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vendredi 26 juin 2020

Biographie : Hélène Louise LAUBIER

Hélène Louise LAUBIER
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Juliette Berthe LECAS
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Ma grand-mère

1. Est-ce que j'ai toutes les informations sur sa naissance ? Son baptême ? Qui étaient ses parrains/marraines ? 


(source de l'image : Archives départementales du Cher - 3E 3064 - vue 99/167)
Hélène Louise LAUBIER est née le 14 novembre 1857 à 9h à Châteauneuf-sur-Cher (Cher). Sa naissance est déclarée le lendemain à Jean François Hazaël HERVET, maire de la commune, par Rose DUPUY, sage-femme. Je ne sais pas qui sont ses parrain et marraine, mais les deux témoins de sa naissance sont :

  • Étienne AUDOT, journalier à Châteauneuf-sur-Cher
  • Mathieu PICOT, journalier à Châteauneuf-sur-Cher, son oncle
2. Est-ce que j'ai toutes les informations sur son mariage ? Qui était présent ? Liens de parenté ? 

Elle se marie le 17 février 1879 à 11h à Châteauneuf-sur-Cher avec Jacques François LECAS, maçon, fils de défunt Jacques LECAS, maçon, et de Jeanne Nézida NICOLLE. Le mariage est célébré par le maire Jules SACROT. 


Signatures de l'acte de mariage
(source : Archives départementales du Cher - 3E 4675 - vue 32/222)
Les témoins du mariage sont : 
  • Jean LECAS, propriétaire à Châteauneuf-sur-Cher, oncle de l'époux
  • André LECAS, maçon à Châteauneuf-sur-Cher, frère de l'époux
  • Étienne AUDOT, tisserand à Châteauneuf-sur-Cher, oncle de l'épouse
  • Vincent PICOT, tisserand à Châteauneuf-sur-Cher, oncle de l'épouse

3. Comment s'est déroulé le mariage ? 

Le mariage se déroule en présence des parents de l'épouse et du père de l'époux. 

4. Est-ce que j'ai toutes les informations sur son décès ? Qui était présent ? Où a eu lieu l'enterrement / l'inhumation ? 


(source : Archives départementales du Cher - 3E 5456 - vue 113/168)
Elle meurt le 10 décembre 1898 à 21h à Châteauneuf-sur-Cher âgée de 41 ans. Le décès est déclaré le lendemain par Jean BERNARD, tailleur de pierres, cousin de la défunte, et André LECAS, entrepreneur, beau-frère de la défunte, tous deux demeurant à Châteauneuf-sur-Cher. 


(source : photo personnelle)
Elle est inhumée avec son mari au cimetière de Châteauneuf-sur-Cher. 

5. Est-ce que j'ai toutes les informations sur son passé militaire ? Fiche matricule ? Invalide ? Légion d'honneur ?

Les femmes de cette époque ne participaient pas à l'armée.

6. Est-ce que je peux trouver des informations sur elle dans la presse ? 

Il n'y a pas d'information dans la presse la concernant. 

7. Quels événements historiques a-t-elle connus ? 

Elle a 12 ans pendant la Guerre de 1870, elle naît sous le Second Empire et meurt sous la Troisième République. 

8. Quelle était son instruction ? 


(source : Archives départementales du Cher - 3E 4675 - vue 32/222)
Elle savait écrire comme l'atteste la signature de son acte de son acte de mariage. 

9. Dans quel environnement géographie évoluait-elle ? 

Elle est né, s'est mariée et est décédée à Châteauneuf-sur-Cher. 

10. S'est-elle beaucoup déplacé dans sa vie ?

Elle ne semble pas s'être beaucoup déplacée dans sa vie. 

11. Comment se déplaçait-elle ? 

Probablement à pieds. 

12. Quel était son premier métier ? Comment en vivait-elle ?

Au moment de son mariage, elle est couturière. Fille de couturière et petite-fille de tisserand, elle fabriquait probablement des vêtements. 

