mercredi 13 septembre 2017

Retrouver l'avenue de Noailles à Lyon

Hélène Zoé Marcelle AYNARD
|
Ma grand-mère

J'étais hier à une conférence à la mairie du 10e arrondissement de Paris qui nous racontait l'histoire de notre arrondissement à travers les plans (Paris ayant été beaucoup cartographié à travers l'histoire).


 Cette conférence m'a fait remarquer la pertinence d'aller regarder les plans pour retrouver les lieux de vie de nos ancêtres. En effet, si les lieux-dits on peu bougés (parfois ils sont devenus des quartiers des villes quand au départ il s'agissait d'un village isolé, comme Montmartre par exemple), les noms de rue ont parfois changé avec le temps. Ainsi, je me suis retrouvé ce matin confronté à l'acte de naissance de la mère de ma grand-mère, Hélène Zoé Marcelle AYNARD

(source : Archives municipales de Lyon - 2E1711 - vue 200/252)
Les parents d'Hélène, Marc AYNARD et Annette Émilie Bénédicte ORIOL habitent alors dans le 6e arrondissement de Lyon au 53 avenue de Noailles. Le problème est que cette rue n'existe pas. En tapant le nom de cette rue sur Qwant, j'arrive sur le forum de la Bibliothèque municipale de Lyon où cette réponse est apportée : 

blm_reg. (2014). ancien et nouveau nom de rue lyonnaise. Repéré à http://www.guichetdusavoir.org/viewtopic.php?f=2&t=56182
Je me rends donc dans la rubrique plans des archives municipales de Lyon qui me fournit malheureusement un plan trop récent sur lequel cette avenue n'existe déjà plus. Je ne peux me contenter de prendre cette information comme une source fiable sans vérifier (même si elle me met sur la voie). Heureusement, Gallica a une rubrique plans très bien fournie. Je trouve alors un plan de Lyon de 1871. Sachant qu'Hélène AYNARD est née en 1894, je suis certain de trouver le nom de l'avenue de Noailles. Je cherche sur le plan, aux alentours du Parc de la Tête d'or et de l'actuelle avenue du Maréchal Foch et je trouve bien cette avenue de Noailles. 

s.a. (1871). Plan de Lyon et de ses nouveaux quartiers, La Guillotière, les Brotteaux, Vaise et la Croix Rousse, d'après les derniers documents. Lyon : J.B. Gadola.
(source : Gallica/BnF)
J'ai donc pu retrouver le domicile des AYNARD au XIXe siècle, dans le quartier des Broteaux à Lyon. L'immeuble correspondant au 53 avenue de Noailles (53 avenue Maréchal Foch donc) ressemble à ceci : 

(source : Google Maps)
Je ne sais pas s'il s'agissiat déjà de cet immeuble en 1894, mais c'est possible. Toujours est-il que les cartes et plans sont des sources précieuses pour retrouver les lieux de vie de nos ancêtres. 

lundi 11 septembre 2017

Les recensements de Pierre Marie Joseph FRÉMEAU

Pierre Marie Joseph FRÉMEAU
|
Mon grand-père
|
Ma mère
|
Moi

Dans mon dernier article, je vous parlais de la saisie par matricule d'Heredis 2018 et je prenais l'exemple de mon arrière-grand-père, Pierre Marie Joseph FRÉMEAU. Grâce aux renseignements exploités avec attention de son matricule militaire, j'ai pu retrouver ses recensements de 1901 et de 1906 que je n'avais pas cherché auparavant, l'imaginant parti au service militaire et introuvable. 

(source : Archives départementales d'Indre-et-Loire - 6NUM5/261/053 vue 130/263)
En 1901, il habite au 34 rue Deslandes à Tours (Indre-et-Loire). Il est célibataire et est employé à la compagnie de chemin de fer de Paris à Orléans (PO). 

s.a. (1937). Ligne d'Orléans à Tours. Gare de Tours. [Carte]. Lieu : Bibliothèque nationale de France
(source : Gallica/BnF)
En 1905, il se marie à la mairie du 17e arrondissement de Paris, et en 1906, il habite (comme précédemment à son mariage) au 23 rue Hoche à Versailles.

(source : Google Maps)
Il a alors 30 ans, son épouse, Berthe Louise Stéphanie GRELOT est âgée de 23 ans, et ils ont à leur charge le jeune frère de Berthe, Georges GRELOT, âgé de 7 ans.

