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vendredi 17 avril 2015

De la mémoire familiale à la vérification des archives

Ma grand-mère avant une mémoire généalogique incroyable et était capable de nommer ses ancêtres jusqu'à la fin du XVIIIe siècle. Ma mère, qui a démarré notre généalogie a noté tout ce que savait ma grand-mère sur sa famille. Parmi ces renseignements, le cousin-germain de ma grand-mère nommé René DEBANNE qui aurait été tapissier à Orléans. 

Lien entre René DEBANNE et ma grand-mère
(source : Heredis 2014)
C'est étrange de penser que ma grand-mère, que j'ai connue, avait un cousin-germain né en 1894 ! En tout cas, lorsque j'ai commencé mes recherches sur cette branche, voici ce que nous savions de cette branche que nous avions perdue de vue.

(source : Heredis 2014)
La première chose que j'ai trouvée sur cette famille et qui me donna envie de chercher des renseignements les concernant fut aux Archives départementales du Loiret. Je fouillais le fond iconographie à la recherche d'éventuelles photos des DELAHAYE quand je suis tombé sur plusieurs photos au nom de René DEBANNE, tapissier à Orléans. Il y avait peu de chances pour que ce ne soit pas le mien, le nom DEBANNE étant relativement rare. 

Auguste JAQUES, Vue de décoration d'intérieur, une chambre, photographie réalisée à la demande de M. René Debanne, tapissier, 28 rue du Colombier à Orléans, v. 1950-1960
(source : Archives départementales du Loiret - 31 FI 1339)
Récemment, les archives d'Orléans ont mis en ligne les registres de mariage du début du XXe siècle. J'ai ainsi pu retrouver le mariage de René DEBANNE et par là son acte de naissance et le lieu de mariage de son père. Déroulons le fil dans l'ordre en revenant à Clément DEBANNE, le frère de mon arrière-grand-père. 

Clément DEBANNE est né au village de Saint-Denis sur la commune d'Issoudun (Indre). C'est le 6e enfant d'une famille de douze dont le père, Henri Clément DEBANNE est vigneron avant de voyager jusqu'en Dordogne pour exercer sa profession de "camionneur" ou de roulier. 

Alexis-Hubert JAILLOT, La Province de Berry, Paris, Chez l'Auteur le Sr. Iaillot, 1707 (détail)
(source : Gallica/BnF)
Clément a 14 ans lorsque son père meurt, laissant sa veuve, Louise CHUAT, élever tous leurs enfants survivants. En 1891, à l'âge de 20 ans, il vit encore avec sa mère avec 4 de ses frères et soeur à Issoudun où il exerce la profession de scieur de long. 

(source : Archives départementales de l'Indre - M 4843 - p. 136)
En 1892, il part vers le nord à Binas (Loir-et-Cher) où il s'installe comme boulanger. C'est là qu'il rencontre Rose Laurence Ernestine GAUDIER, lingère, fille de Vrain Eugène GAUDIER, charron et d'Aglaé Victoire TESSIER, couturière. 

(source : Heredis 2014)
Je ne leur trouve qu'un enfant à Binas, René Marius Joseph DEBANNE. Peut-être en eurent-ils d'autres à Orléans. Cet enfant est donc notre fameux tapissier, cousin-germain de ma grand-mère. Il se marie en 1919 à Orléans avec Renée Blanche Désirée BAUMIER un tapissière également, fille d'Alphonse Léon BAUMIER, cordonnier et marchand de chaussures et de Blanche Adélaïde Marie LUYT

De la mémoire de ma grand-mère, ils eurent deux enfants : Pierre et Gabrielle DEBANNE. Je ne les ai jamais rencontrés, mais peut-être que ce billet servira de bouteille à la mer, qui sait ? En tout cas, voici maintenant l'état de mes découvertes sur cette branche qui s'est bien remplie grâce à l'initiative des archives municipales d'Orléans de mettre en ligne des registres du début du XXe siècle qui, rappelons-le, appartiennent au domaine public maintenant. 

