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mardi 5 mai 2020

Biographie : Pierre FRÉMEAU

Pierre FRÉMEAU
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Pierre Marie Joseph FRÉMEAU
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Mon grand-père

1. Est-ce que j'ai toutes les informations sur sa naissance ? Son baptême ? Qui étaient ses parrains/marraines ?


(source : Archives départementales du Cher - 3E 3494 - vue 289/326)
Pierre FRÉMEAU est né le 29 mai 1846 au bourg de Venesmes (Cher). Je ne sais pas qui sont ses parrain et marraine, mais les deux témoins de la naissance sont : 
  • Pierre PEQUIOT, journalier à La Bouloie à Venesmes (Cher), oncle maternel de l'enfant
  • Pierre BONDONNEAU, vigneron à Venesmes (Cher), grand-oncle maternel de l'enfant
Peut-être que l'un de ces deux Pierre a été son parrain et aurait influencé le choix du prénom de l'enfant. 

2. Est-ce que j'ai toutes les informations sur son mariage ? Qui était présent ? Liens de parenté ? 

Il se marie le 16 septembre 1872 à 11h à la mairie de Châteauneuf-sur-Cher (Cher) avec Virginie MONORY. Le mariage est célébré par Charles Alexandre RIPART, le maire de la commune. 

Signatures de l'acte de mariage
(source : Archives départementales du Cher - 3E 3955 - vue 143/175)
Les témoins du mariage sont : 
  • Jean FRÉMEAU, propriétaire, frère de l'époux
  • Henri FRÉMEAU, propriétaire, frère de l'époux
  • Joseph GARDIEN, vétérinaire, oncle de l'épouse
  • Frédéric MONORY, meunier, frère de l'épouse
Les témoins de l'époux habitent à Venesmes (Cher) et les témoins de l'épouse à Châteauneuf-sur-Cher (Cher). 

3. Comment s'est déroulé le mariage ? 

Le mariage se déroule en présence des deux familles et des parents des deux époux. 

4. Est-ce que j'ai toutes les informations sur son décès ? Qui était présent ? Qui a déclaré ? Où a eu lieu l'enterrement / l'inhumation ? 


(source : Archives municipales de Châteauneuf-sur-Cher - Décès 1923-1932)

Pierre FRÉMEAU meurt le 19 mai 1932 à 13h à Châteauneuf-sur-Cher à l'âge de 85 ans. C'est son fils, Pierre Marie Joseph FRÉMEAU, boulanger, qui déclare le décès au maire (son cousin) Gaston VANNIER.

(source : photo personnelle)
Il est inhumé au cimetière de Châteauneuf-sur-Cher (Cher) aux côtés de son épouse.

5. Est-ce que j'ai toutes les informations sur son passé militaire ? Fiche matricule ? Invalide ? Légion d'honneur ? 


(source : Archives départementales du Cher - 3E 3955 - vue 143/175)
Pierre a satisfait à la loi sur le recrutement de l'armée, mais a été exempté du service militaire par une large cicatrice à la jambe gauche comme il est indiqué dans son acte de mariage. En effet, il ne figure pas sur la liste des conscrits de l'an 1866.

6. Est-ce que je peux trouver des informations sur lui dans la presse ? 

(source : La Dépêche du Berry, n°84. (24 juin 1909), p. 3)
Le 24 juin 1909, il est foudroyé lors d'un orage durant lequel il se met à l'abri avec sa famille. Cette histoire avait été transmise dans la famille jusqu'à ce jour. Il apparaît également dans d'autres articles de presse de 1891 relatés dans ce billet de blog au sujet de deux incendies dans des granges où il entreposait des bourrées (sûrement pour alimenter le four de la boulangerie).

7. Quels évènements historiques a-t-il connus ? 

Il naît sous la Monarchie de Juillet. Lorsqu'il est âgé de 2 ans, Louis-Philippe Ier abdique du trône. Il traversera la guerre de 1870 et la Première Guerre mondiale bien qu'il ne participe à aucun de ces deux conflits. Difficile de savoir l'importance qu'on pu avoir ces événements si loins du Berry. Son fils Pierre Louis sera néanmoins gravement mutilé lors de la Grande Guerre où il perdra ses deux jambes.

