mardi 29 septembre 2020

Biographie : Marc AYNARD

 Marc AYNARD

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Hélène Zoé Marcelle AYNARD

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Ma grand-mère

1. Est-ce que j'ai toutes les informations sur sa naissance ? Son baptême ? Qui étaient ses parrain et marraine ?

(source : Archives municipales de Lyon - 2E689 vue 182/282)

Marc AYNARD est né le 22 avril 1863 à 16h au 30 place Bellecour à Lyon (Rhône). 

Immeuble du 30 place Bellecour à Lyon 
(source : Google Maps)

La naissance est déclarée le lendemain par son père, Mathieu dit Édouard AYNARD, banquier. Je ne sais pas qui sont ses parrain et marraine, mais les deux témoins de sa naissance sont : 
  • Raymond de MONTGOLFIER, manufacturier à Montbard (Côte-d'Or)
  • Paul SEGUIN, propriétaire à Lyon (Rhône)
Ils sont vraisemblablement de sa famille, mais je ne connais pas pour l'instant leur lien de parenté. 

2. Est-ce que j'ai toutes les informations sur son mariage ? Qui était présent ? Liens de parenté ? 

Il se marie le 15 février 1892 à 15h à Saint-Chamond (Loire) avec Annette Émilie Bénédicte Zoé ORIOL, fille de Benoît ORIOL, manufacturier, officier de la Légion d'honneur, et d'Anne Marie Zoé GILLIER. 

Signatures de l'acte de mariage
(source : Archives départementales de la Loire - 3NUMEC2/3E208_55 vue 7/134)

Les témoins du mariage sont : 

  • Joseph AYNARD, rentier à Lyon (Rhône), oncle de l'époux
  • Charles Célestin Auguste JONNART, député du Pas-de-Calais à Paris, beau-frère de l'époux
  • Sigismond LILIENTHAL, négociant en soie à Lyon (Rhône)
  • Josué CHABERT, filateur à Lyon (Rhône)
3. Comment s'est déroulé le mariage ? 

Le journal "Mémorial de la Loire et de la Haute-Loire" relate le mariage religieux qui a lieu le lendemain du mariage civil, soit le 16 février 1892, à l'église Notre-Dame de Saint-Chamond (Loire) :

(source : Mémorial de la Loire et de la Haute-Loire, n°48, 17 février 1892, p. 2)

Un orchestre a joué pendant la messe du Thomas, Haendel et Gounod, cor anglais, chanteuse, harpe, violon ... Et un dîner dans la villa de la Grange Pourrat, demeure de la famille de la mariée avec 300 couverts. 

(source : "Deux mariages" in Le Salut Public, 19 février 1892, p. 2)

Le journal lyonnais Le Salut Public précise même qu'un train spécial est parti de Lyon pour le mariage et que les AYNARD ont donné un litre de vin à chaque pauvre de la ville soit 600 à 700 litres de vin !

4. Est-ce que j'ai toutes les informations sur son décès ? Qui était présent ? Où a eu lieu l'enterrement / l'inhumation ?

(source : Archives municipales de Lyon - 2E1794 vue 133/186)

Il meurt le 9 novembre 1897 à 3h à l'Hôpital d'instruction des armées Desgenettes à Lyon (Rhône) âgé de 34 ans. Le décès est déclaré le jour-même par Joseph Raymond AYNARD, secrétaire d'ambassade à Paris, frère du défunt, et par François CHAMPION, employé à Lyon (Rhône). 

Le lendemain, Le Figaro publie l'article suivant qui décrit bien l'histoire des circonstances de sa mort que nous racontait ma grand-mère : 
(source : Le Figaro, n° 314, 10 novembre 1897, p. 2)

L'article a faux sur son âge et l'année de son mariage, mais il est en effet décédé du tétanos après une chute à bicyclette près des écuries et son père n'a pas pu arriver de Paris à temps avec le sérum pour le soigner. Absolument toute la presse de cette époque va en parler car son père était vice-président de la chambre des députés. Voici les différents articles qui ont été consacrés à son décès (je ne mets ici que les articles plus élaborés, mais chaque journal de presse locale ou nationale publie au moins une dépêche concernant son décès) : 

(source : L'Univers et le monde, n° 10884, 11 novembre 1897, p. 4)

(source : Mémorial de la Loire et de la Haute-Loire, n°311, 7 novembre 1897, p. 3)


(source : Le Temps, n°13309, 10 novembre 1897, p. 3)

Le Salut Public décrit en détail les funérailles de Marc AYNARD auxquelles assistèrent plus de mille personnes. Le Président de la République, Félix FAURE, fera envoyer une couronne mortuaire et dépêchera le préfet du Rhône pour le représenter à l'enterrement. 







