mardi 15 août 2017

État des lieux de mes recherches

J'ai récemment retrouvé ce billet de 2013 où je pensais migrer sur Geneanet (comme le fait Clément Bècle aujourd'hui). Je suis depuis retourné sur Heredis car leur logiciel a été considérablement amélioré (notamment la version 2017 qui permet enfin la saisie d'après un acte sur Mac). Inutile de dire qu'après ces quatre années de généalogie et de recherches, j'ai beaucoup de données, mais je semble me disperser et ne pas réussir à tenir une organisation.

C'est pourquoi j'ai décidé de publier ici mes recherches, sosa par sosa (les informations seront privées jusqu'à mes grands parents). Je vais donc publier ci-dessous pour chaque ancêtre (à compter de mes arrière-grand-parents) qui aura fait l'objet d'une vérification de sa descendance la plus complète possible, des recensements et matricules militaires. Pour chacun qui sera concerné, je signalerai la participation à la Grande Guerre sur mon arbre Geneanet. Nous verrons si cette organisation fonctionnera sur le long terme et m'évitera de me disperser. En effet, à bientôt plus de 31 000 personnes dans mon arbre, je ne peux pas recommencer de zéro à nouveau.

À chaque nouvelle génération, je ferai apparaître un graphique montrant la proportion de chaque département concerné par les naissance, mariage et décès de ces ancêtres afin de voir la mobilité géographique à travers les âges. 

Génération 4 :
Baptiste DESVEAUX
Yvonne Marguerite Marie SUIVRE
Pierre Joseph Émile Ernest PERLY demander matricule militaire 443 à Tours en 1925
Madeleine Marie Victorine BRANCHU
Pierre Marie Joseph FRÉMEAU
Berthe Louise Stéphanie GRELOT
Henri DEBANNE
Juliette Berthe LECAS
Robert Eugène Henri MESLAY demander acte de décès
Hélène Zoé Marcelle AYNARD demander acte de décès


Résumé géographique génération 4 :

Sarthe : 32 %
Cher : 23 %
Paris : 16 %
Dordogne : 10 %
Indre-et-Loire : 10 %
Charente : 3 %
Indre : 3 %
Rhône : 3 %











Génération 5 :
Pierre DESVEAUX demander acte de décès
Louise BESSE demander acte de décès
Élie SUIVRE demander acte de décès
Françoise SAINT-YRIEIX demander acte de décès
Joseph PERLY
Eugénie Camille PÉROLAT
Louis Victor BRANCHU
Joséphine Marie BENOIST
Pierre FRÉMEAU
Virginie MONORY
Étienne GRELOT
Victorine Ernestine BOURSIER
Henri Clément DEBANNE
Louise CHUAT demander acte de décès
Jacques François LECAS-LAUBIER
Hélène Louise LAUBIER
Henry Charles Joseph MESLAY chercher acte de décès
Henriette Victoire Pauline VALDENAIRE
Marc AYNARD
Annette Émilie Bénédicte Zoé ORIOL chercher acte de décès
Résumé géographique génération 5 :

Cher : 22 %
Sarthe : 16 %
Dordogne : 10 %
Indre : 10 %
Indre-et-Loire : 10 %
Charente : 9 %
Loir-et-Cher : 7 %
Loire : 5 %
Rhône : 3 %
Haute-Vienne : 2 %
Mayenne : 2 %
Paris : 2 %
Yvelines : 2 %









Génération 6 :
Jean DESVEAUX
Anne FOURGEAUD
Léonard BESSE
Marie GIRY
Jean SUIVRE demander acte de décès
Isabeau REBEYROL demander acte de décès
Louis SAINT-YRIEIX demander acte de décès
Catherine MAZAUE chercher acte de décès
Louis Benjamin PERLY chercher acte de décès
Agathe Adélaïde PINON
François Eugène PÉROLAT chercher acte de décès
Alphonsine Florestine SOUCHAY chercher acte de décès
Victor Auguste BRANCHU
Adèle CHOPLAIN
Gustave BENOIST demander acte de décès
Marie Louise FEAU demander acte de décès
Jean FRÉMEAU
Marie PÉQUIOT
François MONORY
Victorine ROBERT
Louis Noël GRÉLOT
Cécile Joséphine MÉTRAU
Joseph CHOTARD
Modeste Anne Madeleine BOURCIER chercher acte de décès
Jean Étienne DEBANNE
Catherine LAMOUREUX
François CHUAT
Jeanne COURTAULT
Jacques LECAS
Jeanne Nézida NICOLLE
François LAUBIER-PICOT
Françoise PICOT
Henry MESLAY chercher acte de décès
Delphine Hortense Caroline MARÇAIS
Pierre Eugène VALDENAIRE
Aglaé BULLOT chercher acte de décès
Mathieu AYNARD
Rose Pauline de MONTGOLFIER
Benoît ORIOL
Anne Marie Zoé GILLIER

Résumé géographique génération 6 :
Cher : 21 %
Sarthe : 17 %
Indre : 12 %
Dordogne : 9 %
Loir-et-Cher : 8 %
Charente : 5 %
Haute-Vienne : 5 %
Loire : 5 %
Mayenne : 5 %
Indre-et-Loire : 4 %
Paris : 4 %
Côte-d'Or : 3 %
Creuse : 1 %
Rhône : 1 %