8. Quelle était son instruction ? 

Pierre appartient à la première génération de la famille FRÉMEAU à savoir écrire (avec ses frères). Le seul de ses ancêtres proches qui savait lire et écrire était son grand-père maternel André PEQUIOT qu'il n'a pas connu (il n'a pu connaître que ses deux grands-mères). Il n'a pas fait d'études supérieures. Quelques mois avant son mariage, il est ouvrier boulanger chez Henri BOUZIQUE à Châteauneuf-sur-Cher chez qui il faisait peut-être son apprentissage.

9. Dans quel environnement géographique évoluait-il ? 

(source : remonterletemps.ign.fr)
À ma connaissance il a évolué dans un milieu géographique très restreint allant de Venesmes (Cher) à Châteauneuf-sur-Cher (Cher). Néanmoins, à la fin de sa vie, il va vivre à Lignières (Cher) chez sa fille.

10. S'est-il beaucoup déplacé dans sa vie ? 

Il semble s'être peu déplacé dans sa vie. Il ne vient pas à Paris pour le mariage de son fils en 1905. À partir de 1921 il vit à Lignières chez sa fille Blanche, institutrice privée. Il se rendra également à Issoudun (Indre) pour le mariage de son frère Henri.

11. Comment se déplaçait-il ? 

À cheval, comme le montre l'article de presse ci-dessus, ou à pieds. J'ignore s'il avait une sorte de charrette ou bien s'il montait à cheval directement.

12. Quel était son premier métier ? Comment en vivait-il ? 

En 1868, lors du mariage de son frère Gilbert, il est présenté comme journalier. Il travaillait probablement aux vignes de son père à Venesmes (Cher).

13. Quels étaient ses autres métiers recensés ? Comment en vivait-il ? 

Il est ensuite désigné comme "ouvrier boulanger" dans le recensement de 1872 où il vit chez Henri BOUZIQUE, puis comme "boulanger" tout au long de sa vie.

14. Comment apparaît-il dans les recensements ? 

(source : Archives départementales du Cher - 6M 0109 - vue 28/48)
Il est toujours désigné comme boulanger dans les recensements et il y a toujours un mitron (ou ouvrier boulanger) dans le recensement qui vit au sein de la famille.

(source : Archives départementales du Cher - 6M 0238 - vue 12/78)
À partir de 1921, il vit chez sa fille Blanche, institutrice privée, à Lignières (Cher) où vit également cette année là mon grand-père (son petit-fils) Pierre alors âgé de 6 ans ! D'ailleurs, mon grand-père l'écrit dans ses mémoires : "Pendant mes séjours à Lignières, dans les premières années "vingt", voici quelques souvenirs inscrits dans ma mémoire. Mon grand-père Pierre Frémeau y vivait avec sa fille. Il me paraissait très vieux à cette époque." (source : Pierre FRÉMEAU, Enfance et jeunesse : "Souvenirs de 1914 à 1940", p. 17).

15. Quel était le parler de sa région ? 

On y parlait le berrichon et probablement qu'il le parlait également, étant très ancré dans la région. Mon grand-père dit de lui : "Si l'on riait en famille en sa présence, il nous traitait facilement de "maugins", expression berrichonne pouvant se traduire par "imbéciles"." (source : Pierre FRÉMEAU, Enfance et jeunesse : "Souvenirs de 1914 à 1940").

16. Comment s'habillait-il ? 

Sur les deux photographies que nous avons de lui, il porte un chapeau melon ou un béret. Sinon, en costume, assez soigné il semblerait. C'était un commerçant dans un petit bourg.

17. Combien a-t-il eu d'enfants ? 

Il a eu trois enfants avec sa femme, Virginie MONORY :
  • Blanche Marie Louise, née le 3 août 1873 à Châteauneuf-sur-Cher
  • Pierre Marie Joseph, né le 18 juillet 1875 à Châteauneuf-sur-Cher
  • Pierre Louis né le 21 septembre 1883 à Châteauneuf-sur-Cher
18. A-t-il assisté au mariage de ses enfants ? 

Blanche Marie Louise est religieuse et ne s'est pas mariée. Il n'assiste pas au mariage de Pierre Marie Joseph à Paris en 1905 mais donne son consentement devant Maître MONTEREAU, notaire à Châteauneuf-sur-Cher (Cher). Il est présent au mariage de son fils Pierre Louis avec Marie Louise BRUNET à Châteauneuf-sur-Cher en 1910. 