(source : Le Salut Public, 13 novembre 1897, p. 2)

C'est le journal La Croix avec son titre "Mort du fils d'un député" qui résume le mieux la raison pour laquelle on parle tant du décès de Marc AYNARD. 

(source : La Croix, n°4465, 10 novembre 1897, p. 3)


(source : "M. Marc Aynard" in Le Salut Public, 6 novembre 1897, p. 2)


(source : "Les drames de la bicyclette" in L'Estafette, n°1532, 11 novembre 1897)

Une chose que je ne m'explique pas, c'est pourquoi tous les journaux reprennent la même erreur (probablement issue de la dépêche de presse initiale) sur son âge indiqué de 28 ans alors qu'il a 34 ans au moment de son décès. 



(source : "Obsèques de M. Marc Aynard" in La République Française, n°1459, 12 novembre 1897, p. 4)



(source : Le Salut Public, 11 septembre 1897, p. 2)

(source : Gil Blas, n°6570, 12 novembre 1897, p. 2)

(source : Raoul CHERON, "Nécrologie" in Le Gaulois, n°5846, 12 novembre 1897, p. 2)

(source : Le Figaro, n°314, 10 novembre 1897, p. 2)

Le prince d'ARENBERG et Émile TRÉLAT, directeur de l'école d'architecture, rendront hommage à Marc AYNARD dans un discours à l'École d'architecture :


(source : "A l'école d'architecture" in La Presse, n°1993, 11 novembre 1897)

Le journal Le Stéphanois précise les circonstances de son infection au tétanos qui reprend l'histoire familiale des écuries. 

(source : "La dangereuse bicyclette" in Le Stéphanois, 8 novembre 1897)

Il a été inhumé à Écully (Rhône) le 12 novembre 1897. 

5. Est-ce que j'ai toutes les informations sur son passé militaire ? Fiche matricule ? Invalide ? Légion d'honneur ?

Il est engagé conditionnel d'un an à Lyon (Rhône) le 8 novembre 1881 à 18 ans. Il est écrit, bien que je ne sache pas à quel examen cela correspond, qu'il obtient la mention "Bien" à ses examens de fin d'année. 

(source : Archives départementales du Rhône - 1RP843 - vue 368/528)

Il mesure 1,73 m., a les yeux gris bleus et les cheveux noirs. Son degré d'instruction est de 5, ce qui signifie qu'il est bachelier. Passionné d'équitation, il sera au 14e régiment de dragons à Gray (Haute-Saône) et au 14e régiment territorial de dragons à Chambéry (Savoie). Il ne fera que des périodes d'exercices car il est incorporé après la Guerre de 1870 et décède avant la Première Guerre mondiale et ne participe donc pas à ces conflits. 

6. Est-ce que je peux trouver des informations sur lui dans la presse ? 

Au-delà des nombreux articles de presse dédiés à son décès, il obtient en 1877 le prix de version latine, et les accessits de thème et de version grecs, de version latine, d'histoire et de géographie au lycée de Lyon. 

(source : "Lycée de Lyon : distribution solennelle des prix" in Le Salut Public, 10 août 1877, p. 3)

Il organise en 1884 un rallye équestre en compagnie du comte d'AMÉCOURT, du baron du BOURGET, de DUGAS comte de LEUSSE, de MANIQUET, de MONTELÉGIER et du prince MURAT, ce qui témoigne de son intérêt pour les chevaux. 

(source : "La vie en plein air" in Le Figaro, n°65, 5 mars 1884, p. 4)

Enfin, il participe à la société des concours hippiques du Rhône en 1891. 

(source : L'Écho de Lyon, n°893, 31 décembre 1891, p. 3)

7. Quels événements historiques a-t-il connus ? 

Au moment de son décès, tous les journaux sont en train de chroniquer l'affaire Dreyfus et nul doute que cette affaire fut sujet de débats dans sa famille, bien que j'ignore le parti qu'ils purent prendre à ce sujet. 