Génération 7 :
Pierre DESVEAUX
Élisabeth BOULESTEIX
François FOURGEAUD
Anne PAILLOT
Jean BESSE
Marguerite VIAUD
François GIRY
Marguerite GIRAUD
Léonard SUIVRE
Marie POULINAS
Guillaume REBEYROL
Marie MONTASTIER
Bernard SAINT-YRIEIX
Marie BROCHET
Jean MAZEAU
Marie Albine CHÂTEAU
Benjamin PERLY
Étiennette THEILLAY
Jean Pierre PINON
Agathe VILPOU
Jean François PEROLAT
Madeleine COUSIN chercher acte de décès
Toussaint Silvain SOUCHAY-GAVEAU
Rosalie GAVEAU
Simon BRANCHU
Marie ROUSSEAU
Louis Joseph CHOPLIN
Éléonore Renée BIGNON
François Maurice BÉNOIT
Julie CHEROUVRIER
Arsène François FEAU
Marie Louise POTTIER


lundi 14 août 2017

Le curé de Juillac résume l'année 1755

Jacques SUIRE + Marguerite ROCHE
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Antoine SUIRE
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Léonard SUIVRE
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Jean SUIVRE
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Élie dit Édouard SUIVRE
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Yvonne Marguerite Marie SUIVRE
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Mon grand-père
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Mon père
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Moi

(source : Heredis 2017)
En recherchant l'acte de naissance de Jeanne SUIRE (et peut-être le mariage de ses parents) qui serait née comme son frère à Juillac (Corrèze) vers 1756, je suis tombé sur ce texte écrit par le curé de l'époque et qui nous donne un résumé de l'année 1755. 




(source : Archives départementales de la Corrèze - E_DEP94GG 3 - pp. 129-130)
"cette année 1755. a étée abondante
en blé, vin, et chataigne il est né au 
Dauphin de france, le conte de 
provence son fil, le parlement de 
paris à fors inquieté le clergé sur
la confession, il y a eu une assemblée
à paris des eveques de france, pour
pouvoir mettre fin sur ses disputes, les
eveques ont etes partages sur leurs
sentimens, qui à eté soumis à la Decision
du pape cette année les anglois ont 
fais baucoup d'hostilité sur [...] au vin 
de france, qui luy ont pris deux cens
vaissaux marchand, et deux vaissaux
de guerre
à loccasion du combat, que les francois ont
gagner dans le canada, ou les anglois ont etes
massacrés par les francois, et par les canadiens
qui ont declarés la guerre, au roi de france
qui à mis baucoup de troupe sur terre, et 
sur mer, contre les anglois. cette année le 
jour de la tout saint à dix heures du matin
il y à eu des tramblens de terres, si furieux
que les bonnes ville du partregail a été presque
tout engloutie, ou il y à paris, cinquantes
mille ames, cadix ville despagne à presque
eu le meme sors, non pas si fors, que les bonne
feuille aussi cette année le rhone debordé
et en furie à presque ravagé avignon
les villes, villages voisin de sa course depuis
sa source, qui à causé baucoup de domage
sur les serres, bestiaux, vigniobles, oliviers.
cette année le fameux mandrins contre
bardier, avec ses associes, qui a été pris au 
chataux de rochefors en savoye, à été roué
à valence, avec ses compagnons, par la santance
de mr levé, juge de valence. enfin cette année
par les pluys excessives la provence à etée
presque ruinée sur les biens de la terre ; toutes
les rivieres qui approchent de la mer ; océanes
et meridionales ont occasionés baucoup de 
pertes, et des tremblemens de terre, qui ont 
faites des ouvertures et engloutis baucoup
de terrain ; memes les fontaines d'eaux claire, 
sont devenues rouges ; et bourbeuses, et ont
fais des inondations les phisiciens ont mis leurs 
espris à la gene afin de raisonner sur les phénome
pluviaux qui ont ravages les milanois, ou le
pas passe, et la Dige"

Bien que ce curé semble avoir un penchant pour l'exagération, c'est intéressant de voir que du fin fond de la Corrèze, on apprenait des informations provenant de toute l'Europe, voire même d'Amérique ! 

Étienne BAUDON, Vue de Juillac depuis la route menant à Arnac-Pompadour, 2012
(source : licence CC BY-SA 3.0, via Wikimedia Commons)

vendredi 4 août 2017

Le portrait de Louis Nicolas JOURDAIN

Louis Nicolas JOURDAIN
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Victoire Louise Élisabeth JOURDAIN
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Pierre Eugène VALDENAIRE
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Henriette Victoire Pauline VALDENAIRE
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Robert Eugène Henri MESLAY
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Ma grand-mère

Il faut toujours discuter avec les anciens de nos familles tant qu'ils sont là, car ils ont toujours des renseignements précieux qu'on ne peut pas obtenir dans les archives. Ainsi, je discutais cet après-midi avec ma grand-mère en lui montrant mes découvertes généalogiques et je lui ai demandé si le portrait qui trône au milieu du salon depuis toujours était celui d'un ancêtre. Elle me répond qu'en effet, c'était un JOURDAIN qui vivait à Paris (je le retrouve immédiatement dans mon arbre généalogique) et que derrière le tableau se trouve une fiche généalogique indiquant précisément qui il est.

Louis Nicolas JOURDAIN
(source : archives personnelles)
Sur la fiche, se trouve en effet le nom de Louis Nicolas JOURDAIN, époux de Marie Jeanne GUENET (dont j'avais retrouvé le contrat de mariage dans cet article, et d'autres renseignements dans cet autre article) et le nom de leurs trois enfants retrouvés avec peine dans l'État-Civil disparu de Paris. J'ai appris que la famille possédait toujours un immeuble à Paris boulevard Beaumarchais venant de cette famille (et où vivaient les VALDENAIRE) que Robert Eugène Henri MESLAY a vendu en 1945 pour payer les impôts pour la reconstruction de la France après la guerre. 

