dimanche 26 juillet 2020

Biographie : Agathe Adélaïde PINON

Agathe Adélaïde PINON
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Joseph PERLY
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Pierre Joseph Émile Ernest PERLY
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Ma grand-mère


1. Est-ce que j'ai toutes les informations sur sa naissance ? Son baptême ? Qui étaient ses parrain et marraine ? 

Agathe Adélaïde PINON est née le 5 août 1841 à 23h aux Guideaux à Lanthenay (Loir-et-Cher). C'est son père, Jean Pierre PINON, vigneron, qui déclare la naissance à Laurent Ignace REYNAUD, le maire de la commune. Je ne sais pas qui sont ses parrain et marraine, mais les deux témoins de sa naissance sont : 
  • Pierre PINON, vigneron à Romorantin (Loir-et-Cher), son grand-père
  • Sylvain VILLEPOU, meunier à Lanthenay (Loir-et-Cher)
2. Est-ce que j'ai toutes les informations sur son mariage ? Qui était présent ? Liens de parenté ? 

Elle se marie le 15 janvier 1862 à 16h à Lanthenay (Loir-et-Cher) avec Louis Benjamin PERLY, vigneron, fils de Benjamin PERLY et d'Étiennette THEILLAY, vignerons. Le mariage est célébré par Étienne Charles COTTEREAU, le maire de la commune. 

Signatures de l'acte de mariage
(source : Archives départementales du Loir-et-Cher - 5MI194/R7 - vue 85/604)
Les témoins du mariage sont : 
  • Joseph PERLY, vigneron à Romorantin (Loir-et-Cher), oncle de l'époux
  • Eugène PERLY, vigneron à Lanthenay (Loir-et-Cher), oncle de l'époux
  • Florent PINON, vigneron à Lanthenay (Loir-et-Cher), oncle de l'épouse
  • Henri PINON, tisseur en draps à Lanthenay (Loir-et-Cher), oncle de l'épouse
3. Comment s'est déroulé le mariage ? 

Le mariage se déroule en présence des deux parents de l'époux et du père de l'épouse. Elle est âgée de 20 ans, et son mari a 22 ans. 

4. Est-ce que j'ai toutes les informations sur son décès ? Qui était présent ? Où a eu lieu l'enterrement / l'inhumation ?

(source : Archives départementales d'Indre-et-Loire - 6NUM8/261/376 - vue 367/395)

Elle meurt le 22 décembre 1908 à 9h au 19 rue Jacob Bunel à Tours (Indre-et-Loire) âgée de 67 ans. Le décès est déclaré le lendemain par :  
  • Ernest PERLY, concierge à Paris (6e arrondissement), fils de la défunte, 
  • Ernestine PERLY, cuisinière à Paris (9e arrondissement), fille de la défunte.
Elle a probablement été inhumée à Tours (Indre-et-Loire). 

5. Est-ce que j'ai toutes les informations sur son passé militaire ? Fiche matricule ? Invalide ? Légion d'honneur ?

Les femmes ne participaient pas à l'armée. 

6. Est-ce que je peux trouver des informations sur elle dans la presse ? 

Je ne trouve pas d'informations dans la presse la concernant. 

7. Quels événements historiques a-t-elle connus ?

Elle naît l'année de l'élection de Victor HUGO à l'Académie française. Elle est en vie pendant la Guerre de 1870 et meurt l'année où les cendres d'Émile ZOLA sont transférées au Panthéon. 

8. Quelle était son instruction ? 

Signature d'Agathe Adélaïde PINON

Elle savait écrire, et probablement lire. 

9. Dans quel environnement évoluait-elle ? 

(source : Heredis 2018)

Elle a grandi dans différents lieux-dits de Lanthenay (au nord de l'actuelle commune de Romorantin-Lanthenay).

10. S'est-elle beaucoup déplacée dans sa vie ? 

Elle a peu bougé, sauf à la fin de sa vie où elle rejoint son fils Joseph à Tours (Indre-et-Loire). Voici les différents lieux où on la retrouve : 
  • 1841 : Les Guideaux, Lanthenay 
  • 1851 : Arches de Plisson, Lanthenay 
  • 1856 : Route de Blois, Lanthenay 
  • 1861 : Le Glandier, Lanthenay
  • 1862 : Le Blanc Bonnet, Lanthenay
  • 1866 : Les Étangs, Lanthenay
  • 1872 : La Malicorne, Lanthenay
  • 1886 : Les Guideaux, Romorantin
  • 1890 : Les Crevées, Romorantin
  • 1896 : Les Arches, Lanthenay
  • 1906 : 15 bis rue Jacob Bunel, Tours
  • 1908 : 19 rue Jacob Bunel, Tours
11. Comment se déplaçait-elle ? 

Probablement à pieds, bien qu'elle a dû aller à Tours en chemin de fer. 

12. Quel était son premier métier ? Comment en vivait-elle ? 

L'année de son mariage, en 1862, elle est désignée comme vigneronne à l'âge de 20 ans. Étant le seul enfant de son père, vigneron, elle l'aide probablement dans ses vignes. 

13. Quels étaient ses autres métiers ? Comment en vivait-elle ? 

Lorsqu'elle a la cinquantaine, elle est dite ménagère, c'est-à-dire femme au foyer. 

14. Comment apparaît-elle dans les recensements ? 

(source : Archives départementales du Loir-et-Cher - 2MILNR124 - vue 118/536)

Elle est toujours nommée Adélaïde dans les recensements qui était probablement le prénom par lequel on la désignait. À partir au moins de ses 14 ans, elle a une "petite soeur", son père et sa belle-mère ayant décidé de recueillir une orpheline de Blois, Pauline DUOM, qu'ils vont élever avec elle. 

(source : Archives départementales d'Indre-et-Loire - 6NUM5/261/010 - vue 46/277)

À la fin de sa vie, elle est séparée de son mari toujours vivant à Romorantin (Loir-et-Cher) et elle habite à Tours (Indre-et-Loire) chez son fils Joseph, ici porteur de pain, et sa belle-fille Eugénie Camille PÉROLAT, nourrice. 

