lundi 30 mai 2016

FRÉMEAU et DEBANNE se connaissaient dès 1928

Dans un petit bourg comme Châteauneuf-sur-Cher, il est normal que les familles de commerçants se soient côtoyées. Ce qui m'amuse, c'est que mon grand-père FRÉMEAU et ma grand-mère DEBANNE se sont mariés en 1940 et que je viens de trouver un petit lien entre leurs deux familles en 1928. 

En effet, le 27 avril 1928, Roger Marcel Robert DEBANNE, le cousin-germain de ma grand-mère, décède, âgé de 17 ans. 

Liens de parenté entre Roger Marcel Robert DEBANNE et ma grand-mère
(source : Heredis 2014)
Il est le fils d'Henri dit Joseph DEBANNE, elle est la fille d'Henri dit Eugène DEBANNE. Dans cette fratrie, tous les enfants ont des noms en double (deux Henri, deux Charles, deux Clément, deux Clémence), si bien que l'usage de surnoms est une nécessité. Toujours est-il qu'en 1928, la personne qui déclare ce décès n'est autre que Pierre Marie Joseph FRÉMEAU, mon arrière-grand-père. 

(source : Archives municipales de Châteauneuf-sur-Cher - MAIRIE 1922-1932 D)
Mon grand-père, le fils de ce Pierre Marie Joseph FRÉMEAU, est alors âgé de 14 ans. Il épousera douze ans plus tard Anne-Marie Louise DEBANNE, la cousine de ce défunt. Une des hypothèses pour laquelle "le grand-père Joseph" est témoin de ce décès peut-être que son épouse, Berthe Louise Stéphanie GRELOT, tenait un peu le rôle de sage-femme et d'infirmière à Châteauneuf-sur-Cher et a peut-être été présente au moment du décès. Quoi qu'il en soit, il est amusant de voir que le deux familles se sont croisées par le passé.

Signature du "grand-père Joseph"
(source : Archives municipales de Châteauneuf-sur-Cher - MAIRIE 1922-1932 D)

vendredi 20 mai 2016

Oppositions au mariage de Pierre LIMET et Marie LEMOINE

Pierre LIMET + Marie LEMOINE
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Madeleine LIMET
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Marie Madeleine SAUVÊTRE
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Madeleine COUSIN
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François Eugène PÉROLAT
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Eugénie Camille PÉROLAT
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Pierre Joseph Émile Ernest PERLY
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Ma grand-mère
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Mon père
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Moi

Nous sommes le 10 avril 1758 et le père BERTHAULT, curé de Buxeuil (Indre), reçoit en l'église Saint-Sulpice Pierre LIMET, fils orphelin de Pierre LIMET, journalier, et de Marie LA ROCHE, et Marie LEMOINE, fille de Joseph LEMOINE, meunier, et d'Anne CHOVIGNON. Les frères et oncles des époux ainsi que la belle-mère de l'époux sont présent, mais il faut néanmoins signaler dans l'acte les deux oppositions qu'il y a eu à ce mariage. En effet, pour une raison que nous ne connaîtrons probablement jamais, Pierre BRIALY de Buxeuil et Pierre LAMBARD de Valençay se sont opposés à ce mariage avant de se désister. 


(source : Archives départementales de l'Indre - 3 E 029/002-3 - pp. 334-335)

"... sans qu'il se
soit trouvé aucun empeschement ni autre opposition
que celles formé par piere Brialy de cette paroisse
et piere Lambard de la paroisse de vallancay desquels
oppositions ils se sont Lun et L'autre plainement
desisté ny aiant point Eû aucunes oppositions aux 
Bans qu'on publié les sieurs curé de vicq et poulaine ..."

Comme quoi, cette formule de "n'ayant rencontré aucune opposition" que l'on rencontre dans les actes de mariages n'est pas si anodine, puisque parfois certains s'opposaient aux mariages. J'ai du rencontrer cette situation deux ou trois fois sur des centaines d'ancêtres, ce qui me porte à croire que c'était quand même une situation plutôt rare. 

mardi 10 mai 2016

Thérèse Gabrielle POILLEPRÉ dans la prison des révolutionnaires

Thérèse Gabrielle POILLEPRÉ
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Claude Mathurin Jérôme FAULTRIER
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Amédée FAULTRIER
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Henry MESLAY
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Henry Charles Joseph MESLAY
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Robert Eugène Henri MESLAY
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Ma grand-mère

En cherchant quelques noms dans Gallica, je suis tombé sur un merveilleux petit livre écrit par un cousin de ma grand-mère : Livret de famille et causeries par un grand-père de Victor GODARD-FAULTRIER. L'introduction résume parfaitement ma vision de la généalogie. 

