samedi 17 septembre 2016

Une opposition venant de la famille

Claude BELLANGER + Jeanne COUSIN
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Jean BELLANGER
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Anne Madeleine BELLANGER
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Prosper Basile MARÇAIS
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Prosper Vincent Charles MARÇAIS
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Delphine Hortense Caroline MARÇAIS
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Henry Charles Joseph MESLAY
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Robert Eugène Henri MESLAY
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Ma grand-mère

Davitof, Rémalard - église Saint-Germain, 2011
(source : licence CC BY-SA 3.0, via Wikimedia Commons)
Nous sommes le 7 février 1701, dans le bourg de Rémalard (Orne). Devant l'église Saint-Germain-d'Auxerre se présentent Claude BELLANGER, fils de François BELLENGER et de Françoise GUIOT, et Jeanne COUSIN, fille de Jean COUSIN et de Louise LEVOESNE. Ils sont heureux de pouvoir se marier, car, quelques jours auparavant, un rebondissement de taille est arrivé ! 

(source : Archives départementales de l'Orne - 3NUMECRP345/EDPT57_16_1 - p. 101)
"avec opposition formee
par Claude Levoesne, solüe par monsieur l'official de 
Chartroré le mardi vingtcinquieme jour de Janvier
1701, led. opposant, [...], condamné aux
depens et ordonné qu'on passeroit outre à la publication
desd. bans et celebration dud. mariage sans que depuis
il nous ait apparu d'aucune opposition ny empêchem[ent]
je sousigné comme dessus, vû le contrôle desd. bans
par Lange à mortagne le mardi quatrieme jour
de feurier 1701, ay fait la celebration dud. mariage"

Claude LEVOESNE porte le même nom de famille que la mère de la mariée. Il faudra déterminer s'il s'agit du grand-père, du cousin, de l'oncle, de la mariée. Pour quelle raison ne voulait-il pas que sa parente Jeanne COUSIN se marie avec Claude BELLANGER ? Il a en tout cas été condamné, ce qui laisse à penser que sa raison n'était pas recevable. Les deux mots que je n'ai pas réussi à transcrire sont peut-être un terme latin d'usage. En tout cas, les deux auront pu se marier en présence de leur famille et amis. 

lundi 12 septembre 2016

Le domicile de Louis Victor BRANCHU

Louis Victor BRANCHU
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Madeleine Marie Victorine BRANCHU
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Ma grand-mère
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Mon père
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Moi

J'étais aujourd'hui en visite dans le deuxième arrondissement de Paris, et j'ai voulu en profiter pour essayer de voir l'immeuble où a vécu mon arrière-arrière-grand-père et sa fille (mon arrière-grand-mère, que j'ai connu) au 11 rue de Radziwill. En effet, c'est là où il vivait et exerçait la profession de photographe dans son établissement : la Photographie de la Banque de France (dont une brève histoire est disponible sur mon site). 

GARNIER frères, Nouveau Plan de Paris et des communes de la banlieue, Paris, 18..
(source : Gallica/BnF)
La rue Radziwill est cette toute petite impasse soulignée en rouge, collée à la Banque de France. C'est une rue très bien située dans Paris, à une rue du Palais Royal et du Palais des Tuileries, tout près de la très belle église Notre-Dame-des-Victoires et de la Bibliothèque nationale de France. 

Je n'ai pas pu accéder à cette rue qui a été privatisée par la Banque de France et fermée d'un grand portail par lequel semblent ne pouvoir accéder que les employés. Néanmoins, j'ai trouvé une plaque amusante sur le premier immeuble de la rue. 

(source : photo personnelle)
Le compositeur François COUPERIN avait, deux siècles avant mon ancêtre, vécu dans cette même rue, en plein coeur de Paris ! 

mercredi 7 septembre 2016

Les statistiques d'Heredis 2017

Dans le nouveau logiciel Heredis 2017, je peux avoir accès en direct aux statistiques de mon arbre. Par exemple, j'ai pu exporter sous Numbers le tableau de calcul de mes ascendants trouvés à ce jour. 

(source : Heredis 2017)
(source : Heredis 2017)

(source : Heredis 2017) 

Ce tableau m'apprend que jusqu'à la 9e génération, j'ai trouvé tous mes ascendants (il y a en effets quelques bébés dans pères connus ce qui explique le petit décalage de nombres. Par ailleurs, je n'ai aucun pourcentage de consanguinité jusqu'à la 8e génération (ouf, sauvé !). Ensuite, il augmente petit à petit pour stagner autour de 2% dans les générations les plus anciennes encore peu complètes. 