Mariage de Pierre Louis FRÉMEAU et Marie Louise BRUNET
19. Que signifie son nom de famille ? 

Geneant indique que c'est un nom de personne d'origine germanique, sans doute Framaldus (fram = vaillant + waldan = gouverner).

L'orthographe a changé durant la période révolutionnaire où les officiers d'état-civil nouvellement nommés l'écrire Formeau ou Fromot, mais avant la Révolution et après, le nom s'orthographie comme actuellement (avec ou sens accent). Une branche de la famille ajoutera un "x" à la fin du nom au XIXe siècle. 

20. Qui était son père ? 

Son père était Jean FRÉMEAU, vigneron et propriétaire à Venesmes (Cher). 

21. Qui était sa mère ? 

Sa mère était Marie PÉQUIOT, domestique avant son mariage. Elle est la soeur du maire de Venesmes (Cher). 

22. Quelle était sa fratrie ? 

Pierre est issu d'une famille de 5 enfants : 
  • Solange, qu'il n'a jamais connue car morte à un mois
  • Gilbert, vigneron à Venesmes (Cher)
  • Jean, caporal au 2e de ligne décédé à Limoges (Haute-Vienne) en 1873
  • Henri, marchand d'articles de chasse et armurier à Issoudun (Indre)
23. Avait-il des relations avec les autres membres de sa famille ? 

Il est témoin du mariage de son frère Gilbert à Venesmes (Cher) en 1868 et de son frère Henri à Issoudun (Indre) en 1881, ce qui montre qu'ils étaient en bons termes les uns avec les autres. Mon grand-père écrit à son sujet : "Je me plaisais beaucoup en compagnie de mon Grand-père bien qu'il fut d'un tempérament ni expressif ni chaleureux. Mais je ne me souviens pas qu'il ait fait preuve d'une grande sévérité à mon égard. C'était un homme toujours sérieux n'aimant pas beaucoup la plaisanterie."  (source : Pierre FRÉMEAU, Enfance et jeunesse : "Souvenirs de 1914 à 1940").

24. Pouvez-vous retracer sa généalogie sur quatre générations ? 

(source : Heredis 2019)
Très implanté dans le Berry, tous ses ancêtres maternels viennent de Venesmes, ses ancêtres paternels viennent de Montlouis (Cher) pour le FRÉMEAU et de Corquoy (Cher) pour les LECLERC. Son grand-père André PEQUIOT est son seul ancêtre sur quatre génération qui sait écrire. 

25. Quelle était sa religion ? 

Il était catholique comme en atteste sa tombe. Sa fille était religieuse. 

26. Votre ancêtre chez le notaire. 

Il a passé un contrat de mariage le 16 septembre 1872 rue de Tivoli à Châteauneuf-sur-Cher (Cher) chez les sieurs et dame ROBERT-DOUARD, grand-parents de Virginie MONORY. 

Signatures de son contrat de mariage
(source : Archives départementales du Cher)
Il déclare être propriétaire de son fond de commerce (la Boulangerie Frémeau) d'une valeur de 2 000 F (500 F de ses économies, 1 500 F avancés par ses père et mère). 

Il apporte en dot : les 1 500 F avancés par ses parents et donnés à titre de dot. 

Sa future épouse apporte : un lit de plumes, six draps, six serviettes d'une valeur de 200 F. Sa mère lui fait don d'une somme de 1 000 F. 

Les parents et grand-parents de Virginie MONORY sont présents, ainsi que Théophile LIONNET, greffier, et Auguste DUBOIS, cordonnier, qui sont témoins de l'acte. 

27. Avez-vous des photos de votre ancêtre ? Pouvez-vous faire un trombinoscope ?

(source : Archives familiales)
Je ne possède que deux photographies de Pierre FRÉMEAU, sur la première, il est devant la Boulangerie Frémeau à Châteauneuf-sur-Cher probablement au moins âgé de 50 ans. 

(source : Archives familiales)

Sur la seconde photo, c'est un vieil homme, probablement déjà à Lignières chez sa fille car elle est en photo devant ce même décor qui devait être celui de sa maison. 