(source : Heredis 2017)
J'ai donc la possibilité de relier ce tableau à une personne de notre arbre généalogique et de voir le portrait d'un homme né sous l'Ancien Régime, marié sous l'Empire et mort dans la seconde moitié du XIXe siècle. Ce portrait qui m'intriguait depuis mon enfance mais au sujet duquel je n'avais jamais posé de question avait donc un lien avec nous !

mardi 25 juillet 2017

Juliette du SOUZY épouse un américain

Benoît ORIOL + Anne MONIER
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Antoinette dite Antonine ORIOL                   Benoît ORIOL
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Zoé Bénédicte Marie ALAMAGNY                Annette Émilie Bénédicte Zoé ORIOL
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Juliette Marie Émilie DURIEU du SOUZY                Hélène Zoé Marcelle AYNARD
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                                                                 Ma grand-mère

Juliette Marie Émilie DURIEU du SOUZY, cousine de ma grand-mère, naît le 4 octobre 1894 au château du Souzy à Quincié-en-Beaujolais (Rhône).

Château du Souzy
(source : Éditions du Tinailler)
Son père, Guy Antoine Jules DURIEU du SOUZY, est juriste, attaché au parquet de la Seine, et sa mère, Zoé Bénédicte Marie ALAMAGNY, est la fille d'un fabricant de lacets de Saint-Chamond (Loire). 

(source : Heredis 2017)
Elle traverse durant son enfance la Première Guerre mondiale à la fin de laquelle les troupes américaines viennent occuper l'Allemagne. C'est ainsi qu'en 1921, dans la petite commune de Gevrolles (Côte-d'Or), je trouve son acte de mariage avec Henry Tureman ALLEN, lieutenant dans le corps expéditionnaire américain, fils du Major General du même nom, né en 1899 à West Point (État de New York). 

Henry Tureman ALLEN senior
(source : Equipage Beaujeau-Beaumont)
Son père, Henry Tureman ALLEN, est alors général commandant en chef le corps expéditionnaire américain sur le Rhin à Koblenz (Allemagne) et Grand officier de la Légion d'honneur. C'est toujours amusant de trouver des liens avec la grande histoire car c'est bien à cause de cet événement historique que des militaires américains se sont retrouvés en Europe et c'est ainsi que ce mariage original a pu avoir lieu. 

Signatures de l'acte de mariage
(source : Archives départementales de la Côte-d'Or - FRAD021EC 304/011 - p. 99)

dimanche 2 juillet 2017

Noémie COIGNET épouse le fils d'un célèbre peintre

André MONORY + Élisabeth BAUDAT
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Marie Virginie dite Rose MONORY         François MONORY
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Marie Pauline dite Noémie COIGNET   Virginie MONORY
                                       |
                                                              Pierre Marie Joseph FRÉMEAU
                                       |
                                              Mon grand-père
                                       |
                                         Ma mère
                                       |
                                       Moi

La famille COIGNET-MONORY, issue du couple de Frédéric COIGNET et de Marie Virginie MONORY a été assez difficile à reconstituer, notamment pour leur dernière fille, Marie Pauline dite Noémie COIGNET que je n'aurais jamais pu retrouver sans Filae. 

Marie Virginie MONORY est le onzième et dernier enfant d'André MONORY, meunier des moulins de Rousson à Saint-Loup-des-Chaumes, et d'Élisabeth BAUDAT. Dans la famille, on la surnomme Rose, afin de ne pas la confondre avec sa soeur aînée également nommée Marie Virginie

(source : Hérédis 2017)
Elle se marie avec Frédéric COIGNET, qui sera fermier, agriculteur, adjoint au maire de Chavannes qui décédera à l'asile de Beauregard (établissement de Bourges pour interner les personnes souffrant de maladie mentale). En 1879, lors du mariage de sa fille Marie Victorine COIGNET, voici ce qui est écrit dans l'acte de mariage : 

(source : Archives départementales de Seine-et-Marne - 5MI8167 - p. 172)
"fille mineure & légitime de Frédéric Coignet, 
fermier, cinquante-un ans, demeurant à Bourges (cher)
lequel atteint de dérangement mental caractérisé par un 
désordre absolu dans les idées est dans l'impossibilité
de donner son consentement réfléchi au projet de mariage"

Voici donc les enfants de ce couple COIGNET-MONORY (qui reprennent les prénoms de Virginie et d'Éloïse traditionnels dans la famille MONORY) : 
  • Éloïse COIGNET, commerçante, qui épouse Jean Justin BESSIÈRE, employé à la fonderie de canons de Bourges
  • Juliette Victorine Virginie COIGNET, institutrice, morte célibataire.
  • Berthe COIGNET, qui épouse Louis Octave POTTE, marchand de vin en Seine-et-Marne, dont descendance. 
  • Marie Louise Victorine COIGNET, employée de commerce, qui épouse Albert Théodore ROYNE, peintre en bâtiment en Seine-et-Marne, dont descendance. 
  • Jean Louis Frédéric COIGNET, peintre en bâtiment, qui épouse Augustine GOSSE, corsetière, en Seine-et-Marne. 
  • Marie COIGNET
  • Paul Clément Abel COIGNET, peintre en bâtiment, qui épouse Adelphine Alexandrine BLANCHARD, de Seine-et-Marne, dont descendance. 
  • et enfin Marie Pauline dite Noémie COIGNET dont nous allons parler. 
Je retrouve son "acte de mariage" ou plutôt une transcription, les archives ayant probablement été détruites durant la Première Guerre mondiale, à Péronne (Somme). 


