lundi 15 juin 2015

Une dispense de bans pour Pierre François VINET et Catherine RICHARD

Pays/territoire : La Rochelle, France
Pierre François VINET + Catherine RICHARD
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Marie Jeanne Modeste VINET
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Eugène Désiré BENOIST
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Estelle Marie BENOIST
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André Eugène Théodose HULIN
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Le grand-père de mon beau-frère
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Le père de mon beau-frère
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Mon beau-frère
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Ma nièce et mon neveu

Aujourd'hui, je suis tombé, accolé à l'acte de mariage de Pierre François VINET, marchand à Trémentines (Maine-et-Loire) et Catherine RICHARD, sur une dispense de bans de l'évêque de La Rochelle numérisée par les Archives départementales du Maine-et-Loire. Je n'avais jamais eu l'occasion de lire pareils documents. Voyons ce qu'ils pouvaient contenir. 

(source : Archives départementales du Maine-et-Loire - 1762-1770 Communale - p. 29)
AUGUSTIN ROCH DE MENOU, par la grace de Dieu, & 
l’autorité du Saint Siége Apostolique, Evêque de la Rochelle, 
Conseiller du Roi en tous ses Conseils : Permettons au Sr. Curé
ou Vicaire de la Paroisse de Trementines de Notre Diocèse
de recevoir à la Bénédiction Nuptiale
Pierre françois Vinet de la Paroisse de treize voix Diocèse
de Nantes et Catherien Richard Sa Paroissienne
nonobstant le défaut de publication de deux Bans dont nous les avons dis-
pensé #, pourvû que d’ailleurs il n’y ait aucune opposition ni empêchement civil
ou canonique, qu’il apparoisse du consentement des parens, & à condition
qu’il y aura jour franc entre la Publication d’un Ban & la
célébration de leur Mariage, & qu’on donnera pour les Pauvres une aumône
de huit Livres en observant au surplus ce qui est 
prescrit par le Rituel & les Ordonnances. DONNÉ A La Rochelle En Notre
palais episcopal le Vingt quatre Juin mil sept cent soixante-trois. nous
dispensons en outre Les Susdites parties des deux jours francs qui doivent
se trouver entre la publication d’un ban et la celebration de leur mariage
et Leur permettons de fiancer immediatement avant de recevoir la 
bénédiction nuptiale. # à condition que le dit Pierre françois Vinet
obtiendra pareille dispense de M. L’Evêque de nantes ou fera
publier trois bans dans ladite Paroisse de Treize voix. 

Il ressort de cet acte plusieurs informations. Tout d'abord, l'évêque fixait un "prix" à cette dispense. Ici, il s'agit d'une aumône de 8 livres au pauvres. Ensuite, le marié vient de la paroisse de Treize-Vents (que l'évêque appelle Treize-Voix). Enfin, il est extrêmement surprenant que la ville de Trémentines dans le Maine-et-Loire dépende de l'évêché de La Rochelle en Charente-Maritime alors que la ville d'Angers est située beaucoup plus près comme on peut le voir sur cette carte. 

(source : Heredis 2014)
1. La Rochelle
2. Trémentines
En tout cas, c'est la première fois que je tombais sur une dispense de bans. Et vous, avez-vous déjà lu de pareils documents ?

mercredi 3 juin 2015

#ChallengeAZ Chevron renversé pour la famille DAVRIL

Pays/territoire : Châteauneuf-sur-Cher, France
Paul DAVRIL
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Jeanne DAVRIL
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Pierre BURET
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Hélène BURET
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Anne PRIGAT
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Jeanne Virginie DOUARD
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Victorine ROBERT
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Virginie MONORY
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Pierre Marie Joseph FRÉMEAU
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Mon grand-père
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Ma mère
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Moi

Le chevron est sûrement le meuble héraldique le plus commun qui existe, comme on peut le voir sur les armes de mon ancêtre Pierre TULLIER qui sont représentées sur un vitrail de la cathédrale de Bourges. 

(source : MOSSOT, licence CC BY-SA 3.0, via Wikimedia Commons)
Sur les armes de mes ancêtres DAVRIL figure un chevron renversé, ce qui est bien plus rare et original ! 