8. Quelle était son instruction ? 

Signature de Marc AYNARD

Il était bachelier et a peut-être fait des études supérieures à Londres (Angleterre) où il vit en 1885 et où son père avait étudié. 

9. Dans quel environnement évoluait-il ?

Il a principalement vécu à Lyon (Rhône) et aux alentours. 

10. S'est-il beaucoup déplacé dans sa vie ? 

Il s'est probablement déplacé dans les différents lieux de villégiature de sa famille, mais je n'en ai pas particulièrement la trace. Voici les différents lieux où je sais qu'il a vécu :

  • 1876 : 11 place de la Charité à Lyon (Rhône)
  • 1885 : 49 Lombard Street à Londres (Angleterre)
  • 1892 : 53 avenue de Noailles à Lyon (Rhône)
11. Comment se déplaçait-il ? 

En voiture à cheval, à bicyclette ou en train. 

12. Quel était son premier métier ? Comment en vivait-il ?

En 1883, il est dit "étudiant". Il a probablement étudié la finance puisqu'il avait repris la charge de la Maison Aynard et fils, une banque qui est devenue aujourd'hui HSBC. En 1885, il vit en Angleterre, ce qui me fait présumer qu'il y est étudiant puisque son père y avait également étudié. 

13. Quels étaient ses autres métiers ? Comment en vivait-il ?

En 1886, il est "employé de banque", puis à partir de 1891, il est "banquier". Il devait probablement vivre très confortablement de cette situation. Afin de maintenir la richesse de la famille, il signe en 1891 avec ses onze frères et soeurs un pact de famille devant "la nécessité de régler les rapports inter-familiaux au moment où l'un des membres va le premier fonder une branche adjacente". Ils vont donc suppimer tous les usages bourgeois entre frères et soeurs : cadeaux périodiques, visites du jour de l'An, etc. (source : Catherine PELISSIER, La vie privée des notables lyonnais, Lyon, Éditions lyonnaises d'art et d'histoire, 1996, p. 182). 

14. Comment apparaît-il dans les recensements ? 

(source : Archives départementales du Rhône - 6 MP 348 vue 5/6)

En 1886, il habite 11 place de la Charité à Lyon (Rhône) avec ses parents, ses frères et soeurs et 9 domestiques. Il est prénommé "Marc Augustin" mais c'est la seule occurence de ce prénom dans les recensements. Il est alors "employé de banque". 

(source : Archives départementales du Rhône - 6 MP 427 vue 12/32)

En 1896, dans le dernier recensement avant son décès, il vit avec sa femme et ses trois enfants au 53 avenue de Noailles à Lyon (Rhône), en compagnie d'un valet de chambre et de deux bonnes. 

15. Quel était le parler de sa région ?

On y parlait le lyonnais, qui est un dialecte qui avait probablement pratiquement disparu à son époque. Il parlait plus probablement français et anglais. 

16. Comment s'habillait-il ? 

Il s'habillait en costume-cravate avec de larges cravates caractéristiques de son époque. 

17. Combien a-t-il eu d'enfants ? 

Il a eu trois enfants avec sa femme Annette Émilie Bénédicte Zoé ORIOL : 
  • Édouard Jules Benoît AYNARD, lieutenant, Croix de guerre 1914-1918 (2 étoiles de bronze), né le 3 août 1893 à Lyon (Rhône)
  • Hélène Zoé Marcelle AYNARD (la mère de ma grand-mère), née le 18 octobre 1894 à Lyon (Rhône)
  • Gilbert Paul AYNARD, directeur d'usine et industriel, né le 2 juillet 1896 à Lyon (Rhône)
18. A-t-il assisté au mariage de ses enfants ? 

Son fils aîné avait 4 ans lorsqu'il est décédé, donc il n'a évidemment pas assisté aux mariages de ses enfants, étant décédé jeune. 

19. Que signifie son nom de famille ?

D'après Geneanet, c'est un nom de personne d'origine germanique, Aginhard (agin = lame de l'épée + hard = dur). Il possédaient des armes parlantes (blason utilisant un jeu de mot avec le nom de famille) avec une haie devant un arbre qui s'appelle Nard. 

(source : Théodore AYNARD, Tableaux généalogiques des familles Aynard et Jordan-Dugas avec notes préliminaires, Lyon, Imprimerie Mougin-Rusand, 1892, p. 24)

20. Qui était son père ? 

Son père était Mathieu dit Édouard AYNARD, banquier, président de la chambre du commerce de Lyon, député du Rhône, régent de la Banque de France, vice-président de la chambre des députés, membre de l'Institut, officier de la Légion d'honneur. 

