dimanche 5 mai 2019

François BRISSAUD, héros de la Grande Guerre

Pierre DEVOS + Radegonde JUGE
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Marguerite DESVEAUX                  Léonard DEVAUD
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Marie LABREGERE                            Pierre DESVEAUX
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Marie ARLIX                                         Jean DESVEAUX
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Marie SARDIN                               Pierre DESVEAUX
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Marie BROUSSAUDIER                          Baptiste DESVEAUX
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François BRISSAUD                                Mon grand-père

La Première Guerre mondiale a été l'occasion pour certains de se révéler des qualités de courage face à l'ennemi. Ce fut le cas de François BRISSAUD qui mena un joli parcours militaire avant d'être tué à l'ennemi en 1918. Voici ses faits d'armes d'après son matricule militaire.

(source : Archives départementales de la Charente - 1 RPROV 181 vue 526/848)
François BRISSAUD est le quatrième enfant d'une fratrie de huit. Ses frères aînés n'ont pas eu de parcours particulièrement marquants, généralement cantonnés aux services auxiliaires durant la guerre. 

(source : Heredis 2018)
  • du 30 avril 1911 au 28 octobre 1912, il fait la campagne du Maroc. Il sera décoré à cette occasion de la Médaille coloniale et de la Médaille commémorative du Maroc. 
  • le 6 mai 1913, il est garde à pied à la garde républicaine. 
  • le 27 mars 1916, il est nommé adjudant.
  • le 27 novembre 1916, il est décoré de la Croix de guerre (étoile de bronze) : "Cité à l'ordre de la brigade : du 26-10 au 2-11-1916, s'est montré d'une énergie et d'un entrain exceptionnels pour maintenir le moral de sa troupe organiser une position récemment conquise et constamment bouleversée par les bombardements ennemis. Sous officier excellent, ayant toujours eu une belle attitude au feu."
  • le 3 avril 1917, il est blessé par éclat d'obus à Saint-Quentin (Aisne). 
  • le 27 avril 1917, il est décoré de la Croix de guerre (palme de bronze) : "Cité à l'ordre de l'Armée : le 3-4-17 a fait preuve des plus belles qualités guerrières, étant blessé n'a quitté le commandement de sa section que sur l'ordre formel et répété du médecin, après avoir averti son commandant de compagnie, sous-officier modèle à tout point de vue, déjà cité dans les combats de la Somme."
  • le 24 août 1917, il est blessé par éclat d'obus au bras droit à Arvricourt (Meurthe-et-Moselle). 
  • le 2 septembre 1917, il est nommé sous-lieutenant.
  • le 8 septembre 1917, il est décoré de la Croix de guerre (étoile de bronze) : "Cité à l'ordre du régiment : du 19 au 29-8-17, a maintenu constamment le moral de ses hommes par son exemple et ses encouragements, sa bonne humeur ; excellent chef de section, ayant donné maintes preuves de calme, de sang-froid de dévouement et d'énergie. Déjà deux fois cité."
  • le 27 juillet 1918, il est fait Chevalier de la Légion d'honneur : "officier d'une bravoure à toute épreuve, toujours volontaire pour les missions périlleuses. S'est fait remarquer maintes fois comme chef de reconnaissances par son sang-froid et son allant particulièrement en Mars dernier ou il a pénétré le jour dans la tranchée de 1e ligne Allemande et a rapporté des renseignements précieux pour le commandement, s'est distingué récemment dans la préparation de l'exécution d'un coup de main ou grâce à de judicieuses dispositions il a réussi à capturer après combat un poste ennemi et à ramener trois prisonnier sans avoir subi aucune perte. Une blessure, 3 Citations."
  • le 27 septembre 1918, il est décoré de la Croix de guerre (palme de bronze) à titre posthume : "Cité à l'ordre de l'Armée : Officier d'un dévouement absolu et d'une bravoure éprouvée. Le ....... 1918 a entraîné brillament sa section à l'attaque de la position ennemie, son commandant de compagnie ayant été blessé au début de la progression, a pris le commandement de la compagnie et a réussi malgré des tirs violents de mitrailleuses qui lui ont causé des pertes sévères à atteindre l'objectif fixé, a été tué en défendant la position conquise contre de furieuses contre-attaques ennemies. Décoré de la Légion d'honneur pour faits de guerre. Trois citations. Une blessure antérieure."
  • le 29 juilllet 1918, il est tué à l'ennemi à Grand-Rozoy (Aisne), âgé de 30 ans. 
(source : Heredis 2018)
Voici donc le destin étonnant d'un cultivateur de la Charente qui aura courageusement donné sa vie et combattu pour la France dans deux guerres (campagne du Maroc et Première Guerre mondiale). 

