sont venus de Valençay (Indre), et du père de l'épouse venu de Romorantin (Loir-et-Cher). Lors de ce mariage, ils reconnaissent et légitiment leur fille Eugénie Camille (mon ancêtre), née deux ans plus tôt à Paris. Alphonsine Florestine SOUCHAY est enceinte de 7 mois environ lors de ce mariage car elle accouchera début mai 1873 de leur deuxième enfant. 

4. Est-ce que j'ai toutes les informations sur son décès ? Qui était présent ? Où a eu lieu l'enterrement / l'inhumation ?

Je ne sais ni où, ni quand elle est décédée. Je sais seulement qu'elle est décédée avant 1935. 

5. Est-ce que j'ai toutes les informations sur son passé militaire ? Fiche matricule ? Invalide ? Légion d'honneur ?

Les femmes ne participaient pas à l'armée. 

6. Est-ce que je peux trouver des informations sur elle dans la presse ? 

(source : "Déclarations de faillites" in Le Soleil, n°39, 8 février 1888, p. 4)

Je ne trouve pas d'informations la concernant dans la presse, mais quelques mentions de son frère Émile SOUCHAY qui avait fondé la Société Souchay et Compagnie qui consistait en la fabrication de machines à coudre au 21 rue de Crimée à Paris (19e arrondissement) près des Buttes Chaumont. La société a fait faillite à la fin du 19e siècle et cette faillite a été publiée dans la presse. 

7. Quels évènements historiques a-t-elle connus ? 

Elle a vécu à Paris pendant le siège de la ville par les Prussiens et pendant la Commune de Paris. Elle a dû élever un petit bébé exactement pendant ces évènements, ce qui n'a pas dû être facile. 

8. Quelle était son instruction ? 

Signature d'Alphonsine Florestine SOUCHAY

Elle savait lire et écrire. 

9. Dans quel environnement évoluait-elle ? 

(source : Archives départementales du Loir-et-Cher - 6 Fi 194/169)

Elle passe son enfant au centre de Romorantin (Loir-et-Cher) dans la rue de Beauvais. 

10. S'est-elle beaucoup déplacée dans sa vie ? 

Lorsqu'elle se marie, elle habite déjà à Paris. Elle avait peut-être rejoint plusieurs de ses frères et soeurs qui vivaient déjà à la capitale. Puis, en 1881, elle revient vivre à Romorantin (Loir-et-Cher) avec son mari. Elle le suivra également momentanément à Tours (Indre-et-Loire) en 1906. 

11. Comment se déplaçait-elle ? 

Probablement en voiture à cheval ou par le chemin de fer. 

12. Quel était son premier métier ? Comment en vivait-elle ? 

Son premier métier, à l'âge de 16 ans, était lingère. Voici ce qui en est dit sur le site Parole et Patrimoine : 

"Au début du XIXe siècle, les lingères entretiennent le linge, surtout le blanc. Elles lavent, repassent, amidonnent jupons, bonnets, chemises, les mettent en forme. Mais ce métier va exploser au cours du siècle avec le développement des coiffes. Les lingères qui jusque là travaillaient dans les maisons nobles et bourgeoises vont se voir solliciter par les paysannes qui ont désormais accès aux dentelles et à la soie, matérieux qu'elles ne savent pas entretenir. 

En effet on ne s'improvise pas lingère. On accède à ce statut après un apprentissage de trois ans. Une condition pour devenir apprentie, c'est d'avoir les ongles longs pour réaliser le fameux plissé à l'ongle."

13. Quels étaient ses autres métiers ? Comment en vivait-elle ? 

Elle est ensuite couturière à Paris en 1871 et 1873, puis, après son mariage, désignée comme boulangère. Ce n'est probablement pas elle qui faisait le pain, mais on peut penser qu'elle tenait la boutique et qu'elle vendait le pain que son mari cuisait. 

14. Comment apparaît-elle dans les recensements ?

(source : Archives départementales du Loir-et-Cher - 2MILNR214 vue 343/557)

Dans le premier recensement dans lequel elle apparaît à l'âge de 2 ans, on voit qu'elle arrive dans une famille déjà nombreuse. Elle est toujours désignée par son premier prénom d'Alphonsine et jamais par celui (beaucoup plus rare et original) de Florestine. 

(source : Archives départementales du Loir-et-Cher - 2MILNR215 vue 220/393)

Dans le recensement de 1866, ils ne sont plus que trois frères et soeur à vivre avec leurs parents, son frère Ernest qui est apprêteur de draps comme leur père, son frère Camille qui est serrurier et elle, qui est lingère. 

