Affichage des articles dont le libellé est Blanchard. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Blanchard. Afficher tous les articles

dimanche 2 juillet 2017

Noémie COIGNET épouse le fils d'un célèbre peintre

André MONORY + Élisabeth BAUDAT
|                                      |
Marie Virginie dite Rose MONORY         François MONORY
|                                      |
Marie Pauline dite Noémie COIGNET   Virginie MONORY
                                       |
                                                              Pierre Marie Joseph FRÉMEAU
                                       |
                                              Mon grand-père
                                       |
                                         Ma mère
                                       |
                                       Moi

La famille COIGNET-MONORY, issue du couple de Frédéric COIGNET et de Marie Virginie MONORY a été assez difficile à reconstituer, notamment pour leur dernière fille, Marie Pauline dite Noémie COIGNET que je n'aurais jamais pu retrouver sans Filae. 

Marie Virginie MONORY est le onzième et dernier enfant d'André MONORY, meunier des moulins de Rousson à Saint-Loup-des-Chaumes, et d'Élisabeth BAUDAT. Dans la famille, on la surnomme Rose, afin de ne pas la confondre avec sa soeur aînée également nommée Marie Virginie

(source : Hérédis 2017)
Elle se marie avec Frédéric COIGNET, qui sera fermier, agriculteur, adjoint au maire de Chavannes qui décédera à l'asile de Beauregard (établissement de Bourges pour interner les personnes souffrant de maladie mentale). En 1879, lors du mariage de sa fille Marie Victorine COIGNET, voici ce qui est écrit dans l'acte de mariage : 

(source : Archives départementales de Seine-et-Marne - 5MI8167 - p. 172)
"fille mineure & légitime de Frédéric Coignet, 
fermier, cinquante-un ans, demeurant à Bourges (cher)
lequel atteint de dérangement mental caractérisé par un 
désordre absolu dans les idées est dans l'impossibilité
de donner son consentement réfléchi au projet de mariage"

Voici donc les enfants de ce couple COIGNET-MONORY (qui reprennent les prénoms de Virginie et d'Éloïse traditionnels dans la famille MONORY) : 
  • Éloïse COIGNET, commerçante, qui épouse Jean Justin BESSIÈRE, employé à la fonderie de canons de Bourges
  • Juliette Victorine Virginie COIGNET, institutrice, morte célibataire.
  • Berthe COIGNET, qui épouse Louis Octave POTTE, marchand de vin en Seine-et-Marne, dont descendance. 
  • Marie Louise Victorine COIGNET, employée de commerce, qui épouse Albert Théodore ROYNE, peintre en bâtiment en Seine-et-Marne, dont descendance. 
  • Jean Louis Frédéric COIGNET, peintre en bâtiment, qui épouse Augustine GOSSE, corsetière, en Seine-et-Marne. 
  • Marie COIGNET
  • Paul Clément Abel COIGNET, peintre en bâtiment, qui épouse Adelphine Alexandrine BLANCHARD, de Seine-et-Marne, dont descendance. 
  • et enfin Marie Pauline dite Noémie COIGNET dont nous allons parler. 
Je retrouve son "acte de mariage" ou plutôt une transcription, les archives ayant probablement été détruites durant la Première Guerre mondiale, à Péronne (Somme). 


(source : Archives départementales de la Somme - 2E620/33 - p. 119)
Son époux, Charles Henri Félix MICHEL, est dit artiste peintre. Quelques recherches sur internet m'apprendront que son père, Charles Henri Hilaire MICHEL est également artiste peintre (beaucoup plus célèbre que son fils dont je n'ai pas encore pu trouver d'oeuvres) et exposé notamment au Musée d'Orsay et au Musée du Louvre (où se trouve le tableau ci-dessous) !