21. Qui était sa mère ? 

Sa mère était Rose Pauline de MONTGOLFIER, rentière. 

22. Quelle était sa fratrie ? 

Il est issu d'une fratrie de douze enfants dont il est l'aîné : 
  • Joséphine Marie, qui épouse le député du Pas-de-Calais, ministre des Affaires Étrangères
  • Joseph Raymond, secrétaire d'ambassade, ministre plénipotentiaire et représentant de la France à la commission internationale de la dette égyptienne, officier de la Légion d'honneur, Mort pour la France
  • Pauline Berthe, femme d'un avocat
  • François dit Francisque, banquier et administrateur de sociétés
  • René Tristan, banquier
  • Jeanne Charlotte, soeur hospitalière de l'Hôtel-Dieu
  • Joseph, agrégé de l'université et homme de lettres
  • Jean, brigadier
  • Henri Charles, employé
  • Paul, employé chez MM. Riguet et compagnie, Mort pour la France
  • Augustin, homme de lettres, traducteur d'allemand et d'italien au ministère de la Guerre
(source : photo personnelle)

Il existait une photo de la famille AYNARD que j'ai toujours connue dans le salon de mes grands-parents. Elle a été prise vers 1892 et comprend les parents et leurs douze enfants. Marc AYNARD est le deuxième en partant de la droite, avec une fleur à la boutonnière. 

23. Avait-il des relations avec les autres membres de sa famille ? 

La fratrie était très soudée, mais il n'a pas été témoin des mariages de ses frères et soeurs, bien qu'il ait dû assister à certains d'entre-eux. 

24. Pouvez-vous retracer sa généalogie sur quatre générations ? 

(source : Heredis 2018)

Tous ses ancêtres sons lettrés, ils sont originaires de Lyon (Rhône) du côté paternel et principalement d'Annonay (Ardèche) du côté maternel. Les AYNARD sont une famille de négociants puis de banquiers, les MONTGOLFIER sont fabricants de papier et descendent des inventeurs de la Montgolfière et Marc SEGUIN, son arrière-grand-père, est un ingénieur et l'inventeur, notamment, de la locomotive à vapeur. 

25. Quelle était sa religion ? 

Il était catholique. 

26. Votre ancêtre chez le notaire. 

Signatures de son contrat de mariage
(source : Archives départementales de la Loire)

Il passe son contrat de mariage le 15 février 1892 devant Maître SABLIÈRE, notaire à Saint-Chamond (Loire) et Maître LETORD, notaire à Lyon (Rhône). 

La future épouse apporte en dot : 
  • son trousseau composé des vêtements, linges, bijoux, diamants et dentelles estimé à 20 000 F
  • 500 000 F donnés par ses parents
Le futur époux apporte en dot : 
  • 300 000 F donnés par ses parents
27. Avez-vous des photos de votre ancêtre ? Pouvez-vous faire un trombinoscope ?

(source : photo personnelle)

Je possède uniquement sa photo issue du portrait de famille de 1892. 

28. Quels étaient ses repas ? 

Il venait d'une grande famille très soudée. Il est probable qu'ils prenaient des repas ensemble, préparés par des domestiques. 

29. Y a-t-il une histoire qui se transmet sur cet ancêtre ? Est-elle vraie ? 

L'histoire de sa mort où ma grand-mère nous racontait qu'il était tombé dans les écuries et avait ainsi attrapé le tétanos. Cette anecdote a été vérifiée par tous les articles de presses présentés ci-dessus. 

30. Comment a-t-il participé à la vie de la communauté (membre du conseil municipal, cahier de doléances, sage-femme ...) ? 