Ensuite, la moyenne d'âge au moment de la première union, qui ne cesse d'augmenter à travers le temps. 

Les femmes se marient toujours plus tôt que les hommes (avec une moyenne de 14 ans au Moyen-Âge et à la Renaissance). Pour la tranche de notre génération, la moyenne est de 29 ans pour les femmes et 45 ans pour les garçons (j'ai encore un peu de temps devant moi !). Je n'ai pas fini de fouiller toutes les possibilités de ce logiciel, mais pour le nombre d'ancêtres par générations, j'avais toujours voulu le calculer, mais je ne me sentais pas le courage de le faire moi-même. Maintenant, le logiciel le fait directement pour moi. 


mardi 6 septembre 2016

Heredis 2017 : la saisie d'après acte

(source : heredis.com)
Le logiciel Heredis existe depuis aujourd'hui sous une nouvelle mouture : Heredis 2017. J'avoue que la version 2015 ne m'avait pas séduite et j'ai donc attendu cette version qui comble enfin mes attentes (une plus grande homogénéité entre les versions Mac et PC, notamment en ce qui concerne la fameuse "saisie d'après acte". Cet ajout à lui seul mérite l'achat du logiciel pour les utilisateurs de Mac. Voici comment ça marche. 

(source : Heredis 2017)
Tout d'abord, je peux consulter les archives depuis mon logiciel. De nombreux pays sont disponibles, et des liens vers tous les sites d'archives françaises (nationales, départementales, communales), même si toutes ne sont pas fonctionnelles (pour le Loiret par exemple, il faut autoriser les cookies et je ne sais pas à l'heure actuelle comment le faire depuis le logiciel). 

(source : Heredis 2017)

Je cherchais un mariage lyonnais en 1923. Je vais donc sur les archives municipales de Lyon et je trouve l'acte en question que je découpe en plusieurs étapes (car les actes de mariage sont souvent longs.

Liens de parenté entre Charlotte d'HENNEZEL et ma grand-mère
(source : Heredis 2017)

(source : Heredis 2017)
Je commence par rentrer le nom des époux. Avec une petite flèche rouge, le logiciel m'indique que Marie Gabrielle Charlotte d'HENNEZEL est déjà dans mon arbre. 

(source : Heredis 2017)
Je vais donc la sélectionner directement. Ce qui est formidable, c'est que tous les individus mentionnés dans l'acte et que je renseigne vont être immédiatement créés dans l'arbre généalogique en quelques secondes, plutôt que de les rajouter un à un comme je le faisais avant, avec leurs domiciles, professions, âge, etc. 

(source : Heredis 2017)
Puisqu'il a reconnu l'individu, Heredis 2017 me propose de rajouter directement les renseignements concernant les parents de l'épouse puisqu'ils sont déjà rentrés dans mon arbre. On gagne donc encore du temps. 

(source : Heredis 2017)
Je renseigne donc les informations présentes dans l'acte concernant l'époux. Comme nous le verrons plus bas, son domicile au moment de son mariage et ses date et lieu de naissance vont être créés en même temps que cette personne. 

(source : Heredis 2017)
Il faut maintenant renseigner les parents de l'époux puisqu'ils n'étaient pas dans mon arbre généalogique. Ils seront également créés immédiatement dans l'arbre. Seul petit bémol, la case "Titre" existe pour les époux, mais pas pour leurs parents. Le père de l'époux, Henri Charles Marie Gabriel PENET est comte de Monterno, mais je devrais rajouter cette information par la suite. 

(source : Heredis 2017)
Enfin, je rajoute les témoins qui peuvent également être reconnus par le logiciel. Je rajoute leur domicile actuel (qui sera également créé immédiatement comme événement sur la fiche de ce témoin). Pour moi, cette mention du domicile est primordiale. Je le faisais avant de manière artisanale sur les fiches de mes ancêtres pour retrouver leur déplacements (notamment pour ceux qui travaillaient aux chemins de fer et qui sont difficiles à retrouver). Le fait que des événements "domicile" sourcés apparaissent immédiatement est une aide très importante et permettra de fournir une belle cartographie de leurs déplacements, toujours grâce au logiciel. 