Charles Henri Hilaire MICHEL, La Sainte Communion, 1866 [huile sur toile, 40x32,5]. Paris : Musée du Louvre
(source : Images d'art)
Maître de la couleur et du dessin, Charles-Henri, Hilaire MICHEL a surtout fait de la peinture à sujet religieux. La Base Joconde du Ministère de la Culture recense un très grand nombre de ses oeuvres dont (et c'est un intérêt généalogique certain), des portraits de sa famille. Ainsi, déjà, un autoportrait du beau-père de Marie Pauline dite Noémie COIGNET (qui malheureusement ne figure pas dans les peintures) : 

Charles Henri Hilaire MICHEL, Autoportrait de Charles-Henri Michel, 19e siècle [huile sur toile, 32x27,5]. Péronne : Musée Alfred Danicourt
(source : Base Joconde)
Nous trouvons également un dessin de sa femme, Antoinette Célanie HARLÉ

Charles Henri Hilaire MICHEL, Portrait de Célanie Harlé-Michel, 19e siècle [papier, fusain]. Péronne : Musée Alfred Danicourt
(source : Base Joconde)
Enfin, Charles Henri Félix MICHEL, fils du peintre et lui-même artiste peintre a été dessiné par son père : 

Charles Henri Hilaire MICHEL, Portrait de Félix Michel, 19e siècle [papier, crayon, 47x30]. Péronne, Musée Alfred Danicourt
(source : Base Joconde)
Je suis en train de retrouver la descendance du couple COIGNET-MICHEL qui sont donc nos cousins et qui vécurent à Rouen (Seine-Maritime). Nul doute qu'un voyage à Péronne s'impose pour peut-être trouver des oeuvres peintes par ce Charles Henri Félix MICHEL. Voici à quoi il ressemblait à l'époque de son mariage : 

Jules FONTAINE, Portrait de Félix Michel, 4e quart du 19e siècle [photographie, 6,5x10,5]. Péronne, Musée Alfred Danicourt
(source : Base Joconde)
En tout cas, c'est heureux de retrouver un lien avec des artistes dans la famille. Qui plus est des peintres, ce qui nous permet une belle illustration de l'arbre généalogique ! 

(source : Heredis 2017)



lundi 16 janvier 2017

Biographie : Louis Victor BRANCHU

Louis Victor BRANCHU
|
Madeleine Marie Victorine BRANCHU
|
Ma grand-mère
|
Mon père
|
Moi

Louis Victor BRANCHU est né le 8 novembre 1870 rue Saint-Charles au Mans (Sarthe). C'est le troisième fils de Victor Auguste BRANCHU et d'Adèle CHOPLAIN. Son père est entrepreneur de serrurerie et vit à côté de son entreprise rue Saint-Charles, près de la place de la République. 

(source : Archives départementales de la Sarthe - 2Fi07939)
Au moment de sa naissance, son frère Georges Victor Marie a 4 ans. Son autre frère aîné nommé Victor Auguste comme son père est mort en bas âge. Lorsqu'il est lui-même âgé de 4 ans, le dernier garçon de la fratrie, Émile Albert, voit le jour. Le train de vie de la famille restera simple, le foyer est constitué des parents, de leurs trois garçons et d'une domestique de vingt ans en 1886. 

En 1890, au moment d'effectuer son service militaire, Louis Victor se fait dispenser. Il est alors élève en pharmacie. Il part en réalité rapidement à Paris où il s'engage dans un doctorat de pharmacie à la Sorbonne qu'il obtiendra. J'ai la chance d'avoir une photographie de lui, alors étudiant en pharmacie et âgé d'une vingtaine d'années. 

Monsieur MEYER (ami de Louis Victor) et Louis Victor BRANCHU vers 1890
(source : Archives personnelles)
Connaissant bien les produits chimiques grâce à ses études, il se passionne par ailleurs de photographie. En effet, les photographies de l'époque nécessitent des produits chimiques pour les développer une à une en les trempant dans des liquides, et il maîtrise bien le procédé. Nous lui devons quelques photographies de Paris au XIXe siècle dont cette belle vue de la Tour Eiffel à l'époque où les gens se déplaçaient encore à cheval. On peut voir en arrière-plan le pavillon de l'électricité qui a été depuis détruit. 

