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dimanche 28 juin 2020

Biographie : Anne FOURGEAUD

Anne FOURGEAUD
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Pierre DESVEAUX
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Baptiste DESVEAUX
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Mon grand-père

1. Est-ce que j'ai toutes les informations sur sa naissance ? Son baptême ? Qui étaient ses parrains/marraines ? 

(source : Archives départementales de la Charente - 3 E 227/5 - vue 313/341)
Anne FOURGEAUD est née le 4 janvier 1822 à 4h à Massignac (Charente). Sa naissance est déclarée le jour même par François FOURGEAUD, propriétaire à La Gouarandie à Massignac (Charente), son père. Je ne sais pas qui sont ses parrain et marraine, mais les deux témoins de sa naissance sont Jean BOUYAT et Jean BOUYAT, tous deux métayers au Village de la Gouarandie à Massignac (Charente). 

2. Est-ce que j'ai toutes les informations sur son mariage ? Qui était présent ? Liens de parenté ? 

Elle se marie le 21 février 1843 à 10h à Massignac (Charente) avec Jean DESVEAUX, propriétaire, fils de Pierre DESVEAUX, propriétaire, et d'Élisabeth BOULESTEIX. Le mariage est célébré par Pierre BOULESTEIX, maire de la commune.

Signatures de l'acte de mariage
(source : Archives départementales de la Charente - 3 E 227/8 - vue 15/419)
Les témoins du mariage sont :
  • Jean BAINEAUD, propriétaire au Village de la Pillenie à Nieuil (Charente), oncle de l'époux
  • Jacques BOULESTEIX, propriétaire à Labrousse à Lésignac-Durand (Charente), oncle de l'époux
  • Léonard FOURGEAUD, propriétaire à La Gouarandie à Massignac (Charente), frère de l'épouse
  • Jacques FOURGEAUD, propriétaire à Valette à Lésignac-Durand (Charente), oncle de l'épouse
3. Comment s'est déroulé le mariage ? 

Le mariage se déroule en présence des parents des deux époux. 

4. Est-ce que j'ai toutes les informations sur son décès ? Qui était présent ? Où a eu lieu l'enterrement / l'inhumation ?

(source : Archives départementales de la Charente - 3 E 455/11 - vue 242/281)
Elle meurt le 4 mai 1891 à 21h au Petit Jauniat à Vitrac-Saint-Vincent (Charente) âgée de 69 ans. Le décès est déclaré le lendemain à Pierre GIGNAT, maire de la commune, par Georges FORT, cultivateur au Petit Jauniat à Vitrac-Saint-Vincent (Charente), voisin de la défunte, et par François DESVEAUX, cultivateur au Petit Jauniat à Vitrac-Saint-Vincent (Charente), neveu de la défunte. Je ne sais pas où elle a été inhumée. 

5. Est-ce que j'ai toutes les informations sur son passé militaire ? Fiche matricule ? Invalide ? Légion d'honneur ?

Les femmes de cette époque ne participaient pas à l'armée. 

6. Est-ce que je peux trouver des informations sur elle dans la presse ? 

Je ne trouve pas d'informations la concernant dans la presse, néanmoins je trouve quelques informations sur ses frères qui étaient maires des communes avoisinantes. 

Le 10 octobre 1879, ses frères Léonard et Jacques sont désignés comme délégués sénatoriaux, c'est à dire qu'ils sont désignés parmi les grands électeurs pour élire les sénateurs. 

La Charente, n° 2081, 10 octobre 1879, p. 2
(source : Gallica/BnF)
Un autre encart fait état de la réélection de son frère Léonard FOURGEAUD comme maire de Massignac en 1881. 

La Charente, 1er février 1881, p. 2
(source : Gallica/BnF)
Un autre, enfin, mentionne la réélection de son frère Jacques FOURGEAUD comme maire de Suris en 1879. 

La Charente, 12 octobre 1879, p. 2
(source : Gallica/BnF)
7. Quels événements historiques a-t-elle connus ? 

Elle naît sous le règne de Louis XVIII, deux ans après l'assassinat du duc de Berry. Elle traversera tout le 19e siècle et ses découvertes et est toujours en vie pendant la Guerre de 1870. 

8. Quelle était son instruction ? 

Elle était illettrée. Traditionnellement, on n'apprenait pas à écrire aux filles dans sa famille. Sa soeur cadette, Anne (née en 1833) est la première à savoir écrire, tandis que ses frères, père et grands-pères savent tout à fait lire et écrire. 

