vendredi 20 novembre 2020

Biographie : Gustave BENOIST

 Gustave BENOIST

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Joséphine Marie BENOIST

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Madeleine Marie Victorine BRANCHU

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Ma grand-mère

1. Est-ce que j'ai toutes les informations sur sa naissance ? Son baptême ? Qui étaient ses parrain et marraine ? 

(source : Archives départementales de la Sarthe - 5Mi 191_261-264 - vue 22/386)

Gustave BENOIST naît le 15 mars 1842 à 21h au Mans (Sarthe). Sa naissance est déclarée le lendemain matin à Ariste Jacques TROUVÉ-CHAUVEL, maire du Mans, par son père François Maurice BENOIST, tailleur d'habits. Je ne sais pas qui sont ses parrain et marraine, mais les deux témoins de sa naissance sont : 

  • Pierre SAPÉE, couvreur, rue de la Tannerie au Mans (Sarthe)
  • Jean LEBIER, maçon, rue de la Croix d'Etamin au Mans (Sarthe)
2. Est-ce que j'ai toutes les informations sur son mariage ? Qui était présent ? Liens de parenté ? 

Il se marie à trois reprises. La première fois, le 7 février 1869 à 15h à Souligné-sous-Ballon (Sarthe) avec Louise Augustine MANCEAUX, ouvrière, fille de François MANCEAU, journalier, et de Marie LEROUX, journalière. Le mariage est célébré par Louis FEAU, conseiller municipal de la commune. Il est âgé de 26 ans et sa femme de 19 ans. 

Signatures de l'acte de mariage
(source : Archives départementales de la Sarthe - 5Mi 375_19-20 - vue 136/378)

Les témoins du mariage sont : 
  • Victor MANCEAUX, charron à Souligné-sous-Ballon (Sarthe), frère de l'épouse
  • Ferdinand François PISSOT, instituteur à Souligné-sous-Ballon
  • Hippolyte Alexandre BENOIT, tailleur d'habits au Mans (Sarthe), frère de l'époux
  • Ferdinand BENOIT, marchand revendeur au Mans (Sarthe), frère de l'époux
Après la mort de sa première épouse, il se marie une seconde fois le 18 juillet 1874 à 8h à Courceboeufs (Sarthe) avec Augustine COLLET, domestique, fille de Augustin COLLET, et de Louise MOULIN, propriétaire. Le mariage est célébré par Julien DESLANDES, maire de la commune. Il est âgé de 32 ans, et sa femme de 22 ans. 

Signatures de l'acte de mariage
(source : Archives départementales de la Sarthe - 5Mi 104_22 - vue 21/85)

Les témoins du mariage sont : 
  • François HEURTAUT, cultivateur, oncle de l'épouse
  • Louis DAUNAY, cultivateur
  • Adolphe PAUMIER, débitant de tabac
  • Constant PIOGER, instituteur
Tous sont domiciliés à Courceboeufs (Sarthe). 

Après la mort de sa seconde femme, il se marie une troisième fois le 26 novembre 1879 à 18h30 à Sainte-Jamme-sur-Sarthe (Sarthe) avec Marie Louise FEAU (mon ancêtre), cuisinière, veuve de Julien LAROCHE, fille d'Arsène François FEAU et de Louise POTTIER, journalière. Le mariage est célébré par Pierre DROUIN, adjoint au maire de la commune. Il est âgé de 37 ans et sa femme de 33 ans. 

Signatures de l'acte de mariage
(source : Archives départementales de la Sarthe - 5Mi 317_14-16 - vue 140/245)

Les témoins du mariage sont : 
  • Pierre POTTIER, cultivateur à Montbizot (Sarthe), oncle de l'épouse
  • Auguste BABIN, boulanger à Sainte-Jamme-sur-Sarthe (Sarthe), non parent des époux
  • Jules GONET, instituteur à Sainte-Jamme-sur-Sarthe (Sarthe), non parent des époux
  • Adrien MORRENNE, mouleur à Sainte-Jamme-sur-Sarthe (Sarthe), non parent des époux
3. Comment s'est déroulé le mariage ? 

Aucun de ses mariages ne se déroule en présence de ses parents qui sont décédés avant. Et sa famille (ses frères en l'occurence), ne semble assister qu'au premier mariage. 