13. Quels étaient ses autres métiers recensés ? Comment en vivait-elle ? 

Je n'ai pas d'autres métiers officiellement recensés dans les actes, mais on dit dans la famille qu'elle tenait une petite épicerie à Châteauneuf-sur-Cher, ce qui expliquerait la mention de "marchand épicier" rencontrée dans un acte pour son mari après son décès. 

14. Comment apparaît-elle dans les recensements ? 


(source : Archives départementales du Cher - 6M 0065 - vue 36/48)
Elle apparaît toujours sous le prénom d'Hélène, que ce soit ici pour le recensement de 1872, quand elle vit Rue Villatte avec ses parents et son frère, que dans les recensements Rue de Mouzaine avec son mari. Ses recensements ne précisent jamais de profession. 

15. Quel était le parler de sa région ? 

On parlait le berrichon dans sa région. 

16. Comment s'habillait-elle ?

Elle s'habillait en berrichonne, avec des robes qui descendaient jusqu'au sol et une petite coiffe modeste. 

17. Combien a-t-elle eu d'enfants ? 

Il a eu trois filles avec sa mari Jacques François LECAS : 
  • Joséphine Renée LECAS, née le 18 novembre 1879 à Châteauneuf-sur-Cher et morte à 18 mois
  • Hélène Marie GIRAULT-LECAS, née le 9 août 1881 à Châteauneuf-sur-Cher
  • Juliette Berthe DEBANNE-LECAS (mon ancêtre), couturière et négociante, née le 15 juin 1886 à Châteauneuf-sur-Cher

18. A-t-elle assisté au mariage de ses enfants ?

Elle est morte quand ses filles étaient encore jeunes et n'a donc pas pu assister à leurs mariages. 

19. Que signifie son nom de famille ? 

D'après Filae, LAUBIER est un nom de famille rare, qui représente la forme agglutinée "de l'aubier", nom topographique issu du latin alba, peuplier blanc, arbrisseau caractéristique de la propriété, aussi nom de lieu dans les Deux-Sèvres. Le nom de famille était en effet originellement DELAUBIER ou de LAUBIER avant de devenir LAUBIER après la Révolution Française. 

20. Qui était son père ? 

Son père était François LAUBIER, journalier et vigneron. 

21. Qui était sa mère ? 

Sa mère était Françoise PICOT, couturière. 

22. Quelle était sa fratrie ? 

Elle n'a qu'un seul frère cadet, Charles LAUBIER, charpentier, mort célibataire à 23 ans. 

23. Avait-elle des relations avec les autres membres de sa famille ?

Ses parents sont présents à son mariage, et ses oncles Étienne AUDOT et Vincent PICOT sont témoins de son mariage. Elle vient d'une famille assez réduite en nombre et les occasions de trouver des actes attestant de liens entre-eux sont limitées. 

24. Pouvez-vous retracer sa généalogie sur quatre générations ?


(source : Heredis 2018)
La plupart de ses ancêtres sont illettrés à l'exception de son père François LAUBIER et de son arrière-grand-père Pierre de LAUBIER. Les femmes sont couturières ou domestiques, les hommes sont tisserands, vignerons ou charpentier. Ils sont tous originaires du Cher à l'exception de Pierre de LAUBIER et Marie GOUNOT, ses arrière-grands-parents qui sont originaires de Méasnes (Creuse).  

25. Quelle était sa religion ?

Elle était catholique. 

26. Votre ancêtre chez le notaire. 

Je n'ai pas trouvé d'actes notariés la concernant. 

27. Avez-vous des photos de votre ancêtre ? Pouvez-vous faire un trombinoscope ? 

Nous aurions deux photographies d'Hélène Louise LAUBIER authentifiées par sa fille Juliette Berthe LECAS, bien qu'elle ait été jeune quand sa mère était morte. 



(source : Archives familiales)

28. Quels étaient ses repas ? 

Probablement le fameux pâté ou feuilleté aux pommes de terres berrichon. 