9. Dans quel environnement géographie évoluait-elle ?

Elle naît et grandit au lieu-dit de La Gouarandie, à l'ouest de Massignac (Charente). 

(source : Archives départementales de la Charente - 11 Fi 212/001)
10. S'est-elle beaucoup déplacé dans sa vie ?

Elle est restée dans le même secteur géographique des villages environnants. Après son mariage, elle va vivre au Petit Jauniat à Vitrac-Saint-Vincent (Charente) puis à Chez Mourgout à Mouzon (Charente) qui est tout près de La Gouarandie de Massignac (Charente), avant de retourner au Petit Jauniat. 

11. Comment se déplaçait-elle ? 

À pieds ou probablement en charrette tirée par des boeufs, la famille de son mari étant des éleveurs de boeufs. 

12. Quel était son premier métier ? Comment en vivait-elle ?

En 1873, lors du mariage de sa fille, elle est mentionnée comme "propriétaire". Elle et son mari sont en effet des propriétaires terriens qui administrent des fermes. 

13. Quels étaient ses autres métiers recensés ? Comment en vivait-elle ? 

La seule autre mention que je possède la concernant est celle de cultivatrice en 1881. 

14. Comment apparaît-elle dans les recensements ? 

(source : Archives départementales de la Charente - 6 M 77 - vue 36/45)
Le premier recensement où elle apparaît est à La Gouarandie à Massignac (Charente) en 1841. Elle a alors 18 ans et vit avec ses parents, ses frères Léonard et Jacques et ses deux soeurs Anne. 

(source : Archives départementales de la Charente - 6 M 164 - vue 5/22)
En 1881, elle vit seule à Chez Mourgout à Mouzon (Charente) avec son mari Jean DESVEAUX. 

15. Quel était le parler de sa région ?

On y parlait le limousin qui est un dialecte occitan. 

16. Comment s'habillait-il ?

Elle portait probablement la coiffe du Limousin : 

(source : Autour d'Ecuras)
Voici ce que j'en trouve sur le site Autour d'Ecuras à l'article "Le costume paysan féminin dans le Montbronnais vers 1850" : "Selon les régions de France, les coiffes se sont diversifiées et enrichies depuis le début du 19ème siècle. [...] La coiffe la plus courante de notre région est semblable à celle que je vous présente, vers 1850. Travaillée dans un tissu très fin, souvent de l'organdi, avec un fond richement brodé, ce que l'on désigne sous le terme de "coiffe" froncé et maintenu par un étroit volant soigneusement tuyauté, elle s'orne, sur la nuque, d'un gros noeud. Celui-ci est élaboré dans un large ruban de soie moirée blanche dont les deux pans flottants retombent presque jusqu'à la taille. Ces belles coiffes blanches étaient toujours bien amidonnées. Elles demeuraient des parures de fête."

17. Combien a-t-elle eu d'enfants ?

Elle a eut six enfants avec son mari Jean DESVEAUX : 
  • Anne DESVEAUX, cultivatrice, née le 15 mars 1844 au Petit Jauniat à Vitrac-Saint-Vincent (Charente)
  • Anne DESVEAUX, cultivatrice, née le 16 avril 1847 au Petit Jauniat à Vitrac-Saint-Vincent (Charente)
  • Pierre DESVEAUX, né le 25 novembre 1848 au Petit Jauniat à Vitrac-Saint-Vincent (Charente) et mort à 10 mois
  • Pierre DESVEAUX (mon ancêtre), cultivateur et exploitant, né le 26 novembre 1850 au Petit Jauniat à Vitrac-Saint-Vincent (Charente)
  • Anne DESVEAUX, boulangère, née le 20 mai 1855 à Chez Mourgout à Mouzon (Charente)
  • Catherine DESVEAUX, cultivatrice, née le 8 août 1861 au Petit Jauniat à Vitrac-Saint-Vincent (Charente)
Elle avait elle même deux soeurs nommées Anne et elle a prénommé trois de ses filles Anne. 

18. A-t-elle assisté au mariage de ses enfants ?

Elle assiste au mariage de tous ses enfants : 
  • en 1863, sa fille Anne épouse Jean BROUSSAUDIER, cultivateur
  • en 1864, son autre fille Anne épouse un autre Jean BROUSSAUDIER, cultivateur
  • en 1872, son fils Pierre épouse Louise BESSE, cultivatrice
  • en 1873, sa troisième fille Anne épouse Pierre JEANNOT, boulanger
  • en 1881, sa fille Catherine épouse Jean DELAUGE, cultivateur
19. Que signifie son nom de famille ? 

