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samedi 21 janvier 2017

Biographie : Pierre FRÉMEAU

Pierre FRÉMEAU
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Pierre Marie Joseph FRÉMEAU
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Mon grand-père
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Ma mère
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Moi

(source : Archives départementales du Cher - 6 Fi Venesmes 2)
Pierre FRÉMEAU naît à Venesmes le 26 mai 1846 sous le règne de Louis-Philippe Ier. Son père, Jean FRÉMEAU est journalier vigneron et sa mère, Marie PÉQUIOT la fille d'un marchand épicier. Au moment de sa naissance, il a déjà un frère aîné nommé Gilbert. La famille s'agrandit avec la naissance de Jean alors que Pierre a 2 ans puis d'Henri lorsqu'il a 4 ans. 

(source : Heredis 2017)
Les deux parents vivent donc à Venesmes (Cher) avec leurs quatre enfants et Marie BONDONNEAU, la mère de Marie PÉQUIOT et la grand-mère de Pierre FRÉMEAU. Je ne possède pas son matricule militaire, mais je sais qu'il a été dispensé du service à cause d'une large cicatrice à la jambe gauche. 

Le 9 mars 1868, il est le premier témoin du mariage de son frère Gilbert, vigneron, avec Marguerite Rosalie PERRIOT, également fille de vignerons de Venesmes (Cher). Il est alors nommé Pierre FROMEAU et exerce la profession de journalier. Il semble également ne pas encore savoir écrire à l'époque puisque personne ne signe l'acte de mariage. 

(source : Archives départementales du Cher - 3E 3829 - p. 79)
En 1872, il apparaît sur le recensement de Châteauneuf-sur-Cher (Cher), commune limitrophe de Venesmes. Il est ouvrier boulanger chez Henri Nicolas BOUZIQUE, boulanger, et sa femme Hermance BOUZIQUE au 69 rue de la Chaussée. Il est nommé par erreur Pierre FROMET dans cet acte. 

(source : Archives départementales du Cher - 6M 0065 - p. 18)
En 1872, il se marie avec Virginie MONORY, fille d'un riche meunier de Saint-Loup-des-Chaumes (Cher) qui vit chez ses grands-parents boulangers à Châteauneuf-sur-Cher (Cher). Le contrat de mariage est justement passé rue de Tivoli, chez les époux ROBERT-DOUARD (les grands-parents maternels de Virginie MONORY) le 16 septembre 1872, par-devant maître Paul Abel GIRARD, notaire. 

Virginie MONORY
(source : Archives personnelles)
Pierre FRÉMEAU a alors 26 ans et "déclare être propriétaire du fond de commerce de boulangerie qu'il exploite en y comprenant le matériel, les marchandises et les créances" d'une valeur de 2 000 F. Son père est alors propriétaire vigneron et lui apporte une dot de 1 500 F. 

Les parents de Virginie MONORY lui apportent en dot : 
  • "un lit de plumes"
  • "six draps et six serviettes" d'une valeur de 200 F
  • une somme de 1 000 F
Signatures du contrat de mariage
(source : Archives départementales du Cher)
Le mariage a lieu quelques heures plus tard le jour-même en présence des deux familles et avec pour témoin Jean et Henri FRÉMEAU, propriétaires, frères de l'époux, Joseph Pierre Marie GARDIEN, vétérinaire, oncle de l'épouse et Pierre Frédéric MONORY, meunier, frère de l'épouse. 

Pierre FRÉMEAU
(source : Archives personnelles)
Cet heureux événement est malheureusement rapidement du décès de Jean FRÉMEAU, le frère de Pierre, à l'hospice de Limoges (Haute-Vienne) où il était en garnison en tant que caporal. Le 3 août 1873 naît la première fille de Pierre FRÉMEAU et Virginie MONORY qui tiennent alors la Boulangerie Frémeau rue de la Halle : Blanche Marie Louise. Cette naissance est suivie deux ans plus tard par celle de Pierre Marie Joseph, mon arrière-grand-père. Leur dernier fils, Pierre Louis, naîtra quelques années plus tard en 1883. 

