Affichage des articles dont le libellé est Gellet. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Gellet. Afficher tous les articles

jeudi 21 avril 2016

Un drôle de lien pour la marraine de Françoise GAGNEPAIN

Françoise GAGNEPAIN
|
Louis GRELOT
|
Louis Noël GRÉLOT
|
Étienne GRELOT
|
Berthe Louise Stéphanie GRELOT
|
Mon grand-père
|
Ma mère
|
Moi

(source : Archives départementales du Loir-et-Cher - 6 Fi 161/27)
En recherchant les deux épouses de mon ancêtre Pierre François GRELOT, je me suis aperçu d'un petit détail amusant auquel je n'avais jamais prêté attention. Pierre François GRELOT épouse le 4 juillet 1785 dans l'église Saint-Martin de Nouan-le-Fuzelier (Loir-et-Cher) Françoise Élisabeth RICHER. Elle est deux fois veuve (de Pierre RENAULD et d'Étienne AUDAIS). 

La différence d'âge entre les deux est relativement grande puisqu'il a 25 ans et qu'elle en a 42 ! Françoise Élisabeth RICHER meurt assassinée dans les affres de la Révolution française le 23 frimaire an VI. 

(source : Archives départementales du Loir-et-Cher - 5MI161/R4 - p. 494)
"... est decede françoise etlizabette riché asgez
de saint quante un an morte dune mort violante
asasiné ..."

Pierre François GRELOT se remarie alors avec Françoise GAGNEPAIN et l'écart d'âge s'inverse puisque le mari a 36 ans et la femme 18 ans. Mais c'est en regardant l'acte de baptême de Françoise GAGNEPAIN (magnifiquement écrit par le vicaire GELLET) qu'un détail m'a sauté aux yeux. 

(source : Archives départementales du Loir-et-Cher - 4 E 161/48 - p. 3)
Sa marraine est la même Françoise Élisabeth RICHER (de 35 ans son aînée). Pierre François GRELOT a donc épousé la filleule de sa première femme en secondes noces ! 

vendredi 22 février 2013

Pourquoi appeler son fils Bohémar ?


Du côté de mes aïeux, ce sont mes ancêtres maternels qui ont la palme de l'inventivité des prénoms. Entre Léocade, Julitte, Viâtre, Vrain, ou alors carrément des prénoms qui n'existent pas, comme Nesida ou ... Bohémar.

Nous sommes en 1776, les Etats-Unis viennent de déclarer leur indépendance, et dans le village de Nouan-le-Fuzelier (Loir-et-Cher), Jacques Mêtreau, menuisier originaire de la Vienne et Thérèse Nolin, issue d'une famille assez aisée (aubergistes, chirurgiens, syndic fabriciens...) du village ont un nouvel enfant. Tandis que les premiers ont eu des prénoms assez classiques (Jacques, Pierre, Louis, Thérèse), pour une raison mystérieuse, ils décident de lui donner un prénom qui n'existe pas :

(source : Archives Départementales du Loir-et-Cher - 4 E 161/46 - p. 15)
"L'an mil-sept-cent-soixante-seize le trois novembre a été par moi Prêtre-vicaire soussigné Baptisé un Garçon né de la veille de ce jourd'hui du légitime Mariage de jacques Maitrau et de Thérése Nolin, qui a été nommé françois-Bohemar, et a eu pour Parein françois-Philippe Mauduison qui a signé avec nous et pour Mareine Marie-scholastique Gandois qui a déclarée ne le savoir de ce requise."
Les parrains sont oncle et tante de l'enfant, et aucun ne porte ce prénom (on attribuait traditionnellement le nom des parrains et marraine à l'enfant autrefois). En supposant que son prénom de François vienne de François Philippe, son oncle, d'où vient celui de Bohémar ?