15. Quel était le parler de sa région ? 

On y parlait le berrichon. 

16. Comment s'habillait-elle ? 

(source : Forum Costumes et coiffes de France)

Voici comment elle était probablement vêtue avec son mari, avec les petites coiffes solognotes. 

17. Combien a-t-elle eu d'enfants ? 

Elle a eu quatre enfants avec son mari Louis Benjamin PERLY : 
  • Joseph PERLY (mon ancêtre), boulanger, né le 16 mai 1863 aux Étangs à Lanthenay (Loir-et-Cher)
  • Armand PERLY, cocher, domestique et jardinier, né le 21 mars 1865 aux Étangs à Lanthenay (Loir-et-Cher)
  • Ernest PERLY, valet de chambre et maître d'hôtel, né le 29 août 1868 aux Étangs à Lanthenay (Loir-et-Cher)
  • Ernestine PERLY, cuisinière, née le 24 janvier 1873 à La Malicorne à Lanthenay (Loir-et-Cher)
18. A-t-elle assisté au mariage de ses enfants ? 

Elle assiste uniquement aux mariages de ses deux fils aînés. En 1890, Joseph qui épouse Eugénie Camille PÉROLAT à Romorantin (Loir-et-Cher), et en 1891, Armand, qui épouse Marie MARSEILLE à Romorantin (Loir-et-Cher). 

19. Que signifie son nom de famille ? 

Le nom PINON est un diminutif de pin, nom d'arbre, mais peut-être aussi un nom de baptême médiéval. 

20. Qui était son père ? 

Son père était Jean Pierre PINON, vigneron et propriétaire. 

21. Qui était sa mère ? 

Sa mère était Agathe VILPOU, fileuse en laine et vigneronne. 

22. Quelle était sa fratrie ? 

Elle est issue d'une fratrie de trois enfants issus de deux mariages de son père et dont elle est l'aînée et la seule survivante : 
  • Désiré Florent PINON, décédé à 11 mois.
  • Pauline PINON, décédée à 6 jours. 
Son père et sa belle-mère ont également recueillie une orpheline de Blois (Loir-et-Cher), Pauline DUOM, vigneronne, qui a grandit avec elle à la manière d'une petite soeur. 

23. Avait-elle des relations avec les autres membres de sa famille ? 

Elle vient d'une famille assez réduite, étant pour ainsi dire fille unique, mais ses oncles paternels étaient témoins à son mariage. 

24. Pouvez-vous retracer sa généalogie sur quatre générations ? 

(source : Heredis 2018)

Dans ses ancêtres, beaucoup de vignerons, mais aussi un filetoupier, un charretier, et des fileuses. Toute sa famille maternelle est illettrée. Son père, Jean Pierre PINON, sa grand-mère Anne GAVEAU et son arrière-grand-père Jean PINON sont les seuls à savoir écrire. Tous sont originaires du Loir-et-Cher sauf son arrière-grand-père Jean PINON qui est originaire de Chabris (Indre), tout proche. 

25. Quelle était sa religion ? 

Elle était probablement catholique. 

26. Votre ancêtre chez le notaire. 

Signatures de son contrat de mariage
(source : Archives départementales du Loir-et-Cher)
Le 15 janvier 1862, elle passe un contrat de mariage avec son futur mari aux Arches à Lanthenay devant Maître THEVARD, notaire à Romorantin. 

Il apporte en dot : 
  • 180 F en argent lui provenant de ses économies
  • 70 F de revenus estimés de la terre des Étangs sur laquelle il cultive du froment
  • 350 F donnés par ses parents
  • une vigne au Comier à Lanthenay de 10 ares 12 centiares
  • une vigne à La Malicorne à Lanthenay de 5 ares 6 centiares (le revenu des deux vignes est estimé à 12 F)
Elle apporte en dot : 
  • 100 F issus de la succession de sa mère
  • une vigne aux Chicaus à Lanthenay de 15 ares 18 centiares dont le revenu est estimé à 10,50 F
27. Avez-vous des photos de votre ancêtre ? Pouvez-vous faire un trombinoscope ?

Je n'ai pas de photographie de cette ancêtre. 

28. Quels étaient ses repas ? 

Probablement du vin puisqu'il était vigneron, et du fromage de chèvre du Berry. 

29. Y a-t-il une histoire qui se transmet sur cette ancêtre ? Est-elle vraie ? 

Je n'ai pas d'histoire concernant cette ancêtre. 

30. Comment a-t-elle participé à la vie de la communauté (membre du conseil municipal, cahier de doléances, sage-femme ...) ? 

Elle n'a pas, à ma connaissance, participé de manière particulière à la vie de la communauté. 

mercredi 22 juillet 2020

Biographie : Louis Benjamin PERLY

Louis Benjamin PERLY
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Joseph PERLY
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Pierre Joseph Émile Ernest PERLY
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Ma grand-mère

1. Est-ce que j'ai toutes les informations sur sa naissance ? Son baptême ? Qui étaient ses parrain et marraine ? 

(source : Archives départementales du Loir-et-Cher - 5MI194/R39 vue 143/590)

Louis Benjamin PERLY est né le 20 décembre 1839 à 20h à Romorantin (Loir-et-Cher). C'est la sage-femme, Adèle CHALMET, qui déclare la naissance au maire de la commune, Philippe Léon VALLOIS. Je ne sais pas qui sont ses parrain et marraine, mais les deux témoins de sa naissance sont : 
  • Paul PLESSIS, commissaire de police
  • Jean Pierre GERVAISE, journalier
Ils habitent tous deux à Romorantin (Loir-et-Cher). 