29. Y a-t-il une histoire qui se transmet sur cet ancêtre ? Est-elle vraie ? 

Ses filles avaient 17 ans et 12 ans lorsqu'elle est décédée et n'ont pas transmis un grand nombre de souvenirs la concernant. 

30. Comment a-t-elle participé à la vie de la communauté (membre du conseil municipal, cahier de doléances, sage-femme ...) ? 

Pas à ma connaissance si ce n'est qu'elle était épicière dans le bourg. 

mercredi 24 juin 2020

Biographie : Jacques François LECAS

Jacques François LECAS
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Juliette Berthe LECAS
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Ma grand-mère

1. Est-ce que j'ai toutes les informations sur sa naissance ? Son baptême ? Qui étaient ses parrains/marraines ? 


(source : Archives départementales du Cher - 3E 3062 - vue 2/216)
Jacques François LECAS est né le 7 janvier 1850 à 5h à Châteauneuf-sur-Cher (Cher). Sa naissance est déclarée le lendemain à François PEYNOT, l'adjoint au maire, par Rose DUPUY, sage-femme à Châteauneuf-sur-Cher. Je ne sais pas qui sont ses parrain et marraine, mais les témoins de sa naissance sont : 

  • Pierre BARRE, perruquier à Châteauneuf-sur-Cher
  • Pierre GAMBARDOUX, boucher à Châteauneuf-sur-Cher

2. Est-ce que j'ai toutes les informations sur son mariage ? Qui était présent ? Liens de parenté ? 

Il se marie le 17 février 1879 à 11h à Châteauneuf-sur-Cher avec Hélène Louise LAUBIER, couturière, fille de François LAUBIER, journalier, et de Françoise PICOT. Le mariage est célébré par le maire Jules SACROT. 


Signatures de l'acte de mariage
(source : Archives départementales du Cher - 3E 4675 - vue 32/222)
Les témoins du mariage sont : 

  • Jean LECAS, propriétaire à Châteauneuf-sur-Cher, oncle de l'époux
  • André LECAS, maçon à Châteauneuf-sur-Cher, frère de l'époux
  • Étienne AUDOT, tisserand à Châteauneuf-sur-Cher, oncle de l'épouse
  • Vincent PICOT, tisserand à Châteauneuf-sur-Cher, oncle de l'épouse

3. Comment s'est déroulé le mariage ? 

Le mariage se déroule en présence des parents de l'épouse et du père de l'époux. 

4. Est-ce que j'ai toutes les informations sur son décès ? Qui était présent ? Où a eu lieu l'enterrement / l'inhumation ? 


(source : Archives municipales de Châteauneuf-sur-Cher - MAIRIE 1922-1932 D)
Il meurt le 31 janvier 1928 à 16h à Châteauneuf-sur-Cher âgé de 78 ans. Le décès est déclaré le jour même par son gendre Henri DEBANNE, négociant à Châteauneuf-sur-Cher.

(source : photo personnelle)
Il est inhumé le 2 février 1928 au cimetière de Châteauneuf-sur-Cher après une cérémonie à 14h30 à la Basilique Notre-Dame-des-Enfants. Voici ce qu'écrit ma grand-mère (la petite-fille de Jacques François LECAS), dans ses mémoires :

"Fin février 1928, alors que je restais à l'étude et à ma leçon de piano et terminais à 7 heures le soir, André vint me chercher pour m'annoncer la mort du grand-père, il y avait une semaine qu'il était alité avec une congestion cérébrale et dans ce temps-là, il n'y avait pas grands soins pour cette maladie-là. Il fut enterré le 2 février, ma mère nous vêtit de noir de la tête aux pieds, et cela pendant plusieurs mois." (Anne-Marie DEBANNE, Souvenirs de famille). 

5. Est-ce que j'ai toutes les informations sur son passé militaire ? Fiche matricule ? Invalide ? Légion d'honneur ?

Son matricule militaire m'informe qu'il a les yeux et les cheveux bruns, qu'il mesure 1 m. 63 et qu'il sait lire et écrire bien qu'il n'ait pas reçu d'instruction primaire. Il accomplira seulement une période d'exercices au 62e régiment territorial d'infanterie du 2 au 14 avril 1883. 