(source : Archives départementales de la Somme - 2E620/33 - p. 119)
Son époux, Charles Henri Félix MICHEL, est dit artiste peintre. Quelques recherches sur internet m'apprendront que son père, Charles Henri Hilaire MICHEL est également artiste peintre (beaucoup plus célèbre que son fils dont je n'ai pas encore pu trouver d'oeuvres) et exposé notamment au Musée d'Orsay et au Musée du Louvre (où se trouve le tableau ci-dessous) !

Charles Henri Hilaire MICHEL, La Sainte Communion, 1866 [huile sur toile, 40x32,5]. Paris : Musée du Louvre
(source : Images d'art)
Maître de la couleur et du dessin, Charles Henri Hilaire MICHEL a surtout fait de la peinture à sujet religieux. La Base Joconde du Ministère de la Culture recense un très grand nombre de ses oeuvres dont (et c'est un intérêt généalogique certain), des portraits de sa famille. Ainsi, déjà, un autoportrait du beau-père de Marie Pauline dite Noémie MONORY (qui malheureusement ne figure pas dans les peintures) : 

Charles Henri Hilaire MICHEL, Autoportrait de Charles-Henri Michel, 19e siècle [huile sur toile, 32x27,5]. Péronne : Musée Alfred Danicourt
(source : Base Joconde)
Nous trouvons également un dessin de sa femme, Antoinette Célanie HARLÉ

Charles Henri Hilaire MICHEL, Portrait de Célanie Harlé-Michel, 19e siècle [papier, fusain]. Péronne : Musée Alfred Danicourt
(source : Base Joconde)
Enfin, Charles Henri Félix MICHEL, fils du peintre et lui-même artiste peintre a été dessiné par son père : 

Charles Henri Hilaire MICHEL, Portrait de Félix Michel, 19e siècle [papier, crayon, 47x30]. Péronne, Musée Alfred Danicourt
(source : Base Joconde)
Je suis en train de retrouver la descendance du couple COIGNET-MICHEL qui sont donc nos cousins et qui vécurent à Rouen (Seine-Maritime). Nul doute qu'un voyage à Péronne s'impose pour peut-être trouver des oeuvres peintes par ce Charles Henri Félix MICHEL. Voici à quoi il ressemblait à l'époque de son mariage : 

Jules FONTAINE, Portrait de Félix Michel, 4e quart du 19e siècle [photographie, 6,5x10,5]. Péronne, Musée Alfred Danicourt
(source : Base Joconde)
En tout cas, c'est heureux de retrouver un lien avec des artistes dans la famille. Qui plus est des peintres, ce qui nous permet une belle illustration de l'arbre généalogique ! 

(source : Heredis 2017)



vendredi 23 juin 2017

Le portrait de Monsieur d'Ambleville

Raymond de JUSSAC + Madeleine JOURDAIN
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Françoise de JUSSAC d'AMBLEVILLE
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Marie de COUSTIN
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Hélie d'ARLOT de FRUGIE dit Monsieur de Sainte-Marie
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Catherine d'ARLOT de FRUGIE dite Madame de la Chevalerie
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Madeleine CHEVALIER
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Jean VEYRET
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Pierre VEYRET
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Catherine VEYRET
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Élisabeth BOULESTEIX
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Jean DESVEAUX
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Pierre DESVEAUX
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Baptiste DESVEAUX
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Mon grand-père
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Mon père
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Moi

En faisant des recherches sur la famille de JUSSAC, dont je descend par Françoise de JUSSAC d'AMBLEVILLE, je trouve un armorial de Louis Pierre d'HOZIER sur Geneanet qui donne la filiation de cette personne et nomme son frère comme chevalier de l'Ordre de Saint-Michel et muni de nombreux honneurs. J'imagine donc que c'est par cet illustre frère que je vais pouvoir remonter la famille, et je tape tout simplement "de Jussac" puis "d'Ambleville" dans Gallica. Quelle ne fut pas ma surprise de découvrir son portrait par François QUESNEL (qui a peint le célèbre portrait d'Henri III exposé au Musée du Louvre) ! 

François QUESNEL, Monsieur d'Ambleville [dessin], 1592
(source : Gallica/BnF)
C'est émouvant de voir ce lointain "oncle" du sud-ouest sous le règne d'Henri IV ! Tout à fait le type de visages qu'on imagine à cette époque. C'est toujours une chance de mettre des visages sur certains membres très anciens de notre famille (nous sommes tout de même à la 16e génération) et merci encore à Gallica pour partager d'aussi précieux documents !

(Source : Heredis 2017)

lundi 22 mai 2017

Les actes de décès de la tante Léa GUILLEMET et de l'oncle Georges FRÉMEAU

Modeste Anne Madeleine BOURCIER
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Léa Ernestine GUILLEMET             Victorine Ernestine BOURSIER
                                               |
                                                       Berthe Louise Stéphanie GRELOT
                                               |
                                                Mon grand-père
                                               |
                                                 Ma mère
                                               |
                                                 Moi

Les archives de Paris viennent récemment de mettre en libre accès les actes de décès jusqu'en 1986, ce qui est une formidable aide pour les recherches généalogiques (ma famille ayant beaucoup vécu à Paris à partir des années 1870). 