Victor GODARD-FAULTRIER, Livret de famille et causeries par un grand-père, Angers, Imprimerie Lachèse et Dolbeau, 1884, pp. 3-5
(source : Gallica/BnF)

Thérèse Gabrielle POILLEPRÉ est née le 9 février 1723 à Segré, et comme beaucoup d'aristocrates de son époque, a eu l'autorisation de l'évêque d'Angers d'être baptisée bien après sa naissance, le 1er juin 1723 à La Chapelle-sur-Oudon par son oncle Jean Baptiste Mathurin POILLEPRÉ de la MARSEILLERE

(source : Archives départementales du Maine-et-Loire - 1720-1739 (29 décembre) Communale - p. 21)
Le premier juin mil sept cent vingt trois ont esté
par moy curé sousigné supplees les ceremonies du st
baptesme a Thereze Gabrielle née le neuf fevrier dernier
et ondoyée en leglise de St Sauveur par mr le curé du dit lieu
le dix de fevrier dernier en vertu de la permission de Monsieur
Belot grand vicaire de Monseigneur levesque d’angers du vingt
et deux janvier 1723 fille de noble homme henry
poillepré present et de damoiselle Therese guyon son 
epouse ont esté parain n. h. Gabriel poillepré sieur de 
paleay de la paroisse de st pierre de Baugé et delle
renée Guyon epouze de sr. le droit du mesnil
du petit st. jean de chataugontier soussignés avec
plusieurs autres un mot rayé nul

La pauvre femme a été emprisonnée dans un couvent de carmélites à Angers en 1794 alors âgée de 70 ans ! Voici ce que nous apprends le petit ouvrage qui cite sa correspondance depuis sa prison. 




Victor GODARD-FAULTRIER, Livret de famille et causeries par un grand-père, Angers, Imprimerie Lachèse et Dolbeau, 1884, pp. 3-5
(source : Gallica/BnF)

Voici en tout cas encore un texte à exploiter qui parle de nombreuses familles de ma généalogie. Merci Gallica ! En bonus, le blason de la famille POILPRÉ peint par d'Hozier.

Charles d'HOZIER, Armorial général de France, t. XXXIII, Tours, 1696, p. 392
(source : Gallica/BnF)

jeudi 5 mai 2016

Les témoins de mariage de François SIMONET et Catherine REMERS

François SIMONET + Catherine REMERS
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Élisabeth SIMONNET
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Jean NICOLLE
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Jeanne Nézida NICOLLE
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Jacques François LECAS
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Juliette Berthe LECAS
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Ma grand-mère
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Ma mère
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Moi

Je m'amuse toujours des témoins au mariage de François SIMONET et Catherine REMERS qui sont en complet décalage de milieu social avec les mariés. L'archevêque de Bourges semblait alors (en 1761) en visite à Châteauneuf-sur-Cher (Cher), entouré d'un grand nombre de nobles assez importants. 

(source : Archives départementales du Cher - 3E470 - p. 206)
Voici les témoins de ce mariage : 

1. "très haut et très puissant Seigneur son excellence paul gallucio de lhospital marquis de chateauneuf Sur cher chevallier des ordres du roy lieutenant general de Ses armées inspecteur general de cavallerie et dragons ambassadeur extraordinaire de Sa majesté aupres de limperatrice des russies, grand et premier ecyer de madame Adelaide de france" dont voici un tableau peint l'année même de ce mariage

Louis-Jean-François Lagrenée, Portrait de Paul-François de Galluccio, marquis de L'Hôpital, ambassadeur de France en Russie, 1761

2. "messire denys dodar chevallier conseiller du roy en Ses conseils maitre des requêtes honoraire de Son habit intendant de justice police et finance en la generalité de berry"

3. "messire alexandre pierre de mackinsie baron de Kildin ci devant ministre de roy en russie"

4. "messire claude marie dodar chevallier encien capitaine de carabiniers chevallier de lordre royal et militaire de Saint louis"

Et bien sûr en présence de Georges-Louis Phélipeaux d'Herbault, archevêque de Bourges. 

vendredi 29 avril 2016

La dispense de consanguinité entre Jean BONDONNEAU et Madeleine GUIGNARD

Jean BONDONNEAU + Madeleine GUIGNARD
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Jean BONDONNEAU
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Marie BONDONNEAU
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Marie PÉQUIOT
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Pierre FRÉMEAU
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Pierre Marie Joseph FRÉMEAU
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Mon grand-père
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Ma mère
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Moi

Jean BONDONNEAU et Madeleine GUIGNARD sont respectivement mes sosa 396 et 397, ancêtres à la neuvième génération. Dans leur acte de mariage passé le 16 février 1740 à Venesmes (Cher) se trouve la mention d'une dispense bien connue des généalogistes : la dispense de consanguinité. 