28. Quels étaient ses repas ? 

Je peux en deviner quelques éléments à nouveau grâce aux mémoires de mon propre grand-père où il parle de son propre grand-père : "Grand-père était très bon jardinier. Il m'emmenait souvent à son jardin qu'il cultivait avec soin et où il récoltait fruits et légumes en abondance : poiriers "Duchesse", pommiers, pêchers, donnaient de beaux fruits. Il produisait aussi de grandes quantités de fraises que je revois "énormes" et parfumées. En pleine saison nous en ramenions à Châteauneuf dans de grandes corbeilles d'osier. Maman faisait de la confiture et il lui arrivait même d'en donner et parfois même d'en vendre." (source : Pierre FRÉMEAU, Enfance et jeunesse : "Souvenirs de 1914 à 1940", p. 17). 

29. Y a-t-il une histoire qui se transmet sur cet ancêtre ? Est-elle vraie ? 

La Boulangerie Frémeau en 1910 avec la belle-fille de Pierre FRÉMEAU, Berthe Louise Stéphanie GRELOT, dans l'encadrement de la porte
(source : Archives familiales)
C'est lui qui a fondé la Boulangerie Frémeau, probablement en 1872, au moment de son mariage. Cette anecdote est vraie puisque la boulangerie est restée dans la famille pendant très longtemps et que nous y passions toujours lorsque nous nous rendions à Châteauneuf y acheter un feuilleté aux pommes de terre. 

30. Comment a-t-il participé à la vie de la communauté (membre du Conseil municipal, cahier de doléances, sage-femme, ...) ? 

Je n'ai pas beaucoup d'informations à ce sujet, mais étant un commerçant en plein centre-ville et à deux pas de la basilique, la boulangerie était bien connue dans le bourg. 



dimanche 25 février 2018

Laurent FORMEAU soldat de la Grande Armée

Claude FROMOT + Jeanne SOULAT
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Laurent FORMEAU     Marc FROMEAU
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                                    Jean FRÉMEAU
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                                     Pierre FRÉMEAU
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                                             Pierre Marie Joseph FRÉMEAU
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                                        Mon grand-père

Je suis en train de faire des recherches plus approfondies sur la famille FRÉMEAU autour de la période révolutionnaire, et j'ai retrouvé un soldat de la Grande Armée. Laurent FORMEAU, le frère de mon ancêtre Marc FROMEAU (l'orthographe du nom change beaucoup en cette période révolutionnaire) était en effet soldat au 18e régiment d'infanterie de ligne en 1813. 

(source : Archives départementales du Territoire de Belfort - 1 E 10, D. 11/1 - 18/3 vue 463/495)
Il est mort à l'hôpital militaire de Belfort (Territoire de Belfort) le 15 juillet 1813. Il y était entré le 21 juin 1813 des suites (nous apprend la transcription de l'acte sur les registres d'état-civil de Montlouis (Cher) de dysenterie chronique. Il n'avait que 20 ans. 

(source : Archives départementales du Cher - 3E 1799 vue 78/216)
Grâce au merveilleux site 1789-1815 L'Histoire autrement, je peux voir un exemple de l'uniforme qu'a porté Laurent FORMEAU

Coppens, B. (2010). Infanterie de ligne 1808-1812 [Image en ligne]. Repéré à https://www.1789-1815.com/inf_ligne_1808.htm
Cette illustration est confirmée par ce tableau de Louis-François LEJEUNE peignant la bataille de Borodino en Russie en 1812 à laquelle a sûrement participé Laurent FORMEAU. Je n'ai malheureusement pas retrouvé son matricule sur le site Mémoire des hommes car il a dû être incorporé au départ dans un autre régiment.

Lejeune, L-F. (1822). Bataille de la Moskowa, 7 septembre 1812 [huile sur toile]. Repéré à https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Battle_of_Borodino_1812.png?uselang=fr
En tout cas, voici, malgré le bien triste destin de ce parent éloigné, un témoignage de plus qui contredit la croyance que nos ancêtres ne bougeaient pas. Les guerres ont malheureusement contribué à déplacer les populations et à faire voyager ce fils de laboureur berrichon qui n'avait probablement jamais vu la Russie avant de partir dans l'armée de Napoléon. 

