lundi 19 février 2018

Claude BARACHER trouve un enfant

Claude BARACHER
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Marie BARACHER
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Claude FREMEAU
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Marc FROMEAU
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Jean FRÉMEAU
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Pierre FRÉMEAU
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Pierre Marie Joseph FRÉMEAU
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Mon grand-père

J'ai trouvé un acte assez insolite qui m'a apporté une information intéressante pour ma généalogie. Le 26 avril 1761, Claude BARACHER trouve un enfant. Connait-il les parents mais accepte-t-il de dissimuler leur identité ou bien a-t-il trouvé cet enfant devant sa porte ? Toujours est-il qu'il va voir le curé FAUVRE pour le faire baptiser. 

(source : Archives départementales du Cher - 3E 856 vue 129/271)
Lan mil sept cent soixante un Le vingt six avril est né et a ete baptise par moy Curé Soussigné claude né d’un pere et d’unemere inconnus presenté par claude Baracher Labr demeurant a Courteile et par jeanne desseau femme de claude galicaultdemeurant a Courteile a Ete Le parain claude Baracher Lamaraine jeanne desseau qui ont decalré ne sçavoir signer de ce interpellés
Ce dernier écrit dans la marge "Bap. D'un Enfant inconnû" bien que cet enfant ait un prénom : Claude, comme son parrain. Reste à savoir si cet enfant a été élevé par son parrain ou sa marraine de fortune ou s'il a été mis à l'orphelinat. Mais une autre détail est très intéressant dans cet acte. Il me permet de localiser Claude BARACHER pour la première fois. Il habite au lieu de Corteuil à Villecelin (Cher). 

(source : Portail IGN)
Comme on le voit bien sur la carte de Cassini, Corteuil (ici écrit Courteuil en plein milieu de la carte) se situe exactement au milieu de Saint-Baudel, Villecelin, Montlouis, Venesmes et Châteauneuf-sur-Cher. Bien que situé officiellement sur la commune de Villecelin, il était en fait frontalier avec toutes ces communes, ce qui explique pourquoi les FRÉMEAU de la génération suivante (les petits-enfants de Claude BARACHER) n'arrêtent pas de naviguer d'une commune à l'autre. Il suffisait de traverser un champ pour se retrouver dans une autre commune ! Cet acte insolite m'a donc apporté bien des explications et il est encore une fois bien utile de localiser les lieux de vie de ses ancêtres pour comprendre certaines choses. 

dimanche 18 février 2018

La sépulture de Catherine d'ARLOT de FRUGIE trouvée par hasard

Catherine d'ARLOT de FRUGIE
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Madeleine CHEVALIER
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Jean VEYRET de CHELIOT
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Pierre VEYRET
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Catherine VEYRET
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Élisabeth BOULESTEIX
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Jean DESVEAUX
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Pierre DESVEAUX
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Baptiste DESVEAUX
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Mon grand-père

La généalogie est souvent affaire de sérendipité (trouver les choses par hasard). En effet, aujourd'hui, je décidais de varier un peu ma méthode et de remonter à mon plus lointain ancêtre DESVEAUX pour essayer de retrouver tous ses descendants. J'étais donc en train de parcourir page à page le plus vieux registre numérisé à ce jour de Vitrac-Saint-Vincent (commençant en 1737) et je venais de trouver la sépulture de Marguerite DEVOS, fille de mes ancêtres Pierre DEVOS et Radegonde JUGE, lorsqu'en tournant la page, un nom a attiré mon attention. Il était mal orthographié, c'est pour ça que je n'ai pas tout de suite réalisé qu'il s'agissait bien d'une ancêtre (sosa 2099) dont j'ignorais totalement qu'elle était décédée à Vitrac-Saint-Vincent (Charente) ! 

(Source : Archives départementales de la Charente - 3 E 455/1 vue 40/481)
le 9 du meme mois et an que desus a este enterree dans leglise mademoiselle catherine de frugis decedee a cogulet jeuve de jeanle chevalier escuyer sieur du fayant agee de soixante et huit ans apres avoir eu recu les secours de leglise enterree en presence des sousignes
Cette famille était plutôt de Cherves-Châtelars (Charente), mais Cogulet est situé tout au nord de la commune de Vitrac-Saint-Vincent et finalement beaucoup plus près de Cherves-Châtelars.