lundi 15 avril 2019

La famille BRANCHU débloquée grâce à Geneanet

Charles BRANCHU + Françoise BEAUVAIS
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François BRANCHU
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Simon BRANCHU
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Victor Auguste BRANCHU
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Louis Victor BRANCHU
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Madeleine Marie Victorine PERLY-BRANCHU
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Ma grand-mère

Depuis plusieurs années que je cherche à remonter la famille BRANCHU, je suis confronté au problème du couple Charles BRANCHU et Françoise BEAUVAIS dont l'acte de mariage à Athenay (Sarthe) est non filiatif.

(source : Archives départementales de la Sarthe - 1MI 174 R2 vue 64/165)
"Le Neufvième Jour de feuvrier 1717 apres
les publications de mariage entre Charle
Branchu de la paroisse de Maigné et françoise
Beauvais de celle d'Athenay aux quelles il ne 
sest  trouvé opposition ny empeschement comme
il m'a paru par le Certificat de Mr R
Monseaux pbre vicaire dudit Maigné en da[te]
du sept du courant J'ay pbre vicaire dudit
Athenay interrogé les dittes parties leur mutuel
consentement print les ay conioincts en mariage
en presence des parens et des Tesmoins soussign[és]
avec nous"

Je soupçonnais Julien QUERVILLE et François LE NOBLE qui gravitent autour de la famille BRANCHU d'avoir un lien de parenté quelconque avec eux, mais je ne trouvais rien de précis. C'était un mariage sûrement un peu précipité et la mariée très enceinte, car elle accouche deux mois plus tard, le 5 avril 1717, de mon ancêtre François BRANCHU. Je savais par ailleurs qu'ils avaient une fille nommée Marie qui s'était mariée à Vimarcé (Mayenne) et qui serait née vers 1725, mais sans jamais trouver sa naissance, ni à Athenay (Sarthe) où s'étaient mariés ses parents, ni à Chemiré-le-Gaudin (Sarthe) où s'est marié son frère. 

J'ai décidé de me réabonner au service Premium de Geneanet pour voir si je pouvais trouver une Marie BRANCHU dont la mère se nommerait Françoise BEAUVAIS. Et j'ai trouvé ça : 

(source : geneanet.org)
Je trouve donc une Marie Françoise BRANCHU, née le 2 octobre 1721 à Souligné-sous-Vallon (actuel Souligné-Flacé). Voulant vérifier qu'il ne s'agirait pas d'un troisième enfant, je décide de commencer à regarder vers 1725 à Souligné-sous-Vallon et de remonter jusqu'à cet acte de baptême pour voir si je ne trouve pas une autre Marie BRANCHU

1 : Athenay, 2 : Maigné, 3 : Souligné-sous-Vallon
(source : Heredis 2018)
Et en remontant le registre, je découvre le décès de mon ancêtre à la 10e génération, Françoise BEAUVAIS, en 1722 (je déduis donc que Marie Françoise BRANCHU = Marie BRANCHU car le couple n'a pas pu avoir d'autre enfants après 1722). Mais surtout, je trouve le remariage de Charles BRANCHU avec Perrine HAMET, et cette fois-ci, l'acte est filiatif, ce qui me permet de confirmer l'ascendance présumée (mais sans preuve jusqu'alors) de Charles BRANCHU à Maigné. 