15. Quel était le parler de sa région ?

Dans le sud du Loir-et-Cher où se trouve Romorantin, on parlait le berrichon. 

16. Comment s'habillait-elle ? 

Ayant toujours vécu dans des villes, on peut penser qu'elle portait des robes de femmes citadines du XIXe siècle, et non une tenue de paysanne. Probablement ces robes noires boutonnées jusqu'au cou qu'on trouve vers les années 1880. 

17. Combien a-t-elle eu d'enfants ? 

Elle a eu huit enfants avec son mari François Eugène PÉROLAT : 
  • Eugénie Camille (mon ancêtre), nourrice et porteuse de pain, née le 14 janvier 1871 au 72 avenue de Ternes à Paris (17e arrondissement)
  • Alphonsine, née le 5 mai 1873 à Jumeaux à Valençay (Indre)
  • Marguerite Rosalie, née le 30 octobre 1878 au 27 rue Bois le Vent à Paris (16e arrondissement)
  • Victorine Adrienne dite Jeanne née le 7 février 1882 à Romorantin (Loir-et-Cher)
  • Eugène Alphonse Désiré, pâtissier, né le 3 novembre 1883 à Romorantin (Loir-et-Cher)
  • Françoise Marie Antoinette, couturière, née le 29 février 1888 à Romorantin (Loir-et-Cher)
  • Aimée Agathe Léa Sabine, née le 5 février 1890 à Romorantin (Loir-et-Cher) et morte à 5 mois
  • Benjamin Pascal Anatole Eugène, tourneur et artisan, né le 17 avril 1892 à Romorantin (Loir-et-Cher)
Je n'ai pas de photos de ses enfants, mais j'ai quelques photographies d'Eugénie Camille PÉROLAT que ma grand-mère a connue. 

Eugénie Camille PÉROLAT En 1928
(source : Archives familiales)

18. A-t-elle assisté au mariage de ses enfants ? 

Le 19 avril 1890, elle assiste à Romorantin (Loir-et-Cher) au mariage de sa fille Eugénie Camille avec Joseph PERLY, boulanger. 

Le 5 juin 1897, elle assiste à Romorantin (Loir-et-Cher) au mariage de sa fille Alphonsine avec François LAFLAQUIÈRE, mécanicien.

Elle n'assiste pas aux mariages de Françoise Marie Antoinette et de Benjamin Pascal Anatole Eugène à Paris, mais donne son consentement par acte authentique. 

19. Que signifie son nom de famille ? 

D'après Filae, SOUCHAY est un nom de l'ouest, nom collectif désignant un terrain parsemé de souches, également nom de hameaux. 

20. Qui était son père ? 

Son père était Toussaint Sylvain SOUCHAY-GAVEAU, foulon, tondeur de draps, apprêteur de draps et fabricant de draps. 

21. Qui était sa mère ?

Sa mère était Madeleine Rosalie GAVEAU, journalière, cabaretière, ouvrière en draps, ménagère. 

22. Quelle était sa fratrie ? 

Elle est le septième enfant d'une famille de huit : 
  • Rosalie dite Ernestine, lingère à Romorantin (Loir-et-Cher) et Paris
  • Madeleine Émilie, couturière et marchande de chaussures à Romorantin (Loir-et-Cher)
  • Ernest, tisseur et apprêteur de draps à Romorantin (Loir-et-Cher)
  • Émile, mécanicien et fabricant de machines à coudre à Paris
  • Alphonse Victor, corroyeur à Romorantin (Loir-et-Cher) et à Tours (Indre-et-Loire)
  • Valère Anatole, mort à 2 ans. 
  • Camille, boulanger viennois à Angoulême (Charente)
23. Avait-elle des relations avec les autres membres de sa famille ? 

Son père est présent à son mariage à Paris (2e arrondissement) et son frère Alphonse Victor est souvent témoin de la naissance de ses enfants qui naissent à Romorantin (Loir-et-Cher) et de ses petits-enfants qui naissent à Tours (Indre-et-Loire). Sa soeur Madeleine Émilie sera présente au contrat de mariage de sa fille Eugénie Camille PÉROLAT (mon ancêtre), son frère Émile est témoin au mariage de cette même personne. Elle semble donc être en bonnes relations avec sa fratrie. 