(source : Archives départementales des Yvelines - 9 M 955/36 vue 52/61)
C'est aussi la seule fois où le grand-père Joseph est noté comme employé aux grands-magasins Dufayel (les plus grands magasins du monde à l'époque). Nous avions cette information par les mémoires de mon grand-père, mais je n'en avais auparavant jamais trouvé trace dans un acte officiel. Son épouse ne travaillait alors pas.

Bonnel, N. (s.d.). 1856 - Les Galeries Dufayel [Billet de blog]. Repéré à http://www.paris-unplugged.fr/1856-les-galeries-dufayel/
Contrairement à ce que je pensais, et même s'ils ont vécu, de mémoire familiale, la vie parisienne du début du siècle avec le théâtre et les promenades sur les boulevards, mes arrière-grands-parents ne vivaient pas à Paris même mais à Versailles, et semblent avoir élevé (du moins pendant un temps), mon arrière-grand-oncle Georges GRELOT. Voici deux renseignements que je n'aurais pas pu avoir si je n'avais pas analysé attentivement son matricule militaire. Comme quoi, chaque document nous apporte des précisions nouvelles si on prend le temps de l'observer attentivement.

dimanche 10 septembre 2017

Les matricules militaires dans Heredis 2018

La nouveauté majeure du logiciel de généalogie Heredis 2018 est la saisie par acte des matricules militaires. C'est notamment cette nouveauté qui m'a convaincu de reprendre à zéro mon arbre généalogique, tant elle permet d'exploiter un nombre phénoménal de renseignements à côté desquels j'étais parfois passé. Je vais prendre l'exemple du matricule de mon arrière-grand-père, Pierre Marie Joseph FRÉMEAU

Source : Heredis 2018
Je commence donc par me rendre sur le site des Archives départementales du Cher pour retrouver le matricule de mon arrière-grand-père. J'ai ici effectué la capture en quatre images différentes afin d'avoir une bonne qualité de zoom et donc une plus grande facilité de lecture. Je coche ensuite la case "Fiche matricule". 

Source : Heredis 2018
Je commence donc par rentrer l'état-civil de mon ancêtre en fonction des renseignements apparaissant sur son matricule. Pour rappel, tous les hommes de 20 ans faisaient leur service militaire. Pierre Marie Joseph FRÉMEAU est né en 1875 à Châteauneuf-sur-Cher (Cher), il apparaît donc dans les matricules militaires de Bourges (Cher) en 1895. 

Source : Heredis 2018
Tous les renseignements saisis apparaissent dans un résumé à droite de l'écran. C'est ce résumé qui sera exporté avec l'arbre généalogique s'il est mis en ligne sur Geneanet par exemple. 

Source : Heredis 2018
Je rentre ensuite le nom des parents et leur domicile. C'est peut-être anecdotique, mais quand l'un des parents est décédé au moment du recrutement militaire de son fils, cela nous donne une première fourchette de période dans laquelle rechercher ce décès, ce qui peut permettre de gagner du temps. Par ailleurs, le domicile des parents peut avoir changé (ce n'est pas le cas ici) une fois les enfants devenus adultes ce qui peut permettre de les retrouver. 

Source : Heredis 2018
Vient ensuite la partie la plus importante, et qui a donné lieu à un grand débat synthétisé par Clément Bècle dans son article "Les sources dans ma pratique généalogique". Pour ma part, j'ai toujours le même code pour nommer mes actes : NOM_Prénom(s)_typed'acte_Ville_date. Par ailleurs, je considère que chaque acte est individuellement une source (et non pas le registre qui contient l'acte) ce qui me convient bien et me permet d'être le plus précis pour retrouver rapidement une information. J'ajoute, lorsqu'il y a lieu, l'auteur de l'acte (le maire, l'auteur d'un ouvrage, etc.) et le lien permanent (identifié par "ark") qui permet de revenir vers l'acte original numérisé par le site d'archive départementale. 

Source : Heredis 2018
Nous passons donc au signalement qui nous donne la description de l'individu. J'apprécie particulièrement que le logiciel nous indique au côté du numéro du degré d'instruction (de 0 à 5) ce que signifie ce dit numéro. Ainsi, mon arrière-grand-père avait l'équivalent d'un certificat d'études et était blond au yeux bleus. 

Source : Heredis 2018
Ces renseignements sont ensuite exportés dans la fiche de l'individu en question. En un coup d'oeil, on peut voir son niveau d'instruction, et si on clique sur la note de "Description physique" on a un résumé des renseignements qu'on a saisis. 