Il était membre de différentes sociétés hippiques, de la société lyonnaise de Madagascar, administrateur de la banque Aynard et fils. À ces titres, il avait une vie publique relativement connue et médiatisée. 

dimanche 16 août 2020

Biographie : Henriette Victoire Pauline VALDENAIRE

 Henriette Victoire Pauline VALDENAIRE

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Robert Eugène Henri MESLAY

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Ma grand-mère


1. Est-ce que j'ai toutes les informations sur sa naissance ? Son baptême ? Qui étaient ses parrain et marraine ? 

(source : Archives départementales d'Indre-et-Loire - 6NUM8/09/004 - vue 204/268)

Henriette Victoire Pauline VALDENAIRE est née le 30 août 1862 à 17h à La Croix-en-Touraine (Indre-et-Loire). La naissance est déclarée par son père Pierre Eugène VALDENAIRE, propriétaire. Je ne sais pas qui sont ses parrain et marraine, mais les deux témoins de sa naissance sont : 

  • Pierre VALDENAIRE, propriétaire à Paris, son grand-père
  • Étienne Émile PASQUIER-BULLOT, propriétaire à Bléré (Indre-et-Loire), son oncle
2. Est-ce que j'ai toutes les informations sur son mariage ? Qui était présent ? Liens de parenté ?

Elle se marie le 7 juillet 1886 à La Croix-en-Touraine (Indre-et-Loire) avec Henri Charles Joseph MESLAY, lieutenant, fils d'Henri MESLAY, propriétaire, et de défunte Delphine Hortense Caroline MARÇAIS.

Signatures de l'acte de mariage
(source : Archives départementales d'Indre-et-Loire - 6NUM8/091/010 - vue 141/269)

Les témoins du mariage sont : 
  • Émile QUERUAU-LAMERIE, propriétaire à Angers (Maine-et-Loire), cousin de l'époux
  • Maurice Auguste Ernest BAZIN, propriétaire à Villedieu (Loir-et-Cher), beau-frère de l'époux
  • Jules BULLOT, propriétaire à Bléré (Indre-et-Loire), oncle de l'épouse
  • Achille BULLOT, propriétaire à Bléré (Indre-et-Loire), oncle de l'épouse
3. Comment s'est déroulé le mariage ?

Le mariage s'est déroulé en présence du père de l'époux et de la mère de l'épouse, les autres parents étant décédés. 

4. Est-ce que j'ai toutes les informations sur son décès ? Qui était présent ? Où a eu lieu l'enterrement / l'inhumation ?

(source : Archives départementales d'Indre-et-Loire - 6NUM8/091/026 - vue 67/71)

Elle meurt le 15 juillet 1941 à 21h30 au Château de Finispont à La Croix-en-Touraine (Indre-et-Loire) âgée de 78 ans. Le décès est déclaré par Robert MESLAY, agriculteur au Château de Finispont, son fils. 

5. Est-ce que j'ai toutes les informations sur son passé militaire ? Fiche matricule ? Invalide ? Légion d'honneur ?

Les femmes ne participaient pas à l'armée. 

6. Est-ce que je peux trouver des informations sur elle dans la presse ? 

(source : L'Avenir de la Mayenne, 23 juin 1886, n°144, p. 2)

Je trouve la publication de ses bans de mariage dans L'Avenir de la Mayenne en 1886. 

Armand LA FARE, Annuaire des Châteaux et des Villégiatures, Paris, Publications La Fare, 1935, p. 578
(source : Gallica/BnF)

Elle apparaît seule dans l'Annuaire des Châteaux de 1935 ce qui laisse penser qu'elle est déjà veuve. Elle possédait alors le téléphone. 

7. Quels événements historique a-t-elle connus ? 

Elle naît sous le Second Empire de Napoléon III, se marie sous la présidence de Jules GRÉVY et meurt pendant l'occupation nazie de la Seconde Guerre mondiale. Elle est vivante durant la Guerre de 1870 et les deux guerres mondiales. 

8. Quelle était son instruction ? 

Signature d'Henriette Victoire Pauline VALDENAIRE

Elle savait signer et la qualité de l'écriture laisse penser qu'elle savait aisément lire et écrire. 

9. Dans quel environnement évoluait-elle ? 

Château de Finispont
(source : Google Maps)

Elle a majoritairement vécu au château de Finispont à La Croix-en-Touraine (Indre-et-Loire). 

10. S'est-elle beaucoup déplacée dans sa vie ? 

À travers les actes, je ne trouve pas mention d'elle ailleurs qu'à La Croix-en-Touraine, mais elle a dû accompagner son mari, militaire de carrière, qui était caserné à divers endroits en France. 

11. Comment se déplaçait-elle ? 

Probablement en voiture à cheval. 

12. Quel était son premier métier ? Comment en vivait-elle ? 

Elle n'a jamais exercé de profession. On dirait aujourd'hui qu'elle était une châtelaine. 