24. Pouvez-vous retracer sa généalogie sur quatre générations ? 

(source : Heredis 2021)

Sur quatre générations, seuls son père et deux de ses arrière-grand-mères (Marie Catherine Rose DELAŸE et Madeleine Catherine VILLARDRY) savent écrire. Ils sont tous originaires du Loir-et-Cher (principalement de Romorantin) et seule une de ses arrière-grand-mère est morte à Paris. Toute sa famille paternelle travaille le tissu (foulons, tondeurs, apprêteurs de draps) et sa famille maternelle est une famille de vignerons. 

25. Quelle était sa religion ? 

Elle était probablement catholique. 

26. Votre ancêtre chez le notaire. 

Je n'ai pas d'acte notarié la concernant, je sais qu'elle passe chez le notaire à Romorantin (Loir-et-Cher) pour donner son consentement au mariage de deux de ses enfants à Paris. 

27. Avez-vous des photos de votre ancêtre ? Pouvez-vous faire un trombinoscope ?

Je n'ai pas de photographie de cette ancêtre. 

28. Quels étaient ses repas ? 

Étant boulangère et femme de boulanger, le gros de leur alimentation (comme beaucoup de Français à cette époque) devait tourner autour du pain. 

29. Y a-t-il une histoire qui se transmet sur cet ancêtre ? Est-elle vraie ? 

Je n'ai pas d'histoire concernant cet ancêtre. 

30. Comment a-t-elle participé à la vie de la communauté (membre du conseil municipal, cahier de doléances, sage-femme ...) ? 

Elle était boulangère et croisait donc dans sa boutique les habitants du quartier. En 1879, son mari recueille les condoléances à envoyer à l'Impératrice Eugénie pour la mort du Prince Impérial. De nombreux habitants bonapartistes du 16e arrondissement ont dû alors se rendre à leur boulangerie. 

vendredi 6 novembre 2020

Biographie : François Eugène PÉROLAT

François Eugène PÉROLAT

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Eugénie Camille PÉROLAT

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Pierre Joseph Émile Ernest PERLY

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Ma grand-mère

1. Est-ce que j'ai toutes les informations sur sa naissance ? Son baptême ? Qui étaient ses parrain et marraine ? 

(source : Archives départementales de l'Indre - 3 E 228/021 vue 60/337)

François Eugène PÉROLAT est né le 6 novembre 1844 à 22h au lieu-dit de Jumeaux à Valençay (Indre). C'est son père, Jean François PÉROLAT, journalier, qui déclare la naissance le lendemain à Étienne NAUDIN, maire de la commune. Je ne sais pas qui sont ses parrain et marraine, mais les deux témoins de sa naissance sont Jean LEDOUX et Jean BRISSET, tous deux journaliers habitant également à Jumeaux à Valençay (Indre). 

2. Est-ce que j'ai toutes les informations sur son mariage ? Qui était présent ? Liens de parenté ? 

Il se marie le 27 février 1873 à 12h à Paris (2e arrondissement) avec Alphonsine Florestine SOUCHAY, couturière, fille de Toussaint Sylvain SOUCHAY, tondeur de draps, et de Madeleine Rosalie GAVEAU. Le mariage est célébré par Marc FABRE, adjoint au maire du 2e arrondissement de Paris. Il est âgé de 28 ans et sa femme de 23 ans.

Signatures de l'acte de mariage
(source : Archives de Paris - V4E 2604 vue 2/31)

Les témoins du mariage sont : 

  • Pierre Marie LAPOIRE, garde-républicain à Paris, ami 
  • Lucien PÉROLAT, cordonnier à Romorantin (Loir-et-Cher), frère de l'époux
  • Antoine CAZABAT, garde-républicain à Paris
  • Alfred Étienne MÉRY, sous-lieutenant au 115e de ligne à Marne-la-Coquette (Hauts-de-Seine), ami
3. Comment s'est déroulé le mariage ? 

Le mariage se déroule en présence des parents de l'époux qui sont venus de Valençay (Indre), et du père de l'épouse venu de Romorantin (Loir-et-Cher). Lors de ce mariage, ils reconnaissent et légitiment leur fille Eugénie Camille (mon ancêtre), née deux ans plus tôt à Paris. 

4. Est-ce que j'ai toutes les informations sur son décès ? Qui était présent ? Où a eu lieu l'enterrement / l'inhumation ?

Je ne sais ni ou ni quand il est décédé. Néanmoins, son décès a eu lieu avant 1917, et probablement à Romorantin (Loir-et-Cher). 

5. Est-ce que j'ai toutes les informations sur son passé militaire ? Fiche matricule ? Invalide ? Légion d'honneur ?

Il ne semble pas avoir été tiré au sort par la conscription militaire de 1864 et il n'est pas fait mention de son service militaire sur son acte de mariage. 