Pierre FRÉMEAU semble être un personnage central de la famille, très souvent sollicité pour être témoin de naissances, mariages et décès : 
  • en 1876 il déclare le décès du grand-père de sa femme, Pierre Claude ROBERT
  • en 1878 il est témoin du mariage de sa cousine Clémence BERNARD avec Charles ALLARD, marchand épicier
  • en 1881 il est témoin du mariage de son frère Henri FRÉMEAU avec Mathilde JUGAND, fille d'un armurier d'Issoudun (Indre)
  • en 1884 il déclare la mort de son père Jean FRÉMEAU 
  • en 1886 il est témoin du mariage d'une cousine de sa femme Marie Hortense Adrienne GARDIEN avec François Eugène MOREUX, percepteur
  • en 1888 il déclare la naissance de leur fille Marcelle Yvonne Alice Marie Joseph MOREUX
  • en 1891 il déclare le décès de Marie Célestine dite Maria MOREL épouse d'un cousin boulanger de sa femme
  • en 1901 il déclare le décès de Marie Victoire dite Louise ROBERT, la tante de sa femme
  • en 1915 il déclare la naissance de son petit-fils Pierre Louis FRÉMEAU
  • en 1921 il déclare le décès de son frère Gilbert FRÉMEAU
Boulangerie Frémeau pendant la Première guerre mondiale
(source : Archives personnelles)
La Boulangerie Frémeau était apparemment réputée pour ses brioches. D'après les recensements, il y a souvent eu un mitron employé par la famille. En 1891, c'est Jules MARÉCHAL et en 1906, Clément VERDIER. Sa fille, Blanche Marie Louise, que l'on appelle "la Tante Blanche" dans la famille, est devenue religieuse, puis institutrice libre à l'Asile Saint-Joseph de Lignières (Cher). 

Un mot de la main de Blanche FRÉMEAU
(source : Romain PERSONNAT)
Son fils aîné, Pierre Marie Joseph FRÉMEAU habite alors Versailles (Yvelines) et est comptable dans les Grands Magasins Dufayel à Paris qui sont à l'époque les plus grand magasins du monde. 

Les grands magasins Dufayel en 1904
(source : domaine public, via Wikimedia Commons)
Il rencontre Berthe Louise Stéphanie GRELOT qui est alors femme de chambre à Paris. Le mariage a lieu en 1905 dans cette ville et Pierre FRÉMEAU, alors âgé de 58 ans, ne s'y rend pas. 

Au premier rang : Marie Hortense Adrienne GARDIEN, Eugène Isidore GRELOT, Joséphine GRELOT, Pierre Marie Joseph FRÉMEAU, Berthe Louise Stéphanie GRELOT, Étienne dit Henri GRELOT, Victorine Ernestine BOURSIER et ?
Au deuxième rang : ?, Marcelle Yvonne Alice Marie Joseph MOREUX, Pierre Louis FRÉMEAU, Marguerite Léa Joséphine GRELOT, Léa Ernestine GUILLEMET, ? et Reine Madeleine GRELOT
(source : Archives de Françoise H.)

Pierre FRÉMEAU est néanmoins présent en 1910 (ainsi que son fils aîné parisien qui est témoin) au mariage de son fils cadet Pierre Louis FRÉMEAU, gendarme à cheval, avec Marie Louise BRUNET, fille de vignerons de Châteauneuf-sur-Cher (Cher). 

Pierre Louis FRÉMEAU et Marie Louise BRUNET
(source : Archives personnelles)
Son épouse Virginie MONORY décède à Bourges (Cher) alors qu'il est âgé de 71 ans. Durant la Première guerre mondiale, son fils aîné sera boulanger pour les troupes à Nevers, tandis que son fils cadet, militaire de carrière, sera grièvement blessé au front (il perd ses deux jambes) et décoré de la Légion d'honneur, de la Croix de guerre avec palme et de la Médaille militaire, ainsi que des deux médailles commémoratives. Pierre FRÉMEAU meurt à Châteauneuf-sur-Cher le 19 mai 1932 à l'âge avancé de 85 ans. Il est enterré dans le cimetière de cette commune où il repose aux côtés de sa femme et de sa fille Blanche

Tombe Frémeau-Monory au cimetière de Châteauneuf-sur-Cher
(source : Archives personnelles)

vendredi 23 août 2013

Nos cousins GARDIEN

À travers les registres de la fin du XIXème siècle à Châteauneuf-sur-Cher, je trouvais souvent la mention d'une famille Gardien, et plus particulièrement de Joseph GARDIEN, vétérinaire, qui était souvent dit "cousin de la famille" dans les actes concernant les FRÉMEAU. Jusqu'à présent, je n'avais jamais compris le lien de parenté entre nous et les Gardien. Ce Joseph GARDIEN fut témoin à presque tous les mariages MONORY, dont celui de mes ancêtres Pierre FRÉMEAU et Virginie MONORY.