2. Est-ce que j'ai toutes les informations sur son mariage ? Qui était présent ? Liens de parenté ? 

Il se marie le 15 janvier 1862 à 16h à Lanthenay (Loir-et-Cher) avec Agathe Adélaïde PINON, vigneronne, fille de Jean Pierre PINON et d'Agathe VILPOU. Le mariage est célébré par Étienne Charles COTTEREAU, le maire de la commune. 

Signatures de l'acte de mariage
(source : Archives départementales du Loir-et-Cher - 5MI194/R7 vue 85/604)

Les témoins du mariage sont : 
  • Joseph PERLY, vigneron à Romorantin (Loir-et-Cher), oncle de l'époux
  • Eugène PERLY, vigneron à Lanthenay (Loir-et-Cher), oncle de l'époux
  • Florent PINON, vigneron à Lanthenay (Loir-et-Cher), oncle de l'épouse
  • Henri PINON, tisseur en draps à Lanthenay (Loir-et-Cher), oncle de l'épouse
3. Comment s'est déroulé le mariage ? 

Le mariage se déroule en présence des deux parents de l'époux et du père de l'épouse. 

4. Est-ce que j'ai toutes les informations sur son décès ? Qui était présent ? Où a eu lieu l'enterrement / l'inhumation ?

Je ne sais ni où, ni quand il est décédé, mais je sais seulement qu'il est décédé entre 1912 et 1929. 

5. Est-ce que j'ai toutes les informations sur son passé militaire ? Fiche matricule ? Invalide ? Légion d'honneur ?

Les matricules militaires de son époque ne sont pas numérisés. 

6. Est-ce que je peux trouver des informations sur lui dans la presse ? 

Il n'y a pas d'informations dans la presse le concernant. 

7. Quels événements historiques a-t-il connus ? 

Il naît sous le règne de Louis-Philippe Ier, comme on peut le voir dans cet extrait de l'annuaire du département du Loir-et-Cher en 1839 qui fait un inventaire de la famille royale actuelle. 

Il se marie l'année de la publication des Misérables de Victor HUGO. Je ne crois pas qu'il ait participé à la Guerre de 1870, mais il était vivant lorsqu'elle a eu lieu. 

8. Quelle était son instruction ? 

Signature de Louis Benjamin PERLY

Il savait plutôt bien signer et savait probablement lire. 

9. Dans quel environnement évoluait-il ? 

Il passe toute sa vie à Romorantin et Lanthenay (deux communes très proches et maintenant fusionnées) dans le Loir-et-Cher. 

10. S'est-il beaucoup déplacé dans sa vie ?

(source : Heredis 2018)

Il s'est très peu déplacé et a évolué dans divers lieux-dits au Nord de Romorantin et au Sud de Lanthenay : Les Guideaux, Les Arches, Les Étangs, La Malicorne et Les Crevées. Selon le site internet de la commune, "au début de ce siècle [NB : le XIXe], Romorantin est une ville ouvrière, tandis que les habitants de Lanthenay, la commune voisine, sont vignerons et agriculteurs"

11. Comment se déplaçait-il ? 

Probablement à pieds. 

12. Quel était son premier métier ? Comment en vivait-il ? 

Son premier métier à l'âge de 16 ans est celui de vigneron. Il aidait probablement son père à la vigne. 

13. Quels étaient ses autres métiers ? Comment en vivait-il ?

En 1866, il est mentionné comme "propriétaire", en 1876, "ouvrier de fabrique", en 1891, "jardinier", en 1901, "cultivateur" et en 1906, "journalier". Il travaille donc majoritairement aux vignes ou d'un travail agricole. Le fait qu'il bouge beaucoup semble laisser penser qu'il n'avait pas d'exploitation stable et qu'il travaillait également pour d'autres personnes. 

14. Comment apparaît-il dans les recensements ? 

(source : Archives départementales du Loir-et-Cher - 2MILNR214 vue 81/557)

Il est toujours nommé Benjamin, sans son autre prénom de Louis, dans les recensements, comme on le voit dans ce premier recensement le concernant en 1841. Il n'élève pas son fils aîné (comme on le voit souvent dans le Berry proche) qui est élevé chez ses grands parents. En 1901, il s'occupe d'une de ses petites-filles avec sa femme. 

(source : Archives départementales du Loir-et-Cher - 2MILNR124 - vue 491/536)

En 1906, il est séparé de sa femme qui vit à Tours (Indre-et-Loire) avec leur fils quand il vit seul à Romorantin (Loir-et-Cher). Ils ne semblent néanmoins pas avoir divorcé. 

15. Quel était le parler de sa région ? 

On y parlait le berrichon. 

16. Comment s'habillait-il ? 

Il portait probablement une blouse et des sabots. 

17. Combien a-t-il eu d'enfants ? 

Il a eu quatre enfants avec sa femme Agathe Adélaïde PINON : 
  • Joseph PERLY (mon ancêtre), boulanger, né le 16 mai 1863 aux Étangs à Lanthenay (Loir-et-Cher)
  • Armand PERLY, cocher, domestique et jardinier, né le 21 mars 1865 aux Étangs à Lanthenay (Loir-et-Cher)
  • Ernest PERLY, valet de chambre et maître d'hôtel, né le 29 août 1868 aux Étangs à Lanthenay (Loir-et-Cher)
  • Ernestine PERLY, cuisinière, née le 24 janvier 1873 à La Malicorne à Lanthenay (Loir-et-Cher)
18. A-t-il assisté au mariage de ses enfants ? 

En 1890, il assiste au mariage de son fils Joseph avec Eugénie Camille PÉROLAT, fille de boulangers, à Romorantin (Loir-et-Cher). 

Joseph PERLY, Henri Antoine Benjamin PERLY (leur fils) et Eugénie Camille PÉROLAT en 1928
(source : Archives familiales)

En 1891, il assiste à Romorantin (Loir-et-Cher) au mariage de son fils Armand avec Marie MARSEILLE, domestique. 

Il n'assiste pas aux mariages d'Ernest et d'Ernestine qui se marient à Paris. 