6. Est-ce que je peux trouver des informations sur lui dans la presse ? 

Il apparaît trois fois dans Le Petit Caporal, journal napoléonien où il est précisé que sa boulangerie du 16e arrondissement (Paris-Passy) accueille la pétition de condoléances à l'Impératrice Eugénie après la mort du Prince Impérial, Louis-Napoléon BONAPARTE de 7h du matin à 13h tous les jours. Il semble donc avoir été un partisan de l'Empire et de Napoléon III. 

7. Quels évènements historiques a-t-il connus ? 

Il a vécu à Paris pendant la Commune de Paris. Étant boulanger pendant le siège de Paris, a-t-il fait partie de ceux qui coupaient la farine avec du gravier pour avoir du pain plus longtemps ? ll a en tout cas connu le siège et Paris et la famine. Voici les fortifications d'Auteuil qu'il a dû connaître à son époque. 

(source : Archives de Paris - AD075PH-FORT244)

8. Quelle était son instruction ?

Signature de François Eugène PÉROLAT

Il savait lire et écrire. Il a probablement fait un apprentissage de boulangerie lorsqu'il était adolescent puisqu'il n'apparaît plus au sein du foyer de ses parents après ses 16 ans. 

9. Dans quel environnement évoluait-il ? 

(source : Archives départementales de l'Indre - 3 P 228/20)

Il passe son enfance, jusqu'à ses 16 ans, dans le lieu-dit de Jumeaux, au Nord de la commune de Valençay (Indre). 

10. S'est-il beaucoup déplacé dans sa vie ? 

Il a vécu dans différentes régions. Il a d'abord différentes adresses successives dans l'ouest parisien : 
  • 1871 : 72 avenue de Ternes (17e arrondissement)
  • 1873 : 7 rue Paul Lelong (2e arrondissement)
  • 1877 : 27 rue Bois le Vent (16e arrondissement)
Puis, après dix ans passés à Paris, il vient s'installer avec sa famille à Romorantin (Loir-et-Cher) d'où est originaire sa femme (la pâtisserie sur la photo pourrait être la sienne). 

(source : Archives départementales du Loir-et-Cher - 6 Fi 194/168)

Il y vit pendant vingt ans avant de partir à Tours (Indre-et-Loire), en 1906, au 153 boulevard Thiers. 

11. Comment se déplaçait-il ? 

Il s'est probablement déplacé en chemin de fer qui a permis aux gens de beaucoup plus voyager à son époque. 

12. Quel était son premier métier ? Comment en vivait-il ? 

Depuis au moins ses 26 ans, il est boulanger (à Paris, à Romorantin puis à Tours). Il devait en vivre correctement pour avoir une boulangerie dans le 16e arrondissement de Paris pendant des années. 

13. Quels étaient ses autres métiers ? Comment en vivait-il ? 

Il n'a exercé toute sa vie que la profession de boulanger. 

14. Comment apparaît-il dans les recensements ? 

(source : Archives départementales de l'Indre - M 4669 vue 40/60)

Quand il est un petit enfant, en 1846, il vit avec ses grands-parents maternels (qui seront vivants jusqu'à ses vingt ans et qu'il a donc connus) et ses parents à Jumeaux à Valençay (Indre). 

(source : Archives départementales du Loir-et-Cher - 2 MILN R216 vue 87/508)

Je n'ai pas de recensements de sa période parisienne car les recensements n'existaient pas pour cette ville à l'époque. Je le retrouve en 1881 à Romorantin (Loir-et-Cher) avec sa femme, ses enfants, et un ouvrier boulanger. 

(source : Archives départementales d'Indre-et-Loire - 6NUM5/261/010 vue 87/277)

Le dernier recensement où je le retrouve est en 1906 à Tours (Indre-et-Loire) où il est toujours boulanger. Il vit avec sa femme et deux de ses filles. 

15. Quel était le parler de sa région ? 

On y parlait le berrichon. 

16. Comment s'habillait-il ? 

Il s'habillait probablement comme un commerçant du 19e siècle, avec une veste et un gilet et portait sûrement des vêtements plus salissants et couverts de farine lorsqu'il faisait le pain. 