(source : Archives départementales de la Sarthe - 1MI 174 R2 vue 60/165)
"Le 10e iour de novembre 1722 apres les fiançailles & publicaõns ordina[ires]
des bans de mariage auquel ne sest trouvé aucun Empeschement
Charles Branchu fils de deffunct Charles Branchu & de deffuncte
marguerite Deshays ses pere & mere, & veuf de deffuncte françois[e]
Beauvais, Et perrine hamet fille de René hamet & de deffuncte marie
Saudubray aussi ses pere & mere, ont Epouzé et receu la benediction nupt[iale]
de nous prestre curé soussigné, en presence de René hamet, Jean ham[et]
Jeanne hamet, & autres Leurs parents & amis"

(source : Heredis 2018)
Voilà tout l'intérêt de certains sites de généalogie. En quelques clics avec un compte Premium et l'instinct de taper les bonnes informations dans le moteur de recherche, je débloque une famille sur laquelle j'étais dans l'impasse depuis 5 ans, je trouve l'acte de décès d'une ancêtre, le baptême d'une collatérale, le remariage d'un ancêtre, un autre de ses enfants, et je remonte à la 11e génération pour la famille BRANCHU !

dimanche 14 avril 2019

Julien SALLIN est père à 14 ans

Lien entre Julien SALLIN et ma grand-mère
(source : Heredis 2018)
Je suis en train d'explorer la descendance de Marie BRANCHU, la seule soeur de mon ancêtre François BRANCHU trouvée à ce jour (je ne sais pas où elle est née ni où et quand ses parents sont morts). Marie BRANCHU s'est mariée en secondes noces avec Mathias VANNIER dont elle a eu deux enfants : Nicolas Jean VANNIER (dont je perds toute trace, peut-être décédé en bas âge ou durant la période révolutionnaire) et Marie Françoise VANNIER dont j'ai retrouvé le mariage avec Julien SALLIN à Rouessé-Vassé (Sarthe) grâce à Filae. Ils ont eu deux enfants, Julien et Marie SALLIN (je perds également trace de leur fille). 

(source : Heredis 2018)
Leur fils Julien SALLIN se marie en 1818 à Parennes (Sarthe) avec Marie QUÊNE et au moment de leur mariage, ils reconnaissent deux fils comme étant leurs enfants légitimes : Jean et Étienne Gabriel


(source : Archives départementales de la Sarthe - 5Mi 244_7-8 vues 167-168/460)
Et lorsque j'ai ajouté leurs actes de naissance (et il m'a fallu un certain temps pour comprendre que Saint-Pierre-sur-Orthe en Mayenne s'appelait Saint-Pierre-la-Cour à l'époque, à ne pas confondre avec une autre commune nommée également Saint-Pierre-la-Cour en Mayenne ...), mon logiciel m'a fait apparaître une alerte concernant Julien SALLIN

(source : Heredis 2018)
En effet, l'heureux papa qui s'était acoquiné par deux fois avec Marie QUÊNE était né le 4 frimaire an II (soit le 24 novembre 1793) et avait donc 14 ans à l'époque de la naissance de son fils aîné (presque 13 ans au moment de la conception de l'enfant). On peut dire que c'était un adolescent précoce. Et si j'ai déjà rencontré de nombreuses filles mariées autour de 13-14 ans, leur premier enfant n'arrivait généralement qu'autour de leur 16 ans. Je crois qu'à ce jour, Julien SALLIN est le plus jeune père de mon arbre généalogique ! 

samedi 13 avril 2019

La Révolution vue de Vimarcé

Lien entre Marie Branchu et ma grand-mère
(source : Heredis 2018)
Je suis en train de ratisser les registres paroissiaux de Vimarcé (Mayenne) pour y retrouver la descendance de notre "tante" éloignée Marie BRANCHU qui y a fait souche avec son second époux Mathias VANNIER.