19. Que signifie son nom de famille ? 

C'est un nom de famille assez rare, et je n'arrive pas à trouver sa signification. 

20. Qui était son père ? 

Son père était Benjamin PERLY, vigneron. 

21. Qui était sa mère ? 

Sa mère était Étiennette THEILLAY, vigneronne. 

22. Quelle était sa fratrie ? 

Il n'a eu qu'un seul frère, Alexis PERLY, cultivateur et vigneron, de huit ans son cadet. 

23. Avait-il des relations avec les autres membres de sa famille ? 

Ses oncles Joseph et Eugène PERLY sont témoins à son mariage. Il est lui-même témoin au mariage de son frère Alexis PERLY avec Madeleine Sylvine FRAUDET. En revanche, à la fin de sa vie, sa femme ne vit plus avec lui et sa fille se marie à Paris sans même sa présence ou son consentement ce qui laisse penser que sa famille avait coupée les ponts d'avec lui. 

24. Pouvez-vous retracer sa généalogie sur quatre générations ? 

Source : Heredis 2018

La plupart de ses ancêtres sont illettrés sauf ses arrière-grand-parents Joseph PERLY et Marie Madeleine LANCHET. Tous sont vignerons sauf Marie Madeleine LANCHET qui est fileuse et François TARDY qui est tisserand. Ils viennent tous du Loir-et-Cher ou de l'Indre limitrophe sauf Claude QUILLÉ (dont le nom va beaucoup évoluer) qui vient d'un pays étranger que le curé de l'époque ne nomme pas. 

25. Quelle était sa religion ? 

Il était probablement catholique. 

26. Votre ancêtre chez le notaire. 

Signatures de son contrat de mariage
(source : Archives départementales du Loir-et-Cher)

Le 15 janvier 1862, il passe un contrat de mariage avec sa future femme aux Arches à Lanthenay par devant Maître THEVARD, notaire à Romorantin. 

Il apporte en dot : 
  • 180 F en argent lui provenant de ses économies
  • 70 F de revenus estimés de la terre des Étangs sur laquelle il cultive du froment
  • 350 F donnés par ses parents
  • une vigne au Comier à Lanthenay de 10 ares 12 centiares
  • une vigne à La Malicorne à Lanthenay de 5 ares 6 centiares (le revenu des deux vignes est estimé à 12 F)
Elle apporte en dot : 
  • 100 F issus de la succession de sa mère
  • une vigne aux Chicaus à Lanthenay de 15 ares 18 centiares dont le revenu est estimé à 10,50 F
27. Avez-vous des photos de votre ancêtre ? Pouvez-vous faire un trombinoscope ?

Je n'ai pas de photographie de cet ancêtre. 

28. Quels étaient ses repas ? 

Probablement du vin puisqu'il était vigneron, et du fromage de chèvre du Berry. 

29. Y a-t-il une histoire qui se transmet sur cet ancêtre ? Est-elle vraie ? 

Je n'ai pas d'histoire concernant cet ancêtre. 

30. Comment a-t-il participé à la vie de la communauté (membre du conseil municipal, cahier de doléances, sage-femme ...) ? 

C'était un modeste vigneron et je ne crois pas qu'il ait participé de manière particulière à la vie de la communauté. 

lundi 13 juillet 2020

Biographie : Catherine MAZAUE

Catherine dite Marie MAZAUE
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Françoise dite Lucie SAINT-YRIEIX
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Yvonne Marguerite Marie SUIVRE
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Mon grand-père

1. Est-ce que j'ai toutes les informations sur sa naissance ? Son baptême ? Qui étaient ses parrains/marraines ? 

Catherine MAZEAU est née le 13 janvier 1852 à 2h au Village d'Auzellas à Jumilhac-le-Grand (Dordogne). C'est son père, Jean MAZEAU, sabotier, qui déclare la naissance. Je ne sais pas qui sont ses parrain et marraine, mais les témoins de sa naissance sont 
  • Yrieix MAZEAU, cultivateur à Bourdoux à Jumilhac-le-Grand (Dordogne), oncle de l'enfant
  • Aubin TALLET, tailleur à Jumilhac-le-Grand (Dordogne)
2. Est-ce que j'ai toutes les informations sur son mariage ? Qui était présent ? Liens de parenté ?

Elle se marie le 27 juin 1870 à Jumilhac-le-Grand (Dordogne) avec Louis SAINT-YRIEIX, domestique à gages, fils de Bernard SAINT-YRIEIX, cultivateur, et de Marie BROCHET. Le mariage est célébré par Louis CROZETIÈRE, adjoint au maire de la commune. Le marié a 27 ans et la mariée a 18 ans. 

Les témoins du mariage sont : 
  • Gabriel Bertrand Martin de LASSALLE du MAIGNAUX, receveur de l'enregistrement à Jumilhac-le-Grand (Dordogne)
  • Geoffroy FAURE, scieur à Jumilhac-le-Grand (Dordogne), oncle de l'épouse
  • Jean LAPOUYADE, menuisier à Jumilhac-le-Grand (Dordogne)
  • Henri VERSAVAUX, sans profession à Jumilhac-le-Grand (Dordogne)
3. Comment s'est déroulé le mariage ? 

Le père et l'époux et la mère de l'épouse sont présents au mariage. 

4. Est-ce que j'ai toutes les informations sur son décès ? Qui était présent ? Où a eu lieu l'enterrement / l'inhumation ?

Je ne sais ni où, ni quand elle est décédée, mais je sais seulement qu'elle est décédée entre 1930 et 1949. 

5. Est-ce que j'ai toutes les informations sur son passé militaire ? Fiche matricule ? Invalide ? Légion d'honneur ?

Les femmes ne participaient pas à l'armée. 

6. Est-ce que je peux trouver des informations sur elle dans la presse ? 

Il n'y a pas d'informations dans la presse la concernant. 