Je cherchais la descendance des familles LECAS et LAUBIER quand je suis tombé sur cet acte en 1863 : 

(source : Archives départementales du Cher - 3E 3662 - p. 125)
"L'AN MIL HUIT CENT SOIXANTE-TROIS, le vingt neuf du mois de avril à Dix heures du matin par-devant NOUS, Paul abel Girard 1. adjoint au maire de Chateauneuf, faisant par délégation en L'absence de ce magistrat ; fonctions d'officier de l'État Civil de la commune de Chateauneuf canton de Chateauneuf département du Cher, SONT COMPARUS en la Maison Communs : 1° Gardien Joseph Pierre Marie âgé de vingt trois ans, né à honfleur (calvados) le 20 Septembre 1839 profession de vétérinaire demeurant à Chateauneuf fils majeur de Gardien Louis Justin adrien profession de commissaire de Police demeurant à Chateaumeillant présent et Consentant au mariage et de Gimer hortense Delphine profession d ____ demeurant à honfleur ou elle est décédée."
Il s'agit bien de mon Joseph GARDIEN, vétérinaire, et il est originaire de Honfleur ! C'est la première fois qu'un membre de la famille vient de ces régions du Nord de la France.

(source : Archives départementales du Calvados - 18Fi 330/102)
 L'épouse de ce Joseph GARDIEN, Marie Victoire ROBERT, est de notre famille. Voici comment nous sommes reliés à eux.

  • Virginie MONORY, épouse Frémeau, est la fille de François MONORY et de Victoire ROBERT.
  • Cette Victoire ROBERT est la soeur de Marie Victoire ROBERT qui a épousé Joseph GARDIEN.
Plus simplement, et en image, voici comment les GARDIEN peuvent se targuer d'être "cousins de la famille" des FRÉMEAU, bien que ce soit un lien par "alliance d'alliance".

(source : Arbre familial, via Geneanet)
Peut-être avait-on un sens de la famille plus élargi à l'époque. Toujours est-il que j'ai voulu chercher qui était ce Joseph GARDIEN et que j'ai retrouvé son acte de naissance :

(source : Archives départementales du Calvados - N.M.D. 1839-1841 - p. 159)
Puisqu'il m'a fallu payer 2 € pour pouvoir consulter cet acte (les archives du Calvados, comme celles de la Charente, étant payantes), j'en ai profité pour remonter deux générations de ce "cousin". Rechercher dans les registres de cette région où jamais personne de notre famille n'a vécu était pour moi assez exotique.

Joseph Pierre Marie GARDIEN est le fils de Louis Justin Adrien GARDIEN (qui fut successivement gendarme à cheval de la brigade de Honfleur, maréchal des logis de gendarmerie et commissaire de police) et d'Hortense Delphine GIMER, marchande de modes. Son grand-père, Jacques Joseph GARDIEN était marchand cordonnier dans la Manche. Quant à ses grands-parents maternels, Louis Charles GIMER et Marguerite Victoire JEANNE, ils étaient tous deux marchands à Honfleur (bien que Louis Charles vienne également de la Manche).

Comment un vétérinaire du Calvados et une fille de boulanger du Berry ont-ils pu se rencontrer ? Voici une hypothèse : 

  • Marie Victoire ROBERT est la belle soeur de François MONORY, meunier et maire de Saint-Loup-des-Chaumes. 
  • François MONORY est lui-même le beau-frère de Joseph WENTZEIS, brigadier de gendarmerie. 
  • Louis Justin Adrien GARDIEN semble avoir été muté dans le Berry, à Châteaumeillant et était gendarme. 
(source : Arbre familial, via Geneanet)

C'est peut-être par le lien entre Louis Justin Adrien GARDIEN et Joseph WENTZEIS que se sont rencontrés nos deux époux. 

J'ai pour l'instant retrouvé deux enfants au couple GARDIEN-ROBERT : Louis Joseph Victor Eugène et Marie Hortense Adrienne. Il est amusant de montrer que les prénoms sont choisis dans l'ascendance de notre vétérinaire. Cette dernière était témoin au mariage de mes arrières-grands-parents Pierre Marie Joseph FRÉMEAU et Berthe Louise Stéphanie GRELOT à Paris en 1905. Elle est dite cousine de l'époux et en effet, par les ROBERT, elle est sa cousine du 2ème au 3ème degré.

(source : Arbre familial, via Geneanet)
Voici comment avec un peu de patience et de curiosité, j'ai pu découvrir le lien qui nous unissait à deux personnes assez proche de notre famille pour être témoins de leurs mariages. Certains dans ma famille ont connus mon arrière-grand-mère Berthe. Et bien voici comment Hortense GARDIEN qui était témoin à son mariage était reliée à notre famille.