(source : Portail IGN)
Catherine d'ARLOT de FRUGIE (qui se faisait appeler Madame de La Chevalerie) était donc née vers 1671, ce qui veut dire qu'elle n'avait que 13 ans lors de son mariage, aux alentours de 1684 avec Jean LE CHEVALIER ! Voici une brève notice à son sujet dans une généalogie de la famille présente sur Gallica. 

Saint-Saud (de), A. (1898). Recherches sur le Périgord et ses familles (tome III). Bergerac : J. Castanet, p. 155.
(source : Gallica/BnF)
Inutile de dire que je n'aurais jamais cherché (et encore moins trouvé) la sépulture de cette ancêtre dans les registres de Vitrac-Saint-Vincent. Comme quoi, ratisser les registres de manière exhaustive peut avoir du bon ! Ce qui est amusant, c'est que les d'ARLOT de FRUGIE et les DESVEAUX se côtoient dans les registres alors que leurs familles allaient s'allier six générations plus tard. 

vendredi 16 février 2018

Jugement de rectification pour Marc Auguste, Rose Pauline et Henri de MONTGOLFIER

Jean Raymond de MONTGOLFIER
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Rose Pauline de MONTGOLFIER
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Marc AYNARD
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Hélène Zoé Marcelle AYNARD
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Ma grand-mère

(source : Archives départementales de la Côte-d'Or - FRAD021EC 388/002 vue 657/828)
Aujourd'hui, en observant la mention marginale de l'acte de naissance de Rose Pauline de MONTGOLFIER, je me suis dit que j'allais vérifier si la transcription du jugement de rectification rendu à Semur-en-Auxois (Côte-d'Or) n'était pas dans les registres de Marmagne (Côte-d'Or) en 1869 comme cela était habituel au XIXe siècle. Je l'ai en effet trouvé à cette date, et en voici le contenu (elle avait alors 24 ans) : 