17. Combien a-t-il eu d'enfants ? 

Il a eu huit enfants avec sa femme Alphonsine Florestine SOUCHAY : 
  • Eugénie Camille (mon ancêtre), nourrice et porteuse de pain, née le 14 janvier 1871 au 72 avenue de Ternes à Paris (17e arrondissement)
  • Alphonsine, née le 5 mai 1873 à Jumeaux à Valençay (Indre)
  • Marguerite Rosalie, née le 30 octobre 1878 au 27 rue Bois le Vent à Paris (16e arrondissement)
  • Victorine Adrienne dite Jeanne née le 7 février 1882 à Romorantin (Loir-et-Cher)
  • Eugène Alphonse Désiré, pâtissier, né le 3 novembre 1883 à Romorantin (Loir-et-Cher)
  • Françoise Marie Antoinette, couturière, née le 29 février 1888 à Romorantin (Loir-et-Cher)
  • Aimée Agathe Léa Sabine, née le 5 février 1890 à Romorantin (Loir-et-Cher) et morte à 5 mois
  • Benjamin Pascal Anatole Eugène, tourneur et artisan, né le 17 avril 1892 à Romorantin (Loir-et-Cher)
18. A-t-il assisté au mariage de ses enfants ? 

Le 19 avril 1890, il assiste à Romorantin (Loir-et-Cher) au mariage de sa fille Eugénie Camille avec Joseph PERLY, boulanger. 

Le 5 juin 1897, il assiste à Romorantin (Loir-et-Cher) au mariage de sa fille Alphonsine avec François LAFLAQUIÈRE, mécanicien. 

Il est décédé lors du mariage de Françoise Marie Antoinette et de celui de Benjamin Pascal Anatole Eugène et ses autres enfants restent célibataires. 

19. Que signifie son nom de famille ? 

D'après Filae, PEROLAT est un diminutif de perol, nom de hameau ou de lieu-dit, désignant un endroit pierreux. Ce nom a pu désigner aussi l'habitant d'un lieu pierreux. 

20. Qui était son père ? 

Son père était Jean François PÉROLAT, domestique, journalier, cultivateur, vigneron et rentier. 

21. Qui était sa mère ? 

Sa mère était Madeleine dite Eugénie Catherine COUSIN, journalière. 

22. Quelle était sa fratrie ? 

Il est l'aîné d'une fratrie de cinq enfants : 
  • Victorine, décédée à 19 ans. 
  • Lucien, cordonnier à Romorantin (Loir-et-Cher)
  • Alexandrine dite Angéline, femme d'un domestique à gages à Tours (Indre-et-Loire)
  • Marie Adrien, herboriste à Tours (Indre-et-Loire)
23. Avait-il des relations avec les autres membres de sa famille ? 

Il semble avoir des relations avec sa famille, notamment ses frères. Il est témoin du mariage de son frère Marie Adrien avec Mathilde GIRARD à Tours (Indre-et-Loire) en 1898. Son frère Lucien est témoin des mariage de ses enfants. 

24. Pouvez-vous retracer sa généalogie sur quatre générations ? 

(source : Heredis 2018)

Tous ses ancêtres sur quatre générations sont illettrés et il est le premier à savoir lire et écrire dans sa famille. Ils sont tous travailleurs de la terre, journaliers, vignerons et laboureurs. Tous sont originaires de l'Indre. 

25. Quelle était sa religion ? 

Il était probablement catholique. 

26. Votre ancêtre chez le notaire. 

Il n'a pas passé de contrat de mariage, et je ne lui connais pas d'acte notarié. 

27. Avez-vous des photos de votre ancêtre ? Pouvez-vous faire un trombinoscope ?

Je n'ai pas de photographie de cet ancêtre. 

28. Quels étaient ses repas ? 

Étant boulanger et son fils pâtissier, je suppose qu'ils devaient manger des gâteaux dans la famille, ainsi que des brioches et du pain. Ayant connu la famine pendant le siège de Paris en 1871, il a dû probablement manger de peu pendant un an. 

29. Y a-t-il une histoire qui se transmet sur cet ancêtre ? Est-elle vraie ? 

Je n'ai pas d'histoire concernant cet ancêtre. 

30. Comment a-t-elle participé à la vie de la communauté (membre du conseil municipal, cahier de doléances, sage-femme ...) ? 