(source : Archives de Paris)
Les actes de mariage vont suivre, ce qui m'évitera d'en faire très fréquemment la commande pour nos nombreux mariages à Paris au début du XXe siècle dans la famille. En effet, il n'y a pas de délai de consultation pour les actes de décès (vous pouvez demander un acte de décès de 2017 de n'importe qui dans votre mairie) et le délai de 75 ans pour les actes de mariage nous emmène en effet dans les années 40. C'est ainsi que j'ai pu aujourd'hui retrouver l'acte de décès de notre tante Léa  Ernestine GUILLEMET qui est décédée à Paris en 1953 à l'Hôpital Marmottan dans le 17e arrondissement. 

(source : Archives de Paris - 17D 292 - p. 18)
J'ai également pu trouver l'acte de décès d'un membre plus proche de la famille, mon arrière-grand-oncle Georges Henri Louis FRÉMEAU qui était commissaire de police et qui est décédé à l'Hôpital Necker (cliquez pour agrandir les actes). 

Pierre Marie Joseph FRÉMEAU + Berthe Louise Stéphanie GRELOT
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Georges Henri Louis FRÉMEAU                 Mon grand-père
                                                                |
                                                                Ma mère
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                                                                Moi

(source : Archives de Paris - 15D 486 - p. 29)
Il faut donc remercier les archives de Paris de cette formidable initiative (leur site s'agrandit de jour en jour et les matricules militaires vont bientôt suivre) et souhaiter que les autres sites d'archives départementales continuent de mettre en ligne des actes plus récents qui nous permettent de retrouver la généalogie de notre famille la plus proche. 

jeudi 23 mars 2017

Les VILLOTTE épousent les voisines

Léonard SUIVRE + Marie POULINAS
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Marguerite SUIVRE             Jean SUIVRE
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Jean dit Antoine VILLOTTE       Élie dit Édouard SUIVRE
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                                               Yvonne Marguerite Marie SUIVRE
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                                      Mon grand-père
                                         |
                                           Mon père
                                         |
                                         Moi

Les recensements sont toujours de précieux documents qui nous apprennent beaucoup de détails qui pourraient nous avoir échappé. Par exemple, on retrouve un enfant d'un couple né hors de la commune (chez ses grands-parents par exemple) et qui nous avait échappé, ou des professions que nous ne connaissions pas, etc. En cherchant les recensements des collatéraux SUIVRE, j'ai donc recherché la descendance de Marguerite SUIVRE, la soeur de mon ancêtre Jean SUIVRE

(source : Heredis 2017)


Marguerite a épousé Joseph VILLOTTE, un scieur de long et ils vivent à la Croix-Bancaux à Jumilhac-le-Grand (Dordogne) avec leurs deux enfants Jean dit Antoine et Marie. Marguerite SUIVRE meurt en 1871 et son époux Joseph VILLOTTE va se remarier en 1872 avec Françoise BOST, veuve de Guillaume ANDRIEUX, tailleur d'habits. Son fils, Jean dit Antoine VILLOTTE, se marie quelques années plus tard en 1880 avec Jeanne PAUILHAC

(source : Archives départementales de la Dordogne - FRAD024_6MI102_0314 - p. 324)
C'est là que le recensement de 1872 est amusant. En effet, François BOST, veuve ANDRIEUX, vit seule avec sa nièce Jeanne PAUILHAC (qui est la même citée ci-dessus). Joseph VILLOTTE est son voisin et vit seul avec ses deux enfants. Il n'est pas aisé pour un homme à l'époque d'élever seul deux enfants et notre scieur de long se marie donc logiquement avec la voisine veuve. La nièce de sa voisine, orpheline depuis 1868, épousera le fils de Joseph quelques années plus tard. On peut imaginer qu'ils auront grandi ensemble depuis qu'il avait 17 ans et elle 8 ans. Le père et le fils ont donc épousé leurs voisines. Au XIXe siècle, on n'allait parfois pas très loin pour chercher ses épouses !

lundi 13 février 2017

Madeleine Marie Victorine BRANCHU a vécu à Montbizot

Gustave BENOIST
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Joséphine Marie BENOIST
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Madeleine Marie Victorine BRANCHU
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Ma grand-mère
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Mon père
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Moi

Je commence à rechercher les recensements des frères et soeurs et descendants de mes ancêtres. Au début, je ne me donnais pas cette peine, mais ces documents sont de véritables pépites. Tout d'abord, j'y ai retrouvé de nombreux enfants qui m'avaient échappés car nés dans d'autres villes (les déplacements sont très fréquents aux XIXe et XXe siècle), mais aussi des ancêtres élevés ailleurs que chez leurs parents par exemple. 

Madeleine Marie Victorine BRANCHU est la seule arrière-grand-mère que j'ai connue. Elle était née à Paris et y a grandi avec ses parents. Mais au moment du recensement de 1906 (souvent réalisés dans l'été, autour du mois de juin), elle était en séjour chez ses grand-parents. Je sais qu'elle était en lien avec le côté maternel de sa famille, mais c'est émouvant de la retrouver au lieu-dit des Louveries dans le petite commune de Montbizot (Sarthe) et de se dire qu'une personne que j'ai connue a côtoyé des ancêtres nés en 1842 ! Ses parents ne sont pas là, peut-être avaient-ils laissé leur fille de 4 ans chez ses grand-parents (Gustave BENOIST et Marie Louise FEAU) et sa tante Madeleine Marie BENOIST alors âgée de 14 ans. 