(source : Armorial Général de France - Tome 5 - Bourges - p. 53)

Si l'on remarque une proximité entre les deux armes, c'est peut-être parce que la quintaïeulle de Paul DAVRIL n'est autre que Jeanne TULLIER, petite fille de Pierre TULLIER dont vous voyez les armes en haut de cet article. 

#ChallengeAZ Bande pour les bâtards de Bourbon

Jean II de BOURBON
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Charles de BOURBON
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Jean de BOURBON
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Françoise de BOURBON
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Judith de LARMANDIE
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Henri Bertrand Raphaël de BAUDET
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Françoise de BAUDET
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Catherine d'ARLOT de FRUGIE
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Madeleine CHEVALIER
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Jean VEYRET
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Pierre VEYRET
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Catherine VEYRET
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Élisabeth BOULESTEIX
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Jean DESVEAUX
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Pierre DESVEAUX
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Baptiste DESVEAUX
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Mon grand-père
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Mon père
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Moi

Normalement, les bâtards portaient sur leur blason une barre (l'inverse d'une bande), c'est à dire une pièce droite partant du haut à gauche jusqu'en bas à droite. Pour ce qui est des bâtard de Bourbon (Charles de BOURBON, fils naturel de Jean II duc de BOURBON et de Louise d'ALBRET), il fut légitimé et eut le droit de porter une bande aux armes de Bourbon ancien dont j'ai trouvé une belle réalisation sur Wikipedia (avec un beau cimier représentant un phénix). 

(source : Katepanomegas, licence CC BY-SA 3.0, via Wikimedia Commons)

mardi 2 juin 2015

#ChallengeAZ Armes parlantes des AYNARD

Pays/territoire : Lyon, France
L'héraldique ayant servi de symbolique en des temps où une minorité de la population savait lire, il est fréquent de trouver des armes dites "parlantes", c'est à dire formant un rébus servant à décrire le nom de famille. Ce sont généralement les armes que je préfère car je les trouve très astucieuses. Aujourd'hui, nous parlerons de la famille AYNARD, ancêtres de ma grand-mère. 

(source : Heredis 2014)
Comme on peut le voir sur cette image de mon arbre généalogique, leur blason est constitué d'un arbre et d'une haie. En voici l'explication : "Mon grand-père Joseph Aynard n'appartenait pas à ce que l'on appelait alors l'ordre de la noblesse, mais il avait des armoiries que j'ai retrouvées dans les empreintes d'un cachet, sur son livre de famille, à la date de 1764. Comme presque toutes les armoiries elles sont parlantes ; on a reproduit les deux syllabes du nom Ay-nard par une haie et l'arbre qui s'appelle Nard." (Théodore AYNARD, Tableaux généalogiques des familles Aynard et Jordan-Dugas avec notes préliminaires, Lyon, Mongin-Rusaud, 1892, p. 16-17)

Une évocation en est faite dans la page de garde du livre. 

(source : Gallica/BnF)
Ainsi qu'à la page 24 avec une devise en latin : "Arar rhodanus credo valserena danus". Y a-t-il des latinistes qui en connaitraient la signification ? 

(source : Gallica/BnF)

vendredi 29 mai 2015

1759, le plus vieil acte des FREMEAU

Pays/territoire : Villecelin, France
André FREMEAU + Marie RONFET / ROMPHÉE
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Laurent FREMEAU
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Claude FROMEAU
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Marc FROMEAU
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Jean FRÉMEAU
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Pierre FRÉMEAU
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Pierre Marie Joseph FRÉMEAU
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Mon grand-père
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Ma mère
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Moi

Tout a commencé cet après-midi avec un tweet de Benoît PETIT, qui était aux archives départementales du Cher et qui a trouvé cet acte de mariage entre Philippe FREMEAUX et Marie BARACHET à Saint-Symphorien (Cher). Mon nom de famille étant relativement rare, il l'a pris en photo et me l'a transmis. 