7. Quels événements historiques a-t-elle connus ? 

Elle traverse indirectement la Guerre de 1870 car son mari est fait prisonnier en Prusse en 1871 tandis qu'elle accouche de leur premier enfant. Elle est encore en vie pendant la Première Guerre mondiale. 

8. Quelle était son instruction ? 

Signature de Catherine dite Marie MAZAUE

Elle savait signer maladroitement, mais écrivait avec constance le E à la fin de son nom de famille. C'est pourquoi j'ai décidé de la nommer ainsi dans l'arbre généalogique car c'est avec cette orthographe qu'elle se représentait son nom. D'après les recensements, elle sait lire et écrire. 

9. Dans quel environnement évoluait-elle ? 

1 : Auzellas à Jumilhac-le-Grand, 2 : Bourg de Jumilhac-le-Grand
(source : Heredis 2018)

Elle naît au village d'Auzellas à l'Est de Jumilhac-le-Grand. Vers l'âge de 3 ans, elle déménage au bourg de Jumilhac-le-Grand. 

10. S'est-elle beaucoup déplacée dans sa vie ? 

À ma connaissance, elle n'a pas quitté la commune de Jumilhac-le-Grand. 

11. Comment se déplaçait-elle ? 

Probablement à pieds (sûrement en sabots) ou à cheval. 

12. Quel était son premier métier ? Comment en vivait-elle ? 

Son premier métier était de servante. Elle était probablement domestique dans une des maisons du bourg. 

13. Quels étaient ses autres métiers ? Comment en vivait-elle ? 

Elle sera désignée alternativement comme aubergiste, maître d'hôtel et cabaretière. Elle tient une auberge Place de la Halle à Jumilhac-le-Grand avec son mari à partir de 1872. En 1912, âgée de 60 ans, elle est dite rentière. 

14. Comment apparaît-elle dans les recensements ? 

Elle n'apparaît pas dans le recensement de 1856, ni auprès de sa mère, ni auprès de sa grand-mère. Il est possible que l'agent recenseur l'ait oubliée ...

(source : Archives départementales de la Dordogne - FRAD024_6MI80 - vue 7/54)

Le premier recensement où je la trouve est celui de 1861. Elle vit au bourg de Jumilhac-le-Grand avec son beau-père (le deuxième époux de sa mère) Jean AUDEBERT, ses frère et soeur Louis et Françoise et sa mère. On remarque qu'à neuf ans, elle est déjà nommée Marie dans les recensements et non Catherine qui est son nom de naissance mais qu'elle ne semble jamais avoir porté (conformément à la tradition des surnoms très présente dans la famille).

Dans les recensements postérieurs à son mariage, elle continue d'être nommée Marie. 

15. Quel était le parler de sa région ? 

On y parlait le limousin ou langue d'or, qui est un dialecte de l'occitan. 

16. Comment s'habillait-elle ?

J'ai une photo d'elle (qu'on verra plus bas) où elle porte une longue robe noire et un turban de la même couleur. 

17. Combien a-t-elle eu d'enfants ? 

Elle a eu neuf enfants avec son mari Louis SAINT-YRIEIX, dont sept survivront : 
  • Henri, charcutier, né le 1er avril 1871 à Jumilhac-le-Grand (Dordogne)
  • Antoinette, née le 13 août 1872 à Jumilhac-le-Grand (Dordogne) et morte à 10 mois
  • Jean Bernard, cuisinier, né le 3 juin 1874 à Jumilhac-le-Grand (Dordogne)
  • Françoise dite Lucie (mon ancêtre), née le 26 juin 1876 à Jumilhac-le-Grand (Dordogne)
  • Zélia, née le 24 août 1878 à Jumilhac-le-Grand (Dordogne) et morte à 5 mois
  • François dit Léon, cordonnier et buraliste tabac, né le 7 février 1880 Place de la Halle à Jumilhac-le-Grand (Dordogne)
  • Marie dite Henriette, née le 26 juin 1881 Place de la Halle à Jumilhac-le-Grand (Dordogne)
  • Marguerite, couturière, née le 18 décembre 1883 Place de la République à Jumilhac-le-Grand (Dordogne)
  • Maria, née le 10 février 1888 à Jumilhac-le-Grand (Dordogne)
18. A-t-elle assisté au mariage de ses enfants ? 

Elle assiste en 1894 au mariage de sa fille Françoise dite Lucie avec Élie dit Édouard SUIVRE, cordonnier à Jumilhac-le-Grand (Dordogne). En 1912, elle donne son consentement pour le mariage de sa fille Marguerite à Paris (7e arrondissement) avec François Jules Simon, gardien de la paix, mais elle ne se rend pas au mariage. 

19. Que signifie son nom de famille ? 

"Le nom MAZEAU peut avoir deux origines possibles. Il peut venir du latin mansus et désigner un domaine rural, une ferme, et par extension ses habitants : mais il peut aussi dans le Midi de la France désigner le boucher, du latin marcellus (attesté en occitan jusqu'au XVIème siècle)." (Marie-Odile MERGNAC, Les noms de famille en Dordogne, Paris, Archives & Culture, 2005, p. 213)

20. Qui était son père ? 

Son père était Jean dit Yrieix MAZEAU, sabotier, mort un an après sa naissance et qu'elle n'a, pour ainsi dire, jamais connu. 

21. Qui était sa mère ? 

Sa mère était Marie Albine CHÂTEAU, couturière, journalière et blanchisseuse. 

22. Quelle était sa fratrie ? 

Elle est issue d'une famille de dix enfants (dont elle est le deuxième) issus des trois mariages de sa mère :
  • Pierre MAZEAU, mort à 3 ans
  • Jean Baptiste dit Louis AUDEBERT, couvreur et plafonneur à Jumilhac-le-Grand (Dordogne)
  • Marcelle AUDEBERT, morte à 18 mois
  • Françoise dite Zélia AUDEBERT, aubergiste à Jumilhac-le-Grand (Dordogne)
  • Jeanne AUDEBERT, servante à Jumilhac-le-Grand (Dordogne)
  • Guillaume dit Jean AUDEBERT, couvreur et maçon à Jumilhac-le-Grand (Dordogne)
  • Aubin FAURE, mort à 14 ans
  • Marguerite FAURE, cuisinière à Hure (Gironde)
  • Françoise dite Maria FAURE, couturière et aubergiste à Nanthiat (Dordogne)
23. Avait-elle des relations avec les autres membres de sa famille ? 