(source : Archives départementales de la Sarthe - 2 Mi 289 _ 50 - p. 11)
Je suis surpris à quel point je continue de trouver des renseignements sur des ancêtres si proches au sujet desquels on pourrait penser avoir déjà tout trouvé.

mardi 7 février 2017

Le contrat de mariage de mes arrière-grands-parents

Henri dit Eugène DEBANNE + Juliette Berthe LECAS
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Ma grand-mère
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Ma mère
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Moi

Aujourd'hui, j'ai transcrit le contrat de mariage de mes arrière-grands-parents datant de 1908. C'est typiquement le genre de document un peu trop récent que je n'aurais jamais pu consulter aux archives (car bien que le dépôt soit de 75 ans pour les notaires, peu s'y prêtent en effet et déposent avec assiduité leurs minutes). 

Dans ce contrat de mariage, mon arrière-grand-mère est avantagée. En effet, son père est entrepreneur de maçonnerie bien installé à Châteauneuf-sur-Cher (Cher) quand Henri DEBANNE est orphelin originaire d'Issoudun (Indre) et est à l'époque employé de mégisserie. 

(source : Archives personnelles)
Juliette Berthe LECAS apporte donc en dot la moitié des droits de sa défunte mère partagés avec sa soeur Hélène  Marie LECAS épouse GIRAULT d'une somme de 1 000 F. 

(source : Archives personnelles)
Son père lui apporte une dot de 1 200 F, ainsi qu'une commode, une table ronde, un lit de plumes et six draps le tout estimé à 200 F. Le tout est suivi de clauses sur les fonds de commerce futurs à la faveur de la future épouse, ce qui laisse supposer que l'argent de Jacques François LECAS-LAUBIER, le père de l'épouse, a servi à acheter leur premier magasin de tissus.

(source : Heredis 2017)

À ce contrat passé devant Maître Armand MONTEREAU, notaire à Châteauneuf-sur-Cher, sont présents Françoise PICOT, la grand-mère de la future épouse, alors âgée de 75 ans, ainsi qu'Abel Marie Emmanuel GIRAULT et Hélène Marie LECAS, son beau-frère et sa soeur. Personne du côté du futur époux qui n'est pas originaire de Châteauneuf-sur-Cher (son frère également prénommé Henri DEBANNE, dit Joseph, et son beau-frère Gabriel Auguste BARRAULT et sa soeur Clémence DEBANNE viendront bientôt le rejoindre dans cette commune, ainsi que Charles dit Louis DEBANNE, son autre frère mort à la guerre en 1915). 

jeudi 2 février 2017

Les GRELOT à Château-la-Vallière

Étienne dit Henri GRELOT + Victorine Ernestine BOURSIER
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Reine Madeleine GRELOT      Berthe Louise Stéphanie GRELOT
                                                      |
                                                     Mon grand-père
                                                      |
                                                      Ma mère
                                                      |
                                                      Moi

J'ai commencé récemment à géolocaliser précisément les lieux-dits, noms de rue, etc. présents dans mon logiciel de généalogie. En effet, dans le cas des communes rurales, les lieux d'habitations de nos ancêtres peuvent-être en réalité bien éloignés de la commune sous laquelle ils sont administrés. C'est le cas des GRELOT. Ma mère avait toujours entendu tante Reine dire qu'elle avait vécu à Château-la-Vallière (Indre-et-Loire) alors que les archives me disaient qu'elle habitait à Couesmes (Indre-et-Loire) avec ses parents sur les recensements de 1886 et 1891. 

(source : Archives départementales d'Indre-et-Loire - 6NUM5/084/012 - p. 21)
Sur ce recensement de 1891 à Couesmes, on voit que la famille GRELOT habite au lieu-dit "Les Gares" ce qui semble logique puisqu'Étienne GRELOT exerce la profession de chef de gare. Seulement, en géolocalisant ce lieu-dit, on se rend compte qu'il est collé à Château-la-Vallière. 
Les Gares à Couesmes au point 2
(source : Heredis 2017)
La gare de Château-la-Vallière se situait administrativement sur la commune de Couesmes. On comprend pourquoi la tante Reine avait l'impression d'avoir vécu à Château-la-Vallière, bourg où ils devaient vraisemblablement se rendre bien plus souvent (étant de l'autre côté de la rue où ils habitaient) qu'à ce lui de Couesmes bien plus éloigné. Voici un exemple parmi tant d'autres qui illustre l'intérêt de géolocaliser précisément les lieux-dits et adresse sur notre logiciel de généalogie afin d'avoir une vue plus exacte de là où ont vécu nos ancêtres. 

samedi 28 janvier 2017

Jacques François LECAS-LAUBIER achète une terre à Venesmes

Jacques François LECAS-LAUBIER
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Juliette Berthe LECAS
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Ma grand-mère
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Ma mère
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Moi

(source : Archives personnelles)

Je continue de numériser les liasses d'actes notariés et je suis tombé sur un acte de vente à mon arrière-arrière-grand-père (qui porte exactement les mêmes prénoms que moi) d'une terre à Venesmes (Cher) le 15 janvier 1882. Il achète en effet deux dixièmes d'une terre sise aux Brossats dans cette commune d'une surface d'un hectare 9 ares 32 centiares. L'acte passé devant Maître Paul Abel GIRARD précise même en marge sur quelle portion du cadastre se trouve précisément la terre acquise. 