(source : Archives départementales du Cher)
"Lan mil Sept cent quarante quatre le vint huitieme janvier
apres la publication de trois bans de mariage faitte tant dans cette
Eglise que dans celles de St Baudelle et de venesmes dentre philippe
fremeaux fils de defunct andre fremeaux manoeuvre et de marie
Ronfet ses pere et mere à cette parroisse Le dit fremeaux agé denviron
vingt ans et authorisé par Sa mere. avec marie Barachet agee denviron
vint quatre ans fille de jean barachet et magdeleinne Begassat ses pere
et mere parroisse de venesmes veü Les Congés des Srs cures de venesmes
et St Baudelle en datte du vint Six et vint huit du courant signé
le dion curé de St Baudelle et amrcelle cure de venesmes Sans opposition
Les fiancailles celebrés jay Curé Soubsigne reçu Les Sus dittes parties a la 
benediction nuptiale apres quils Se Sont donnés Leurs mutuels consentements
de mariage en presence de jean bordry magdeleinne begassat francois
dulac jean aubrun et plusieurs autres qui ont dit ne Scavoir Signer
de ce Enquis"

Le couple André FREMEAUX et Marie RONFET serait donc originaire de Saint-Baudel (Cher), du moins au moment du mariage de leur fils en 1744. Mais cet acte de mariage ne concerne que le frère de mon ancêtre Laurent FREMEAU. C'est alors que Benoît PETIT m'a signalé que les archives de Villecelin étaient enfin disponibles sur Geneanet (alors que je surveillais régulièrement leur apparition, je n'avais pas encore vu ce registre). C'est ainsi que j'ai trouvé l'acte de mariage de mes ancêtres, le plus ancien que je possède concernant cette famille. 


(source : Archives municipales de Villecelin - 1711-1792 Mairie - p. 119)
"L'an mil sept cent cinquante huit le vingt-
-troisiême jour du mois de Janvier apres La publication
des trois bancs faitte en cette Eglise au prône de nos 
messes paroissiales par trois dimanches consecutifs sçavoir
les sept, quatorze, et vingt un du present mois, entre
Laurent fremeau fils majeur de droit et de coutume
de deffunct andré fremeau journalier, et de deffuncte
marie Romphée agé de vingt huit ans ; et Marie
barachet fille de Claude barachet Laboureur, et de 
Jeanne Richard agée de seize ans, tous de cette
paroisse sans qu'il nous ait apparu aucun empechem-
-ent ou opposition civile ou canonique ; et aprés les
fiançailles Celebrées en cette Eglise le vingt un du 
présent mois ; les susdittes parties etant munies des sacre-
ments de penitence et d'heucharistie ; je prestre curé
soussigné ai reçu en cette Eglise le mutuel consentement
des susdittes parties, et leur ai donné La benediction nup-
tiale avec les Ceremonies prescrittes par La Ste Eglise
en presence de Philippe fremeau frere de L'Epoux, 
de pierre fremeau cousin germain ; et de Claude
barachet pere de L'Epouse qui L'a deûment authorisée
et de Philippe pitaut tous de cette paroisse, qui 
ont declaré ne sçavoir signer de ce interpellés./."

La jeune épouse de 16 ans, Marie BARACHET, est l'homonyme de la belle-soeur de Laurent FREMEAU, bien que n'étant pas de la même famille. Ne reste plus qu'à trouver le lieu et la date de mariage d'André FREMEAU et Marie RONFET pour pouvoir continuer à explorer l'ascendance de notre famille. Mais cela ne pourra ce faire que cet été quand j'irais à Bourges, car les anciens registres ne sont pas encore numérisés. 

lundi 25 mai 2015

Contrat de mariage d'Étienne AUDOT et d'Anne LAUBIER

Pays/territoire : Châteauneuf-sur-Cher, France
Jean LAUBIER + Solange LAGELINE
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Anne LAUBIER          François LAUBIER
                                     |
                                    Hélène Louise LAUBIER
                                     |
                                    Juliette Berthe LECAS
                                     |
                                      Ma grand-mère
                                     |
                                     Ma mère
                                    |
                                   Moi

Continuons dans les contrats de mariage, avec celui d'Anne LAUBIER, une tante éloignée, avec Étienne AUDOT passé à Châteauneuf-sur-Cher (Cher) le 10 janvier 1853.

Voici les détails concernant les dots :

(source : Archives départementales du Cher)
"1° Une Terre située aux vigneaux commune de Villecelin
contenant environ cinquante quatre ares Soixante six centiares, 
2° Et une autre Terre située aux ardillers commune de 
St Baudel, contenant trente six ares quarante quatre Centiares"

Le futur époux, fils unique d'un père décédé, apporte en dot deux terres situées à Villecelin et Saint-Baudel.