(source : Heredis 2017)
Ici par exemple, le père de l'épouse. On voit deux événements domicile : lors de la naissance de sa fille et lors du mariage de sa fille. Le petit P indique que c'est un événement partagé car, dans les deux cas, j'ai indiqué que son épouse demeurait au même lieu. Il y a donc l'adresse exacte où il habite le 27 novembre 1902, sa mention ainsi que celle de sa femme, et l'acte de mariage de sa fille qui le prouve. Soyons honnête, je n'aurais jamais eu la patience de créer de telles informations dans le logiciel pour chaque acte (soit 4 personnes différentes au moins). Mais Heredis 2017 me le propose automatiquement. Je gagne donc non seulement du temps, mais aussi j'ai une généalogie beaucoup plus sourcée et précise qui va certainement m'aider dans de futures recherches. 

(source : Geneanet)
Voici comment la fiche de notre jeune mariée se présente sur Geneanet. Pour l'instant, rien de très nouveau, si ce n'est que l'export d'Heredis 2017 fait apparaître un lien cliquable vers l'archive en ligne. Auparavant, et bien que je mentionne les liens pour mes propres recherches dans mon logiciel, elles n'apparaissaient jamais dans l'export. C'est maintenant chose faite. Ainsi, un visiteur de mon arbre en ligne qui souhaiterait consulter l'acte n'a qu'à cliquer pour le lire instantanément. 




(source : Geneanet)

 Voici également les renseignements précisés dans la fiche concernant le mariage. Les témoins avec leur domicile actuel, leur profession, etc. Les parents, et s'ils sont présents ou non. Les signataires de l'acte. Bref, pour rentrer cet acte de mariage, j'ai pris exactement deux fois moins de temps que je le faisais précédemment où je devais rentrer ces informations une à une sur les fiches de chacun des participants. Je vais donc avoir non seulement une généalogie mieux sourcée, mais également gagner un temps précieux dans mes recherches. Il était temps que cette fonctionnalité arrive sur Mac car je vois vraiment la différence ! Et vous, quel est votre avis sur Heredis 2017 ?

vendredi 2 septembre 2016

Nouvelle organisation et nouveau site

C'est la rentrée, mes études sont terminées, et j'en profite pour mener à bien un projet qui commence à avoir une cohérence maintenant que mon arbre généalogique est relativement bien étoffé : un site rassemblant les informations importantes que la famille ou les amis pourraient être curieux d'apprendre. Simplement intitulé Généalogie Frémeau-Desveaux, nous allons voir ensemble ce qu'on peut y trouver.


Tout d'abord, vous êtes accueilli par un plan ancien de la ville du Mans, point commun entre mes ascendances paternelle et maternelle qui y vivent depuis plus de 300 ans. Le site est organisé autour de plusieurs rubriques qui reprennent des renseignements intéressants concernant notre famille. 

Par ordre alphabétique, tout d'abord, les régiments d'armée dans lesquels ont servi les hommes de notre famille. Pour l'instant, je suis principalement autour de la Première guerre mondiale, mais en remontant, nous y trouverons aussi les régiments napoléoniens, puis d'ancien régime. 


L'armorial reprend tout simplement les armes (avec supports, devises, couronnes, etc. quand il y a lieu) des membres de notre famille qui ont pu en posséder. Quand je le peux, j'essaye d'y mettre des images originales et anciennes, et quand elles n'existent pas, je dessine moi-même le blason.


Ensuite, un des sujets qui me préoccupe le plus dans ma généalogie, les artistes. Nous avons deux branches principales dans lesquels nous retrouvons beaucoup de musiciens, les Branchu et les Lecas. Je recense ici les artistes par spécialité. 


Dans l'onglet décorations et récompenses, les différentes médailles, récompenses de concours, etc. obtenues par les membres de notre famille. 


Dans l'onglet entreprises, les entreprises créées par les membres de notre famille, dont certains étaient entrepreneurs, et un petit historique quand je possède quelques informations.


Dans l'onglet famille on retrouve les histoires de chaque famille. Pour des raisons évidentes de confidentialité, aucun renseignement sur une personne née après 120 ans (soit 1896) n'apparaît. C'est l'occasion de reconstituer les familles une par une.