(source : Archives départementales du Cher - 2R 493 - vue 501/602)
Il sera néanmoins dispensé de service militaire comme fils de veuve et soutien de famille pour sa mère et ses frères et soeurs. 

6. Est-ce que je peux trouver des informations sur lui dans la presse ? 

Je trouve deux mentions de lui dans la presse, concernant son décès. 


(source : La Dépêche du Berry, n°27, 2 février 1928, p. 3)
(source : La Dépêche du Berry, n°29, 4 février 1928, p. 3)

7. Quels événements historiques a-t-il connus ? 

Il naît sous la Deuxième République. Il est vivant pendant la Guerre de 1870 à laquelle il ne participe pas, ainsi qu'à la Première Guerre mondiale. 

8. Quelle était son instruction ? 

Il savait lire et écrire mais n'a apparemment pas reçu d'instruction primaire. Il a sûrement été placé tôt en apprentissage. 

9. Dans quel environnement géographie évoluait-il ?

Il est né, s'est marié et est mort à Châteauneuf-sur-Cher. 

10. S'est-il beaucoup déplacé dans sa vie ?


(source : Heredis 2018)
 À ma connaissance, à part pour sa période d'exercices militaires à Bourges (Cher), il n'a pas beaucoup quitté Châteauneuf-sur-Cher. En tout cas, je n'ai aucune mention de lui dans un autre lieu, bien qu'il ait acheté plusieurs vignes à Venesmes (Cher). 

11. Comment se déplaçait-il ? 

Probablement à pied ou en charrette. Son métier impliquait de transporter des pierres et il devait donc probablement posséder une charrette. 

12. Quel était son premier métier ? Comment en vivait-il ?

Le premier métier que je lui connais, à 19 ans, est celui de maçon, puis de maître maçon. 

13. Quels étaient ses autres métiers recensés ? Comment en vivait-il ? 

Il devient ensuite entrepreneur de maçonnerie. En 1892 il est désigné comme marchand épicier. Sa femme tenait en effet une épicerie à Châteauneuf-sur-Cher qu'il a peut-être conservée après le décès de cette dernière. En 1896, il est désigné comme propriétaire et négociant. 

14. Comment apparaît-il dans les recensements ? 


(source : Archives départementales du Cher - 6M 0065 - vue 21/48)
En 1872, il apparaît dans les recensements avec sa mère, veuve, et ses frères et soeurs à Châteauneuf-sur-Cher. Son frère Philippe était aveugle de naissance, histoire qui nous avait été transmise. Il a été mal perçu à l'époque dans le bourg car étant fils de veuve et soutien de famille, il n'a pas participé à la guerre de 1870 (année où il aurait dû commencer son service militaire).

(source : Archives départementales du Cher - 6M 0261 - vue 7/35)
En 1926, dernier recensement où il apparaît, il vit au Quartier de Mouzaine à Châteauneuf-sur-Cher avec sa fille Juliette, son gendre Eugène DEBANNE, leurs trois enfants (dont ma grand-mère Anne-Marie) et une domestique. 

15. Quel était le parler de sa région ? 

On parle le berrichon dans sa région. 

16. Comment s'habillait-il ?

En costume trois pièces avec un chapeau. 

17. Combien a-t-il eu d'enfants ? 

Il a eu trois filles avec sa femme Hélène Louise LAUBIER : 

  • Joséphine Renée LECAS, née le 18 novembre 1879 à Châteauneuf-sur-Cher et morte à 18 mois
  • Hélène Marie GIRAULT-LECAS, née le 9 août 1881 à Châteauneuf-sur-Cher
  • Juliette Berthe DEBANNE-LECAS (mon ancêtre), couturière et négociante, née le 15 juin 1886 à Châteauneuf-sur-Cher
18. A-t-il assisté au mariage de ses enfants ?

Il assiste au mariage de ses deux filles survivantes.