(source : Archives départementales du Cher - 3E 838 - p. 79)
"... vu le congé de mr le curé de St
Symphorien, et la dispense de l'empeschement du troisieme degré
de consanguinité donnée a bourges le cinq fevrier mil sept cent
quarante signé de monsieur gautier vicaire general ... "

L'Église ayant a l'époque une stricte règle concernant le mariage, il y avait trois types de cas qui appelait des dispenses : 
  • dispense de bans (la plus fréquente, quand il faut se marier vite, comme quand la mariée est sur le point d'accoucher)
  • dispense d'affinité (quand il y a un lien type parrain/filleule qui, pour l'Église, est l'équivalent d'un lien de parenté)
  • dispense de consanguinité
Pour cette dernière dans tous les cas, il faut une bulle papale (j'ai déjà rencontré le cas de marchands angevins ayant obtenu une dispense du Pape) ou une dispense de l'évêque local si on n'a pas beaucoup d'argent. Pour le Cher, un superbe site reprend une partie des dispenses classées par commune et j'ai donc pu retrouver très facilement ce document, le premier de ce type que j'ai la chance de consulter. Il se compose de trois parties. 

(source : Archives départementales du Cher - 2 G 100)
Tout d'abord, une lettre de nos deux fiancés écrite à l'aide d'un écrivain public dans un style emprunt de XVIIIe siècle. 


A Monseigneur
Monseigneur L’illustrissime
Et réverendissime patriarche
archeveque de Bourges primat
des aquitaines Conseiler du Roy
En tous Ses Conseils ou a un
de Messieurs Les grand vicaires. 
Suplient humblement Jean Bondoneau
Et Magdelaine Guinard pauvres habitans des
parroisses de venesmes Et de Saint Cimphorien
En vostre Diocese
Disans quils Se Sont Reciproquement
promis La foy du Mariage du mariage quils
Desirent accomplir dans toutes Les formes, Ce
quils ne peuvent faire au Sujet de 
L’empeschement du troisieme degré de consanguinité
qui est entre eux, Et comme Ils Sont pauvres
Et miserables ne vivant que de Leur travail
Et Industrie Et nonts Le Moyen de se fournir
aux pieces Necessaires pour obtenir de Nostres
Saint pere Le Pape une bulle de Dispense
Du dit Empeschement Ils ont Recourir a vostre
authorité Et vous Donnent La presente requeste
Ce Consideré Monseigneur ou Monsr.
ayant Egard a la pauvreté des Suplians Il
vous plaise Les Dispenser de L’Empeschement
du troisieme Degré de Consanguinité qui Est
Entre Eux : Ce faisant Leur permettre de contracter
Mariage Ensemble En face de L Eglise Les
Cérémonies aux Cas requise […] Et observés
Les Suplians redoubleront Leur priere pour
vostre santé

(source : cgb.fr)
L'archevêque de Bourges, Frédéric-Jérôme de LA ROCHEFOUCAULD de ROYE transmet à son vicaire-général J. GAULTIER le soin de s'occuper de cette affaire. Ce dernier veut s'assurer du degré de parenté des époux et vérifier que la mariée n'est pas forcée à contracter ce mariage. Il charge donc l'archiprêtre de Châteauneuf, le sieur Simon COUSIN

Avant faire Droit Sur La presente
Requeste nous ordonnons que Les Suplians
Informeront Et feront preuves des faits
par Eux es dessus Exposé Ce et par devant
le Sieur Cousin archiprestre Et Curé de 
Chasteau Neuf que nous Commetons au 
Effet pour ouir Les tesmoins Et Recevoir des
Suplians Les Serments Declarations Et
affirmations Sur ce necessaires, Et En
particulier de La Supliante Sy elle na
Point Esté Contrainte Ravie forcé ou violenté
pour Consentir au dit futur mariage
Et S[…] de son bon gré […] Libre
volonté quelle Sy Est Engagé Et […] desirent
Lun Et Lautre Laccomplir pour Lenqueste
faite raporté en minutte avec La presente
requeste Et Le tout Communiqué au promoteur
ordonner Ce quil appartiendra Donné
a Bourges ce premier fevrier Mil Sept Cent
quarente 

Signature du vicaire-général
La missive est contre-signée du procureur MOUZAY (n'oublions pas que l'Église n'est alors pas séparée de l'État) qui mande donc "Le Sieur Cousin curé Et archiprestre de chasteau Neuf" de mener ladite enquête. 