(source : Heredis 2018)
Le curé de l'époque a commencé à la fin des années 1780 à écrire un petit bilan de chaque année. Évidemment, l'année 1789 m'intéressait particulièrement, et je dois dire que pour un curé de campagne au fin fond de la Mayenne, ce dernier semble être assez bien informé sur l'actualité contemporaine à la capitale. Voyons ce qu'il écrit au sujet de la Révolution française :



(source : Archives départementales de la Mayenne - E Dépôt 269/E5 vues 285-286/286)
"L'année 1789 a Eté Celebre par La revolution arrivée En france.
tenuë des Etats généraux ouverts à versailles Le Cinq May.
Dispute Des trois ordres pour La verification Des pouvoirs.
fermeté Du tiers Etat qui Se Constitue En assemblée nationale.
reunion De La noblesse et Du clergé aux Communes.
revolution De paris Le 12. 13 Et 14 juillet. prise De La bastille.
Le gouverneur mis à Mort ainsi que Le prévot Des Marchands
Messieurs berthier De Sauvigné Et foulon.
La ville De paris arme trois Cents mille hommes. Cet appareil 
militaire mit En fuite tous Les partisans De L'aristocratie
terreur général repanduë Dans tout Le royaume Dans Le Mois
de juillet. tout Le peuple rassemblé Sous Les armes. Dans Le Maine
Le 23. juillet. le même jour Mort tragique Et assassinat De 
Messieurs Cureau Et De montesson Son gendre Dans La ville De
ballon ou ils furent Conduits par Les habitans De Differentes
paroisses.
cherté Des grains Difficulté D'en avoir Enlevement Des bleds
avant La revolution De france De toutes Les paroisses qui ne 
vouloient pas Laisser Sortir De grains. 
Le Sel Deveau Marchand Se vendant publiquement. 
L'hyver De 1788 à 1789 Le plus rigoureux que L'on ait
L'hyver De 1789 à 1790 Doux, moderé Et tres pluvieux 
jusqu'au Mois De janvier 1790.
Le 25 Decembre Mort de M. Louis hervé Curé de St pierre
La Cour pendant 36 ans.
retour De D[emoise]lle rosalie Cocu reclamant La proprieté De La terre du [...]
en vertu De Deux Sentences Du Mans elle avoit Eté mise hors Du tertre
par M. Despagnol. Mlle Cocu S'etoit introduit au chateau Du tertre []
Enfonçant Les portes"

C'est amusant comment le prêtre semble chroniquer la Révolution à Paris de manière très sereine et ordonnée et termine par des considérations tout à fait locales. Contrairement à ce qu'on pourrait penser, dans un petit village du Maine, on pouvait être tout à fait informé des événements en cours alors qu'il n'existait presque pas de presse pour relater les événements à l'époque. 

lundi 25 mars 2019

Quand Maria épouse Marguerite en 1657

Lien entre Maria DEBRÉ et ma grand-mère
(source : Heredis 2018)
Nous sommes au début du règne de Louis XIV, dans le duché d'Orléans, à Marcilly-en-Gault (Loir-et-Cher) près de Romorantin et Maria DEBRÉ épouse Marguerite PONCEAU

(source : Archives départementales du Loir-et-Cher - E-DEPOT 125/2 vue 48/143)
"Le 26 Juin 1657 ont este espouses Maria 
Debré fils d'Esme Debré & de Jeanne 
Chaussart de cette parroisse & margueritte
ponceau fille de defunct Michel Ponceau 
& de francoise Texier de la parroisse de 
Tremblevif [...] certificat du sieur Curé 
dud[it] lieu en datte du 29 du p[rése]nt mois et an 
es p[rése]nces du pere & de la mere dud[it] Maria
Pierre Debré son frere, Jacques berault 
beaufrere delad[ite] margueritte & autres 
parens pour tesmoings mr pierre
Lemaire no[tai]r[e] & Jean Barenger marchant
et autres"

Non, le roi Louis XIV n'avait pas autorisé le mariage pour tous à l'époque, mais un homme pouvait s'appeler Maria ou Élisabeth et une femme Philippe (souvent à cause des prénoms des parrains et marraines). Reste que cet acte m'a amusé parmi mes recherches dans le XVIIe siècle. Le nom du père de l'époux, Esme DEBRÉ, est en revanche le premier que je rencontre dans ma généalogie. 

mercredi 27 février 2019

Le décès de Modeste Anne Madeleine BOURCIER enfin retrouvé !