(source : Archives départementales de la Côte-d'Or - FRAD021EC 388/003 vue 227/399)
"Extrait des minutes du Gref du tribunal civil
de premier instance séant à Semur.
Napoléon par la grâce de Dieu et la volonté nation[ale]
Empereur des Français à tous présents et à venir
salut.
Le Tribunal civil de première instance séant à Sem[ur]
Côte-d’Or, a rendu le sept avril mil huit cent soixan[te]
neuf, le jugement sur requête dont la teneur suit :
A Monsieur le Président du tribunal civil de
Semur - Premièrement. Monsieur Marc Auguste
de Montgolfier
, sans profession demeurant à Fontenay,
commune de Marmagne, canton de Montbard - Deuxi
èmement, Madame Rose Pauline de Montgolfier,
epouse de Monsieur Mathieu Aynard, propriétaire
et banquier, demeurant ensemble à Lyon, place
Bellecour, numéro Trente, et ce dernier comme assis[tant]
et autorisant la dame son épouse - Troisièmement,
Monsieur Henri de Montgolfier, sans profession,
demeurant audit Fontenay, commune de Marmagne,
Ayant maître Guenard pour avoué - ont l’honneur
de vous exposer, Monsieur le Président - qu’ils sont
issus de légitime mariage de Jean Raymond de
Montgolfier
et de dame Julie Seguin leur père et
mère, savoir - Monsieur Marc Auguste de Montgo[lfier] 
né à Fontenay, commune de Marmagne, le trois
Juin mil huit cent quarante-deux - Madame Rose
Pauline de Montgolfier
, épouse de Monsieur Mathieu
Aynard
, né audit Fontenay, le trois Janvier mil
huit cent quarante-cinq - Et Monsieur Henri
de Montgolfier
, né au même lieu le vingt-quatre
Octobre mil huit cent quarante-sept - Que dans l’acte
de naissance de Monsieur Jean Raymond de Montgolfier,
leur père, dressé à la Mairie de Saint-Marcel-les-
Annonay, le douze avril mil huit cent douze, la particule
De, qui précède le nom de Montgolfier, a été omise -
que la même omission s’est reproduite dans les actes
de naissance des exposants, dressés à la mairie de
Marmagne, les quatre juin mil huit cent quarante-
deux, trois Janvier mil huit cent quarante-cinq et
vingt-quatre Octobre mil huit cent quarante-sept.
Que le droit de faire précéder son nom patronymique de
la particule De appartient à la famille Montgolfier
depuis un temps immémorial, et antérieurement aux
lettres patentes du roi en date du mois de décembre
mil sept cent quatre-vingt-trois, portant annoblissement
de cette famille en la personne de Pierre de Montgolfier
son chef à cette époque. Qu’en effet on trouve cette
particule dans une foule de documents publics ou
privés, administratifs ou judiciaires, que cela résulte
encore de divers actes de l’état civil survenus dans
les différentes branches de la famille de Montgolfier
depuis plus de soixante ans - Que ce droit de porter
le nom de Montgolfier avec la particule De a
dernièrement été souverainement reconnu en faveur
de Monsieur Jean Raymond de Montgolfier et de
ses trois enfants exposants, par décret impérial en
date du vingt-quatre juin mil huit cent soixante-
huit - Que pour réparer cette omission, commise
dans son acte de naissance, Monsieur de Montgolfier
père a demandé la rectification dudit acte et obtenu
un jugement du tribunal civil de Tournon, à la
date du dix octobre mil huit cent soixante-huit,
lequel a ordonné l’adjonction de la particule De
au nom patronymique Montgolfier et l’insertion
dudit Jugement sur les registres de l’état civil de
la commune de Saint-Marcel. Qu’il importe
aux exposants de faire procéder à la même rectifi
cation pour leurs actes de naissance, respectifs, et
que leur droit à la demander est incontestable.
Qu’en effet, les enfants ne sauraient avoir un
nom différent de celui de leurs parents - Par ces
motifs les exposants concluent à ce qu’il vous […]
Monsieur le Président, vu les dits extraits, des actes de
naissance, de Messieurs Marc Auguste, Henri
de Mongolfier
et de Madame Aynard - Vu le
jugement du tribunal civil de Tournon, du di[x]
octobre mil huit cent soixante-huit - Vu l’erreur
ou omission commise dans lesdits actes de naissance,
- Ordonner la communication de la présente
requête à Monsieur le Procureur Impérial et
nommer un juge rapporteur, pour être, par le
jugement qui interviendra, ordonné que lesdits actes
de naissance seront rectifiés en ce sens que la particule
De sera ajoutée au nom patronymique Montgolfier
que ledit jugement sera transcrit sur les registres de
l’état civil de la commune de Marmagne, conformém[ent]
à la loi, et faire défense à tous dépositaires de
délivrer aucun extrait ou expédition desdits actes, sans
transcrire littéralement la dite mention et rectification
à peine de tous dépens et dommages intérêts. Semur
le trente Mars mil huit cent soixante-neuf - Signé
C. Guenard avoué.
Soit communiqué à Monsieur le Procureur
Impérial, pour, après ses conclusions, et sur le rapport
qui en sera fait par Monsieur Alexandre, juge que
nous commettons à cet effet, être statué ce qu’ils
appartiendra - Semur le trente-un Mars mil
huit cent soixante-neuf. Signé : Jacotot président,
Le procureur impérial près le tribunal de
Semur - Vu l’exposé en la requête ci-jointe et les
pièces à l’appui - Estime qu’il y a lieu d’y faire droit.
- Semur le cinq avril mil huit cent soixante-neuf,
signé Henri Miot Substitut.
Le Tribunal - Vu la requête ci-dessus et
les pièces à l’appui - Vu les conclusions écrites de
Monsieur le Procureur Impérial - Ouï Monsieur
Alexandre, juge commissaire, dans son rapport en la
chambre du conseil - Après en avoir délibéré, confor-
mément à la loi - Jugeant en la chambre du conseil
et en dernier ressort - Considerant que dans les actes de
naissance des demandeurs, inscrits sur les registres de
l’état civil de la commune de Marmagne, les
quatre Juin mil huit cent quarante-deux, trois
Janvier mil huit cent quarante-cinq et vingt-
quatre Octobre mil huit cent quarante-sept, leur
nom Montgolfier n’est pas précédé de la particule De -
Que cependant ils ont le droit d’ajouter cette
particule à leur nom, ainsi que l’a reconnu pour
leur père, le tribunal civil de Tournon, qui a ordonné
la rectification de l’acte de naissance de Monsieur
Jean Raymond de Montgolfier leur père, en disant
que ladite particule serait ajoutée au nom de Montg[olfier]
cette particule ayant toujours été jointe aux noms
des ancêtres dudit Jean Raymond et ayant été
omise par erreur - Qu’il y a lieu d’ordonner la même
rectification pour les actes de naissance des demandeurs
ceux-ci devant forcément porter le même nom que leur
père - Par ces motifs dit que les actes de naissance des
demandeurs seront rectifiés en ce sens que la particule
De sera ajoutée au nom patronymique Montgolfier
Dit que mention du présent jugement sera fait
en marges des actes réformés et sur les deux doubles,
tant sur celui resté aux archives de la commune que
sur celui déposé au gref du tribunal. Et que le
présent jugement sera inscrit en entier sur les deux
doubles des registres de l’état civil de la dite commune
année courante - Ainsi fait, jugé et prononcé
en la chambre du conseil du tribunal civil de
première instance séant à Semur, Côte-d’Or, le
sept avril mil huit cent soixante-neuf, où étaient
présents Messieurs Jacotot président, Alexandre
et Lestre Dusaussois juges, Miot substitut et
Fénéon-Berger greffier - Enregistré à Semur le
dix-sept avril mil huit cent soixante-neuf, folio
neuf, case sept, reçu cinq francs, décime et demi-déci[me]
soixante-quinze centimes, signé Lebouleur de
Courlon
.
Mandons et ordonnons à tous huissiers sur ce
requis de mettre le présent jugement sur requête à
exécution ; a nos procureurs généraux et à nos procureurs
près les tribunaux de première instance, d’y tenir la main ;
à tous commandants et officiers de la force publique de
prêter main forte lorsqu’ils en seront légalement requis.
En foi de quoi le présent jugement a été signé à la
forme de la loi."