(source : Archives départementales du Cher - 2 G 100)
Et voici la passionnante et touchante enquête de Simon COUSIN,  curé de Châteauneuf. On imagine le jeune marié de 16 ans venir, le chapeau de paille dans ses mains, dans le bureau du curé du bourg voisin pour répondre à ses question, le greffier notant tout sur son bureau à l'aide d'une grande plume d'oie. 

Aujourdhuy trois fevrier L’année mil sept cent quarante Sont comparus pardevant
nous Simon cousin curé et archiprestre de chateauneuf jean bondonneau et magdelaine
Guinard habitants des paroisses de Venesmes et saint symphorien
du diocese de bourges, qui nous ont exposé que 
s’etant Reciproquement promis la foy de 
mariage, du consentement de leurs parents et amis
communs, il ne peuvent Iceluy accomplir au 
sujet de l’empeschement du troisiesme degré de 
consanguinité qui est entre Eux, pour duquel Estre
dspensez ils auroient presenté leur humble Requeste a
monseigneur lillustrissime et Reverendissime patriarche archevesque
de bourges, […] des promesses mutuelles de mariage par Eux contractées
de l’empeschement qui est Entre Eux, Et de leur pauvreté Et misere qui les met
dans l’impuissance de Le pourvoir en cour de Rome pour obtenir dispense
du dit Empeschement, suppliants tres humblement sa Grandeur de 
Vouloir bien les en dispenser : au bas de laquelle Requeste mondit seigneur
auroit ordonné qu’avant d’i faire droit, Enqueste seroit faite pour prouver les 
faits y contenus, que le Sermet Seroit pris des partyes, S’ils veullent s’en 
aider Et Servir, Et notamment de ladite magdelaine guinard si elle n’a poin
Esté Revie, forcée, contrainte et Violentée pour consentir audit mariage ; 
Si c’est de son bon gré, franche Et libre Volonté qu’elle s’i est Engagée, Et s’ils
desirent l’un et l’autre l’Effectueur : Et que nous avons Esté commis pour la 
confection de la dite Enqueste, nous Requerons de vouloir accepter ladite
commission, Reçevoir leurs serment, declaration et affirmation, Et ouir les
tesmoins qui nous seront produits ; a cet Effet nous ont Exibé la Requeste par
eux presentée : au bas de laquelle Est l’ordonnance de monseigneur l’illustrissime
Et Reverendissime patriarche archevesque de bourges, portant nostre commission
En datte du premier fevrier mil sept cent quarente que onus avons Reçüe Et
acceptée avec tout l’honneur Et Respect deus a mondit seigneur nostre legitime
superieur ; Et avons pris la personne de Jean couppé procureur en la justice de 
chateauneuf pour greffier En cette partye duquel nous avons pris et Recu le sermen
au cas Requis

les dits Jean bondonneau Et magdelaine Guinard ont declare ne scavoir 
signer de ce enquis. 

Ce fait avons oui a part Et Separement ledit jean bondonneau, lequel par serment
que de luy avons prit En tel cas Requis, apres que nous luy avons fait faire lecture
de la Requeste par luy presentée a dit avoir nom Jean bondonneau Journallier
Estre de la paroisse de Venesmes ou il demeure, agé de seize ans, que les faits
conservés en la Requeste dont lecture Vient de luy Estre faite, sont veritables, 
Et qu’il desire Effectuer les promesses de mariage qu’il a faites a magdelaine guinard
s’il plaist a sa grandeur de les dispenser de l’empeschement qui Est
Entre eux, Et a declaré ne sçavoir signer de ce enquis. 