Selon Geneanet, c'est un nom caractéristique du Limousin. Nom de baptême connu dans d'autres régions sous la forme Ferréol (du latin Ferreolus, dérivé de ferrum = le fer). Saint Fargeau (ou Ferréol) fut évêque de Limoges au VIe siècle, et aurait fait preuve d'une longévité assez remarquable pour l'époque (élu évêque vers 520, il serait mort en 591 !). 

20. Qui était son père ?

Son père était François FOURGEAUD, propriétaire cultivateur et agriculteur. 

21. Qui était sa mère ? 

Sa mère était Anne PAILLOT, propriétaire. 

22. Quelle était sa fratrie ? 

Elle est issue d'une famille de sept enfants dont elle est la quatrième : 
  • Quentin, propriétaire à La Gouarandie à Massignac (Charente)
  • Marie, décédée à 8 ans
  • Léonard, propriétaire cultivateur et maire de Massignac (Charente)
  • Anne, épouse d'un cultivateur à Vitrac-Saint-Vincent (Charente)
  • Jacques, marchand épicier et maire de Suris (Charente)
  • Anne, épouse d'un maréchal-ferrant et aubergiste à Massignac (Charente)
23. Avait-elle des relations avec les autres membres de sa famille ?

Elle est présente aux mariages de ses enfants, ses frères Léonard et Jacques sont témoins de son mariage, et son mari est témoin des mariages de son frère Léonard avec Catherine TARDIEU en 1845, et de sa soeur Anne avec Jean BRISSAUD en 1861. 

24. Pouvez-vous retracer sa généalogie sur quatre générations ?

(source : Heredis 2018)
Toute sa famille est originaire de Charente. Je ne dispose pas de la majorité des actes de baptêmes de la quatrième génération car les archives en ligne de Charente ne sont pas encore disponibles avant 1737 dans la plupart des communes. Par ailleurs, pour la famille PAILLOT, ils habitaient dans la paroisse de Grenord sur la commune de Chabanais (Charente) dont les registres ne sont pas encore disponibles en ligne. 

Son père, Pierre FOURGEAUD, et ses grands-pères, Jacques FOURGEAUD et Quentin PAILLOT sont les seuls à savoir écrire. Ils sont tous cultivateurs et propriétaires à l'exception des PAILLOT qui sont marchands et de Pierre de LAVAUD qui était maçon et artisan avant de devenir cultivateur. 

25. Quelle était sa religion ?

Elle était probablement catholique. 

26. Votre ancêtre chez le notaire.

Le 3 avril 1872, elle donne procuration chez Maître HUGONNEAU à son mari Jean DESVEAUX pour qu'il la représente dans l'établissement du contrat de mariage de son fils Pierre à Vayres (Haute-Vienne) et pour qu'il fasse don à leur fils d'une pension viagère de 30 F et de 200 F d'objets mobiliers. 

(source : Archives départementales de la Charente)
27. Avez-vous des photos de votre ancêtre ? Pouvez-vous faire un trombinoscope ? 

Je n'ai pas de photographies de cet ancêtre. 

28. Quels étaient ses repas ? 

Je sais que son fils élevait des boeufs et avait également des ruches. Il est probable qu'il en ait été de même pour elle. J'imagine qu'elle consommait des produits de ses terres. 

29. Y a-t-il une histoire qui se transmet sur cet ancêtre ? Est-elle vraie ? 

Je n'ai pas d'histoire concernant cet ancêtre. 

30. Comment a-t-il participé à la vie de la communauté (membre du conseil municipal, cahier de doléances, sage-femme ...) ? 

Elle ne semble pas avoir participé à la vie de la communauté mais un grand nombre de ses filles et petites-filles ont été prénommées comme elle. 

samedi 27 juin 2020

Biographie : Jean DESVEAUX

Jean DESVEAUX
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Pierre DESVEAUX
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Baptiste DESVEAUX
|
Mon grand-père


1. Est-ce que j'ai toutes les informations sur sa naissance ? Son baptême ? Qui étaient ses parrains/marraines ? 

(source : Archives départementales de la Charente - 3 E 455/4 - vue 152/215)
Jean DESVEAUX est né le 27 novembre 1819 à Vitrac-Saint-Vincent (Charente). Sa naissance est déclarée le lendemain à Jean Théodore de JAMET, maire de la commune, par son père, Pierre DESVEAUX, propriétaire au Petit Jauniat à Vitrac-Saint-Vincent (Charente). Je ne sais pas qui sont ses parrain et marraine, mais les deux témoins de sa naissance sont : 
  • Jean SAULNIER
  • Jean DEVAUTOUR, garde-champêtre
2. Est-ce que j'ai toutes les informations sur son mariage ? Qui était présent ? Liens de parenté ? 