En 1879, il recueille au sein de sa boulangerie du 16e arrondissement de Paris les messages de condoléances pour l'Impératrice Eugénie après la mort du Prince Impérial. 

jeudi 5 novembre 2020

Biographie : Annette Émilie Bénédicte Zoé ORIOL

 Annette Émilie Bénédicte Zoé ORIOL

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Hélène Zoé Marcelle AYNARD

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Ma grand-mère

1. Est-ce que j'ai toutes les informations sur sa naissance ? Son baptême ? Qui étaient ses parrain et marraine ?

(source : Archives départementales de la Loire - 3NUMEC5/3E245_14 vue 41/115)

Annette Émilie Bénédicte Zoé ORIOL est née le 29 novembre 1872 à 11h à La Grange Pourrat à Saint-Julien-en-Jarez (Loire). Sa naissance est déclarée le lendemain au maire de la commune par son père Benoît ORIOL, négociant. Je ne sais pas qui sont ses parrain et marraine, mais les deux témoins de sa naissance sont : 

  • Gilbert GILLIER, rentier à Saint-Chamond (son grand-père)
  • Claude FERRATON, teneur de livres à Saint-Chamond (non parent)

2. Est-ce que j'ai toutes les informations sur son mariage ? Qui était présent ? Liens de parenté ? 

Elle se marie le 15 février 1892 à 15h à Saint-Chamond (Loire) avec Marc AYNARD, banquier, fils de Mathieu dit Édouard AYNARD, banquier, président de la chambre de commerce de Lyon, député du Rhône, officier de la Légion d'honneur, et de Rose Pauline de MONTGOLFIER. 

Signatures de l'acte de mariage
(source : Archives départementales de la Loire - 3NUMEC2/3E208_55 vue 7/134)

Les témoins du mariage sont : 

  • Joseph AYNARD, rentier à Lyon (Rhône), oncle de l'époux
  • Charles Célestin Auguste JONNART, député du Pas-de-Calais à Paris, beau-frère de l'époux
  • Sigismond LILIENTHAL, négociant en soie à Lyon (Rhône)
  • Josué CHABERT, filateur à Lyon (Rhône)
3. Comment s'est déroulé le mariage ? 

Le journal "Mémorial de la Loire et de la Haute-Loire" relate le mariage religieux qui a lieu le lendemain du mariage civil, soit le 16 février 1892, à l'église Notre-Dame de Saint-Chamond (Loire) :

(source : Mémorial de la Loire et de la Haute-Loire, n°48, 17 février 1892, p. 2)

Un orchestre a joué pendant la messe du Thomas, Haendel et Gounod, cor anglais, chanteuse, harpe, violon ... Et un dîner dans la villa de la Grange Pourrat, demeure de la famille de la mariée avec 300 couverts.
 

4. Est-ce que j'ai toutes les informations sur son décès ? Qui était présent ? Où a eu lieu l'enterrement / l'inhumation ?

Je ne sais pas où ni quand elle est décédée. 

5. Est-ce que j'ai toutes les informations sur son passé militaire ? Fiche matricule ? Invalide ? Légion d'honneur ?

Les femmes de cette époque ne participaient pas à l'armée.

6. Est-ce que je peux trouver des informations sur elle dans la presse ?

C'est une personne mondaine qui côtoie tout le cercle proustien, du prince de POLIGNAC à la comtesse GREFFULHE. Elle est citée donc souvent dans les chroniques mondaines des journaux de l'époque. On la retrouve de nombreuses fois dans la rubrique "Déplacements et villégiatures" du Figaro où elle va à Lyon, Saint-Chamond, Vichy, Cap-Ferrat, Paris, et autres ...

(source : "Déplacements et villégiatures" in Le Figaro, n° 269, 26 septembre 1935, p. 6)

Elle apparaît toujours sous le nom de son mari en tant que veuve. 

(source : "Nécrologie" in Le Gaulois, n° 18263, 6 octobre 1927, p. 2)

Le 6 octobre 1927, elle est citée aux obsèques de son beau-frère le député Charles JONNART aux côtés de Paul DOUMER, président du Sénat, les maréchaux PÉTAIN et LYAUTEY, du comte GREFFULHE, et autres ...

(source : "Cercles" in Le Figaro, n°325, 21 novembre 1929, p. 2)

Le 21 novembre 1929, elle est admise au Cercle Le Lévrier (qui organise apparemment des courses de lévriers), présentée par la vicomtesse de CANSON. Les CANSON étant alliés d'affaires des MONTGOLFIER et la belle-mère d'Annette ORIOL étant une MONTGOLFIER, c'est sûrement ainsi qu'elle intègre ce cercle. Parmi la promotion du jour, le Grand-Duc Dimitri PAVLOVITCH, petit-fils du Tsar Alexandre II, qui dessinera le flacon du fameux parfum N°5 de Chanel pour Coco CHANEL. 