Sous la Tour Eiffel vers 1890
(source : Archives personnelles)
Durant ses études, il tombe alors amoureux de sa domestique, Joséphine Marie BENOIST, qui finit par attendre son enfant. L'affaire fait scandale au moment où son frère aîné devient un industriel très important dans la Sarthe, président de banques, de syndicats et de groupements d'industriels. La serrurerie Branchu est en plein essor et cette aventure est considérée comme une mésalliance. Alors que Joséphine Marie BENOIST est enceinte de sept mois, Louis Victor BRANCHU semble néanmoins convaincu que la bonne chose à faire est de l'épouser.

Joséphine Marie BENOIST et Louis Victor BRANCHU en 1901
(source : Archives personnelles)
Il est alors plus ou moins mis de côté par la famille, son frère lui envoyant notamment une lettre pour l'exclure du caveau familial en cas de décès. Il passe néanmoins un contrat de mariage avec sa future épouse très enceinte le 6 novembre 1901 au Mans (Sarthe) devant maître Louis Joseph BLANCHARD

Louis Victor BRANCHU apporte en dot : 
  • "les habits, linges, effets et bijoux à son usage personnel et composant sa garde robe"
  • "une obligation" de 400 F "de la Ville de Paris"
  • "un quart d'obligation" de 400 F "au porteur de la ville de Paris"
  • "une somme de sept cent francs qu'il possède en deniers comptants"
  • "les droits du futur dans la succession de son Père grèvés de l'usufruit de Mad. Branchu" évalués à 30 000 F
Joséphine Marie BENOIST apport en dot : 
  • "les habits, linges, effets, bijoux a son usage personnel et composant sa garde robe"
  • "une somme et valeur de quatre cent francs qu'elle possède en deniers comptants"
(source : Archives départementales de la Sarthe)
On voit dans les signatures du contrat de mariage que les parents de la future épouse ont une écriture bien plus maladroite, étant d'origine plus modeste. Gustave BENOIST, son père, est mécanicien et Marie Louise FEAU est couturière puis cuisinière. 

Le mariage a lieu deux jours plus tard à Montbizot (Sarthe), commune de résidence des parents de la future épouse. La mère de Louis Victor BRANCHU n'assiste pas au mariage, ni ses frères. Les témoins sont des amis du couple et le beau-frère de Joséphine Marie BENOIST. N'ayant pas eu de ses parents l'argent promis pour ouvrir son fond de commerce de pharmacie du fait de cette mésalliance, Louis Victor BRANCHU décide alors de vivre de sa passion et devient photographe. Il tient son commerce, la "Photographie de la Banque de France" en plein coeur de Paris, Rue Radziwill. 

(source : Archives personnelles)
Le 1er janvier 1902, à l'Hôpital Cochin à Paris, naît sa fille unique : Madeleine Marie Victorine BRANCHU. Ses parents habitent alors au 88 boulevard du Montparnasse, dans le 14e arrondissement de Paris. 

Eugène ATGET, Hôpital Cochin fondé en 1780 - F.b St Jacques 47, 1899-1927
(source : Gallica/BnF)
C'est une enfance parisienne pour mon arrière-grand-mère, la seule que j'ai connu. Elle y apprend le piano qu'elle jouait paraît-il très bien (c'est lorsque nous avons hérité de son piano après son décès que j'ai commencé à en jouer) et Louis Victor BRANCHU devait jouer du violon (car je possède encore un violon qui nous vient de ce côté de la famille) ou de la flûte (nous avions une vieille flûte au grenier de mes grands-parents). La famille BRANCHU compte beaucoup de musiciens (amateurs ou professionnels) comme en attestent les actes notariés qui parlent souvent dans cette branche de partitions de musique ou de pianos. En mai 1913, Madeleine Marie Victorine BRANCHU fait sa communion à Paris.

Louis Victor BRANCHU (tout à gauche au fond) et Madeleine Marie Victorine BRANCHU (à gauche au premier plan) à Paris en 1913
(source : Archives personnelles)
Je ne connais pas la date précise de retour au Mans (Sarthe) de la famille, mais dans les recensements de 1926, ils apparaissent dans cette ville où ils habitent au 23 rue d'Hauteville. En 1924, Madeleine Marie Victorine BRANCHU épouse Maurice André LUTZ, un inspecteur d'assurances originaire de Javron (Mayenne). Le mariage se passe très mal et ils divorcent deux ans plus tard, en 1926. En 1928, elle épouse Pierre Joseph Émile Ernest PERLY, un prothésiste dentaire, mon arrière-grand-père. 