Il se marie le 21 février 1843 à 10h à Massignac (Charente) avec Anne FOURGEAUD, fille de François FOURGEAUD, propriétaire, et d'Anne PAILLOT. Le mariage est célébré par Pierre BOULESTEIX, maire de la commune.

Signatures de l'acte de mariage
(source : Archives départementales de la Charente - 3 E 227/8 - vue 15/419)
Les témoins du mariage sont :

  • Jean BAINEAUD, propriétaire au Village de la Pillenie à Nieuil (Charente), oncle de l'époux
  • Jacques BOULESTEIX, propriétaire à Labrousse à Lésignac-Durand (Charente), oncle de l'époux
  • Léonard FOURGEAUD, propriétaire à La Gouarandie à Massignac (Charente), frère de l'épouse
  • Jacques FOURGEAUD, propriétaire à Valette à Lésignac-Durand (Charente), oncle de l'épouse
3. Comment s'est déroulé le mariage ? 

Le mariage se déroule en présence des parents des deux époux. 

4. Est-ce que j'ai toutes les informations sur son décès ? Qui était présent ? Où a eu lieu l'enterrement / l'inhumation ?

(source : Archives départementales de la Charente - 3 E 242/13 - vue 107/289)
Il meurt le 16 mars 1896 à 21h à Beaussac à Montemboeuf (Charente). Le décès est déclaré le lendemain par son gendre Jean BROUSSAUDIER, propriétaire au Petit Jauniat à Vitrac-Saint-Vincent (Charente), et par Jean RASSAT, propriétaire à Beaussac à Montemboeuf (Charente). Je ne sais pas où il a été inhumé. 

5. Est-ce que j'ai toutes les informations sur son passé militaire ? Fiche matricule ? Invalide ? Légion d'honneur ?

Les matricules militaires de son époque ne sont pas disponibles en ligne. 

6. Est-ce que je peux trouver des informations sur lui dans la presse ? 

Il n'y a pas d'informations dans la presse le concernant. 

7. Quels événements historiques a-t-il connus ? 

Il naît sous la Restauration sous le règne de Louis XVIII, il se marie sous la Monarchie de Juillet et il meurt en pleine affaire Dreyfus. 

8. Quelle était son instruction ? 

(source : Archives départementales de la Charente)
Il a probablement reçu une bonne instruction primaire car il a une belle écriture et une signature élaborée. 

9. Dans quel environnement géographie évoluait-il ?

LANDRY, Carte topographique et routière du département de la Charente : réduite sur celle dressée d'après les ordres de Mr Larreguy préfet du département, Angoulême, Abel Cognasse Éditeur, 1842
(source : Gallica/BnF)
Il a évolué dans le même secteur géographique dans le département de la Charente au Nord-Est d'Angoulême. 

10. S'est-il beaucoup déplacé dans sa vie ?

Il naît à Vitrac-Saint-Vincent, où il vivra au Village du Petit Jauniat, avant d'aller à La Gouarandie à Massignac (1848), puis au Village de Chez Mourgout à Mouzon (1855), résidence qu'il alternera avec le Petit Jauniat à Vitrac avant d'aller vivre à Beaussac à Montemboeuf (1895). 

11. Comment se déplaçait-il ? 

À pieds ou probablement en charrette tirée par des boeufs, sa famille étant des éleveurs de boeufs. 

12. Quel était son premier métier ? Comment en vivait-il ?

Son premier métier connu en 1843 est "propriétaire". Il vient en effet d'une famille de propriétaires terriens qui possédaient de nombreuses fermes en Charente. 

13. Quels étaient ses autres métiers recensés ? Comment en vivait-il ? 

Il est également mentionné comme cultivateur. À la fin de sa vie il est dit rentier. En 1870 et 1871, il est également maire de Mouzon. 

14. Comment apparaît-il dans les recensements ? 

(source : Archives départementales de la Charente - 6 M 95 - vue 22/51)
Après son mariage, il vit en 1846 en famille au Petit Jauniat avec ses parents, ses frères et soeurs, sa fille et un domestique. 

(source : Archives départementales de la Charente - 6 M 128 - vue 5/21)
En 1872, il vit au Village de Chez Mourgout à Mouzon (Charente) et il accueille à son tour son gendre, son petit-fils et ses parents. 

