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dimanche 25 février 2018

Laurent FORMEAU soldat de la Grande Armée

Claude FROMOT + Jeanne SOULAT
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Laurent FORMEAU     Marc FROMEAU
                                    |
                                    Jean FRÉMEAU
                                    |
                                     Pierre FRÉMEAU
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                                             Pierre Marie Joseph FRÉMEAU
                                    |
                                        Mon grand-père

Je suis en train de faire des recherches plus approfondies sur la famille FRÉMEAU autour de la période révolutionnaire, et j'ai retrouvé un soldat de la Grande Armée. Laurent FORMEAU, le frère de mon ancêtre Marc FROMEAU (l'orthographe du nom change beaucoup en cette période révolutionnaire) était en effet soldat au 18e régiment d'infanterie de ligne en 1813. 

(source : Archives départementales du Territoire de Belfort - 1 E 10, D. 11/1 - 18/3 vue 463/495)
Il est mort à l'hôpital militaire de Belfort (Territoire de Belfort) le 15 juillet 1813. Il y était entré le 21 juin 1813 des suites (nous apprend la transcription de l'acte sur les registres d'état-civil de Montlouis (Cher) de dysenterie chronique. Il n'avait que 20 ans. 

(source : Archives départementales du Cher - 3E 1799 vue 78/216)
Grâce au merveilleux site 1789-1815 L'Histoire autrement, je peux voir un exemple de l'uniforme qu'a porté Laurent FORMEAU

Coppens, B. (2010). Infanterie de ligne 1808-1812 [Image en ligne]. Repéré à https://www.1789-1815.com/inf_ligne_1808.htm
Cette illustration est confirmée par ce tableau de Louis-François LEJEUNE peignant la bataille de Borodino en Russie en 1812 à laquelle a sûrement participé Laurent FORMEAU. Je n'ai malheureusement pas retrouvé son matricule sur le site Mémoire des hommes car il a dû être incorporé au départ dans un autre régiment.

Lejeune, L-F. (1822). Bataille de la Moskowa, 7 septembre 1812 [huile sur toile]. Repéré à https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Battle_of_Borodino_1812.png?uselang=fr
En tout cas, voici, malgré le bien triste destin de ce parent éloigné, un témoignage de plus qui contredit la croyance que nos ancêtres ne bougeaient pas. Les guerres ont malheureusement contribué à déplacer les populations et à faire voyager ce fils de laboureur berrichon qui n'avait probablement jamais vu la Russie avant de partir dans l'armée de Napoléon. 

(source : Heredis 2018)

samedi 21 janvier 2017

Biographie : Pierre FRÉMEAU

Pierre FRÉMEAU
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Pierre Marie Joseph FRÉMEAU
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Mon grand-père
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Ma mère
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Moi

(source : Archives départementales du Cher - 6 Fi Venesmes 2)
Pierre FRÉMEAU naît à Venesmes le 26 mai 1846 sous le règne de Louis-Philippe Ier. Son père, Jean FRÉMEAU est journalier vigneron et sa mère, Marie PÉQUIOT la fille d'un marchand épicier. Au moment de sa naissance, il a déjà un frère aîné nommé Gilbert. La famille s'agrandit avec la naissance de Jean alors que Pierre a 2 ans puis d'Henri lorsqu'il a 4 ans. 

(source : Heredis 2017)
Les deux parents vivent donc à Venesmes (Cher) avec leurs quatre enfants et Marie BONDONNEAU, la mère de Marie PÉQUIOT et la grand-mère de Pierre FRÉMEAU. Je ne possède pas son matricule militaire, mais je sais qu'il a été dispensé du service à cause d'une large cicatrice à la jambe gauche. 

Le 9 mars 1868, il est le premier témoin du mariage de son frère Gilbert, vigneron, avec Marguerite Rosalie PERRIOT, également fille de vignerons de Venesmes (Cher). Il est alors nommé Pierre FROMEAU et exerce la profession de journalier. Il semble également ne pas encore savoir écrire à l'époque puisque personne ne signe l'acte de mariage. 

(source : Archives départementales du Cher - 3E 3829 - p. 79)
En 1872, il apparaît sur le recensement de Châteauneuf-sur-Cher (Cher), commune limitrophe de Venesmes. Il est ouvrier boulanger chez Henri Nicolas BOUZIQUE, boulanger, et sa femme Hermance BOUZIQUE au 69 rue de la Chaussée. Il est nommé par erreur Pierre FROMET dans cet acte. 

(source : Archives départementales du Cher - 6M 0065 - p. 18)
En 1872, il se marie avec Virginie MONORY, fille d'un riche meunier de Saint-Loup-des-Chaumes (Cher) qui vit chez ses grands-parents boulangers à Châteauneuf-sur-Cher (Cher). Le contrat de mariage est justement passé rue de Tivoli, chez les époux ROBERT-DOUARD (les grands-parents maternels de Virginie MONORY) le 16 septembre 1872, par-devant maître Paul Abel GIRARD, notaire. 