Le 12 février 1901 à Châteauneuf-sur-Cher, il assiste au mariage de sa fille Hélène Marie avec Abel Marie Emmanuel GIRAULT, employé.

Le 11 janvier 1908 à Châteauneuf-sur-Cher, il assiste également au mariage de sa fille Juliette Berthe avec Henri dit Eugène DEBANNE, mégissier. 

19. Que signifie son nom de famille ? 

Selon Filae, LECAS est un nom de famille très rare, qui se rapporte à un adjectif. En ancien français, il désigne cassé, brisé, sobriquet qui s'est appliqué a un homme découragé, sans force .

20. Qui était son père ? 

Son père était Jacques LECAS, vigneron et maçon. 

21. Qui était sa mère ? 

Sa mère était Jeanne Nézida NICOLLE, domestique et journalière. 

22. Quelle était sa fratrie ? 

Il est issu d'une famille de 7 enfants, dont il est le troisième : 

  • André, maçon et entrepreneur à Châteauneuf-sur-Cher
  • Catherine, décédée à 2 ans
  • Philippe, chanteur ambulant aveugle qui épouse à Lyon (Rhône) une chanteuse fille d'un prestidigitateur
  • Pierre, décédé à 9 mois
  • Joséphine, lingère, qui vit à Chartres (Eure-et-Loir) avec son mari plâtrier
  • Marie dont j'ignore la destinée
Je possède une photographie de sa soeur Joséphine : 

Joséphine LECAS
(source : Archives familiales)
23. Avait-elle des relations avec les autres membres de sa famille ?

Son frère André est témoin de son mariage en 1879, ainsi que du décès de sa femme. Ils exerçaient la même profession dans la même ville (probablement ensemble) et semblent bien s'entendre. Jacques François, quant à lui, est témoin du mariage de son frère André en 1874, ainsi que de sa soeur Joséphine en 1882. 

24. Pouvez-vous retracer sa généalogie sur quatre générations ?


(source : Heredis 2018)
Tous ses ancêtres sur quatre générations sont illettrés à l'exception de son arrière-grand-père Alexis BERNARD. Ils sont globalement originaires de Châteauneuf-sur-Cher à l'exception de Marguerite MORTAGNE (Saint-Julien-le-Pauvre, Cher), François CANARD (Lunery, Cher), Jeanne CRESSON (Primelles, Cher), Alexis BERNARD (Venesmes, Cher). 

Les professions sont assez variées avec des vignerons, des tonneliers, un tisserand, un cabaretier et un laboureur. Un mélange de cultivateurs et d'artisans. 

25. Quelle était sa religion ?

Il était catholique. Dans le faire-part de décès il est écrit qu'il est décédé "muni des Sacrements de l'Église" et son enterrement a eu lieu à la basilique Notre-Dame-des-Enfants à Châteauneuf-sur-Cher. 

26. Votre ancêtre chez le notaire. 

Bien qu'il n'a pas passé de contrat de mariage, ayant épousé une femme de condition très modeste, il a acquis un grand nombre de terres et nous possédons toujours les grosses de ces divers actes notariés. 


  • 15 janvier 1882, il achète pour 200 F à la famille CHENIER les deux dixièmes d'une terre sise aux Brossats à Venesmes (1 hectare 9 ares 32 centiares)
  • 21 janvier 1886, il achète pour 350 F à Charles Alexandre RIPART (maire de Châteauneuf) et Madeleine Zénaïde SÉJOURNET sa femme une vigne située aux Plantes à Venesmes (18 ares 22 centiares)
  • 8 mars 1892, il achète pour 50 F à François BRUNET (garde particulier chez Monsieur de MARSILLAC) et à Joséphine GROSBOIS sa femme une vigne située aux Plantes à Venesmes (9 ares 11 centiares)
  • 3 mars 1895, il achète pour 2 500 F aux enchères à la bougie à Mathieu MONICAULT (journalier à Mendoza en Argentine) et Marie Sophie MOULIN sa femme, une maison rue de Mouzaine à Châteauneuf-sur-Cher (comprenant une boutique, une chambre à feu derrière, une cave voutée, une grange avec petit cellier, une grande chambre à feu, une cour derrière dans laquelle existent une boulangerie et un puits à eau, et un petit jardin à la suite). 
  • 27 janvier 1896, il achète pour 20 F à son beau-frère Clément TABASTOT et sa soeur Joséphine LECAS la vigne du Poirier à Châteauneuf-sur-Cher (3 ares 64 centiares)