(source : Archives départementales de la Charente - 6 M 209 - vue 33/42)
En 1891, il retourne au Petit Jauniat où il vit avec sa double-belle-soeur (la veuve de son frère et la soeur de sa femme), sa femme et un domestique. 

15. Quel était le parler de sa région ?

On y parlait le limousin qui est un dialecte occitan. 

16. Comment s'habillait-il ?

Je n'ai pas de photographie de Jean DESVEAUX et j'ignore comment il pouvait s'habiller. 

17. Combien a-t-il eu d'enfants ?

Il a eut six enfants avec sa femme Anne FOURGEAUD : 
  • Anne DESVEAUX, cultivatrice, née le 15 mars 1844 au Petit Jauniat à Vitrac-Saint-Vincent (Charente)
  • Anne DESVEAUX, cultivatrice, née le 16 avril 1847 au Petit Jauniat à Vitrac-Saint-Vincent (Charente)
  • Pierre DESVEAUX, né le 25 novembre 1848 au Petit Jauniat à Vitrac-Saint-Vincent (Charente) et mort à 10 mois
  • Pierre DESVEAUX (mon ancêtre), cultivateur et exploitant, né le 26 novembre 1850 au Petit Jauniat à Vitrac-Saint-Vincent (Charente)
  • Anne DESVEAUX, boulangère, née le 20 mai 1855 à Chez Mourgout à Mouzon (Charente)
  • Catherine DESVEAUX, cultivatrice, née le 8 août 1861 au Petit Jauniat à Vitrac-Saint-Vincent (Charente)
Je possède quelques photographies de Pierre DESVEAUX, mon ancêtre (leur quatrième enfant) : 

Pierre DESVEAUX en 1909
(source : Archives familiales)
Dans cette famille, on voit une insistance à appeler quasiment toutes les filles Anne (comme leur mère et leur grand-mère). 

18. A-t-il assisté au mariage de ses enfants ?

Il assiste au mariage de tous ses enfants : 
  • en 1863, sa fille Anne épouse Jean BROUSSAUDIER, cultivateur
  • en 1864, son autre fille Anne épouse un autre Jean BROUSSAUDIER, cultivateur
  • en 1872, son fils Pierre épouse Louise BESSE, cultivatrice
  • en 1873, sa troisième fille Anne épouse Pierre JEANNOT, boulanger
  • en 1881, sa fille Catherine épouse Jean DELAUGE, cultivateur
19. Que signifie son nom de famille ? 

Selon Filae, DESVEAUX est un sobriquet, c'est un dérivé de "val". L'origine de ce nom est latine son étymologie vient de valle/vallis : la vallée .

20. Qui était son père ? 

Son père était Pierre DESVEAUX, propriétaire cultivateur et agriculteur. 

21. Qui était sa mère ? 

Sa mère était Élisabeth BOULESTEIX, propriétaire et cultivatrice. 

22. Quelle était sa fratrie ? 

Il est issu d'une famille de cinq enfants dont il est le troisième : 
  • Marguerite, cultivatrice à Vitrac-Saint-Vincent (Charente)
  • Catherine, épouse d'un cultivateur à Vitrac-Saint-Vincent (Charente)
  • Pierre, propriétaire cultivateur à Vitrac-Saint-Vincent (Charente)
  • Jacques, propriétaire cultivateur à Vitrac-Saint-Vincent (Charente)
23. Avait-elle des relations avec les autres membres de sa famille ?

En 1857, il est témoin du mariage de son frère Pierre avec Françoise DOGNON. En 1861, il est témoin du mariage de sa cousine Cathy dite Catherine VEYRET avec Françoise DERASSAT. En 1866, il est témoin du mariage de sa nièce Catherine VEYRET avec Jean SELLIER. Il assiste également aux mariages de certains de ses petits-enfants. De manière générale, cette famille se marie avec des familles dont ils sont cousins et ils vivent en vase clos et très proches de leur famille. 

24. Pouvez-vous retracer sa généalogie sur quatre générations ?

(source : Heredis 2018)
Toute sa famille vient de Charente. Les archives en ligne de ce département s'arrêtant pour l'instant en 1737, je ne possède pas les actes de baptême de tous ses ancêtres. Certains viennent de familles notables, ce qui me permet néanmoins de remonter plus loin grâce aux publications écrites à leur sujet. 

Ses ancêtres paternels sont tous cultivateurs, ses ancêtres maternels sont tous marchands. Parmi eux, son arrière-grand-père Pierre VEYRET-CHEILLOT, bourgeois et Sieur de Cheliot. 

25. Quelle était sa religion ?

Il était probablement catholique. 