Son frère Jean Baptiste dit Louis AUDEBERT est le déclarant du décès de son mari en 1904. Ses frères, beaux-frères et beaux-pères sont témoins des différents actes de la famille. Les trois fratries semblaient assez soudées. 

24. Pouvez-vous retracer sa généalogie sur quatre générations ? 

(source : Heredis 2018)

Tous ses ancêtres sont originaires de la Dordogne et travaillent dans l'agriculture (sauf son arrière-grand-père Léonard CHAPELLE qui est peigneur de chanvre). Tous sont illettrés. Sa mère, Marie Albine CHÂTEAU, est enfant naturel, créant donc forcément un trou dans l'arbre généalogique sur lequel je ne saurai rien. 

25. Quelle était sa religion ? 

Elle est probablement catholique. 

26. Votre ancêtre chez le notaire. 

Signatures du contrat de mariage de Françoise SAINT-YRIEIX et d'Élie SUIVRE
(source : Archives départementales de la Dordogne)

Elle est présente, le 5 mars 1894, au contrat de mariage de sa fille Françoise dite Lucie SAINT-YRIEIX, passé chez elle, et qu'elle signe (toujours avec l'orthographe MAZAUE). 

27. Avez-vous des photos de votre ancêtre ? Pouvez-vous faire un trombinoscope ?

(source : Archives familiales)

J'ai une photo d'elle prise en 1912. Elle est alors veuve et âgée de 60 ans. 

28. Quels étaient ses repas ? 

Elle devait probablement manger le tourain, soupe traditionnelle du Périgord à base d'ail et d'oeufs. 

29. Y a-t-il une histoire qui se transmet sur cette ancêtre ? Est-elle vraie ? 

Je n'ai pas d'histoire transmise à propos de cette ancêtre. 

30. Comment a-t-il participé à la vie de la communauté (membre du conseil municipal, cahier de doléances, sage-femme ...) ? 

Elle était aubergiste et, en tant que telle, au coeur de la vie du village (voir l'article de son mari). 

samedi 11 juillet 2020

Biographie : Louis SAINT-YRIEIX

Louis SAINT-YRIEIX
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Françoise dite Lucie SAINT-YRIEIX
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Yvonne Marguerite Marie SUIVRE
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Mon grand-père

1. Est-ce que j'ai toutes les informations sur sa naissance ? Son baptême ? Qui étaient ses parrains/marraines ? 

Louis SAINT-YRIEIX est né en mai 1843 à Jumilhac-le-Grand (Dordogne). Il ne possède pas d'acte de naissance car il est né hors mariage mais sa naissance est établie par un acte de notoriété du juge de paix du canton de Jumilhac-le-Grand le 24 mai 1870 à Nontron (Dordogne). Il est en effet né cinq ans avant le mariage de ses parents. 

2. Est-ce que j'ai toutes les informations sur son mariage ? Qui était présent ? Liens de parenté ?

Il se marie le 27 juin 1870 à Jumilhac-le-Grand (Dordogne) avec Catherine dite Marie MAZAUE, servante, fille de Jean MAZEAU et de Marie Albine CHÂTEAU. Le mariage est célébré par Louis CROZETIÈRE, adjoint au maire de la commune. 

Les témoins du mariage sont : 
  • Gabriel Bertrand Martin de LASSALLE du MAIGNAUX, receveur de l'enregistrement à Jumilhac-le-Grand (Dordogne)
  • Geoffroy FAURE, scieur à Jumilhac-le-Grand (Dordogne), oncle de l'épouse
  • Jean LAPOUYADE, menuisier à Jumilhac-le-Grand (Dordogne)
  • Henri VERSAVAUX, sans profession à Jumilhac-le-Grand (Dordogne)
3. Comment s'est déroulé le mariage ? 

Le père et l'époux et la mère de l'épouse sont présents au mariage. 

4. Est-ce que j'ai toutes les informations sur son décès ? Qui était présent ? Où a eu lieu l'enterrement / l'inhumation ?

(source : Archives municipales de Jumilhac-le-Grand)

Louis SAINT-YRIEIX meurt le 1er juin 1904 à 16h30 à Jumilhac-le-Grand (Dordogne) âgé de 61 ans. Le décès est déclaré à Jean Louis CHIQUET, maire de Jumilhac-le-Grand par son gendre Élie SUIVRE, cordonnier, et son beau-frère Louis AUDEBERT, couvreur, tous deux demeurant à Jumilhac-le-Grand. 

5. Est-ce que j'ai toutes les informations sur son passé militaire ? Fiche matricule ? Invalide ? Légion d'honneur ?

Je sais qu'il a participé à la guerre Franco-Prussienne de 1870, car au moment de la naissance de son fils aîné Henri, le 1er avril 1871, il est soldat au 60e de ligne et prisonnier en Prusse. 

6. Est-ce que je peux trouver des informations sur lui dans la presse ? 

Il n'y a pas d'informations dans la presse le concernant. 

7. Quels événements historiques a-t-il connus ? 

En tant que soldat au 60e de ligne, il participe au combat de Vany (Moselle) le 23 septembre 1870 sous la conduite du maréchal BAZAINE. 

8. Quelle était son instruction ? 

Signature de Louis SAINT-YRIEIX

Il sait sommairement écrire et ne signe pas tous les actes. Je ne suis pas certain qu'il sache très bien lire. 