vendredi 2 février 2018

Anne DESVEAUX laisse trois enfants orphelins

Jean DESVEAUX + Anne FOURGEAUD
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Anne DESVEAUX                         Pierre DESVEAUX
                                                       |
                                                     Baptiste DESVEAUX
                                                       |
                                                           Mon grand-père

Il y a une différence entre rentrer un acte d'état-civil dans son logiciel de généalogie et de prendre conscience des réalités qui se cachent derrière. Ainsi, Anne DESVEAUX, la seule soeur de mon ancêtre Pierre qui n'avait pas épousé un agriculteur, mais un boulanger, est décédée au jeune âge de 33 ans. 

(source : Archives départementales de la Charente - 3 E 414/11 vue 136/224)
Elle a eu le temps de donner cinq enfants à son époux Pierre JEANNOT (dont les deux premiers sont morts en bas âge). Mais c'est en cherchant les recensements de cette famille - qui vivait alors aux Regottes à Suris (Charente) - que j'ai pris conscience d'une chose : les petits orphelins de mère étaient alors bien jeunes. 

(source : Archives départementales de la Charente - 6 M 208 vue 19/26)
En effet, sur le recensement de 1891 (3 ans après le décès d'Anne DESVEAUX), les trois enfants sont alors âgé de 11, 8 et 4 ans. Leur père a décidé de rajouter à la traditionnelle jeune domestique (toujours entre 17 et 20 ans) et au commis boulanger (qui change au fil des ans) une autre "servante" plus âgée. Ainsi, Marie PASCAUD, âgée de 60 ans, va sûrement jouer un peu le rôle de mère de substitution pour ces jeunes enfants (le plus jeune avait un an au moment de la mort de sa mère) dont le père ne s'est pas remarié. N'oublions pas que, lorsqu'on trouve un acte généalogique, il y a eu des réalités humaines derrière. 

vendredi 1 décembre 2017

François Eugène PÉROLAT reçoit les condoléances pour l'impératrice Eugénie

François Eugène PÉROLAT
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Eugénie Camille PÉROLAT
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Pierre Joseph Émile Ernest PERLY
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Ma grand-mère