26. Votre ancêtre chez le notaire. 

Je le retrouve comme témoin des contrats de mariage de ses enfants, mais je n'ai pas d'acte notarié le concernant précisément. 

27. Avez-vous des photos de votre ancêtre ? Pouvez-vous faire un trombinoscope ? 

Je n'ai pas de photographies de cet ancêtre. 

28. Quels étaient ses repas ? 

Je sais que son fils élevait des boeufs et avait également des ruches. Il est probable qu'il en ait été de même pour lui. J'imagine qu'il consommait des produits de ses terres. 

29. Y a-t-il une histoire qui se transmet sur cet ancêtre ? Est-elle vraie ? 

Je n'ai pas d'histoire concernant cet ancêtre. 

30. Comment a-t-il participé à la vie de la communauté (membre du conseil municipal, cahier de doléances, sage-femme ...) ? 

(source : Archives départementales de la Charente - 3 E 256/9 - vue 200/235)
Il a été maire de Mouzon (Charente) en 1870 et 1871, probablement à cause de la guerre. 

Jack ma, mairie de Mouzon, Charente, France, 2011
(source : licence CC BY-SA 3.0 via Wikimedia Commons)

samedi 31 août 2019

Marguerite, l'épouse sans nom de famille

Lien entre Pierre Labregere et mon grand-père
(source : Heredis 2018)
Je suis en train de retracer la généalogie descendance de la famille LABREGÈRE, issue du mariage de Marguerite DESVEAUX avec Léonard LABREGERE Aîné. La branche constituée par son fils Léonard LABREGERES et sa jeune épouse de 13 ans (!) Catherine Élisabeth BRUN est allée s'installer à Yvrac-et-Malleyrand (Charente), à côté de Vitrac-Saint-Vincent (Charente), dont Léonard était originaire. 

Descendance de Léonard LABREGERES et de Catherine Élisabeth BRUN
(source : Heredis 2018)
Le couple a eu 11 enfants, dont la plupart sont décédés. Le premier à survivre est leur septième enfant, Pierre LABREGERE, qui se marie le 4 février 1834 à Marillac-le-Franc (Charente) avec ... Marguerite

Famille de Pierre LABREGERE et de Marguerite
(source : Heredis 2018)
Marguerite n'a pas de nom de famille, mais une jolie signature de son simple prénom. Voici ce que nous explique Michel de JUGLART de LARDINIE, le maire, dans leur acte de mariage. 

(source : Archives départementales de la Charente - 3 E 223/6 - vues 23-24/229)
Elle a dont été trouvée par le sieur Jean BECHADE, propriétaire, et ses parents sont inconnus. Il a dû oublier de faire rédiger un acte de naissance à l'époque, aussi le juge de paix du canton de La Rochefoucauld, Michel Joseph FOUCHIER, a attribué qu'elle était née le 6 juillet 1814 à Marillac-le-Franc (Charente). J'avais déjà trouvé un homme sans prénom en la personne de MONTANT-MAI dans ma généalogie, mais je n'avais pas encore rencontré une femme sans nom. Voilà qui est fait !

dimanche 18 février 2018

La sépulture de Catherine d'ARLOT de FRUGIE trouvée par hasard

Catherine d'ARLOT de FRUGIE
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Madeleine CHEVALIER
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Jean VEYRET de CHELIOT
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Pierre VEYRET
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Catherine VEYRET
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Élisabeth BOULESTEIX
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Jean DESVEAUX
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Pierre DESVEAUX
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Baptiste DESVEAUX
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Mon grand-père

La généalogie est souvent affaire de sérendipité (trouver les choses par hasard). En effet, aujourd'hui, je décidais de varier un peu ma méthode et de remonter à mon plus lointain ancêtre DESVEAUX pour essayer de retrouver tous ses descendants. J'étais donc en train de parcourir page à page le plus vieux registre numérisé à ce jour de Vitrac-Saint-Vincent (commençant en 1737) et je venais de trouver la sépulture de Marguerite DEVOS, fille de mes ancêtres Pierre DEVOS et Radegonde JUGE, lorsqu'en tournant la page, un nom a attiré mon attention. Il était mal orthographié, c'est pour ça que je n'ai pas tout de suite réalisé qu'il s'agissait bien d'une ancêtre (sosa 2099) dont j'ignorais totalement qu'elle était décédée à Vitrac-Saint-Vincent (Charente) ! 