Madeleine Marie Victorine BRANCHU et Pierre Joseph Émile Ernest PERLY en 1928
(source : Archives personnelles)
Louis Victor BRANCHU s'éteint le 24 juin 1931 dans sa maison au 23 rue d'Hauteville au Mans (Sarthe) âgé de 60 ans. Le faire-part de décès laisse penser qu'il s'était réconcilié avec les familles de ses frères. Il est inhumé au cimetière Saint-Pavin du Mans (Sarthe). 

L'Ouest Éclair, n° 12649, 25 juin 1931, p. 4

Louis Victor BRANCHU vers 1920
(source : Archives personnelles)

mercredi 19 octobre 2016

Quatre ancêtres dans le même acte de mariage

(source : Archives départementales de l'Indre - 3 E 034/002 - p. 367)
Le trent aoust mil six cens quatre vingts
  huit furent Epousez canoniquement Jean Pinon
  fis de Nicolas Pinon & de Marg. Conneaux d’une part
  Et Catherine Courant fille de Silvain Courant
  et de Jeanne hardouïn d’aut. part de cette parr.sse
  Et Silvain Jupeau fis de Jacq. Jupeau
  et Louise Blanchard de la parroisse de [...] d’une
  part Et Marie Courant fille de Silvain Courant &
  de Jeanne hardouïn de cette parroisse d’aut. part pnt les
  Susdt Peres & meres veu au prealable la dispense de  
  Lempeschement du quatte de consanguinité entre
  Lesdts Jean Pinon & Catherine Courant en datte du 
  vingt un du Courant Signée Le Large & au dessous
  par mond. Sr de la porte et le certificat de congé signé gaud[…]
  Curé de  [...] en datte du seize du courant. 

Voilà un acte de mariage comme on en rencontre souvent au XVIIe siècle. Silvain COURANT et Jeanne HARDOUIN marient leur deux filles à Chabris (Indre) : Catherine épouse Jean PINON et Marie épouse Silvain JUPEAU. C'est le premier mariage PINON-COURANT que je cherchais, mais je décide quand même de rentrer le deuxième mariage dans mon logiciel de généalogie (en me disant que ça me servira toujours pour la généalogie descendance). Mais en cherchant le nom de JUPEAU qui me disait quelque chose, je réalise que le couple JUPEAU-COURANT existe déjà dans mon logiciel. En effet, je descends deux fois du couple Silvain COURANT et Jeanne HARDOUIN par leurs deux filles respectives. En un acte de mariage, j'ajoute donc six ancêtres à ma généalogie. 

Je descends donc de Catherine COURANT

Silvain COURANT + Jeanne HARDOUIN
|
Catherine COURANT
|
Jean PINON
|
Jean PINON
|
Jean PINON
|
Jean Pierre PINON
|
Jean Pierre PINON
|
Agathe Adélaïde PINON
|
Joseph PERLY
|
Pierre Joseph Émile Ernest PERLY
|
Ma grand-mère
|
Mon père
|
Moi

On notera l'originalité de la famille PINON qui appelle tous ses fils Jean pendant trois générations avant d'enfin varier pour Jean Pierre. 

Et voici mon lien de parenté avec sa soeur Marie COURANT

Silvain COURANT + Jeanne HARDOUIN
|
Marie COURANT
|
François JUPEAU
|
Marie JUPEAU
|
Pierre Macé RICHETIN
|
Angélique RICHETIN
|
Toussaint Silvain SOUCHAY-GAVEAU
|
Alphonsine Florestine SOUCHAY
|
Eugénie Camille PÉROLAT
|
Pierre Joseph Émile Ernest PERLY
|
Ma grand-mère
|
Mon père
|
Moi

Comme on peut le voir, il s'agit d'un lien de parenté extrêmement éloigné pour mon arrière-grand-père avec ces eux femmes (plus de 7 générations).