(source : Archives personnelles)
La terre, d'après le cadastre, est en réalité située sur le lieu-dit des Grimines, frontalier aux Brossats. 

(source : Archives départementales du Cher - 3P 2712/12)
La raison pour laquelle Jacques François LECAS-LAUBIER, qui était maçon, achète un morceau de champ m'échappe totalement. Je sais qu'autrefois, les gens aimaient acheter de la terre ou des bois pour se faire des à côtés financiers. Peut-être a-t-il cultivé un peu cette terre ou l'a-t-il louée à des métayers ? Elle appartenait en tout cas à une famille CHENIER, journaliers de Venesmes que l'acte me permet de reconstituer. 

(source : Heredis 2017)
Les deux dixièmes de cette terre sont achetés comptant 200 F par mon ancêtre et les témoins sont Théophile LIONNET, greffier, et Auguste DUBOIS, cordonnier, tous deux de Châteauneuf-sur-Cher (Cher). Grâce à cet acte, j'apprends que mon ancêtre vivait à l'époque Rue de Primelles, une rue qui donne sur la mairie de Châteauneuf. 

(source : Heredis 2017)

vendredi 27 janvier 2017

Les ancêtres de Perrine DELBROUCK

Perrine DELBROUCK
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Louis François GASNIER
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Marie dite Louise GAGNIER
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Marie Madeleine BOURCIER
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Modeste Anne Madeleine BOURCIER
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Victorine Ernestine BOURSIER
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Berthe Louise Stéphanie GRELOT
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Mon grand-père
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Ma mère
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Moi

Il y a un an, je cherchais les ancêtres de Perrine DELBROUCK, ancêtre au patronyme étonnant, ayant vécu au Mans (Sarthe) et épouse de Jean François GASNIER, marchand ferblantier (j'en parle dans cet article). C'est alors que le 24 décembre, comme cadeau de Noël, je reçois un mail d'un membre de l'association de l’Inventaire du Patrimoine Cultuel du Calvados qui a retrouvé leur acte de mariage que je cherchais désespérément au Mans (Sarthe) dans la commune de Jort (Calvados). 

(source : Archives départementales du Calvados - BMS (1661-1792) - p. 157)
 "le neuf daoust mil Septs cents trente e tun nous desservant de la paroisse de jorz
  a[près] avoir publié au prône de notre messe paroissiale de jors, un ban
  et ayant vû la dispense des deux autres accordées par monseigneur
  […] et monseigneur levesque du mans en dapte du septs aoust, du mariage
  dentre jean françois ganier fils de jacque ganier et de julienne
  boisleau de la paroisse du crucifix de la vile du mans dune part
  et de petronille delbrouck fille dantoine delbrou[ck] escujer et de anne
  beaurepaire de Louvagny ses pere et mere dautre part, Leur a 
  ete donné la benediction nuptialle par maitre pierre chaûel
  prestre et curé de Louvagny assistees de plusieurs parents
  de part et dautre et pressence de jacque follie et n, filleul
  qui ont signe"

Cet acte est suivi de belles signatures et je reconnais celles de mes ancêtres Perrine DELBROUCK et Jean François GASNIER

(source : Archives départementales du Calvados - BMS (1661-1792) - p. 157)
D'Antoine Jérôme DELBROUCK, le père de Perrine, je sais qu'il était écuyer et peintre (d'après son acte de sépulture, ce qui ferait un nouvel artiste dans la famille). Il est enterré dans la chapelle de la Sainte-Vierge de l'Église Saint-Gervais-et-Saint-Protais de Jort (Calvados) et est dit originaire de la ville de Limoges (Haute-Vienne). 

Arcisse de CAUMONT, Statistique monumentale du Calvados, t. II, Paris, Derache et Dumoulin, Caen, Hardel, p. 362
(source : Gallica/BnF)
Je ne peux pour l'instant pas remonter d'avantage la famille DELBROUCK car les registres anciens de Limoges (Haute-Vienne) ne sont pas encore en ligne. En revanche, la mère de Perrine DELBROUCK, Marianne de BEAUREPAIRE de LOUVAGNY, fille d'Henry de BEAUREPAIRE, comte de Louvagny, est tout à fait originaire de Normandie et il m'a été très facile de retrouver ses ancêtres. 

(source : Heredis 2017)
L'occasion de découvrir de nouvelles familles normandes qui nous lient de ce côté de la famille aux MONTMORENCY, aux rois de France et à de nombreuses familles allemandes. Je remercie en tout cas chaleureusement la personne qui m'a apporté ces informations ainsi que celles des mariages des soeurs de Perrine DELBROUCK qui m'ont permis de débloquer partiellement une de mes branches sur laquelle j'étais coincé ! L'avantage des blogs et des arbres en lignes pour la généalogie ! 

(source : Heredis 2017)


mardi 24 janvier 2017

Papiers militaires de François LAUBIER

François LAUBIER
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Hélène Louise LAUBIER
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Juliette Berthe LECAS
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Ma grand-mère
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Ma mère
|
Moi

Vieux papiers de famille
Hier, mon oncle m'a prêté de vieux documents familiaux qui nous viennent de notre maison de Châteauneuf-sur-Cher (Cher) pour que je les numérise et que je les utilise pour notre généalogie. C'est une véritable mine d'or, allant de vieux documents napoléoniens au livret militaire de mon grand-père durant la Seconde Guerre mondiale. Des dizaines d'actes notariés expliquant les ventes de maisons et les contrats de mariage. Tous ces documents vont me donner l'occasion de nombreux articles sur ce blog. J'ai décidé de commencer avec les documents les plus anciens, des documents militaires de François LAUBIER, l'arrière-grand-père de ma grand-mère. 