(Source : Archives départementales de la Charente - 3 E 455/1 vue 40/481)
le 9 du meme mois et an que desus a este enterree dans leglise mademoiselle catherine de frugis decedee a cogulet jeuve de jeanle chevalier escuyer sieur du fayant agee de soixante et huit ans apres avoir eu recu les secours de leglise enterree en presence des sousignes
Cette famille était plutôt de Cherves-Châtelars (Charente), mais Cogulet est situé tout au nord de la commune de Vitrac-Saint-Vincent et finalement beaucoup plus près de Cherves-Châtelars.

(source : Portail IGN)
Catherine d'ARLOT de FRUGIE (qui se faisait appeler Madame de La Chevalerie) était donc née vers 1671, ce qui veut dire qu'elle n'avait que 13 ans lors de son mariage, aux alentours de 1684 avec Jean LE CHEVALIER ! Voici une brève notice à son sujet dans une généalogie de la famille présente sur Gallica. 

Saint-Saud (de), A. (1898). Recherches sur le Périgord et ses familles (tome III). Bergerac : J. Castanet, p. 155.
(source : Gallica/BnF)
Inutile de dire que je n'aurais jamais cherché (et encore moins trouvé) la sépulture de cette ancêtre dans les registres de Vitrac-Saint-Vincent. Comme quoi, ratisser les registres de manière exhaustive peut avoir du bon ! Ce qui est amusant, c'est que les d'ARLOT de FRUGIE et les DESVEAUX se côtoient dans les registres alors que leurs familles allaient s'allier six générations plus tard. 

vendredi 2 février 2018

Anne DESVEAUX laisse trois enfants orphelins

Jean DESVEAUX + Anne FOURGEAUD
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Anne DESVEAUX                         Pierre DESVEAUX
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                                                     Baptiste DESVEAUX
                                                       |
                                                           Mon grand-père

Il y a une différence entre rentrer un acte d'état-civil dans son logiciel de généalogie et de prendre conscience des réalités qui se cachent derrière. Ainsi, Anne DESVEAUX, la seule soeur de mon ancêtre Pierre qui n'avait pas épousé un agriculteur, mais un boulanger, est décédée au jeune âge de 33 ans. 

(source : Archives départementales de la Charente - 3 E 414/11 vue 136/224)
Elle a eu le temps de donner cinq enfants à son époux Pierre JEANNOT (dont les deux premiers sont morts en bas âge). Mais c'est en cherchant les recensements de cette famille - qui vivait alors aux Regottes à Suris (Charente) - que j'ai pris conscience d'une chose : les petits orphelins de mère étaient alors bien jeunes. 

(source : Archives départementales de la Charente - 6 M 208 vue 19/26)
En effet, sur le recensement de 1891 (3 ans après le décès d'Anne DESVEAUX), les trois enfants sont alors âgé de 11, 8 et 4 ans. Leur père a décidé de rajouter à la traditionnelle jeune domestique (toujours entre 17 et 20 ans) et au commis boulanger (qui change au fil des ans) une autre "servante" plus âgée. Ainsi, Marie PASCAUD, âgée de 60 ans, va sûrement jouer un peu le rôle de mère de substitution pour ces jeunes enfants (le plus jeune avait un an au moment de la mort de sa mère) dont le père ne s'est pas remarié. N'oublions pas que, lorsqu'on trouve un acte généalogique, il y a eu des réalités humaines derrière. 

dimanche 10 septembre 2017

Les matricules militaires dans Heredis 2018

La nouveauté majeure du logiciel de généalogie Heredis 2018 est la saisie par acte des matricules militaires. C'est notamment cette nouveauté qui m'a convaincu de reprendre à zéro mon arbre généalogique, tant elle permet d'exploiter un nombre phénoménal de renseignements à côté desquels j'étais parfois passé. Je vais prendre l'exemple du matricule de mon arrière-grand-père, Pierre Marie Joseph FRÉMEAU

Source : Heredis 2018
Je commence donc par me rendre sur le site des Archives départementales du Cher pour retrouver le matricule de mon arrière-grand-père. J'ai ici effectué la capture en quatre images différentes afin d'avoir une bonne qualité de zoom et donc une plus grande facilité de lecture. Je coche ensuite la case "Fiche matricule". 

Source : Heredis 2018
Je commence donc par rentrer l'état-civil de mon ancêtre en fonction des renseignements apparaissant sur son matricule. Pour rappel, tous les hommes de 20 ans faisaient leur service militaire. Pierre Marie Joseph FRÉMEAU est né en 1875 à Châteauneuf-sur-Cher (Cher), il apparaît donc dans les matricules militaires de Bourges (Cher) en 1895. 