4. Est-ce que j'ai toutes les informations sur son décès ? Qui était présent ? Où a eu lieu l'enterrement / l'inhumation ?

D'après les recherches généalogiques de mon grand-père, il serait décédé le 17 novembre 1906 à Montbizot (Sarthe) à l'âge de 64 ans, mais je ne possède pas son acte de décès. Il est probablement inhumé dans cette même commune. 

5. Est-ce que j'ai toutes les informations sur son passé militaire ? Fiche matricule ? Invalide ? Légion d'honneur ?

Il apparaît au registre des matricules de la compagnie de dépôt des mécaniciens à Brest (Finistère).

(source : Archives départementales de la Sarthe - 1 R 856 - vue 7/151)

Sur ce document, il apparaît qu'il est parti pour la Compagnie d'ouvriers mécaniciens à Toulon (Var) le 26 mai 1863. Il y aura probablement pris la mer, comme son frère cadet parti vivre en Nouvelle Calédonie.

6. Est-ce que je peux trouver des informations sur lui dans la presse ?

Il n'y a pas d'informations le concernant dans la presse.

7. Quels évènements historiques a-t-il connus ? 

Il naît sous la Monarchie de Juillet, sous le règne de Louis-Philippe Ier, vit durant le Second Empire et la guerre Franco-prussienne de 1870, et décède sous la présidence d'Armand FALLIÈRES. 

8. Quelle était son instruction ? 

Signature de Gustave BENOIST

Il a probablement reçu une instruction assez sommaire car il signait maladroitement en fusionnant le "i" et le "s" de son nom. Je ne suis pas sûr qu'il ait su bien lire. 

9. Dans quel environnement évoluait-il ? 

(source : Archives départementales de la Sarthe - 2Fi00810)

Il grandit près des quais du Mans, qui sont à l'époque un quartier mal famé de la ville. De 1863 à 1875, il vit à Souligné-sous-Ballon (Sarthe). 

Ludovid PIETTE, La barrière des moulins de Gourdaine, vers 1870

Ce quartier, situé à l'emplacement de l'actuel tunnel du Mans et donc détruit en 1975 lors de la construction de ce dernier consistait en "un fouillis inextricable de maisonnettes, ateliers, appentis ou écuries, où vivait tout un petit peuple contraint aux loyers modiques de ces bas quartiers inondables" ("Hier et aujourd'hui, le tunnel et le quartier disparu" in Ouest France, 26 juillet 2012)

En 1878 et 1879, il habite à Sainte-Jamme-sur-Sarthe (Sarthe) où il travaille probablement pour la fonderie d'Antoigné (pour la Maison Chappée où il est dit travailler dans le recensement de 1906). 

(source : Archives départementales de la Sarthe - 2Fi03438)


Puis il vit aux Louveries à Montbizot (Sarthe) jusqu'à la fin de sa vie. 

(source : Archives départementales de la Sarthe - 2Fi05295)

10. S'est-il beaucoup déplacé dans sa vie ? 

Mis à part son voyage à Toulon (Var) lors de ses 20 ans pour son service militaire, je ne lui connais pas d'autres déplacements hors de la Sarthe. 

11. Comment se déplaçait-il ? 

Probablement à pied ou en voiture à cheval. 

12. Quel était son premier métier ? Comment en vivait-il ? 

Son premier métier est celui de "mécanicien". Le 19e siècle étant celui de l'industrie, il a probablement travaillé à l'entretien des machines industrielles qu'on crée pour la fabrication d'objets. Ces métiers d'ouvriers étaient très fatigants et peu rémunérés. 

13. Quels étaient ses autres métiers ? Comment en vivait-il ? 

À partir de 1878, il est dit ajusteur. Voici quelques précisions sur ce métier : "On compte, à l'atelier des forges, six catégories ou spécialités d'ouvriers : les marteleurs, les forgerons, les frappeurs, les pilonniers, les chaufeurs et aides-chauffeurs, les ajusteurs. [...]" (Charles BENOIST, "Le Travail dans la grande industrie" in Revue des Deux Mondes, tome 16, 1903, p. 833). Il est également forgeron, probablement dans cette même usine Chappée. 

14. Comment apparaît-il dans les recensements ? 

J'ai peu de recensements le concernant car la plupart des recensements de la Sarthe ont été détruits. Je le retrouve néanmoins en 1872 à Souligné-sous-Ballon (Sarthe). 