Mon ancêtre François Eugène PÉROLAT était boulanger à Paris au 27 rue Bois le Vent dans le 16e arrondissement de Paris pendant le règne de Napoléon III. Il y vit à l'époque avec sa femme, Alphonsine Florestine SOUCHAY, et leurs trois filles Eugénie Camille (mon ancêtre), Alphonsine et Marguerite Rosalie (ils auront cinq autres enfants lorsqu'ils rentreront vivre à Romorantin (Loir-et-Cher) d'où était originaire Alphonsine Florestine SOUCHAY). 

27 rue Bois le Vent à Paris en mai 2016
(source : Google Maps)

Nous sommes au début de la Troisième République, mais, dans le journal Le Petit Caporal du 1er août 1879, semble persister un souvenir nostalgique de l'Empire. Faisons une petite situation historique grâce à un très bon résumé de Charles-Éloi VIAL dans Les derniers feux de la monarchie (2016, p. 509) 

"Comme Louis-Philippe et Marie-Amélie avant elle, l'impératrice dut fuit en abandonnant tout derrière elle, y compris la dignité convenant à une souveraine : après avoir quitté les Tuileries en fiacre, elle se réfugia chez son dentiste américain, le docteur Evans, qui l'emmena secrètement en train à Deauville, où elle put s'embarquer sur le yacht d'un touriste anglais. Elle se réfugia à Londres, où Napoléon III la rejoignit au bout de plusieurs mois de détention à Cassel, dans un palais occupé autrefois par le roi Jérôme. Après la disparition de l'empereur en 1873 et la mort tragique du prince impérial en 1879, la petite cour d'exil installée à Chislehurst continua à vivre, au gré des voyages d'Eugénie aux quatre coins de la planète, jusqu'en 1920, date du décès de la dernière impératrice des Français." 
Voici donc l'article en question, qui suit un long article sur le deuil du prince impérial : 

(source : Retronews)
La liste des personnes chez qui signer cette adresse qui, selon Charles-Éloi VIAL interrogé sur Twitter, correspondrait à "une sorte de pétition de condoléances". C'est alors qu'une question apparaît : François Eugène PÉROLAT était-il un partisan de l'Empire ? Je sais que sa mère, qui se nommait Madeleine COUSIN se fit appeler Catherine Eugénie toute sa vie. Mon ancêtre s'appelle également Eugénie Camille. Ce prénom Eugène/Eugénie est-il un prénom familial apparu à cet époque où une mode liée à l'impératrice Eugénie de MONTIJO ? Tout comme on a pu nommer ses enfants avec les prénoms de star télévisées au XXe siècle, il est possible que nos ancêtres du XIXe siècle nomment leurs enfants en fonction des "personnalités" de leur époque. 

(source : domaine public, via Wikimedia Commons)
En tout cas, partisan de l'Empire ou non, François Eugène PÉROLAT, qui a vécu la Commune de Paris avec sa fille, mon ancêtre, née en 1871, a reçu des signatures de condoléances pour l'impératrice Eugénie dans sa boulangerie de Paris-Passy en 1879. 

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Sources : 

Downey, W. & D. (1880). L'impératrice Eugénie en deuil [photographie]. Repéré à https://commons.wikimedia.org/wiki/File:L%27imp%C3%A9ratrice_Eug%C3%A9nie_en_deuil_1880a.jpg

L'adresse à Sa Majesté l'impératrice. (1879, 1 août). Le Petit Caporal, p. 2.

VIAL, C.-É. (2016). Les derniers feux de la monarchie. Paris : Éditions Perrin.

samedi 11 novembre 2017

Retronews donne corps à nos ancêtres

Pierre FRÉMEAU
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Pierre Marie Joseph FRÉMEAU
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Mon grand-père

J'ai récemment découvert le site internet Retronews grâce à l'article de Généalogie Pratique qui le présentait. C'est un site de type Gallica qui a un très grand nombre d'article de presse et un bon moteur de recherche. J'y trouve un très grand nombre d'articles assez émouvant donnant véritablement corps à nos ancêtres à travers des anecdotes de vie retranscrites dans la presse locale. Ainsi, deux événements concernant mon arrière-arrière-grand-père Pierre FRÉMEAU

Le premier, le 24 juin 1909, où, allant cueillir des cerises en famille, il a été surpris par l'orage et a failli mourir en voulant retenir son cheval (qui meurt foudroyé). 