(source : "Les courses de lévriers" in Le Figaro, n°188, 7 juillet 1929, p. 4)

Peu de temps avant d'être admise comme titulaire du Cercle Le Lévrier, elle est aperçue à une course de lévriers en juillet 1929 aux côté du même Grand-Duc Dimitri de RUSSIE et de sa femme, du duc et de la duchesse de LA ROCHEFOUCAULD, de la comtesse GREFFULHE, du comte et de la comtesse de POLIGNAC, de la comtesse de CARAMAN-CHIMAY (tous les amis de PROUST). 

(source : "Les courses de lévriers" in Le Figaro, n°194, 13 juillet 1929, p. 4)

Le 13 juillet 1929, elle apparaît déjà à une cours de lévriers, au sein de la même assistance, et les tenues des convives sont précisées. Il est ainsi écrit qu'elle porte une "robe de crêpe Georgette noire et un grand chapeau de crin noir, écharpe à fleurs roses". 30 ans après la mort de son mari, porte-t-elle encore le deuil ?

7. Quels événements historiques a-t-elle vécus ?

Elle traverse la Première Guerre mondiale (son fils aîné participera au conflit, sera lieutenant et médaillé de la Croix de guerre), et semble rayonner particulièrement sur la période de l'Entre-Deux guerres où elle côtoie le tout-Paris. 

8. Quelle était son instruction ?

Signature d'Annette Émilie Bénédicte Zoé ORIOL

Elle sait lire et écrire et a probablement reçue une instruction primaire assez avancée. 

9. Dans quel environnement évoluait-elle ? 

Elle naît à La Grange-Pourrat à Saint-Julien-en-Jarez (Loire) puis vit à Saint-Chamond (Loire) qui est la commune où son père travaillait. 

10. S'est-elle beaucoup déplacée dans sa vie ? 

Comme dit plus haut, elle avait différents lieux de villégiature. Après son mariage, elle vit au 53 avenue de Noailles à Lyon (Rhône), puis, une fois veuve, au 3 rue Christophe Colomb à Paris, près des Champs-Élysées. Elle continue de vivre dans ce quartier à différentes adresses, au 3 rue Magellan en 1915, et au 17 rue Quentin-Bauchard en 1936. 

11. Comment se déplaçait-elle ? 

Probablement en voiture à cheval puis en automobile, et par le chemin de fer. 

12. Quel était son premier métier ? Comment en vivait-elle ? 

Elle n'a jamais travaillé. 

13. Quels étaient ses autres métiers ? Comment en vivait-elle ? 

Idem.

14. Comment apparaît-elle dans les recensements ? 

(source : Archives départementales de la Loire - 35NUM_245_6M588 vue 84/109)

Le premier recensement où elle apparaît est celui de 1876 à la Grange-Pourrat à Saint-Julien-en-Jarez (Loire) avec son père alors propriétaire négociant, sa mère, son frère aîné et deux domestiques. 

(source : Archives départementales du Rhône - 6 MP 427 vue 12/32)

En 1896, elle vit à Lyon avec son mari, deux enfants et trois domestiques. 

(source : Archives de Paris - D2M8 570 vue 194/211)

Le dernier recensement où je la trouve est en 1936 au 17 rue Quentin-Bauchart à Paris (8e arrondissement) avec son fils imprimeur, sa belle-fille modiste et deux domestiques. 

15. Quel était le parler de sa région ? 

On y parlait le francoprovençal, mais elle parlait probablement uniquement le français pour sa part. 

16. Comment s'habillait-elle ? 

(source : Chez Sarah)

Voici une reconstitution d'une robe en crêpe Georgette noire telle que celle qu'elle porte aux courses de lévriers en 1929. Nous avons une représentation en dessin d'elle dans sa jeunesse où elle porte une tenue beaucoup plus datée des années 1890. Elle semble donc avoir suivi l'évolution de la mode tout au long de sa vie. 

17. Combien a-t-elle eu d'enfants ? 

Elle a eu trois enfants avec son mari Marc AYNARD : 
  • Édouard Jules Benoît AYNARD, lieutenant, imprimeur, Croix de guerre 1914-1918 (2 étoiles de bronze), né le 3 août 1893 à Lyon (Rhône)
  • Hélène Zoé Marcelle AYNARD (la mère de ma grand-mère), née le 18 octobre 1894 à Lyon (Rhône)
  • Gilbert Paul AYNARD, directeur d'usine et industriel, né le 2 juillet 1896 à Lyon (Rhône)

18. A-t-elle assisté au mariage de ses enfants ? 

Elle n'assiste pas aux mariages de ses enfants (du moins, elle n'est pas indiquée comme présente dans leurs actes de mariages). 