(source : Heredis 2014)

lundi 5 janvier 2015

Amédée Joseph Marie MESLAY marié dans mon église il y a 165 ans

Joseph MESLAY + Amédée FAULTRIER
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Amédée Joseph Marie MESLAY     Henry MESLAY
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                                                    Henry Charles Joseph MESLAY
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                                                     Robert Eugène Henri MESLAY
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                                             Ma grand-mère

Aujourd'hui, je suis allé aux archives de Paris pour chercher l'acte de mariage de l'arrière-arrière-grand-oncle de ma grand-mère, Amédée Joseph Marie MESLAY, procureur, juge d'instruction puis vice-président du tribunal du Havre (Seine-Maritime), chevalier de la Légion d'honneur avec Zélie Joséphine Aimée PIÉRON, fille d'un avocat d'Arras (Pas-de-Calais). Le mariage a eu lieu le 18 novembre 1850. 

Armes des Meslay : de sable, à la bande d'or, chargée d'une meule de moulin de gueules
(source : dessin personnel d'après l'Armorial général de France de Charles-René d'HOZIER)

Les archives de Paris ont brûlé, mais lorsque leur fils Amédée Hubert Joseph MESLAY épouse en 1880 Sarah Julie Marie CUMMING, fille d'un ingénieur d'Orléans, il doit prouver que ses parents étaient mariés et fait rétablir un acte de mariage. Cet acte a été effectué grâce à l'acte de mariage religieux qui, lui, n'avait pas pris feu avec l'Hôtel-de-Ville de Paris en 1871. Et quelle n'a pas été ma surprise en voyant le nom de la paroisse où a eu lieu le mariage !

(source : Archives de Paris - 5 Mi 1/2206)
Ils se sont mariés dans la paroisse Saint-Laurent qui est mon église depuis bientôt 10 ans à Paris ! En 1850, l'église Saint-Laurent ressemblait déjà fortement à l'église actuelle d'après cette photographie prise entre 1853 et 1870.

Charles MARVILLE, Église Saint-Laurent, vers 1853-1870
(source : domaine public, via Wikimedia Commons)
Les témoins ne sont malheureusement pas nommés, mais je sais qu'ils ont été mariés par le premier vicaire, l'abbé BRUYÈRE. Comme quoi, en généalogie, le destin nous fait toujours revenir aux mêmes endroits, qu'on le veuille ou non !

mercredi 8 mai 2013

Marie Catherine Rose, enfant légitime à quatre mois près


Je ne le dirais jamais assez, en généalogie, on découvre des choses chaque jour. Ainsi, un couple de mes ancêtres, Jean Maurice Souchay, tondeur, fils de Jean Souchay, blanchisseur de toile et de Hélène Audouin épouse le 7 janvier 1783, à Romorantin, Marie Catherine Rose Delahaye, fille de Pierre Firmin Delahaye et de Charlotte Catherine Vannier.

Je ne sais pas grand chose sur cette famille Delahaye puisqu'ils sont originaires de la paroisse Saint-Paul à Orléans. Les archives du Loiret seront en ligne en juin, mais uniquement le XIXème siècle pour l'instant ! Je vais devoir encore attendre avant d'explorer cette branche.

Ascendance depuis Marie Catherine Rose Delahaye jusqu'à mon arrière-grand-père
(source : Arbre familial, via Geneanet)


Toujours est-il que généralement, lorsque je trouve mariage d'un couple d'ancêtres, je saute neuf mois avant de chercher le premier bébé. Grave erreur ! Nos ancêtres n'étaient pas toujours des prix de vertu et au mois d'avril 1783, je tombe sur cet acte :

(source : Archives départementales du Loir-et-Cher - 4 E 194/44 - p. 13)
"L'an mil sept cens quatre vingt trois le Dimanche treize avril par nous soussigne a Ete Batizée marie catherine Roze ne de ce jour sur cette paroisse du Legitime Mariage de Jean Maurice Souchay qui a paru devant nous et de marie catherine Roze delahaie son parain a Ete Jean andre Souchay son oncle et sa maraine marie françoise pineau soussignés"
Conclusion, quand Marie Catherine Rose Delahaye épouse Jean Maurice Souchay, elle est déjà enceinte d'environ cinq mois, ce qui change ma vision de la scène. Encore un peu et le bébé à naître aurait été illégitime. Je trouve toujours amusant l'hypocrisie de l'époque qui veut que du moment qu'on soit marié avant la naissance, l'enfant est immédiatement légitime. Cette petite fille est-elle vraiment l'enfant de Jean Maurice ou bien est-ce un mariage arrangé pour sauver les apparences d'une grossesse "anticipée" ? Est-elle la fille de ses deux parents qui se seraient "connus" bibliquement avant le mariage ? Nous ne le saurons jamais.