(source : Archives départementales de la Sarthe - 1 Mi 221 _2 - vue 421/722)

Il vit alors avec sa première femme et sa fille Augustine. 

(source : Archives départementales de la Sarthe - 2 Mi 289_50 - vue 11/134)

Dans le dernier recensement où il apparaît, en 1906 aux Louveries à Montbizot (Sarthe), il vit avec sa fille Madeleine BENOIST et sa petite-fille Madeleine BRANCHU, mon arrière-grand-mère que j'ai connue. 

15. Quel était le parler de sa région ? 

On parlait le sarthois dans sa région. 

16. Comment s'habillait-il ? 

Il portait probablement une veste de travail, comme tous les ouvriers du 19e siècle. 

17. Combien a-t-il eu d'enfants ? 

Il a eu neuf enfants de ses trois mariages dont la plupart n'a pas survécu. 

De son premier mariage avec Louise Augustine MANCEAUX, il est le père de quatre enfants : 
  • Augustine Marie, née le 17 septembre 1869 au Grand Colombier à Souligné-sous-Ballon (Sarthe) et morte célibataire à 18 ans
  • Aimée Zélie, née le 22 octobre 1870 à Souligné-sous-Ballon (Sarthe) et morte à 5 mois
  • Marie Victorine, née le 25 mai 1872 à Souligné-sous-Ballon (Sarthe) et dont j'ignore la destinée
  • Gustave, né le 16 août 1873 à Souligné-sous-Ballon (Sarthe) et mort à 18 jours
De son second mariage avec Augustine COLLET, il est le père de deux enfants : 
  • Lucie Augustine, aide de culture et ménagère, née le 3 juin 1875 à Souligné-sous-Ballon (Sarthe)
  • Gustave Louis, né le 27 avril 1878 à Sainte-Jamme-sur-Sarthe (Sarthe) et mort à 9 mois
De son troisième mariage avec Marie Louise FEAU, il est le père de trois enfants : 
  • Joséphine Marie (mon ancêtre), ménagère, née le 13 mai 1882 aux Louveries à Montbizot (Sarthe)
  • Raoul Gustave, mouleur en fonte, né le 21 mars 1884 au 25 rue Guillot Ami au Mans (Sarthe)
  • Madeleine Marie, conductrice aux tramways électriques, née le 30 août 1891 aux Louveries à Montbizot (Sarthe)
Je ne possède de photographies que de ses deux dernières filles : 

Joséphine Marie BENOIST
(source : Archives familiales)

Madeleine Marie BENOIST
(source : Archives familiales)

Raoul Gustave BENOIST avait réalisé des ovales en cuivre sur le thème des saisons qui se trouvaient dans le salon de mes grands-parents. 

18. A-t-il assisté au mariage de ses enfants ? 

Il est présent le 8 novembre 1901 à Montbizot (Sarthe) au mariage de sa fille Joséphine Marie avec Louis Victor BRANCHU. C'est le seul mariage de ses enfants auquel il assiste, les autres se mariant après sa mort. 

19. Que signifie son nom de famille ? 

Voici l'explication de l'origine du nom qu'on trouve sur Geneanet : Du latin Benedictus (= béni), ce nom a été popularisé par deux saints, Benoît de Nursie (fondateur de l'ordre des bénédictins) et Benoît d'Aniane (réformateur du même ordre). Il fait partie des cent noms de famille les plus répandus en France. 

20. Qui était son père ? 

Son père était François Maurice BÉNOIT, tailleur d'habits. 

21. Qui était sa mère ? 

Sa mère était Julie CHEROUVRIER. 

22. Quelle était sa fratrie ? 

Il est l'avant-dernier d'une fratrie de 11 enfants : 
  • Aimée, giletière au Mans (Sarthe)
  • Hippolyte Alexandre, tailleur d'habits au Mans (Sarthe)
  • Mélanie Julie, décédée à 3 ans
  • Henri, décédé à 11 jours
  • Alexandrine, giletière et laveuse au Mans (Sarthe)
  • Constance Clémence, couturière au Mans (Sarthe)
  • Victor, dont j'ignore la destinée
  • Ferdinand, marchand revendeur au Mans (Sarthe)
  • Éléonore, décédée à 3 mois
  • Amand Marie Dieudonné, agent de police à Nouméa (Nouvelle-Calédonie)
23. Avait-il des relations avec les autres membres de sa famille ? 