Source : Heredis 2018
Ces renseignements apparaissent aussi dans le résumé de l'individu sur Geneanet, ce qui est une belle manière de donner corps à nos ancêtres (l'exemple ci-dessous concerne mon autre arrière-grand-père Baptiste DESVEAUX). 

Source : Geneanet
Source : Heredis 2018
Mais revenons à Pierre Marie Joseph FRÉMEAU, la saisie de matricule nous invite à rentrer les différentes localités habitées par notre ancêtre (d'ailleurs, si quelqu'un connaît la différence entre Domicile et Résidence sur le matricule, j'avoue que la nuance m'échappe). J'ai ainsi découvert que mon ancêtre avait vécu à Tours (Indre-et-Loire), dans une petite maison au 31 rue Deslandes.

Source : Heredis 2018
Pour chaque lieu, je m'efforce de géolocaliser précisément l'adresse et d'y ajouter une image provenant d'un site d'archives ou de Google Maps quand les bâtiments existent toujours. Je ne regardais jamais la case "Résidences" du matricule militaire alors que c'est une véritable mine d'informations. Pour moi qui aime chercher les recensements, je vais pouvoir suivre les déplacements de mes ancêtres à une période où on est beaucoup plus mobile du fait du chemin-de-fer. 

Source : Heredis 2018
En rentrant le grand nombre d'informations contenues dans le matricule, on peut avoir une vue assez précise de la carrière militaire de notre aïeul. Le logiciel les remet ensuite dans l'ordre et crée un événement (avec date et lieu s'ils sont renseignés) pour chaque cas. 

Source : Heredis 2018
Dans le cas de Pierre Marie Joseph FRÉMEAU, je vois que de Reims à Grenoble en passant par Tours, il a finalement pas mal voyagé ! Cet ajout m'a permis en tout cas de regarder plus attentivement les matricules militaires qui ont été numérisés en masse à l'occasion du centenaire de la Grande Guerre. L'occasion de revivre l'Histoire de France et les parcours de nos ancêtres dans cette terrible période. 

Le seul défaut de ce mode de saisie sur le logiciel (qui espérons sera corrigé), si notre ancêtre a une autre profession durant son service militaire que durant son mariage par exemple, rentrer cette profession sur le matricule efface la précédente, et si on corrige cette profession au moment de valider, elle disparaît alors du résumé, ce qui n'est plus cohérent. 

Que pensez-vous de la saisie des matricules ? L'utilisez-vous ? Y voyez-vous des avantages ou des inconvénients ?

mardi 15 août 2017

État des lieux de mes recherches

J'ai récemment retrouvé ce billet de 2013 où je pensais migrer sur Geneanet (comme le fait Clément Bècle aujourd'hui). Je suis depuis retourné sur Heredis car leur logiciel a été considérablement amélioré (notamment la version 2017 qui permet enfin la saisie d'après un acte sur Mac). Inutile de dire qu'après ces quatre années de généalogie et de recherches, j'ai beaucoup de données, mais je semble me disperser et ne pas réussir à tenir une organisation.

C'est pourquoi j'ai décidé de publier ici mes recherches, sosa par sosa (les informations seront privées jusqu'à mes grands parents). Je vais donc publier ci-dessous pour chaque ancêtre (à compter de mes arrière-grand-parents) qui aura fait l'objet d'une vérification de sa descendance la plus complète possible, des recensements et matricules militaires. Pour chacun qui sera concerné, je signalerai la participation à la Grande Guerre sur mon arbre Geneanet. Nous verrons si cette organisation fonctionnera sur le long terme et m'évitera de me disperser. En effet, à bientôt plus de 31 000 personnes dans mon arbre, je ne peux pas recommencer de zéro à nouveau.

À chaque nouvelle génération, je ferai apparaître un graphique montrant la proportion de chaque département concerné par les naissance, mariage et décès de ces ancêtres afin de voir la mobilité géographique à travers les âges. 