(source : Heredis 2018)

lundi 29 septembre 2014

Michel Eugène LABALLERY tire le bon numéro

Marc FORMEAU (FREMOT) + Marguerite LECLERC
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Marie FORMEAU                     Jean FREMEAU
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Michel Eugène LABALLERY         Pierre FRÉMEAU
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                                                          Pierre Marie Joseph FRÉMEAU
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                                                 Mon grand-père
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                                                   Ma mère
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                                                  Moi
Autrefois, le service militaire n'était pas exactement obligatoire pour tout le monde. Chaque année, on procédait à un tirage au sort pour exempter les jeunes de 20 ans à partir faire leur devoir militaire.


*, Bulletin des lois de la République française, t. V, Paris, Imprimerie nationale, 1873, pp. 99-100
Michel Eugène LABALLERY est journalier, fils de François LABALLERY, journalier et de Marie FORMEAU, la soeur de mon ancêtre. Ce sont des gens pauvres et illettrés. En 1874, il se marie avec Jeanne THÉVENOT, la fille d'un laboureur. Et sur leur acte de mariage, à Corquoy (Cher), je lis : 

(source : Archives départementales du Cher - 3E 4463 - p. 164)
"Laballery Michel Eugène est jeune soldat de la classe de 
1868 ; Il a obtenu le n° 99 au tirage au sort du canton
de château-neuf et a été exempté par son numero.
Ses père et mère sont présents et consentant au mariage."
Alors, je me dis que pour ces gens dont la vie n'était pas facile (grande pauvreté, forte mortalité infantile), voilà la trace d'un événement positif : un peu de chance au tirage au sort. 

vendredi 18 octobre 2013

Jean FRÉMEAU aurait pu épouser une autre femme

L'histoire des FRÉMEAU et des LABALLERY entre Venesmes et Corquoy, dans le Cher, se croise à de multiples reprises. Tout d'abord, Marc FROMOT (mon ancêtre) épouse en 1816 Marguerite LECLERC, fille de Françoise LABALLERY. C'est la première fois que je croise ce nom de famille typiquement berrichon dans ma généalogie.

La fille de Marc et Marguerite, Marie FORMEAU (le nom est déformé à cause de la prononciation paysanne, mais s'écrit FRÉMEAU avant et après cette génération) épouse en 1840 François LABALLERY.

Ma dernière découverte concerne directement Jean FRÉMEAU, l'arrière-grand-père de mon grand-père.

Liens de parenté entre Jean FRÉMEAU et moi
(source : arbre familial, via Geneanet)
En flânant dans les registres de Corquoy, j'ai en effet découvert cet acte très intéressant.

(source : Archives départementales du Cher - 3E 3099 - p. 112)
Il s'agit bien de mon ancêtre Jean, fils de Marc FROMOT (ici appelé Macque FORMEAU, le pauvre !) et de Marguerite LECLERC. Son père Marc est décédé à 25 ans, ayant eu le temps de laisser trois enfants à sa femme Marguerite. Il n'y a pas eu d'autre gens, l'âge et la profession coïncident, il s'agit donc bel et bien de mon ancêtre. 

Seulement, il y a un hic. Cet acte est une publication de bans en 1841 avec Marguerite LABALLERY (encore une membre de cette famille alliée aux FRÉMEAU). Or, il se trouve qu'en 1842, ce même Jean FRÉMEAU épouse Marie PÉQUIOT. Je cherche donc dans les actes de mariage de 1841 à Venesmes et à Corquoy, mais pas de trace d'un premier mariage (dont il n'y a d'ailleurs pas mention sur l'acte de mariage d'avec Marie PÉQUIOT). 

Je n'ai plus qu'à me rendre à l'évidence, Jean FRÉMEAU et Marguerite LABALLERY ont rompu leurs fiançailles ! Pourquoi ? Dans quelles conditions ? Nous ne saurons jamais ce qui a empêché cette troisième alliance des FRÉMEAU et des LABALLERY. 

Avec Marie PÉQUIOT, qu'il épouse en 1842, Jean sera le père de 5 enfants : 
  • Solange (nom de la sainte patronne du Berry)
  • Gilbert, qui sera vigneron à Venesmes
  • Pierre (mon ancêtre), qui sera boulanger à Châteauneuf-sur-Cher
  • Jean, caporal au 2ème régiment d'infanterie qui meurt à Limoges en 1873
  • Henri, armurier à Issoudun