9. Dans quel environnement évoluait-il ? 

(source : Jean-Pierre RUDEAUX, Mémoire en Images : Le canton de Jumilhac-le-Grand, Saint-Cyr-sur-Loire : Éditions Alan Sutton, 2010, p. 27)

Il grandit et vit Place de la Halle à Jumilhac-le-Grand où se trouve son auberge. 

10. S'est-il beaucoup déplacé dans sa vie ? 

Hormis son déplacement en Moselle avec l'armée et sa captivité en Prusse, je ne lui connais pas d'autres déplacement en dehors de Jumilhac-le-Grand. 

11. Comment se déplaçait-il ? 

Probablement à pieds ou à cheval, un témoin de la naissance de sa fille Marguerite étant domestique d'écurie, il est probable qu'il y avait des écuries dans l'auberge. 

12. Quel était son premier métier ? Comment en vivait-il ? 

En 1870, au moment de son mariage, il est domestique à gages, c'est à dire qu'il était payé à la tâche et non attaché à une maison particulière. 

13. Quels étaient ses autres métiers ? Comment en vivait-il ? 

Je me demande s'il n'a pas reçu une quelconque pension militaire à son retour de la guerre, car c'est alors qu'il devient aubergiste (également dit cabaretier ou maître d'hôtel dans les actes) avec son épouse. Ils devaient donc accueillir les voyageurs, les nourrir, s'occuper de leurs chevaux. 

14. Comment apparaît-il dans les recensements ? 

Je ne le trouve pas (ainsi que sa mère) dans le recensement de 1846. Le premier recensement où il apparaît est celui de 1851 à Jumilhac-le-Grand (Dordogne). 

(source : Archives départementales de la Dordogne - FRAD024_6MI47 - vue 5/97)

Il est précisé dans la marge qu'il est "enfant naturel". En effet, ses parents n'ont jamais pris la peine de le reconnaître, mais il porte pourtant le nom de son père et lors de son mariage il est indiqué comme fils de Bernard SAINT-YRIEIX. Il vit avec ses parents, ses frères François et Jean et sa soeur Catherine. Dans tous les recensements postérieurs à son mariage, il est qualifié d'aubergiste ou de maître d'hôtel. 

15. Quel était le parler de sa région ? 

On y parlait le limousin ou langue d'or, qui est un dialecte de l'occitan. 

16. Comment s'habillait-il ?

Je ne sais pas comment il s'habillait, mais les aubergistes étaient généralement assez aisés. 

17. Combien a-t-il eu d'enfants ? 

Il a eu neuf enfants avec sa femme Catherine dite Marie MAZAUE, dont sept survivront : 
  • Henri, charcutier, né le 1er avril 1871 à Jumilhac-le-Grand (Dordogne)
  • Antoinette, née le 13 août 1872 à Jumilhac-le-Grand (Dordogne) et morte à 10 mois
  • Jean Bernard, cuisinier, né le 3 juin 1874 à Jumilhac-le-Grand (Dordogne)
  • Françoise dite Lucie (mon ancêtre), née le 26 juin 1876 à Jumilhac-le-Grand (Dordogne)
  • Zélia, née le 24 août 1878 à Jumilhac-le-Grand (Dordogne) et morte à 5 mois
  • François dit Léon, cordonnier et buraliste tabac, né le 7 février 1880 Place de la Halle à Jumilhac-le-Grand (Dordogne)
  • Marie dite Henriette, née le 26 juin 1881 Place de la Halle à Jumilhac-le-Grand (Dordogne)
  • Marguerite, couturière, née le 18 décembre 1883 Place de la République à Jumilhac-le-Grand (Dordogne)
  • Maria, née le 10 février 1888 à Jumilhac-le-Grand (Dordogne)
Françoise dite Lucie SAINT-YRIEIX
(source : Archives familiales)

Je possède seulement une photographie de sa fille Françoise, notre ancêtre. 

18. A-t-il assisté aux mariages de ses enfants ? 

Le 29 mars 1894, il assise à Jumilhac-le-Grand (Dordogne) au mariage de sa fille Françoise avec Élie dit Édouard SUIVRE, cordonnier. Il est décédé lors du mariage de ses autres enfants. 

19. Que signifie son nom de famille ?

D'après Geneanet, le nom de famille provient de saint Yrieix, né dans le Limousin et évangélisateur de la Gaule au VIe siècle. Il fonda un monastère à Attanum, qui deviendra par la suite la ville de Saint-Yrieix. Etymologie : nom de personne latin, Aredius, Aretius (sans doute formé sur le dieu grec Arès).

20. Qui était son père ? 

Son père était Bernard SAINT-YRIEIX, maréchal-ferrant.

21. Qui était sa mère ? 

Sa mère était Marie BROCHET, domestique à gages. 

22. Quelle était sa fratrie ? 

Il est issu d'une famille de cinq enfants (dont il est le troisième) provenant des deux premiers mariages de son père : 
  • François, receveur central d'octroi à Limoges (Haute-Vienne)
  • Jeanne dite Catherine ou Jeanne Henriette, marchande et buraliste à Hautefort (Dordogne)
  • Jean, taillandier à Jumilhac-le-Grand (Dordogne)
  • Anne, servante et cuisinière à Jumilhac-le-Grand (Dordogne)
23. Avait-il des relations avec les autres membres de sa famille ? 

En 1873, il est témoin du mariage de sa soeur Anne avec Jean GIRY, maçon. Son frère François est témoin du mariage de sa fille Françoise avec Élie SUIVRE, cordonnier en 1894. Son frère Jean sera témoin de la naissance de plusieurs de ses enfants. 

24. Pouvez-vous retracer sa généalogie sur quatre générations ? 

(source : Heredis 2018)

Du côté paternel, tout le monde (même la plupart des femmes, ce qui n'est pas fréquent dans cette région) est lettré. Ses arrières-grands-pères sont même dits "clercs" sous l'ancien régime pour préciser qu'ils savaient écrire, ce qui n'est pas fréquent dans leurs villages. Du côté maternel, ils sont tous cultivateurs et illettrés. Tous proviennent à la fois de la Dordogne et de la Haute-Vienne. 