Génération 4 :
Baptiste DESVEAUX
Yvonne Marguerite Marie SUIVRE
Pierre Joseph Émile Ernest PERLY demander matricule militaire 443 à Tours en 1925
Madeleine Marie Victorine BRANCHU
Pierre Marie Joseph FRÉMEAU
Berthe Louise Stéphanie GRELOT
Henri DEBANNE
Juliette Berthe LECAS
Robert Eugène Henri MESLAY demander acte de décès
Hélène Zoé Marcelle AYNARD demander acte de décès


Résumé géographique génération 4 :

Sarthe : 32 %
Cher : 23 %
Paris : 16 %
Dordogne : 10 %
Indre-et-Loire : 10 %
Charente : 3 %
Indre : 3 %
Rhône : 3 %











Génération 5 :
Pierre DESVEAUX demander acte de décès
Louise BESSE demander acte de décès
Élie SUIVRE demander acte de décès
Françoise SAINT-YRIEIX demander acte de décès
Joseph PERLY
Eugénie Camille PÉROLAT
Louis Victor BRANCHU
Joséphine Marie BENOIST
Pierre FRÉMEAU
Virginie MONORY
Étienne GRELOT
Victorine Ernestine BOURSIER
Henri Clément DEBANNE
Louise CHUAT demander acte de décès
Jacques François LECAS-LAUBIER
Hélène Louise LAUBIER
Henry Charles Joseph MESLAY chercher acte de décès
Henriette Victoire Pauline VALDENAIRE
Marc AYNARD
Annette Émilie Bénédicte Zoé ORIOL chercher acte de décès
Résumé géographique génération 5 :

Cher : 22 %
Sarthe : 16 %
Dordogne : 10 %
Indre : 10 %
Indre-et-Loire : 10 %
Charente : 9 %
Loir-et-Cher : 7 %
Loire : 5 %
Rhône : 3 %
Haute-Vienne : 2 %
Mayenne : 2 %
Paris : 2 %
Yvelines : 2 %









Génération 6 :
Jean DESVEAUX
Anne FOURGEAUD
Léonard BESSE
Marie GIRY
Jean SUIVRE demander acte de décès
Isabeau REBEYROL demander acte de décès
Louis SAINT-YRIEIX demander acte de décès
Catherine MAZAUE chercher acte de décès
Louis Benjamin PERLY chercher acte de décès
Agathe Adélaïde PINON
François Eugène PÉROLAT chercher acte de décès
Alphonsine Florestine SOUCHAY chercher acte de décès
Victor Auguste BRANCHU
Adèle CHOPLAIN
Gustave BENOIST demander acte de décès
Marie Louise FEAU demander acte de décès
Jean FRÉMEAU
Marie PÉQUIOT
François MONORY
Victorine ROBERT
Louis Noël GRÉLOT
Cécile Joséphine MÉTRAU
Joseph CHOTARD
Modeste Anne Madeleine BOURCIER chercher acte de décès
Jean Étienne DEBANNE
Catherine LAMOUREUX
François CHUAT
Jeanne COURTAULT
Jacques LECAS
Jeanne Nézida NICOLLE
François LAUBIER-PICOT
Françoise PICOT
Henry MESLAY chercher acte de décès
Delphine Hortense Caroline MARÇAIS
Pierre Eugène VALDENAIRE
Aglaé BULLOT chercher acte de décès
Mathieu AYNARD
Rose Pauline de MONTGOLFIER
Benoît ORIOL
Anne Marie Zoé GILLIER

Résumé géographique génération 6 :
Cher : 21 %
Sarthe : 17 %
Indre : 12 %
Dordogne : 9 %
Loir-et-Cher : 8 %
Charente : 5 %
Haute-Vienne : 5 %
Loire : 5 %
Mayenne : 5 %
Indre-et-Loire : 4 %
Paris : 4 %
Côte-d'Or : 3 %
Creuse : 1 %
Rhône : 1 %









Génération 7 :
Pierre DESVEAUX
Élisabeth BOULESTEIX
François FOURGEAUD
Anne PAILLOT
Jean BESSE
Marguerite VIAUD
François GIRY
Marguerite GIRAUD
Léonard SUIVRE
Marie POULINAS
Guillaume REBEYROL
Marie MONTASTIER
Bernard SAINT-YRIEIX
Marie BROCHET
Jean MAZEAU
Marie Albine CHÂTEAU
Benjamin PERLY
Étiennette THEILLAY
Jean Pierre PINON
Agathe VILPOU
Jean François PEROLAT
Madeleine COUSIN chercher acte de décès
Toussaint Silvain SOUCHAY-GAVEAU
Rosalie GAVEAU
Simon BRANCHU
Marie ROUSSEAU
Louis Joseph CHOPLIN
Éléonore Renée BIGNON
François Maurice BÉNOIT
Julie CHEROUVRIER
Arsène François FEAU
Marie Louise POTTIER
Marc FROMEAU
Marguerite LECLERC

lundi 14 août 2017

Le curé de Juillac résume l'année 1755

Jacques SUIRE + Marguerite ROCHE
|
Antoine SUIRE
|
Léonard SUIVRE
|
Jean SUIVRE
|
Élie dit Édouard SUIVRE
|
Yvonne Marguerite Marie SUIVRE
|
Mon grand-père
|
Mon père
|
Moi