Ses frères sont témoins de son premier mariage et plusieurs de ses neveux se nomment Gustave (dont un fils de son frère cadet Amand qu'il a eu avec une jeune indigène calédonienne), ce qui me laisse penser qu'il garde des liens avec sa famille qui est majoritairement restée vivre au Mans (Sarthe). 

24. Pouvez-vous retracer sa généalogie sur quatre générations ? 

(source : Heredis 2021)

Une partie de ses ancêtres savent signer. Sa famille paternelle vient du Maine-et-Loire et de la Mayenne et sa famille maternelle de la Sarthe. Les métiers sont divers : travail du tissu (tisserand, peigneur de laine, tailleur d'habits), maçon, métayer, huilier. Son arrière-grand-père Louis BENOIST était huissier et sergent des baronnies de Saint-Germain. 

25. Quelle était sa religion ? 

Il était probablement catholique. 

26. Votre ancêtre chez le notaire.

Il passe un contrat de mariage pour son second mariage avec Augustine COLLET le 15 juillet 1874 à Souligné-sous-Ballon (Sarthe) devant Maître Casimir GORGET. 

Signatures du contrat de mariage
(source : Archives départementales de la Sarthe)

Il apporte en dot : 
  • une garde-robe d'une valeur estimée de 100 F
  • le droit mobilier issu de son premier mariage d'une valeur estimée de 250 F
Augustine COLLET apporte en dot : 
  • une garde-robe d'une valeur estimée de 100 F
  • 60 F provenant de ses économies

Il passe un contrat de mariage pour son troisième mariage avec Marie Louise FEAU le 22 novembre 1879 à Montbizot (Sarthe) devant Maître Casimir GORGET. 

Signatures du contrat de mariage
(source : Archives départementales de la Sarthe)

Il apporte en dot : 
  • une garde-robe d'une valeur estimée de 100 F
  • le droit mobilier issu de son premier mariage d'une valeur estimée de 250 F
Marie Louise FEAU apporte en dot : 
  • une garde-robe d'une valeur estimée de 100 F
  • un lit complet avec deux couettes en plume d'oie, 16 draps de lit et une armoire estimés à 500 F
  • une somme de 450 F sur un livret de caisse d'épargne
  • une somme de 500 F provenant de ses économies
27. Avez-vous des photos de votre ancêtre ? Pouvez-vous faire un trombinoscope ?

Je ne possède pas de photos de cet ancêtre.

28. Quels étaient ses repas ? 

Ses repas étaient probablement modestes car un ouvrier mécanicien ne gagnait pas beaucoup d'argent. Probablement de la soupe et du pain qui constituait la base de l'alimentation à l'époque. 

29. Y a-t-il une histoire sur cet ancêtre ? Est-elle vraie ? 

Je n'ai pas d'anecdote le concernant.

30. Comment a-t-il participé à la vie de la communauté (membre du conseil municipal, cahier de doléances, sage-femme ...) ? 

En tant qu'ouvrier, il participe à l'essor de l'aventure industrielle d'Armand CHAPPÉE à la fonderie d'Antoigné à Sainte-Jamme-sur-Sarthe (Sarthe). "En 1874, Antoigné occupe un peu moins de 200 ouvriers, 700 en 1883, période de grande activité, 500 en 1885, 600 en 1900 et 1000 en 1910. [...] Les deux usines produisent une multitude de tuyaux de conduite, de matériel de chemin de fer et d'usine à gaz, mais aussi de fumisterie, de chaudronnerie et surtout de chauffage. Armand Chappée entreprend aussi la fabrication de chaudières en fonte, de radiateurs, de tuyaux à ailettes et de tout ce qui se rattache au chauffage central. Il ne tarde pas à s'affirmer comme l'une des personnalités les plus marquantes de l'industrie du Second Empire et de la Troisième République". (Patrice GRÉGOIRE, "Armand Chappée (1835-1922), grand patron sarthois" in Annales de Normandie, n°2-3, 1988, p. 128)

Usines d'Antoigné à Sainte-Jamme-sur-Sarthe
(source : Cercle de recherches généalogiques du Perche-Gouët)


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