19. Que signifie son nom de famille ? 

Il y a plusieurs hypothèses sur l'étymologie du nom de famille ORIOL. D'après Geneanet, on admet le plus souvent qu'il s'agit d'un sobriquet comparant l'individu à un loriot, soit en raison de la beauté de son chant, soit en raison de son infortune conjugale (vu la couleur de cet oiseau). Il est cependant possible que la couleur dorée soit un symbole de majesté (dans ce cas le nom serait formé directement sur l'adjectif latin aureolus), indissociable de l'auréole. C'est d'autant plus plausible qu'au moyen-âge Oriol était fréquemment utilisé comme nom de baptême.

20. Qui était son père ? 

Son père était Benoît ORIOL, fabricant de lacets, négociant, maire de Saint-Chamond, député de la Loire, conseiller général, Membre de la chambre de commerce de Saint-Étienne, Officier de la Légion d'honneur. 

21. Qui était sa mère ? 

Sa mère était Anne Marie Zoé GILLIER, rentière. 

22. Quelle était sa fratrie ? 

Elle est issue d'une fratrie de quatre enfants donc elle est la deuxième : 

  • Gilbert Annet Benoît Marie, industriel
  • Antonine Eugénie Bénédicte Zoé, qui épouse un agronome
  • Émilie Anna Bénédicte Zoé, qui épouse un associé d'agent de change
23. Avait-elle des relations avec les autres membres de sa famille ? 

Cela ne semble pas apparent. Aucun membre de sa famille n'assiste à son mariage, ni aux mariages de ses enfants. Elle semble avoir eu davantage de relations avec un réseau amical et mondain qu'avec sa famille directe. 

24. Pouvez-vous retracer sa généalogie sur quatre générations ?

(source : Heredis 2018)

Tous ses ancêtres viennent de la Loire et la plupart sont lettrés. Sa famille paternelle est plus modeste et sont menuisiers, mécaniciens et passementiers. Les femmes sont dévideuses ou ourdisseuses. Sa famille maternelle est plus aisée, négociants et avoué. Globalement, une famille travaillant le tissu, comme beaucoup de personnes dans la région de Lyon. 

25. Quelle était sa religion ? 

Elle était catholique. 

26. Votre ancêtre chez le notaire.

Signatures de son contrat de mariage
(source : Archives départementales de la Loire)

Elle passe son contrat de mariage le 15 février 1892 devant Maître SABLIÈRE, notaire à Saint-Chamond (Loire) et Maître LETORD, notaire à Lyon (Rhône). 

La future épouse apporte en dot : 
  • son trousseau composé des vêtements, linges, bijoux, diamants et dentelles estimé à 20 000 F
  • 500 000 F donnés par ses parents
Le futur époux apporte en dot : 
  • 300 000 F donnés par ses parents
27. Avez-vous des photos de votre ancêtre ? Pouvez-vous faire un trombinoscope ?

(source : photo personnelle)

Il y avait, dans le couloir de mes grands-parents, ce portrait d'Annette ORIOL qui est la seule représentation d'elle que je connaisse. C'est un dessin (au fusain ?) sur lequel elle doit être âgée d'une vingtaine d'années si j'en crois la mode vestimentaire, soit autour de 1890. 

28. Quels étaient ses repas ? 

Elle devait manger au restaurant ou bien chez des hôtes. Dans tous les cas, j'imagine que ses repas étaient cuisinés par des domestiques. 

29. Y a-t-il une histoire qui se transmet sur cette ancêtre ? Est-elle vraie ? 

Ma grand-mère racontait qu'elle était très mondaine, qu'elle a dépensé l'argent de son mari (ayant été rapidement veuve) à Monaco et au faubourg Saint-Honoré. Il apparaît des chroniques de presse de l'époque qu'elle côtoyait les grands salons parisiens des années 1920-1930. On raconte également qu'elle aurait été la maîtresse du maréchal LYAUTEY. Je sais en tout cas qu'ils se son rencontrés à l'enterrement de Charles JONNART, le beau-frère d'Annette ORIOL. 

30. Comment a-t-elle participé à la vie de la communauté (membre du conseil municipal, cahier de doléances, sage-femme ...) ? 

Elle menait une vie mondaine dans les cercles parisiens décrits par Marcel PROUST, dans une société chroniquée par la presse de l'époque (Le Gaulois, Le Figaro, etc...)