(source : Heredis 2017)
En recherchant l'acte de naissance de Jeanne SUIRE (et peut-être le mariage de ses parents) qui serait née comme son frère à Juillac (Corrèze) vers 1756, je suis tombé sur ce texte écrit par le curé de l'époque et qui nous donne un résumé de l'année 1755. 




(source : Archives départementales de la Corrèze - E_DEP94GG 3 - pp. 129-130)
"cette année 1755. a étée abondante
en blé, vin, et chataigne il est né au 
Dauphin de france, le conte de 
provence son fil, le parlement de 
paris à fors inquieté le clergé sur
la confession, il y a eu une assemblée
à paris des eveques de france, pour
pouvoir mettre fin sur ses disputes, les
eveques ont etes partages sur leurs
sentimens, qui à eté soumis à la Decision
du pape cette année les anglois ont 
fais baucoup d'hostilité sur [...] au vin 
de france, qui luy ont pris deux cens
vaissaux marchand, et deux vaissaux
de guerre
à loccasion du combat, que les francois ont
gagner dans le canada, ou les anglois ont etes
massacrés par les francois, et par les canadiens
qui ont declarés la guerre, au roi de france
qui à mis baucoup de troupe sur terre, et 
sur mer, contre les anglois. cette année le 
jour de la tout saint à dix heures du matin
il y à eu des tramblens de terres, si furieux
que les bonnes ville du partregail a été presque
tout engloutie, ou il y à paris, cinquantes
mille ames, cadix ville despagne à presque
eu le meme sors, non pas si fors, que les bonne
feuille aussi cette année le rhone debordé
et en furie à presque ravagé avignon
les villes, villages voisin de sa course depuis
sa source, qui à causé baucoup de domage
sur les serres, bestiaux, vigniobles, oliviers.
cette année le fameux mandrins contre
bardier, avec ses associes, qui a été pris au 
chataux de rochefors en savoye, à été roué
à valence, avec ses compagnons, par la santance
de mr levé, juge de valence. enfin cette année
par les pluys excessives la provence à etée
presque ruinée sur les biens de la terre ; toutes
les rivieres qui approchent de la mer ; océanes
et meridionales ont occasionés baucoup de 
pertes, et des tremblemens de terre, qui ont 
faites des ouvertures et engloutis baucoup
de terrain ; memes les fontaines d'eaux claire, 
sont devenues rouges ; et bourbeuses, et ont
fais des inondations les phisiciens ont mis leurs 
espris à la gene afin de raisonner sur les phénome
pluviaux qui ont ravages les milanois, ou le
pas passe, et la Dige"

Bien que ce curé semble avoir un penchant pour l'exagération, c'est intéressant de voir que du fin fond de la Corrèze, on apprenait des informations provenant de toute l'Europe, voire même d'Amérique ! 

Étienne BAUDON, Vue de Juillac depuis la route menant à Arnac-Pompadour, 2012
(source : licence CC BY-SA 3.0, via Wikimedia Commons)

vendredi 4 août 2017

Le portrait de Louis Nicolas JOURDAIN

Louis Nicolas JOURDAIN
|
Victoire Louise Élisabeth JOURDAIN
|
Pierre Eugène VALDENAIRE
|
Henriette Victoire Pauline VALDENAIRE
|
Robert Eugène Henri MESLAY
|
Ma grand-mère

Il faut toujours discuter avec les anciens de nos familles tant qu'ils sont là, car ils ont toujours des renseignements précieux qu'on ne peut pas obtenir dans les archives. Ainsi, je discutais cet après-midi avec ma grand-mère en lui montrant mes découvertes généalogiques et je lui ai demandé si le portrait qui trône au milieu du salon depuis toujours était celui d'un ancêtre. Elle me répond qu'en effet, c'était un JOURDAIN qui vivait à Paris (je le retrouve immédiatement dans mon arbre généalogique) et que derrière le tableau se trouve une fiche généalogique indiquant précisément qui il est.