  • 12 février 1896, il achète pour 50 F à Françoise RENAULT veuve de Vincent PICOT une terre dite Champ de la Vallée Béarnais à Venesmes (16 ares)
  • 2 novembre 1896, il achète pour 350 F à Louis GAZEAU (propriétaire journalier) et Marie JAMET sa femme une terre appelée Champ des Forêts à Venesmes (54 ares 66 centiares)
(source : Archives familiales)

Il écrit d'ailleurs deux sommations par huissier pour cette maison de Mouzaine que Mathieu MONICAULT ne voulait pas libérer après l'achat. 

Je ne sais pas pourquoi il a acheté toutes ces vignes. Des souvenirs de ses ancêtres vignerons ? Les entretenait-il lui-même où les louait-il en fermage à des vignerons ? Était-ce pour tirer profit de la vente du vin ? 

27. Avez-vous des photos de votre ancêtre ? Pouvez-vous faire un trombinoscope ? 


(source : Archives familiales)
Je ne possède qu'une seule photographie de Jacques François LECAS que j'ai colorisée. 

28. Quels étaient ses repas ? 

Il devait probablement manger le fameux pâté ou feuilleté aux pommes de terres traditionnel du Berry. 

29. Y a-t-il une histoire qui se transmet sur cet ancêtre ? Est-elle vraie ? 

Il y a plusieurs histoires le concernant. Il était entrepreneur de maçonnerie et a travaillé sur le chantier de la basilique Notre-Dame-des-Enfants de Châteauneuf-sur-Cher qui est le monument central du bourg et point culminant des alentours. 


Ideefixe, Basilique Notre-Dame-des-Enfants-vue-aérienne, 2019
(source : licence CC BY-SA 4.0 via Wikimedia Commons)
Il a également construit la maison de Mouzaine dans laquelle est née ma mère. Il fut un temps où il a envisagé d'aller vivre aux États-Unis mais il n'a jamais réalisé cette idée. 

30. Comment a-t-il participé à la vie de la communauté (membre du conseil municipal, cahier de doléances, sage-femme ...) ? 

Il a construit la basilique de Châteauneuf-sur-Cher ainsi qu'un grand nombre de maisons de la commune. La basilique est le centre névralgique du bourg et un lieu très important pour ma famille. Il a donc participé à l'érection d'une partie de la ville actuelle. 

mardi 24 janvier 2017

Papiers militaires de François LAUBIER

François LAUBIER
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Hélène Louise LAUBIER
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Juliette Berthe LECAS
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Ma grand-mère
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Ma mère
|
Moi

Vieux papiers de famille
Hier, mon oncle m'a prêté de vieux documents familiaux qui nous viennent de notre maison de Châteauneuf-sur-Cher (Cher) pour que je les numérise et que je les utilise pour notre généalogie. C'est une véritable mine d'or, allant de vieux documents napoléoniens au livret militaire de mon grand-père durant la Seconde Guerre mondiale. Des dizaines d'actes notariés expliquant les ventes de maisons et les contrats de mariage. Tous ces documents vont me donner l'occasion de nombreux articles sur ce blog. J'ai décidé de commencer avec les documents les plus anciens, des documents militaires de François LAUBIER, l'arrière-grand-père de ma grand-mère. 