Modeste Anne Madeleine BOURCIER
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Victorine Ernestine BOURSIER
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Berthe Louise Stéphanie GRELOT
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Mon grand-père

Il y a quelques jours, une personne me contacte sur Geneanet pour m'informer que sur les relevés de l'Association Généalogique de l'Anjou se trouve le décès d'une Modeste Anne BOURCIER, veuve GUILMET, à Baugé (Maine-et-Loire). Après avoir contacté les archives départementales du Maine-et-Loire et celles de la commune de Baugé-en-Anjou, j'ai reçu aujourd'hui l'acte de décès de Modeste Anne Madeleine BOURCIER que je n'avais jamais trouvé jusqu'à présent et il s'agit bien de mon ancêtre. 

(source : Archives municipales de Baugé-en-Anjou)
Ce sont Lézin PROTERNAC et Auguste BERTRON, ses voisins, qui déclarent le décès de Modeste Anne Madeleine BOURCIER, sans profession, âgée de 79 ans, à la Communauté du Sacré-Coeur de Marie où elle demeurait. 

(source : Le blog de quercus49)
Ce lieu, qui était à l'époque l'hospice des incurables, existe toujours et est une maison de retraite. Un petit article y est consacré sur ce blog. Ce lieu fut fondé dans les années 1780 par Anne de LA GIROUARDIÈRE et semble avoir toujours la même vocation en 2019. 

Modeste Anne Madeleine BOURCIER était née au lieu dit de L'Hommeau à Marigné-Laillé (Sarthe), fille de Marie Madeleine BOURCIER et d'un père inconnu. Elle a eu deux filles, Victorine Ernestine BOURSIER (selon l'histoire familiale, son père était un médecin de Mayet), et Léa Ernestine GUILMET, de son mariage avec Charles Hippolyte GUILMET. Elle vivra à Mayet (Sarthe), et décède donc à Baugé (Maine-et-Loire), qui n'est pas si éloigné lorsqu'on regarde sur une carte.

(source : Heredis 2018)
Ses deux filles vivront en Île-de-France : l'aînée à Versailles (Yvelines), et la cadette à Paris. En tout cas, voici un mystère de plus de résolu pour cette ancêtre peu éloignée de la sixième génération. 

lundi 25 février 2019

Le portrait de Jeanne Héloïse BRETONNET

Pierre DEVOS + Radegonde JUGE
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Jean DEVAUD                      Léonard DEVAUD
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Marie DEVAUD                         Pierre DESVEAUX
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Marie ARLIX                              Jean DESVEAUX
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Jean DEPRÉCIGOUT                  Pierre DESVEAUX
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Marie dite Maria DEPRÉCIGOUT         Baptiste DESVEAUX
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Jeanne Héloïse dite Jane BRETONNET           Mon grand-père

L'avantage des sites internets sur lesquels nous partageons nos arbres généalogie, c'est qu'ils permettent aux gens qui pourraient posséder des renseignements sur notre famille de nous contacter. C'est une passionnée de généalogie, Françoise RENIEVILLE, qui m'a contactée au sujet d'une tombe à Saint-Sulpice-de-Cognac (Charente), près de la tombe de ses aïeux, et qui l'avait toujours interpellée car une photo figurait sur la pierre tombale. Elle a donc nettoyé la plaque et entrepris des recherches pour retrouver qui était cette personne morte à l'âge de 29 ans. Il s'agit de notre cousine, Jeanne Héloïse BRETONNET, fille de Jean dit Jean Éloi ou Catholique BRETONNET, qui était matelot puis employé de chemin de fer et de Marie dite Maria DEPRÉCIGOUT, cultivatrice. 