Source : Heredis 2018
Tous les renseignements saisis apparaissent dans un résumé à droite de l'écran. C'est ce résumé qui sera exporté avec l'arbre généalogique s'il est mis en ligne sur Geneanet par exemple. 

Source : Heredis 2018
Je rentre ensuite le nom des parents et leur domicile. C'est peut-être anecdotique, mais quand l'un des parents est décédé au moment du recrutement militaire de son fils, cela nous donne une première fourchette de période dans laquelle rechercher ce décès, ce qui peut permettre de gagner du temps. Par ailleurs, le domicile des parents peut avoir changé (ce n'est pas le cas ici) une fois les enfants devenus adultes ce qui peut permettre de les retrouver. 

Source : Heredis 2018
Vient ensuite la partie la plus importante, et qui a donné lieu à un grand débat synthétisé par Clément Bècle dans son article "Les sources dans ma pratique généalogique". Pour ma part, j'ai toujours le même code pour nommer mes actes : NOM_Prénom(s)_typed'acte_Ville_date. Par ailleurs, je considère que chaque acte est individuellement une source (et non pas le registre qui contient l'acte) ce qui me convient bien et me permet d'être le plus précis pour retrouver rapidement une information. J'ajoute, lorsqu'il y a lieu, l'auteur de l'acte (le maire, l'auteur d'un ouvrage, etc.) et le lien permanent (identifié par "ark") qui permet de revenir vers l'acte original numérisé par le site d'archive départementale. 

Source : Heredis 2018
Nous passons donc au signalement qui nous donne la description de l'individu. J'apprécie particulièrement que le logiciel nous indique au côté du numéro du degré d'instruction (de 0 à 5) ce que signifie ce dit numéro. Ainsi, mon arrière-grand-père avait l'équivalent d'un certificat d'études et était blond au yeux bleus. 

Source : Heredis 2018
Ces renseignements sont ensuite exportés dans la fiche de l'individu en question. En un coup d'oeil, on peut voir son niveau d'instruction, et si on clique sur la note de "Description physique" on a un résumé des renseignements qu'on a saisis. 

Source : Heredis 2018
Ces renseignements apparaissent aussi dans le résumé de l'individu sur Geneanet, ce qui est une belle manière de donner corps à nos ancêtres (l'exemple ci-dessous concerne mon autre arrière-grand-père Baptiste DESVEAUX). 

Source : Geneanet
Source : Heredis 2018
Mais revenons à Pierre Marie Joseph FRÉMEAU, la saisie de matricule nous invite à rentrer les différentes localités habitées par notre ancêtre (d'ailleurs, si quelqu'un connaît la différence entre Domicile et Résidence sur le matricule, j'avoue que la nuance m'échappe). J'ai ainsi découvert que mon ancêtre avait vécu à Tours (Indre-et-Loire), dans une petite maison au 31 rue Deslandes.

Source : Heredis 2018
Pour chaque lieu, je m'efforce de géolocaliser précisément l'adresse et d'y ajouter une image provenant d'un site d'archives ou de Google Maps quand les bâtiments existent toujours. Je ne regardais jamais la case "Résidences" du matricule militaire alors que c'est une véritable mine d'informations. Pour moi qui aime chercher les recensements, je vais pouvoir suivre les déplacements de mes ancêtres à une période où on est beaucoup plus mobile du fait du chemin-de-fer. 

Source : Heredis 2018
En rentrant le grand nombre d'informations contenues dans le matricule, on peut avoir une vue assez précise de la carrière militaire de notre aïeul. Le logiciel les remet ensuite dans l'ordre et crée un événement (avec date et lieu s'ils sont renseignés) pour chaque cas. 

Source : Heredis 2018
Dans le cas de Pierre Marie Joseph FRÉMEAU, je vois que de Reims à Grenoble en passant par Tours, il a finalement pas mal voyagé ! Cet ajout m'a permis en tout cas de regarder plus attentivement les matricules militaires qui ont été numérisés en masse à l'occasion du centenaire de la Grande Guerre. L'occasion de revivre l'Histoire de France et les parcours de nos ancêtres dans cette terrible période. 

Le seul défaut de ce mode de saisie sur le logiciel (qui espérons sera corrigé), si notre ancêtre a une autre profession durant son service militaire que durant son mariage par exemple, rentrer cette profession sur le matricule efface la précédente, et si on corrige cette profession au moment de valider, elle disparaît alors du résumé, ce qui n'est plus cohérent. 

Que pensez-vous de la saisie des matricules ? L'utilisez-vous ? Y voyez-vous des avantages ou des inconvénients ?