(source : Carte de Cassini)
Des dots relativement minces (il est journalier, elle est domestique et n'apporte pas de dot), mais ce qui m'a intrigué dans ce contrat de mariage, est l'article 8 du contrat de mariage :


(source : Archives départementales du Cher)
"L'habit de deuil accordé par la loi à la future épouse
en cas de survie (art 1481 du code Napoléon) est dès mainte-
nant fixé à Vingt francs."

Cela signifiait-il qu'il était obligatoire pour la femme de prévoir un habit de deuil ? En tout cas, nos deux époux mettent chacun 10 Fr pour former un fonds social de 20 Fr, probablement prévu pour cet article 8. Allons donc voir ce que raconte l'article 1481 du Code Napoléon. 

Jean Bonaventure Charles PICOT, Code Napoléon expliqué article par article, t. II, Paris, J.-H. Michou, 1868, p. 158
Voici donc une transcription tardive du droit romain dans le Code Napoléon concernant le deuil des femmes au XIXe siècle. 


vendredi 22 mai 2015

Contrat de mariage de Louis Nicolas JOURDAIN et Marie Jeanne GUENET

Pays/territoire : Paris, France
Louis Nicolas JOURDAIN + Marie Jeanne GUENET
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Victoire Louise Élisabeth JOURDAIN
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Pierre Eugène VALDENAIRE
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Henriette Victoire Pauline VALDENAIRE
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Robert Eugène Henri MESLAY
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Ma grand-mère

J'ai aujourd'hui pu consulter le contrat de mariage de Louis Nicolas JOURDAIN, propriétaire et marchand de vins à Paris avec Marie Jeanne GUENET conservé aux archives nationales sous la côte MC/ET/VI/905. Tout a commencé par une fausse déception. 

(source : Archives nationales - MC/ET/VI/905)
En effet, les parents du citoyen JOURDAIN n'étaient pas notés à ses côtés et il comparaissait "Stipulant et contractant pour lui et en son nom". C'était sans compter sur le petit renvoi (la petite croix avant le mot "stipulant") qui m'a emmené en bas de la page où était indiquée la précieuse information. 

(source : Archives nationales - MC/ET/VI/905)
"fils majeur de défunt C[itoye]n Louis Jourdain dem[euran]t a St fussein près d'Amiens
département de la Somme et de la Ci[toye]nne Louise LeCocq Son Epouse a present Sa veuve"

C'est toujours un bonheur que de voir un parisien sortir de Paris dans son ascendance, cela veut dire qu'il sera possible de continuer à remonter. 

La mariée est représentée par ses parents le citoyen Pierre GUENET, marchand de vins et la citoyenne Marie Françoise JANSSÉ demeurant à Paris rue des Nonandières au coin de celle des Prêtres n°13, division de l'Arsenal. 

En ce 14 brumaire an VIII, les témoins de cet acte sont : 
  • Jean Victor PHENTY, citoyen français, ami de l'époux
  • le citoyen Pierre Jean Baptiste CHAGOT, marchand de vin, ami de l'épouse
  • Nicolas BOIZART, fabricant de dentelles, cousin de l'épouse
  • Jean François GOYER, fabricant de dentelles, ami de l'épouse
  • sieur Auguste Maximilien GUENET, mineur, cousin germain de l'épouse
  • sieur Jacques François DESCHAMPS, pharmacien, cousin issu de germain de l'épouse
  • sieur Jean François DESCHAMPS, cousin issu de germain de l'épouse
  • sieur GERARDIN, marchand de vin, ami de l'épouse
  • sieur THOUVENIN, marchand de vin, ami de l'épouse
(source : Archives nationales - MC/ET/VI/905)
Pour le contenu de ce contrat, il a déjà été détaillé dans mon précédent article. Mais j'ai appris de nombreuses relations familiales de Marie Jeanne GUENET. Le lieu de naissance (Saint-Fuscien dans la Somme) de Louis Nicolas JOURDAIN ainsi que le nom de ses parents. J'ai également la signature de tous ces personnages ce qui est toujours très touchant à voir je trouve car on peut déceler une partie de la personnalité et du niveau intellectuel dans la façon d'écrire. 

(source : Heredis 2014)