Louis Nicolas JOURDAIN
(source : archives personnelles)
Sur la fiche, se trouve en effet le nom de Louis Nicolas JOURDAIN, époux de Marie Jeanne GUENET (dont j'avais retrouvé le contrat de mariage dans cet article, et d'autres renseignements dans cet autre article) et le nom de leurs trois enfants retrouvés avec peine dans l'État-Civil disparu de Paris. J'ai appris que la famille possédait toujours un immeuble à Paris boulevard Beaumarchais venant de cette famille (et où vivaient les VALDENAIRE) que Robert Eugène Henri MESLAY a vendu en 1945 pour payer les impôts pour la reconstruction de la France après la guerre. 

(source : Heredis 2017)
J'ai donc la possibilité de relier ce tableau à une personne de notre arbre généalogique et de voir le portrait d'un homme né sous l'Ancien Régime, marié sous l'Empire et mort dans la seconde moitié du XIXe siècle. Ce portrait qui m'intriguait depuis mon enfance mais au sujet duquel je n'avais jamais posé de question avait donc un lien avec nous !

mardi 25 juillet 2017

Juliette du SOUZY épouse un américain

Benoît ORIOL + Anne MONIER
|                                                               |
Antoinette dite Antonine ORIOL                   Benoît ORIOL
|                                                               |
Zoé Bénédicte Marie ALAMAGNY                Annette Émilie Bénédicte Zoé ORIOL
|                                                               |
Juliette Marie Émilie DURIEU du SOUZY                Hélène Zoé Marcelle AYNARD
                                                                |
                                                                 Ma grand-mère

Juliette Marie Émilie DURIEU du SOUZY, cousine de ma grand-mère, naît le 4 octobre 1894 au château du Souzy à Quincié-en-Beaujolais (Rhône).

Château du Souzy
(source : Éditions du Tinailler)
Son père, Guy Antoine Jules DURIEU du SOUZY, est juriste, attaché au parquet de la Seine, et sa mère, Zoé Bénédicte Marie ALAMAGNY, est la fille d'un fabricant de lacets de Saint-Chamond (Loire). 

(source : Heredis 2017)
Elle traverse durant son enfance la Première Guerre mondiale à la fin de laquelle les troupes américaines viennent occuper l'Allemagne. C'est ainsi qu'en 1921, dans la petite commune de Gevrolles (Côte-d'Or), je trouve son acte de mariage avec Henry Tureman ALLEN, lieutenant dans le corps expéditionnaire américain, fils du Major General du même nom, né en 1899 à West Point (État de New York). 

Henry Tureman ALLEN senior
(source : Equipage Beaujeau-Beaumont)
Son père, Henry Tureman ALLEN, est alors général commandant en chef le corps expéditionnaire américain sur le Rhin à Koblenz (Allemagne) et Grand officier de la Légion d'honneur. C'est toujours amusant de trouver des liens avec la grande histoire car c'est bien à cause de cet événement historique que des militaires américains se sont retrouvés en Europe et c'est ainsi que ce mariage original a pu avoir lieu. 

Signatures de l'acte de mariage
(source : Archives départementales de la Côte-d'Or - FRAD021EC 304/011 - p. 99)

dimanche 2 juillet 2017

Noémie COIGNET épouse le fils d'un célèbre peintre

André MONORY + Élisabeth BAUDAT
|                                      |
Marie Virginie dite Rose MONORY         François MONORY
|                                      |
Marie Pauline dite Noémie COIGNET   Virginie MONORY
                                       |
                                                              Pierre Marie Joseph FRÉMEAU
                                       |
                                              Mon grand-père
                                       |
                                         Ma mère
                                       |
                                       Moi

La famille COIGNET-MONORY, issue du couple de Frédéric COIGNET et de Marie Virginie MONORY a été assez difficile à reconstituer, notamment pour leur dernière fille, Marie Pauline dite Noémie COIGNET que je n'aurais jamais pu retrouver sans Filae. 