(source : Heredis 2018)
Grâce au travail de cette personne qui m'a gentiment envoyé des photographies de la pierre tombale et de la photographie y figurant, je peux mettre un visage sur une cousine et la tirer peut-être de l'oubli, car d'après les dire de cette généalogiste, la tombe semblait abandonnée. 


(source : Françoise RENIEVILLE)

lundi 11 février 2019

Le mystérieux compagnon de la tante Léa

Lien entre Léa Ernestine GUILLEMET et mon grand-père
(source : Heredis 2018)

Celle qu'on appelle en famille "La Tante Léa" a toujours été pour moi un personnage mystérieux dans notre généalogie. Sa mère, Modeste Anne Madeleine BOURCIER, a eu mon arrière-arrière-grand-mère, Victorine Ernestine BOURSIER avec un médecin (probablement Joseph CHOTARD), puis s'est mariée avec Charles Hippolyte GUILMET, un tailleur d'habits de Mayet (Sarthe) avec lequel elle a eu Léa Ernestine GUILLEMET seize ans après la naissance de sa première fille. 

La Tante Léa
(source : Archives familiales)
La tante Léa a toujours été décrite dans la famille comme une personne aux moeurs libres, qui vivait "à la colle" avec un homme sans jamais s'être mariée. Elle est témoin du mariage de mes arrières-grand-parents en 1905 à Paris et elle habite alors 29 rue Boissière à Paris. En 1913, lors du mariage de sa nièce Reine Madeleine GRELOT, elle habite au 11 cité Popincourt à Paris et est dite par erreur épouse PARREAU. Je connais donc le nom de son compagnon de l'époque. Lors de son décès, en 1953, elle réside au 35 avenue de Wagram, toujours à Paris. 

J'ai donc tenté de trouver les recensements de Léa à ces adresses car ils ont été récemment mis en ligne sur le site des Archives de Paris. Je l'ai finalement retrouvée à cette adresse du 35 avenue de Wagram en 1926, 1931 et 1936, toujours vivant avec un Lucien ou Augustin GILLY

(source : Archives de Paris - D2M8 434 vue 449/466)
Sur chacun des recensement, cet "ami" est déclaré être né en 1874 dans les Basses-Alpes (actuelles Alpes-de-Haute-Provence). Grâce à Filae, je trouve un seul Augustin Lucien GILLY né en 1874 à Méolans-Revel. C'est le seul portant ce prénom né dans cette décennie, et les deux prénoms mentionnés alternativement dans les recensements prouvent qu'il s'agit bien de lui. 

Je suis d'abord content d'avoir retrouvé le compagnon de vie (pendant au moins 10 ans) de mon arrière-arrière-grand-tante, mais le nombre important de mentions marginales autour de son acte de naissance pousse ma curiosité. Par ailleurs, je voulais connaître ses professions successives, car il est dit "boursier" dans le recensement de 1936 et dans les autres, aucune profession n'est mentionnée. 

(source : Heredis 2018)
Et je découvre un homme qui a eu une vie relativement libre. Fils d'un garde forestier et d'une cultivatrice, Augustin Lucien GILLY épouse d'abord une suissesse originaire de Genève à Lyon : Eugénie KURZ, fille d'un couple de fourreurs. Je ne sais pas s'il en divorce ou si elle décède car son acte de mariage en 1901 à Barcelonnette avec Louise Appolonie PONS n'est pas disponible en ligne. De cette deuxième femme, il divorce pour épouser en 1911 à Lyon, Joséphine Claire PHARISIEN, fille naturelle originaire de Saint-Étienne (Loire). Il exerce alors la profession de banquier, ce qui est cohérent avec celle de boursier indiquée dans les recensements. 