Dans l'origine des noms de famille, le sens (parfois caché) des noms de famille qu'on trouve dans notre généalogie.


Idem pour les professions qui nous sont parfois éloignées et dont le sens peut nous échapper. Toutes les professions rencontrée dans ma généalogie et pour lesquelles je trouve un sens ont leur définition (le plus souvent du Dictionnaire de l'Académie française) dans cet onglet. 


Dans l'onglet résidences, on peut trouver des images des habitations de notre famille. 


Pour les religieux, on trouvera les prêtres, moines, religieuses, etc. de notre famille avec, quand il y a lieu, un portrait ou à défaut une signature. 


Enfin, l'onglet titre (pas encore complété), reprendra les titres de noblesse de nos ancêtres avec les périodes durant lesquels ils furent seigneurs de tel ou tel terre. Ce sera intéressant pour savoir quand et à qui les titres se sont transmis. 

Bien sûr, ce blog n'arrête pas, au contraire. Je continue ici de faire part de mes découvertes, mais cet autre site est l'occasion de faire un état des lieux de là où j'en suis pour mes recherches. Le fait de hiérarchiser un peu ce que j'ai retrouvé m'a déjà permis de retrouver deux nouvelles branches que j'avais négligées jusqu'à présent. Pour être au courant des nouveaux billets de ce blog ou des mises à jour du site Généalogie Frémeau-Desveaux, vous pouvez vous rendre sur la page Facebook dédiée. 

dimanche 28 août 2016

La photo de Pierre Louis FRÉMEAU

Pierre FRÉMEAU + Virginie MONORY
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Pierre Louis FRÉMEAU    Pierre Marie Joseph FRÉMEAU
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                                                Mon grand-père
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                                            Ma mère
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                                               Moi

Pierre Louis FRÉMEAU, le frère de mon arrière-grand-père, fut gravement blessé durant la Grande Guerre. Il fut amputé des deux jambes et vécu à Bourges (Cher), nous ne le connaissions pas vraiment dans la famille, contrairement à sa soeur, la tante Blanche, religieuse et institutrice à Saint-Hilaire-en-Lignières (Cher). Il avait épousé en 1910, juste avant la guerre, Marie Louise BRUNET, fille d'Alexis BRUNET, vigneron, et de Marie PARIS. C'est une descendante de ce couple BRUNET-PARIS qui m'a écrit aujourd'hui pour m'indiquer qu'elle avait mis en ligne une photo du mariage de son oncle Pierre Louis FRÉMEAU et Marie Louise BRUNET. Ainsi, le troisième membre de cette fratrie et le seul dont je n'avais pas la photo, obtient un visage grâce à une cousine de son épouse. 


La photographie fut prise à Saint-Amand-Montrond (Cher) près de Châteauneuf-sur-Cher (Cher) où se sont mariés les époux. Pierre Louis revenait tout juste de Bastia (Corse) où il était gendarme. Grâce à cette Mme BRUNET qui m'a écrit, j'ai donc au complet les photographies de la famille FRÉMEAU de la fin du XIXe siècle. 

(source : Heredis 2014)


dimanche 21 août 2016

Moïse a vraiment existé

Jacques LECAS + Jeanne Nézida NICOLLE
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Joséphine LECAS          Jacques François LECAS
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Moïse Clément TABASTOT       Juliette Berthe LECAS
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                                           Ma grand-mère
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                                             Ma mère  
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                                           Moi

La famille LECAS est celle qui semble avoir donné la fibre artistique à notre famille. En effet, parmi les frères et neveux de Joséphine et Jacques François LECAS, nous avons des trompette, des tambour, mais également un chanteur ambulant qui avait épousé une chanteuse, fille d'un prestidigitateur. Il y a quelques mois, chez ma mère, nous avons retrouvé un vieil album photo du XIXe siècle dans lequel se trouvent des photos de cette branche de la famille. 



Album photo Lecas
Parmi les photos de ce vieux cahier (qui seront dévoilées sur plusieurs articles tant il y aurait à dire), se trouve toute la famille LECAS-TABASTOT, qui partit vivre à Chartres (Eure-et-Loir) et y fit souche. Ma mère avait interrogé sa grand-mère, Juliette Berthe LECAS (de mon point de vue, je trouve incroyable de penser qu'elle a pu parler à quelqu'un né en 1886), pour lui demander qui était sur les photos. En fouillant dans mon arbre généalogique, nous avons pu attribuer la quasi totalité de ces photos à des personnes en croisant les informations de mon arrière-grand-mère, les âges, les uniformes, etc. Par ailleurs, les photos de cette branche de la famille ont été prises à Chartres, comme il est indiqué au dos avec l'enseigne du photographe, ce qui évite tout doute puisque ce sont les seuls membres de notre famille à y avoir vécu. 