le dit Jean bondonneau s’étant Retiré, nous avons oui a part Et
Separement ladite magdelaine guinard laquelle par serment qu[…]
d’elle pris En tel cas, Requis, Et apres que nous luy avons fait faire lecture de la 
Requeste presentée par Elle Et jean Bondonneau, Nous a dit avoir nom
Magdelaine guinard, Estre de la paroisse de St Symphorien ou Elle demeure
agée de quinze ans, que les faits contenus dans la Requeste dont lecture avons
de luy Estre faite sont veritables, Esquelle desire Effectuer les promesses de
mariage Respectivement faites Entre Elle Et le dit jean bondonneau, qu’elle
n’a point esté Ravie, contrainte, forcée Et violentée pour consentir audit
mariage, mais que cest de son bon gré, franche et libre volonté qu’elle
s’i Est Engagée, Et desire Effectuer les dites promesses, Et a declaré ne 
sçavoir signer de ce Enquise. 

Ce fait avons vacqué a l’audition des temoins
Claude billon premier tesmoin a nous produit de la part des dits
Jean bondonneau et magdelaine Guinard, nous a dit par serment que de luy 
avons pris en tel cas Requis, avoir nom claude billon Journallier agé
d’Environ quarente ans de la paroisse de Venesmes ou il demeure, bien 
connoistre les dits Jean bondonneau Et magdelaine Guinard, desquels il n’est
parent, allié, serviteur, domestique, ny Redevable, Et scavoir du contenu
En la Requeste dont lecture Vient de luy Estre faite, qu’il y a promesse de mariage
Entre ledit jean bondonneau Et ladite magdleaine Guinard, lequel
mariage il ne peuvent accomplir au sujet de l’empeschement du troisieme
degré de consanguinité qui Est Entre Eux procedant de ce que le dit Jean 
bondonneau Est issu d’Estienne bondonneau issu de jean bondonneau. 
Et ladite magdelaine Guinard Est issue de marie bondonneau issue de Jean 
bondonneau frere de jean bondonneau l’ainé. Scait en outre que le idt Jean 
bondonneau Et magdelaine Guinard sont pauvres Et miserables, Ne vivants
que de leur travail et industrie, Et n’ont aucunement le moyen d’Envoyer En cour de 
Rome, pour obtenir la dispense qui leur Est necessaire du Susdit
Empeschement qui Est Entre Eux. ajoutte qu’il n’a point ouy dire que la dite
magdelaine Guinard ayt Esté Revié, contrainte, forcée Et Violentée pour 
consentir audit mariage, mais que le tout se fait de son consentement, de
ses parens Et amis. qui Est tout ce qu’il dit scavoir. lecture a luy faite de 
sa deposition, a dit qu’il y persiste comme Veritable, sans y vouloir
ajouter ny Diminuer. Et a signé

Nicollas plasson second temoins a nous produit de la part des dits Jean 
bondonneau et magdelaine Guinard, nous a dit par serment que de luy 
avons pris en tel cas Requis avoir nom nicollas plasson laboureur
agé d’Environ trente trois ans, de la paroisse de Venesmes ou il demeure, 
bien connoistre les dits Jean bondonneau Et magdelaine Guinard, des quels
Il n’est parens, allié, serviteur, domestique ny Redevable, Et scavoir
Du contenu En la Requeste dont lecture Vient de luy Estre faite qu’il y a 
promesse de mariage Entre le dit jean bondonneau Et ladite magdelaine
Guinard, lequel mariage ils ne peuvent accomplir au sujet de l’empeschement
du troisiesme degré de consanguinité qui Est Entre Eux, procedant de ce que 
ledit jean bondonneau Est issu D’Estienne bondonneau issu de jean 
bondonneau ; Et la dite magdelaine Guinard Est issue de marie bondonneau
Issue de jean bondonneau frere de jean bondonneau l’ainé. scait En 
outre que le dit jean bondonneau Et magdelaine Guinard sont pauvres Et
miserables ne Vivants que de leur travail Et industrie, Et n’ont
aucunement le moyen d’Envoyer En cour de Rome, pour obtenir la 
dispense qui leur Est necessaire du sudit Empeschement qui Est Entre
Eux. ajoutte qu’il n’a poit oui dire que la dite magdelaine Guinard
ayt Esté Ravie, contrainte, forcée Et Violentée pour consentir audit
mariage, mais que le tout se fait de son consentement Et de celuy de 
Ses parens Et amis. qui est tout ce qu’il dit sçavoir, lecture a luy fait de sa
deposition, a dit qu’il y persiste comme Veritable, sans y vouloir ajoutter
ny diminuer. Et a declaré ne sçavoir signer de ce Enquis. approuvé le mot, 
d’estienne Entre ligne au lieu de celuy de jean Raturé