Le premier document est une lettre rédigée par Étienne CHANGEUX, médecin vétérinaire, Pierre BARRE, perruquier et Jean Baptiste ROBERT, postillon, qui demandent l'exemption de François LAUBIER comme seul fils subsistant de sa mère veuve, Solange LAGELINE


(source : Archives personnelles)
"Département du Cher.
Certificat à produire pour un jeune
homme qui réclame l’exemption comme
fils aîné d’une femme actuellement veuve
Nous soussignés, Changeux Etienne Mcin Véterinaire, Barre, pierre
perruquier et Robert jean Baptiste postillon tous trois pères de famille, domiciliés
dans le Canton, ayant des fils inscrits sur les régistres matricules de l’armée
de terre ou de mer, ou désignés par le sort pour Concourir à la formation du 
contingent de la Classe actuellement appelée, 
Certifions, sous notre responsabilité personnelle que le nommé Laubier
françois, né le Cinq juin 1829 à Châteauneuf Canton de Châteauneuf
Dépt du Cher fils de feu Laubier, jean, inscrit sur la liste Cantonnale
et désigné pour concourir à la formation du Contingent comme ayant eu le 
n°31, est l’aîné de Solange, Lageline veuve de Laubier jean père
du réclamant et que la dite Lageline solange est actuellement veuve, et 
malade, dans l’impossibilité de se suffire à elle même, et qu’en conséquence
ledit Laubier françois, a droit à l’exemption, d’après l’art. 13, n°4
de la loi du 21 mars 1832. 
fait à Châteauneuf sur Cher le 15 juillet 1852."

Cette requête, pour une raison que j'ignore, semble ne pas avoir été acceptée par l'administration militaire de l'époque. Le second papier date du 15 mai 1856 à Libourne (Gironde). 

Châteauneuf-sur-Cher (Cher) en 1, Libourne (Gironde) en 4, Bourges (Cher) en 5
(source : Heredis 2017)
C'est bien loin de chez lui que François LAUBIER se retrouve hussard de 1e classe au 3e régiment des hussards. Voici l'uniforme des hussards au début du siècle : 
René LOUIS, "1809 - Trompette du 3me Hussards" in Uniformes des régiments de hussards français
(source : Gallica/BnF
Il obtient donc à Libourne (Gironde) un certificat de bonne conduite. J'y apprends des détails physiques le concernant. Il est brun aux yeux roux et mesure 1m71.

(source : Archives personnelles)
"3e Régiment de hussards. 
Certificat de Bonne Conduite. 
Nous, soussignés, membres composant le conseil d’administration du 
3e Régiment de hussards. Certifions que le sieur Laubier françois
hussard de 1re classe né le 5 Juin 1829 à Châteauneuf, canton du dit, 
Département du Cher, Cheveux et sourcils Bruns, yeux Roux, front
ordinaire, nez gros, Bouche moyenne, menton ordinaire, Visage ovale, 
marques particulières : _____ ; Taille de un mètre 710 millimètres, a tenu
une bonne Conduite pendant tout le temps qu’il est resté sous les
Drapeaux, et qu’il y a Constamment servi avec honneur et fidélité. 
La présente attestation est donnée sur la proposition du Capitaine de
L’Escadron et du Chef d’Escadrons auxquels appartient Le sieur
Laubier françois après examen du registre des punitions en ce qui le Concerne, 
Certifions en outre 1° qu’il n’a aucune infirmité apparente ou 
Cachée qui puisse L’empêcher de reprendre son service ; 2° qu’il n’est pas
marié.
Fait à Libourne le 15 Mai 1856. 
Les Membre du Conseil d’Administration"

Enfin, un magnifique diplôme à en-tête "Empire Français" et le blason de Napoléon (aigle d'or sur fond d'azur) lui signifie son congé de libération de l'armée. 