Joséphine LECAS
Voici donc la belle Joséphine LECAS, mon arrière-arrière-grand-tante. Les LECAS étaient une famille d'entrepreneurs en bâtiment et travaillaient principalement dans la maçonnerie ou étaient tailleurs de pierre. Mon arrière-arrière-grand-père Jacques François LECAS a participé au chantier de construction de la basilique Notre-Dame-des-Enfants à Châteauneuf-sur-Cher (Cher). Il a aussi construit la maison où est née ma mère. 

La Basilique Notre-Dame-des-Enfants prise en photo depuis le jardin de ma grand-mère.
(source : photo personnelle, licence CC BY-SA 3.0, via Wikimedia Commons)
Joséphine a donc tout naturellement épousé Clément TABASTOT, plâtrier et peintre en bâtiment, lui-même fils de maçon. Il a pu la rencontrer en travaillant avec son frère sur le chantier de la basilique ...

Clément TABASTOT
Clément est un élégant jeune homme à la moustache et barbe à la d'Artagnan. J'avais trouvé à Châteuaneuf-sur-Cher en 1884, 1886 et 1888 la naissance (extrêmement régulière) de leurs trois enfants. Les enfants (d'après les mentions marginales) s'étant tous mariés à Chartres, j'avais donc facilement retrouvé leur trace dans les archives de cette ville une vingtaine d'années plus tard. 

Renée Eugénie TABASTOT
Tout d'abord, la belle Renée Eugénie, ouvrière en robes, qui épousa un mécanicien, Léon Albert GARREAU

Clémence TABASTOT
Puis, Clémence, dont je sais seulement qu'elle épousa Henri LEPAGE à Chartres, mais l'acte de mariage n'est pas encore en ligne (si une bonne âme voulait le prendre en photo, le 18 juillet 1917). 

René Henri TABASTOT

Puis René Henri, probablement pris en photo au moment de sa communion, vu le brassard. Il fut employé à la Société Générale et musicien (le gêne musical des LECAS continue), et épousa une employée du Crédit Lyonnais. À la suite de ces trois enfants, qui correspondaient en âge à mes recherches, se trouvait un petit bébé pour lequel ma mère avait noté (de l'entretien avec sa grand-mère) le prénom de Moïse. J'avais pourtant cherché dans les tables décennales de Châteauneuf-sur-Cher et de Chartres de 1883 à 1892 et n'avais rien trouvé qui prouvait que ce Moïse existait. Il pouvait s'agir d'une erreur de mémoire de Juliette Berthe LECAS ou tout simplement de René Henri pris en photo bébé. 

Moïse Clément TABASTOT
Habillé en petite fille, comme c'était encore l'usage à l'époque pour les petits garçons, je n'avais pas réalisé qu'il devait être bien plus jeune que ses frère et soeurs puisque les photos avaient a priori été prises en même temps. Je suis donc allé une dernière fois dans les tables décennales de Chartres, mais allant cette fois-ci jusqu'à celles de 1893 à 1902. Et c'est là que j'ai trouvé Moïse Clément TABASTOT. Il y a donc eu un dernier enfant tardif pour ce couple. Son matricule militaire m'apprend qu'il exerça la profession de dessinateur (encore la fibre artistique) et qu'il eut des problèmes financiers dans les années 30 (vol, émissions de chèques en blanc, défaut de paiement) pour lesquels ils fut plusieurs fois condamné à de la prison ou des amendes. Il fut également décoré de la Croix de guerre. Il vécu à Paris pendant la crise économique (d'où probablement ces condamnations car il devait manquer d'argent. Il a du être difficile de vivre cette époque avec un prénom qui pouvait paraître juif en pleine montée de l'antisémitisme en Europe. Il réussit néanmoins à traverser cette époque ainsi que la Deuxième guerre mondiale, puisqu'il mourut en 1982 à Paris. 

Famille TABASTOT-LECAS
(source : Heredis 2014)