Virginie MONORY
(source : Archives personnelles)
Pierre FRÉMEAU a alors 26 ans et "déclare être propriétaire du fond de commerce de boulangerie qu'il exploite en y comprenant le matériel, les marchandises et les créances" d'une valeur de 2 000 F. Son père est alors propriétaire vigneron et lui apporte une dot de 1 500 F. 

Les parents de Virginie MONORY lui apportent en dot : 
  • "un lit de plumes"
  • "six draps et six serviettes" d'une valeur de 200 F
  • une somme de 1 000 F
Signatures du contrat de mariage
(source : Archives départementales du Cher)
Le mariage a lieu quelques heures plus tard le jour-même en présence des deux familles et avec pour témoin Jean et Henri FRÉMEAU, propriétaires, frères de l'époux, Joseph Pierre Marie GARDIEN, vétérinaire, oncle de l'épouse et Pierre Frédéric MONORY, meunier, frère de l'épouse. 

Pierre FRÉMEAU
(source : Archives personnelles)
Cet heureux événement est malheureusement rapidement du décès de Jean FRÉMEAU, le frère de Pierre, à l'hospice de Limoges (Haute-Vienne) où il était en garnison en tant que caporal. Le 3 août 1873 naît la première fille de Pierre FRÉMEAU et Virginie MONORY qui tiennent alors la Boulangerie Frémeau rue de la Halle : Blanche Marie Louise. Cette naissance est suivie deux ans plus tard par celle de Pierre Marie Joseph, mon arrière-grand-père. Leur dernier fils, Pierre Louis, naîtra quelques années plus tard en 1883. 

Pierre FRÉMEAU semble être un personnage central de la famille, très souvent sollicité pour être témoin de naissances, mariages et décès : 
  • en 1876 il déclare le décès du grand-père de sa femme, Pierre Claude ROBERT
  • en 1878 il est témoin du mariage de sa cousine Clémence BERNARD avec Charles ALLARD, marchand épicier
  • en 1881 il est témoin du mariage de son frère Henri FRÉMEAU avec Mathilde JUGAND, fille d'un armurier d'Issoudun (Indre)
  • en 1884 il déclare la mort de son père Jean FRÉMEAU 
  • en 1886 il est témoin du mariage d'une cousine de sa femme Marie Hortense Adrienne GARDIEN avec François Eugène MOREUX, percepteur
  • en 1888 il déclare la naissance de leur fille Marcelle Yvonne Alice Marie Joseph MOREUX
  • en 1891 il déclare le décès de Marie Célestine dite Maria MOREL épouse d'un cousin boulanger de sa femme
  • en 1901 il déclare le décès de Marie Victoire dite Louise ROBERT, la tante de sa femme
  • en 1915 il déclare la naissance de son petit-fils Pierre Louis FRÉMEAU
  • en 1921 il déclare le décès de son frère Gilbert FRÉMEAU
Boulangerie Frémeau pendant la Première guerre mondiale
(source : Archives personnelles)
La Boulangerie Frémeau était apparemment réputée pour ses brioches. D'après les recensements, il y a souvent eu un mitron employé par la famille. En 1891, c'est Jules MARÉCHAL et en 1906, Clément VERDIER. Sa fille, Blanche Marie Louise, que l'on appelle "la Tante Blanche" dans la famille, est devenue religieuse, puis institutrice libre à l'Asile Saint-Joseph de Lignières (Cher). 

Un mot de la main de Blanche FRÉMEAU
(source : Romain PERSONNAT)
Son fils aîné, Pierre Marie Joseph FRÉMEAU habite alors Versailles (Yvelines) et est comptable dans les Grands Magasins Dufayel à Paris qui sont à l'époque les plus grand magasins du monde. 

Les grands magasins Dufayel en 1904
(source : domaine public, via Wikimedia Commons)
Il rencontre Berthe Louise Stéphanie GRELOT qui est alors femme de chambre à Paris. Le mariage a lieu en 1905 dans cette ville et Pierre FRÉMEAU, alors âgé de 58 ans, ne s'y rend pas. 

Au premier rang : Marie Hortense Adrienne GARDIEN, Eugène Isidore GRELOT, Joséphine GRELOT, Pierre Marie Joseph FRÉMEAU, Berthe Louise Stéphanie GRELOT, Étienne dit Henri GRELOT, Victorine Ernestine BOURSIER et ?
Au deuxième rang : ?, Marcelle Yvonne Alice Marie Joseph MOREUX, Pierre Louis FRÉMEAU, Marguerite Léa Joséphine GRELOT, Léa Ernestine GUILLEMET, ? et Reine Madeleine GRELOT
(source : Archives de Françoise H.)

Pierre FRÉMEAU est néanmoins présent en 1910 (ainsi que son fils aîné parisien qui est témoin) au mariage de son fils cadet Pierre Louis FRÉMEAU, gendarme à cheval, avec Marie Louise BRUNET, fille de vignerons de Châteauneuf-sur-Cher (Cher). 