En foy de quoy, Et pour approbation de ce que dessus, nous avons signé et fait
signer a nostre Greffier

On remarque tout d'abord que les mariés sont très jeunes (16 et 15 ans). Que ce genre de document est un bon moyen de remonter quelques générations d'un coup puisque toute leur ascendance commune est nommée. Enfin, c'est l'occasion trop rare d'avoir des documents concernant des ancêtres journaliers qui ne sont peut-être jamais passés chez le notaire et de qui on ne sait pas grand chose à part leur vie maritale et leurs enfants. Que le premier témoin, Claude BILLON, est mon sosa 788 (ancêtre à la dixième génération). 

Signature de Claude BILLON

Claude BILLON
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Simon BILLON
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Marie BILLON
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André PEQUIOT
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Marie PÉQUIOT
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Pierre FRÉMEAU
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Pierre Marie Joseph FRÉMEAU
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Mon grand-père
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Ma mère
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Moi

(source : Heredis 2014)
Grâce à ce document, je peux remonter de deux générations ces ancêtres et comprendre qu'ils ont donc un couple d'arrière-grand-parents BONDONNEAU communs, descendant chacun d'un Jean BONDONNEAU différent. 

samedi 23 avril 2016

Jacques de COUHÉ dans l'armorial d'Hozier

Jacques de COUHÉ
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Anne de COUHÉ
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Françoise de MASCUREAU
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Jean VEYRET
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Jean VEYRET
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Pierre VEYRET
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Catherine VEYRET
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Élisabeth BOULESTEIX
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Jean DESVEAUX
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Pierre DESVEAUX
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Baptiste DESVEAUX
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Mon grand-père
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Mon père
|
Moi

En fouillant sur Gallica, je suis tombé, dans l'Armorial d'Hozier sur le blason peint de mon ancêtre direct Jacques de COUHÉ, écuyer, seigneur de la Motte-Chabernaud. Cette seigneurie se trouvait à Suris (Charente) où Baptiste DESVEAUX est né. Jacques de COUHÉ s'était marié à Lésignac-Durand (où vivaient les BOULESTEIX) avec Isabeau VÉRINAUD

Charles d'HOZIER, Armorial général de France, t. XVI : Limoges, 1696, p. 31
(source : Gallica/BnF)
Cela me permet d'illustrer mon arbre avec un dessin ancien de blason plutôt qu'avec un dessin vectoriel que je réalise moi-même, c'est toujours plus joli. 

(sourge : Heredis 2014)

jeudi 21 avril 2016

Un drôle de lien pour la marraine de Françoise GAGNEPAIN

Françoise GAGNEPAIN
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Louis GRELOT
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Louis Noël GRÉLOT
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Étienne GRELOT
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Berthe Louise Stéphanie GRELOT
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Mon grand-père
|
Ma mère
|
Moi

(source : Archives départementales du Loir-et-Cher - 6 Fi 161/27)
En recherchant les deux épouses de mon ancêtre Pierre François GRELOT, je me suis aperçu d'un petit détail amusant auquel je n'avais jamais prêté attention. Pierre François GRELOT épouse le 4 juillet 1785 dans l'église Saint-Martin de Nouan-le-Fuzelier (Loir-et-Cher) Françoise Élisabeth RICHER. Elle est deux fois veuve (de Pierre RENAULD et d'Étienne AUDAIS). 

La différence d'âge entre les deux est relativement grande puisqu'il a 25 ans et qu'elle en a 42 ! Françoise Élisabeth RICHER meurt assassinée dans les affres de la Révolution française le 23 frimaire an VI. 

(source : Archives départementales du Loir-et-Cher - 5MI161/R4 - p. 494)
"... est decede françoise etlizabette riché asgez
de saint quante un an morte dune mort violante
asasiné ..."

Pierre François GRELOT se remarie alors avec Françoise GAGNEPAIN et l'écart d'âge s'inverse puisque le mari a 36 ans et la femme 18 ans. Mais c'est en regardant l'acte de baptême de Françoise GAGNEPAIN (magnifiquement écrit par le vicaire GELLET) qu'un détail m'a sauté aux yeux. 

(source : Archives départementales du Loir-et-Cher - 4 E 161/48 - p. 3)
Sa marraine est la même Françoise Élisabeth RICHER (de 35 ans son aînée). Pierre François GRELOT a donc épousé la filleule de sa première femme en secondes noces !