25. Quelle était sa religion ? 

Il était probablement catholique. 

26. Votre ancêtre chez le notaire.

Je sais qu'il a passé un contrat de mariage le 26 juin 1870 à Jumilhac-le-Grand (Dordogne) devant Maître CROZETIÈRE, mais je ne possède pas ce document. 

27. Avez-vous des photos de votre ancêtre ? Pouvez-vous faire un trombinoscope ? 

Je ne possède pas de photo de cet ancêtre. Voici néanmoins la représentation d'un aubergiste au XIXe siècle. 


28. Quels étaient ses repas ? 

Il devait probablement manger le tourain, soupe traditionnelle du Périgord à base d'ail et d'oeufs. 

29. Y a-t-il une histoire qui se transmet sur cet ancêtre ? Est-elle vraie ? 

Je n'ai pas d'histoire concernant cet ancêtre. 

30. Comment a-t-il participé à la vie de la communauté (membre du conseil municipal, cahier de doléances, sage-femme ...) ? 

En tant qu'aubergiste, il était au coeur de la communauté. Voici ce que dit Amédée ACHARD de cette profession en 1862 : "C'est dans une petite ville qu'il faut s'arrêter, une toute petite ville du Languedoc ou de la Normandie, sans prétention aucune, et qui aspire tout au plus aux honneurs administratifs de la justice de paix et du chef-lieu de canton. Là, vous ne chercherez pas longtemps sans découvrir l'auberge, et si vous avez trouvé l'auberge, vous avez du même coup mis la main sur l'aubergiste, tant le maître quitte peu sa maison, pas plus que l'huître son écaille ; il vit dans elle et pour elle, si bien que la physionomie du bâtiment et la physionomie de l'homme ont quelque chose de sympathique, et qu'il serait impossible de trouver un autre logis pour ce maître et un autre maître pour ce logis. [...] Parfois, aussi, l'auberge [c'est le cas de celle de Louis SAINT-YRIEIX] est assise sur la grand'place, tout à côté de la mairie, en face de l'église paroissiale ; le vieil ormeau qui a vu danser quatre générations sous ses vigoureuses branches ombrage sa large porte cochère ; mais cette auberge-ci est quelque parvenue qui vient insolemment étaler son luxe de fraîche date tout au milieu de la ville. Son propriétaire est un homme cossu qui a puisé quelques idées tronquées d'amélioration et de confortable dans ses fréquents voyages à la sous-préfecture ; il a, tant bien que mal, et plutôt mal que bien, restauré un antique couvent que les hasards des révolutions ont fait passer dans les mains de sa famille [...]. Au milieu de totu ce bruit, l'aubergiste se multiplie ; il touche dans la main du voisin qui passe, apporte la provende au cheval du postillon, allume sa pipe au cigare du commis voyageur, verse un petit verre au garde-chasse, salue le gendarme qui entre, stimule sa femme qui gouverne la cuisine, gourmande la fille qui batifole dans la cour, jette une bûche au feu, découpe un jambon, monte de la cave au grenier, crie, appelle, répond, gronde, et se trouve encore le premier à la porte de l'auberge lorsque le bruit du fouet retentit sur la route. 

On ne saurait s'imaginer, à moins de l'avoir vu, quel homme c'est qu'un aubergiste dans les bourgs, les villages, les hameaux : c'est le premier de l'endroit, la tête, le chef de la localité, la clef de voûte du pays ; s'il n'est pas maire, il passe avant le maire ; il éclipse l'adjoint, marche de pair avec le brigadier de gendarmerie et rivalise d'importance avec le juge de paix du canton. Les petits enfants le connaissent, les jeunes filles le considèrent, voire même le courtisent s'il est encore célibataire ; il est l'ami de tous les hommes, le camarade de tous les passants, la providence de tous les voyageurs. Il donne à dîner à tout le pays, et il arrive souvent que totu le pays lui doit les dîners qu'il donne. Il a affaire à tout le monde : c'est le pivot autour duquel tourne tout le canton ; c'est bien plus à l'auberge qu'à l'hôtel de ville que se traitent les affaires de la commune : le greffier de la mairie enregistre les décisions prises par le conseil municipal, réuni en séance autour de quelques pots de vin, chez l'aubergiste. L'aubergiste n'est rien, mais il délibère et vote ; mieux que personne, il sait ce qui se passe au chef-lieu : monsieur le préfet a mangé de sa cuisine ; les conducteurs de diligences, les gendarmes en mission, les rouliers de passage lui racontent ce qui se fait hors des frontières du village. On le consulte comme un oracle sibyllin ; ce qu'il ne sait pas, il l'invente ; ce qu'il dit, on le croit ; ce qu'il propose, on l'exécute. L'aubergiste a salué les grands personnages et vu les princes qui voyagent incognito ; il n'est pas impossible même qu'il n'ait parlé à leur valet de chambre à propos de quelque fourniture. Le soir, il conte leur dialogue au village assemblé dans l'auberge, et le lendemain, il se trouve que l'aubergiste est devenu un personnage politique, grâce aux révélations que lui a faites le valet de chambre, transformé, pour le moins, en secrétaire intime. S'il se rencontre une fête à célébrer, voilà l'aubergiste qui dispose son logis et plante un mai devant sa porte. Quelqu'un se marie-t-il ? on dînera certainement dans le jardin de l'auberge, on dansera sous la tonnelle de l'auberge, on se grisera avec le vin de l'auberge. L'aubergiste est le parrain-né des enfants du pays, le témoin de tous les époux, comme il a été le prétendant de toutes les filles." (source : Amédée ACHARD, Les Français peints par eux-mêmes : Encyclopédie morale du dix-neuvième siècle, t. I, Paris, L. Curmer, 1862 pp. 323-325)