Pierre Louis FRÉMEAU et Marie Louise BRUNET
(source : Archives personnelles)
Son épouse Virginie MONORY décède à Bourges (Cher) alors qu'il est âgé de 71 ans. Durant la Première guerre mondiale, son fils aîné sera boulanger pour les troupes à Nevers, tandis que son fils cadet, militaire de carrière, sera grièvement blessé au front (il perd ses deux jambes) et décoré de la Légion d'honneur, de la Croix de guerre avec palme et de la Médaille militaire, ainsi que des deux médailles commémoratives. Pierre FRÉMEAU meurt à Châteauneuf-sur-Cher le 19 mai 1932 à l'âge avancé de 85 ans. Il est enterré dans le cimetière de cette commune où il repose aux côtés de sa femme et de sa fille Blanche

Tombe Frémeau-Monory au cimetière de Châteauneuf-sur-Cher
(source : Archives personnelles)

vendredi 29 mai 2015

1759, le plus vieil acte des FREMEAU

André FREMEAU + Marie RONFET / ROMPHÉE
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Laurent FREMEAU
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Claude FROMEAU
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Marc FROMEAU
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Jean FRÉMEAU
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Pierre FRÉMEAU
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Pierre Marie Joseph FRÉMEAU
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Mon grand-père
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Ma mère
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Moi

Tout a commencé cet après-midi avec un tweet de Benoît PETIT, qui était aux archives départementales du Cher et qui a trouvé cet acte de mariage entre Philippe FREMEAUX et Marie BARACHET à Saint-Symphorien (Cher). Mon nom de famille étant relativement rare, il l'a pris en photo et me l'a transmis. 

(source : Archives départementales du Cher)
"Lan mil Sept cent quarante quatre le vint huitieme janvier
apres la publication de trois bans de mariage faitte tant dans cette
Eglise que dans celles de St Baudelle et de venesmes dentre philippe
fremeaux fils de defunct andre fremeaux manoeuvre et de marie
Ronfet ses pere et mere à cette parroisse Le dit fremeaux agé denviron
vingt ans et authorisé par Sa mere. avec marie Barachet agee denviron
vint quatre ans fille de jean barachet et magdeleinne Begassat ses pere
et mere parroisse de venesmes veü Les Congés des Srs cures de venesmes
et St Baudelle en datte du vint Six et vint huit du courant signé
le dion curé de St Baudelle et amrcelle cure de venesmes Sans opposition
Les fiancailles celebrés jay Curé Soubsigne reçu Les Sus dittes parties a la 
benediction nuptiale apres quils Se Sont donnés Leurs mutuels consentements
de mariage en presence de jean bordry magdeleinne begassat francois
dulac jean aubrun et plusieurs autres qui ont dit ne Scavoir Signer
de ce Enquis"

Le couple André FREMEAUX et Marie RONFET serait donc originaire de Saint-Baudel (Cher), du moins au moment du mariage de leur fils en 1744. Mais cet acte de mariage ne concerne que le frère de mon ancêtre Laurent FREMEAU. C'est alors que Benoît PETIT m'a signalé que les archives de Villecelin étaient enfin disponibles sur Geneanet (alors que je surveillais régulièrement leur apparition, je n'avais pas encore vu ce registre). C'est ainsi que j'ai trouvé l'acte de mariage de mes ancêtres, le plus ancien que je possède concernant cette famille. 


(source : Archives municipales de Villecelin - 1711-1792 Mairie - p. 119)
"L'an mil sept cent cinquante huit le vingt-
-troisiême jour du mois de Janvier apres La publication
des trois bancs faitte en cette Eglise au prône de nos 
messes paroissiales par trois dimanches consecutifs sçavoir
les sept, quatorze, et vingt un du present mois, entre
Laurent fremeau fils majeur de droit et de coutume
de deffunct andré fremeau journalier, et de deffuncte
marie Romphée agé de vingt huit ans ; et Marie
barachet fille de Claude barachet Laboureur, et de 
Jeanne Richard agée de seize ans, tous de cette
paroisse sans qu'il nous ait apparu aucun empechem-
-ent ou opposition civile ou canonique ; et aprés les
fiançailles Celebrées en cette Eglise le vingt un du 
présent mois ; les susdittes parties etant munies des sacre-
ments de penitence et d'heucharistie ; je prestre curé
soussigné ai reçu en cette Eglise le mutuel consentement
des susdittes parties, et leur ai donné La benediction nup-
tiale avec les Ceremonies prescrittes par La Ste Eglise
en presence de Philippe fremeau frere de L'Epoux, 
de pierre fremeau cousin germain ; et de Claude
barachet pere de L'Epouse qui L'a deûment authorisée
et de Philippe pitaut tous de cette paroisse, qui 
ont declaré ne sçavoir signer de ce interpellés./."

La jeune épouse de 16 ans, Marie BARACHET, est l'homonyme de la belle-soeur de Laurent FREMEAU, bien que n'étant pas de la même famille. Ne reste plus qu'à trouver le lieu et la date de mariage d'André FREMEAU et Marie RONFET pour pouvoir continuer à explorer l'ascendance de notre famille. Mais cela ne pourra ce faire que cet été quand j'irais à Bourges, car les anciens registres ne sont pas encore numérisés.