Il divorce à nouveau pour épouser en 1928 Irma Vilhelmine Elise SCHUBE ALIAS SCHUBIT, fille d'un couple de commerçant vivant à Riga (Lettonie) où elle réside elle-même. Dans l'acte de mariage, il est précisé qu'il habite au 22 rue de l'Arcade à Paris (8e arrondissement). Pourtant, dans le recensement de 1926 et celui de 1931, il habite au 35 avenue de Wagram à Paris (17e arrondissement) et je ne le trouve pas à l'adresse déclarée lors de son mariage. Il divorce de cette quatrième femme en 1937 et pendant tout le temps de son mariage, il vit avec Léa Ernestine GUILLEMET

Plusieurs questions et hypothèses émergent : 
  • a-t-il payé l'appartement de l'avenue de Wagram pour sa maîtresse avec laquelle il réside ?
  • pourquoi se marie-t-il avec une lettonne alors qu'il vit déjà (non-maritalement) avec une autre femme ?
  • mène-t-il une double vie avec deux femmes en même temps et sont-elles au courant ?
  • pourquoi épouser une femme de 30 ans et avoir une maîtresse de 50 ans ?
  • s'agit-il d'un mariage blanc ?
Si La Tante Léa était décrite comme une personne assez ouverte au niveau des moeurs, il semble que son compagnon de la deuxième partie de sa vie l'ait été également ! Et moi qui m'attendait à trouver ce monsieur PARREAU, j'ai finalement trouvé un second compagnon dont nous ignorions tout. 

mardi 8 janvier 2019

Jeanne BRUNET, morte à 3 mois et mariée à 34 ans

Lien entre Jeanne BRUNET et mon grand-père
(source : Heredis 2018)
Je suis face à un mystère généalogique. Ou bien un curé en 1788 s'est trompé sur le décès d'un enfant. Ou bien une femme en 1822 usurpe l'identité de Jeanne BRUNET qui serait morte âgée de trois mois en 1788. Reprenons depuis le début : Jeanne BRUNET naît le 2 août 1788 à Montlouis (Cher). Elle est le quatrième enfant de François BRUNET et de Marie BARACHET, la soeur d'une de mes ancêtres. 

(source : Heredis 2018)
Le 29 octobre 1788, le père DELAPLANCHE, curé de Montlouis, rédige un acte de sépulture pour une petite Jeanne BRUNET, âgée de trois mois, fille de François BRUNET, journalier aux Charmusseaux à Montlouis et de Marie BARACHET

(source : Archives départementales du Cher - EDEPOT2000 vue 58/66)
L'acte de sépulture se trouve une page après l'acte de baptême, l'âge, le nom des parents, la profession et lieu de vie du père correspondent, ainsi qu'Antoine CHENILLE, qui est témoin de plusieurs actes de la famille BARACHET à cette époque. Pourtant, le 13 août 1822 à Venesmes (Cher), une Jeanne BRUNET, née le 2 août 1788 à Montlouis, fille de François BRUNET et de Marie BARACHET (ce même enfant prétendument mort) se marie avec Jean DEMARÇAI

(source : Archives départementales du Cher - 3E 1925 vue 42/267)
Alors, qui croire ? Cette Jeanne BRUNET est-elle la même personne ? Je n'ai trouvé aucune autre fille née à quelques années d'intervalle qui aurait pu être confondue avec cette Jeanne. Que dois-je rentrer dans mon arbre généalogique ? Qu'une jeune fille morte en 1788 se marie en 1822 ? Ou dois-je rajouter une Jeanne BRUNET qui serait soit une jumelle non déclarée de la première (peu probable), soit née à une autre date, dont l'acte de baptême n'est pas trouvé et dont l'officier d'état-civil de Venesmes en 1822 aurait confondu la date ? Le mystère demeure ...

EDIT : Grâce au commentaire de Rivet sous cet article, j'ai donc découvert qu'il y a une autre Jeanne BRUNET née en 1785 dont l'acte de baptême a dû être confondu avec celui de sa défunte petite soeur lors du mariage. Je considère donc que c'est elle qui s'est mariée avec Jean DEMARCAI et que sa soeur est bien décédée à trois mois (en supposant que le prêtre n'a pas confondu "trois mois" et "trois ans", auquel cas ce serait cette première Jeanne qui serait décédée en 1788).

(source : Heredis 2018)