Marie Virginie MONORY est le onzième et dernier enfant d'André MONORY, meunier des moulins de Rousson à Saint-Loup-des-Chaumes, et d'Élisabeth BAUDAT. Dans la famille, on la surnomme Rose, afin de ne pas la confondre avec sa soeur aînée également nommée Marie Virginie

(source : Hérédis 2017)
Elle se marie avec Frédéric COIGNET, qui sera fermier, agriculteur, adjoint au maire de Chavannes qui décédera à l'asile de Beauregard (établissement de Bourges pour interner les personnes souffrant de maladie mentale). En 1879, lors du mariage de sa fille Marie Victorine COIGNET, voici ce qui est écrit dans l'acte de mariage : 

(source : Archives départementales de Seine-et-Marne - 5MI8167 - p. 172)
"fille mineure & légitime de Frédéric Coignet, 
fermier, cinquante-un ans, demeurant à Bourges (cher)
lequel atteint de dérangement mental caractérisé par un 
désordre absolu dans les idées est dans l'impossibilité
de donner son consentement réfléchi au projet de mariage"

Voici donc les enfants de ce couple COIGNET-MONORY (qui reprennent les prénoms de Virginie et d'Éloïse traditionnels dans la famille MONORY) : 
  • Éloïse COIGNET, commerçante, qui épouse Jean Justin BESSIÈRE, employé à la fonderie de canons de Bourges
  • Juliette Victorine Virginie COIGNET, institutrice, morte célibataire.
  • Berthe COIGNET, qui épouse Louis Octave POTTE, marchand de vin en Seine-et-Marne, dont descendance. 
  • Marie Louise Victorine COIGNET, employée de commerce, qui épouse Albert Théodore ROYNE, peintre en bâtiment en Seine-et-Marne, dont descendance. 
  • Jean Louis Frédéric COIGNET, peintre en bâtiment, qui épouse Augustine GOSSE, corsetière, en Seine-et-Marne. 
  • Marie COIGNET
  • Paul Clément Abel COIGNET, peintre en bâtiment, qui épouse Adelphine Alexandrine BLANCHARD, de Seine-et-Marne, dont descendance. 
  • et enfin Marie Pauline dite Noémie COIGNET dont nous allons parler. 
Je retrouve son "acte de mariage" ou plutôt une transcription, les archives ayant probablement été détruites durant la Première Guerre mondiale, à Péronne (Somme). 


(source : Archives départementales de la Somme - 2E620/33 - p. 119)
Son époux, Charles Henri Félix MICHEL, est dit artiste peintre. Quelques recherches sur internet m'apprendront que son père, Charles Henri Hilaire MICHEL est également artiste peintre (beaucoup plus célèbre que son fils dont je n'ai pas encore pu trouver d'oeuvres) et exposé notamment au Musée d'Orsay et au Musée du Louvre (où se trouve le tableau ci-dessous) !

Charles Henri Hilaire MICHEL, La Sainte Communion, 1866 [huile sur toile, 40x32,5]. Paris : Musée du Louvre
(source : Images d'art)
Maître de la couleur et du dessin, Charles Henri Hilaire MICHEL a surtout fait de la peinture à sujet religieux. La Base Joconde du Ministère de la Culture recense un très grand nombre de ses oeuvres dont (et c'est un intérêt généalogique certain), des portraits de sa famille. Ainsi, déjà, un autoportrait du beau-père de Marie Pauline dite Noémie MONORY (qui malheureusement ne figure pas dans les peintures) : 

Charles Henri Hilaire MICHEL, Autoportrait de Charles-Henri Michel, 19e siècle [huile sur toile, 32x27,5]. Péronne : Musée Alfred Danicourt
(source : Base Joconde)
Nous trouvons également un dessin de sa femme, Antoinette Célanie HARLÉ

Charles Henri Hilaire MICHEL, Portrait de Célanie Harlé-Michel, 19e siècle [papier, fusain]. Péronne : Musée Alfred Danicourt
(source : Base Joconde)
Enfin, Charles Henri Félix MICHEL, fils du peintre et lui-même artiste peintre a été dessiné par son père : 

Charles Henri Hilaire MICHEL, Portrait de Félix Michel, 19e siècle [papier, crayon, 47x30]. Péronne, Musée Alfred Danicourt
(source : Base Joconde)
Je suis en train de retrouver la descendance du couple COIGNET-MICHEL qui sont donc nos cousins et qui vécurent à Rouen (Seine-Maritime). Nul doute qu'un voyage à Péronne s'impose pour peut-être trouver des oeuvres peintes par ce Charles Henri Félix MICHEL. Voici à quoi il ressemblait à l'époque de son mariage : 

Jules FONTAINE, Portrait de Félix Michel, 4e quart du 19e siècle [photographie, 6,5x10,5]. Péronne, Musée Alfred Danicourt
(source : Base Joconde)
En tout cas, c'est heureux de retrouver un lien avec des artistes dans la famille. Qui plus est des peintres, ce qui nous permet une belle illustration de l'arbre généalogique ! 