Le premier document est une lettre rédigée par Étienne CHANGEUX, médecin vétérinaire, Pierre BARRE, perruquier et Jean Baptiste ROBERT, postillon, qui demandent l'exemption de François LAUBIER comme seul fils subsistant de sa mère veuve, Solange LAGELINE


(source : Archives personnelles)
"Département du Cher.
Certificat à produire pour un jeune
homme qui réclame l’exemption comme
fils aîné d’une femme actuellement veuve
Nous soussignés, Changeux Etienne Mcin Véterinaire, Barre, pierre
perruquier et Robert jean Baptiste postillon tous trois pères de famille, domiciliés
dans le Canton, ayant des fils inscrits sur les régistres matricules de l’armée
de terre ou de mer, ou désignés par le sort pour Concourir à la formation du 
contingent de la Classe actuellement appelée, 
Certifions, sous notre responsabilité personnelle que le nommé Laubier
françois, né le Cinq juin 1829 à Châteauneuf Canton de Châteauneuf
Dépt du Cher fils de feu Laubier, jean, inscrit sur la liste Cantonnale
et désigné pour concourir à la formation du Contingent comme ayant eu le 
n°31, est l’aîné de Solange, Lageline veuve de Laubier jean père
du réclamant et que la dite Lageline solange est actuellement veuve, et 
malade, dans l’impossibilité de se suffire à elle même, et qu’en conséquence
ledit Laubier françois, a droit à l’exemption, d’après l’art. 13, n°4
de la loi du 21 mars 1832. 
fait à Châteauneuf sur Cher le 15 juillet 1852."

Cette requête, pour une raison que j'ignore, semble ne pas avoir été acceptée par l'administration militaire de l'époque. Le second papier date du 15 mai 1856 à Libourne (Gironde). 

Châteauneuf-sur-Cher (Cher) en 1, Libourne (Gironde) en 4, Bourges (Cher) en 5
(source : Heredis 2017)
C'est bien loin de chez lui que François LAUBIER se retrouve hussard de 1e classe au 3e régiment des hussards. Voici l'uniforme des hussards au début du siècle : 
René LOUIS, "1809 - Trompette du 3me Hussards" in Uniformes des régiments de hussards français
(source : Gallica/BnF
Il obtient donc à Libourne (Gironde) un certificat de bonne conduite. J'y apprends des détails physiques le concernant. Il est brun aux yeux roux et mesure 1m71.

(source : Archives personnelles)
"3e Régiment de hussards. 
Certificat de Bonne Conduite. 
Nous, soussignés, membres composant le conseil d’administration du 
3e Régiment de hussards. Certifions que le sieur Laubier françois
hussard de 1re classe né le 5 Juin 1829 à Châteauneuf, canton du dit, 
Département du Cher, Cheveux et sourcils Bruns, yeux Roux, front
ordinaire, nez gros, Bouche moyenne, menton ordinaire, Visage ovale, 
marques particulières : _____ ; Taille de un mètre 710 millimètres, a tenu
une bonne Conduite pendant tout le temps qu’il est resté sous les
Drapeaux, et qu’il y a Constamment servi avec honneur et fidélité. 
La présente attestation est donnée sur la proposition du Capitaine de
L’Escadron et du Chef d’Escadrons auxquels appartient Le sieur
Laubier françois après examen du registre des punitions en ce qui le Concerne, 
Certifions en outre 1° qu’il n’a aucune infirmité apparente ou 
Cachée qui puisse L’empêcher de reprendre son service ; 2° qu’il n’est pas
marié.
Fait à Libourne le 15 Mai 1856. 
Les Membre du Conseil d’Administration"

Enfin, un magnifique diplôme à en-tête "Empire Français" et le blason de Napoléon (aigle d'or sur fond d'azur) lui signifie son congé de libération de l'armée. 

(source : Archives personnelles)
EMPIRE FRANÇAIS.
DÉPÔT DE RECRUTEMENT ET DE RÉSERVE
du département du Cher
CONGÉ DE LIBÉRATION.
NOUS, soussigné, Commandant du dépôt de recrutement et de réserve du département du Cher, DÉLIVRONS
le présent Congé de libération au Sr Laubier (François), hussard de 1re Classe au 3e Régiment, fils de Jean 
et de Solange Lageline, domiciliés à Chateauneuf, canton du dit, département du Cher, né le 5 Juin 1829
à Chateauneuf, canton dudit, département du Cher, cheveux et, sourcils Bruns, yeux Roux, front ordinaire
nez gros, bouche moyenne, menton ordinaire, visage ovale, taille d’un mètre 710.
miilimètres, profession de Vigneron, dernier domicile à Chateauneuf, canton du dit, département du Cher, marié
 , à De, domiciliée à , lequel est
inscrit comme Jeune soldat de la Classe de 1849 au registre matricule du corps sous le n°1126 (le 1er Janvier 1851), et a terminé
le temps de service exigé par la loi le Trente un décembre Mil huit Cent Cinquante six. 
Fait à Bourges le trente un décembre 1856. 

C'est très émouvant de posséder de tels documents si anciens (j'ai aussi une grande correspondance) que je n'aurais jamais pu trouver dans un centre d'archives. Cela va à nouveau permettre de donner corps à toute une partie de la famille à travers des dizaines d'anecdotes et d'histoires qui contiennent une partie de leurs vies.