Les exploits de la foudre. La Dépêche du Berry, n°84. (24 juin 1909), p. 3
 Un autre article touchant concerne mes deux arrière-grands-parents, Pierre Marie Joseph FRÉMEAU et Henri dit Eugène DEBANNE-LECAS qui, 7 ans avant que leurs enfants (mes grands-parents) se marient, se connaissaient déjà et jouaient la musique et la comédie ensemble. Ainsi, pour un bal-concert organisé à la faveur des poilus d'Orient, on note : "Vinrent ensuite les Berriauderies de M. Debanne; on sait qu'il y excelle.", "M. Frémeau, berrichon cent pour cent, M. Perrot et M. Bonnet, dans leurs chansonnettes gaies, ramenèrent l'assistance vers de moins sérieuses pensées", "Ce rire d'ailleurs rebondit au cours de la saynette militaire où MM. Frémeau, Debanne, Perrot, Piotte et Martin donnèrent libre cours à leur fantaisie".


Concert-bal des "Poilus d'Orient. La Dépêche du Berry, n°295 (22 décembre 1933) p. 3
Ce genre de détails extraordinaires me montre que mes arrières-grands-parents non seulement étaient musiciens (ce que je savais déjà) à leurs heures, mais jouaient également la comédie. Je crois que je vais passer quelques heures à farfouiller sur ce site Retronews qui apporte tant de corps à nos ancêtres à travers mille événements qu'on ignorait jusqu'alors. 

samedi 4 novembre 2017

La maison d'Henri FRÉMEAU sur Gallica

Jean FRÉMEAU + Marie PÉQUIOT
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Henri FRÉMEAU         Pierre FRÉMEAU
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                                                    Pierre Marie Joseph FRÉMEAU
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                                                 Mon grand-père

Je m'amusais ce soir à chercher des images d'Issoudun sur Gallica où j'ai trouvé notamment cette belle vue dessinée depuis la Tour Blanche en 1846. 

 Issoudun. La prison et le beffroi, vus de la Tour [dessin]. (1846). Repéré à http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b7741732c
(source : Gallica/BnF)
C'est alors que je suis tombé sur la maison d'Henri FRÉMEAU ! En effet, originaire de Châteauneuf-sur-Cher (Cher), ce dernier épouse en 1881 Mathilde JUGAND à Issoudun (Indre), fille de Sylvain JUGAND, armurier, et d'Anne Victoire GIMON. Henri, qui était jusqu'alors boulanger comme son frère, reprendra le métier de son beau-père en étant marchand d'articles de chasse ou armurier (selon les recensements). À partir de son mariage, je le retrouve dans les recensements comme vivant Place du Marché aux Légumes.

(source : Archives départementales de l'Indre - M 4887 - vue 181/353)

J'ai d'abord trouvé ce dessin de Louis MORIN aux alentours de 1890 représentant la Place du Marché aux Légumes d'Issoudun sur Gallica. 

Morin, L. (1890-1910). Issoudun. - Place du Marché-aux-Légumes [estampe]. Repéré à http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b53133415m
(source : Gallica/BnF)
En zoomant sur les boutiques (et on peut remercier l'extrême qualité de numérisation de Gallica), je peux voir au fond de la place une maison et une échoppe au nom de JUGAND. Il s'agit de la boutique d'armurerie du beau-père d'Henri FRÉMEAU où ce dernier travaillait. 

Morin, L. (1890-1910). Issoudun. - Place du Marché-aux-Légumes [estampe] (détail). Repéré à http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b53133415m
(source : Gallica/BnF)
Par un hasard total, je peux donc observer la maison de mon arrière-arrière-grand-oncle à Issoudun telle quelle était à l'époque précise où il y a vécu. Ils semblaient être voisins d'une chapellerie, qui est celle de Louis GROGNOT, le beau-père de notre cousine Marie BERTHIER !

(source : Geneanet)