(source : Heredis 2017)



vendredi 23 juin 2017

Le portrait de Monsieur d'Ambleville

Raymond de JUSSAC + Madeleine JOURDAIN
|
Françoise de JUSSAC d'AMBLEVILLE
|
Marie de COUSTIN
|
Hélie d'ARLOT de FRUGIE dit Monsieur de Sainte-Marie
|
Catherine d'ARLOT de FRUGIE dite Madame de la Chevalerie
|
Madeleine CHEVALIER
|
Jean VEYRET
|
Pierre VEYRET
|
Catherine VEYRET
|
Élisabeth BOULESTEIX
|
Jean DESVEAUX
|
Pierre DESVEAUX
|
Baptiste DESVEAUX
|
Mon grand-père
|
Mon père
|
Moi

En faisant des recherches sur la famille de JUSSAC, dont je descend par Françoise de JUSSAC d'AMBLEVILLE, je trouve un armorial de Louis Pierre d'HOZIER sur Geneanet qui donne la filiation de cette personne et nomme son frère comme chevalier de l'Ordre de Saint-Michel et muni de nombreux honneurs. J'imagine donc que c'est par cet illustre frère que je vais pouvoir remonter la famille, et je tape tout simplement "de Jussac" puis "d'Ambleville" dans Gallica. Quelle ne fut pas ma surprise de découvrir son portrait par François QUESNEL (qui a peint le célèbre portrait d'Henri III exposé au Musée du Louvre) ! 

François QUESNEL, Monsieur d'Ambleville [dessin], 1592
(source : Gallica/BnF)
C'est émouvant de voir ce lointain "oncle" du sud-ouest sous le règne d'Henri IV ! Tout à fait le type de visages qu'on imagine à cette époque. C'est toujours une chance de mettre des visages sur certains membres très anciens de notre famille (nous sommes tout de même à la 16e génération) et merci encore à Gallica pour partager d'aussi précieux documents !

(Source : Heredis 2017)

lundi 22 mai 2017

Les actes de décès de la tante Léa GUILLEMET et de l'oncle Georges FRÉMEAU

Modeste Anne Madeleine BOURCIER
|                                              |
Léa Ernestine GUILLEMET             Victorine Ernestine BOURSIER
                                               |
                                                       Berthe Louise Stéphanie GRELOT
                                               |
                                                Mon grand-père
                                               |
                                                 Ma mère
                                               |
                                                 Moi

Les archives de Paris viennent récemment de mettre en libre accès les actes de décès jusqu'en 1986, ce qui est une formidable aide pour les recherches généalogiques (ma famille ayant beaucoup vécu à Paris à partir des années 1870). 

(source : Archives de Paris)
Les actes de mariage vont suivre, ce qui m'évitera d'en faire très fréquemment la commande pour nos nombreux mariages à Paris au début du XXe siècle dans la famille. En effet, il n'y a pas de délai de consultation pour les actes de décès (vous pouvez demander un acte de décès de 2017 de n'importe qui dans votre mairie) et le délai de 75 ans pour les actes de mariage nous emmène en effet dans les années 40. C'est ainsi que j'ai pu aujourd'hui retrouver l'acte de décès de notre tante Léa  Ernestine GUILLEMET qui est décédée à Paris en 1953 à l'Hôpital Marmottan dans le 17e arrondissement. 

(source : Archives de Paris - 17D 292 - p. 18)
J'ai également pu trouver l'acte de décès d'un membre plus proche de la famille, mon arrière-grand-oncle Georges Henri Louis FRÉMEAU qui était commissaire de police et qui est décédé à l'Hôpital Necker (cliquez pour agrandir les actes). 

Pierre Marie Joseph FRÉMEAU + Berthe Louise Stéphanie GRELOT
|                                                               |
Georges Henri Louis FRÉMEAU                 Mon grand-père
                                                                |
                                                                Ma mère
                                                                |
                                                                Moi

(source : Archives de Paris - 15D 486 - p. 29)
Il faut donc remercier les archives de Paris de cette formidable initiative (leur site s'agrandit de jour en jour et les matricules militaires vont bientôt suivre) et souhaiter que les autres sites d'archives départementales continuent de mettre en ligne des actes plus récents qui nous permettent de retrouver la généalogie de notre famille la plus proche.