13. Quels étaient ses autres métiers ? Comment en vivait-elle ? 

Voir question précédente. 

14. Comment apparaît-elle dans les recensements ? 

(source : Archives départementales d'Indre-et-Loire - 6NUM5/091/008 - vue 23/47)

Elle vit avec ses parents et un certain nombre de domestiques, comme ici dans le recensement de 1872 à La Croix-en-Touraine. 

(source : Archives départementales d'Indre-et-Loire - 6NUM5/091/013 - vue 16/41)

Après son mariage, elle vit au Château de Finispont (qui provient probablement de sa famille) avec son mari, son fils, sa mère, et des domestique. Il y a toujours une femme de chambre allemande dans le foyer. 

15. Quel était le parler de sa région ? 

On y parlait le tourangeau, qui est la façon la plus traditionnelle de parler le Français. 

16. Comment s'habillait-elle ? 

Henri GERVEX, Portrait de Mlle Valtesse de la Bigne, 1889
(source : domaine public via Wikimedia Commons)

Elle portait probablement des robes comportant des rubans et dentelles, un chapeau et une ombrelle, comme nombre de femmes de la haute société de son époque. 

17. Combien a-t-elle eu d'enfants ? 

Elle a eu un seul enfant, Robert Henri Eugène MESLAY, propriétaire agriculteur, Croix de guerre 1914-1918, né le 18 juin 1887 à La Croix-en-Touraine (Indre-et-Loire). 

Robert Henri Eugène MESLAY
(source : photo personnelle)

18. A-t-elle assisté au mariage de ses enfants ?

D'après l'acte de mariage de son fils, sa présence n'est pas attestée lors de son mariage civil en 1922 avec Hélène Zoé Marcelle AYNARD. Il est en revanche possible qu'elle ait assisté au mariage religieux car elle est mentionnée sur le faire-part. 

(source : Geneanet)

19. Que signifie son nom de famille ? 

D'après Geneanet, présent dans les Vosges et le Haut-Rhin depuis le XVe siècle, le nom est une francisation de l'allemand Waldener, Waldner, et désigne un exploitant ou un garde forestier (allemand Wald = forêt).

20. Qui était son père ?

Son père était Pierre Eugène VALDENAIRE, propriétaire. 

21. Qui était sa mère ? 

Sa mère était Aglaé BULLOT, rentière. 

22. Quelle était sa fratrie ? 

Elle est fille unique. 

23. Avait-elle des relations avec les autres membres de sa famille ?

Elle a des relations avec sa famille maternelle qui est dans l'Indre-et-Loire (sa famille paternelle habite à Paris). Ses oncles Jules et Achille BULLOT sont témoins de son mariage. 

24. Pouvez-vous retracer sa généalogie sur quatre générations ? 

(source : Heredis 2018)

Tous ses ancêtres hommes sont marchands de vins, à l'exception de son arrière-grand-père Louis Fidèle SUZOR-CHESNON qui est marchand de bois. Son arrière-grand-père Louis Nicolas JOURDAIN est un visage bien connu car j'ai toujours vu son portrait dans le salon de mes grands-parents. La majorité est originaire d'Indre-et-Loire, mais il y a un peu plus de variété dans sa branche paternelle parisienne dont les ancêtres proviennent des Vosges, de l'Eure, de la Somme et de Paris. 

25. Quelle était sa religion ? 

Elle était catholique. 

26. Votre ancêtre chez le notaire.

Elle passe un contrat de mariage le 6 juillet 1886 à Bléré (Indre-et-Loire) devant Maître BALUREAU, mais je ne possède pas ce document. 

27. Avez-vous des photos des votre ancêtre ? Pouvez-vous faire un trombinoscope ? 

Je ne possède pas sa photographie.

28. Quels étaient ses repas ? 

Probablement du gibier car son mari et son fils étaient chasseurs. 

29. Y a-t-il une histoire qui se transmet sur cet ancêtre ? Est-elle vraie ? 

Je n'ai pas d'histoire la concernant. 

30. Comment a-t-il participé à la vie de la communauté (membre du conseil municipal, cahier de doléances, sage-femme ...) ? 

Elle était une châtelaine de La Croix-en-Touraine et a probablement participé aux bonnes oeuvres de la commune comme les femmes de son milieu faisaient à cette époque.