(source : Archives personnelles)
EMPIRE FRANÇAIS.
DÉPÔT DE RECRUTEMENT ET DE RÉSERVE
du département du Cher
CONGÉ DE LIBÉRATION.
NOUS, soussigné, Commandant du dépôt de recrutement et de réserve du département du Cher, DÉLIVRONS
le présent Congé de libération au Sr Laubier (François), hussard de 1re Classe au 3e Régiment, fils de Jean 
et de Solange Lageline, domiciliés à Chateauneuf, canton du dit, département du Cher, né le 5 Juin 1829
à Chateauneuf, canton dudit, département du Cher, cheveux et, sourcils Bruns, yeux Roux, front ordinaire
nez gros, bouche moyenne, menton ordinaire, visage ovale, taille d’un mètre 710.
miilimètres, profession de Vigneron, dernier domicile à Chateauneuf, canton du dit, département du Cher, marié
 , à De, domiciliée à , lequel est
inscrit comme Jeune soldat de la Classe de 1849 au registre matricule du corps sous le n°1126 (le 1er Janvier 1851), et a terminé
le temps de service exigé par la loi le Trente un décembre Mil huit Cent Cinquante six. 
Fait à Bourges le trente un décembre 1856. 

C'est très émouvant de posséder de tels documents si anciens (j'ai aussi une grande correspondance) que je n'aurais jamais pu trouver dans un centre d'archives. Cela va à nouveau permettre de donner corps à toute une partie de la famille à travers des dizaines d'anecdotes et d'histoires qui contiennent une partie de leurs vies. 

lundi 25 mai 2015

Contrat de mariage d'Étienne AUDOT et d'Anne LAUBIER

Jean LAUBIER + Solange LAGELINE
|                                     |
Anne LAUBIER          François LAUBIER
                                     |
                                    Hélène Louise LAUBIER
                                     |
                                    Juliette Berthe LECAS
                                     |
                                      Ma grand-mère
                                     |
                                     Ma mère
                                    |
                                   Moi

Continuons dans les contrats de mariage, avec celui d'Anne LAUBIER, une tante éloignée, avec Étienne AUDOT passé à Châteauneuf-sur-Cher (Cher) le 10 janvier 1853.

Voici les détails concernant les dots :

(source : Archives départementales du Cher)
"1° Une Terre située aux vigneaux commune de Villecelin
contenant environ cinquante quatre ares Soixante six centiares, 
2° Et une autre Terre située aux ardillers commune de 
St Baudel, contenant trente six ares quarante quatre Centiares"

Le futur époux, fils unique d'un père décédé, apporte en dot deux terres situées à Villecelin et Saint-Baudel.

(source : Carte de Cassini)
Des dots relativement minces (il est journalier, elle est domestique et n'apporte pas de dot), mais ce qui m'a intrigué dans ce contrat de mariage, est l'article 8 du contrat de mariage :


(source : Archives départementales du Cher)
"L'habit de deuil accordé par la loi à la future épouse
en cas de survie (art 1481 du code Napoléon) est dès mainte-
nant fixé à Vingt francs."

Cela signifiait-il qu'il était obligatoire pour la femme de prévoir un habit de deuil ? En tout cas, nos deux époux mettent chacun 10 Fr pour former un fonds social de 20 Fr, probablement prévu pour cet article 8. Allons donc voir ce que raconte l'article 1481 du Code Napoléon. 

Jean Bonaventure Charles PICOT, Code Napoléon expliqué article par article, t. II, Paris, J.-H. Michou, 1868, p. 158
Voici donc une transcription tardive du droit romain dans le Code Napoléon concernant le deuil des femmes au XIXe siècle. 


vendredi 23 août 2013

Raison de dispense du service militaire

En trouvant un acte de mariage entre un cousin, Vincent LAUBIER, avec Marie CALLAUD en 1872, j'ai pu lire cette mention : 

(source : Archives départementales du Cher - 3E 3955 - p. 150)
"4° du tableau de récensement des jeunes gens de la Classe de 1870 (Commune de Châteauneuf) qui Constate que le futur a été exempté du Service militaire Comme fils de Veuve."
J'ai un ancêtre ayant été dispensé de service à peu près à la même époque car il était "soutien de famille", seul fils en charge des revenus du foyer. Je ne savais pas qu'être fils de veuve pouvait être une raison de dispense du service militaire (surtout en pleine Guerre Franco-Prussienne).